A mains nues – 4 novembre 2020 de Leila Slimani & Clément Oubrerie

« Monsieur, ce sont des idées bien rétrogrades que vous exposez là. Bientôt les femmes seront médecins, ingénieures, avocates… Aucune nation moderne ne peut se priver de l’intelligence de la moitié de sa population. »

Achat : https://amzn.to/2I7WBiC

Chronique : Pendant la guerre de 14/18, dans des conditions extrêmement précaires, Suzanne Noël, la première femme à réparer des visages, opère les  »gueules cassées », les blessés de la face, pour leur redonner une identité. Une vie à sauver des vies. A recoudre un peu l’Humanité. Une Bd  merveilleusement bien écrite mais vous ne pouvez vous empêcher d’avoir des frissons dans le dos en lisant cet ouvrage. L’atmosphère y est très forte. Cette bd n’est pas qu’une autobiographie sur un personnage Il en a certains aspects mais il est plus que cela, il y a aussi toute une analyse de l’importance de l’apparence de nos jours, et de la lutte incessante que l’on cherche à porter contre la fuite du temps. Cette bd nous renvoie notre propre perception de la fuite du temps, notre propre peur des rides et autres indices du temps qui s’écoule, notre lutte futile contre l’irrémédiable. Leila Slimani & Clément Oubrerie utilisent leurs personnages pour illustrer ce que deviennent les gens après avoir trop cogité sur la fuite du temps, et les danger de ne pas accepter la possibilité de sa propre mort. Leila Slimani y livre un scénario ciselé, alambiqué mais compréhensible  et l’écriture est enlevée, caustique, riche en clins d’œil et Clément Oubrerie d’un trait léger et vivant inspiré par  propose des pages pleines de lumières aux décors riches, sublime cette histoire par les couleurs magistrale.

Note : 10/10

Broché : 104 pages ISBN-13 : 979-1037502643 Dimensions du produit : 19.5 x 1.4 x 26.8 cm Éditeur : Les Arènes (4 novembre 2020)

Le Château des animaux, Tome 2 : Les Marguerites de l’hiver – 4 novembre 2020 de Félix Delep & Xavier Dorison

L’hiver a gagné le château. Le climat est rude pour ses habitants, d’autant que le Président Silvio continue de faire régner la terreur…

Achat : https://amzn.to/2JoA5lU

Chronique : L’histoire continue pour nos amis animaux dans leur lutte contre le pouvoir tyrannique du président Silvio.

Cette bd est un vrai chef d’œuvre, le travail des couleurs, l’utilisation très habile des couleurs ainsi que toutes les surprises subtilement intégrée tout au long de l’ouvrage !
Le scénario, les dessins, les couleurs tout est maîtrisé, il y a plein de messages à « décoder » et rechercher dans les planches. À chaque lecture on découvre un nouveau détail !

Viennent se greffer à cela des personnages où plutôt des animaux, nombreux et charismatiques. Il n’y a pas ici de super-héros mais un florilège de personnages rongés par des sentiments contradictoires. Plus la série avance plus ces animaux s’humanise et dévoilent des facettes différentes, les rendant plus humains, plus complexes. Et jusqu’à présent, seul le président Silvio grand méchant de ce récit, demeure dans la caricature qui se vérifie malheureusement aussi souvent dans la réalité,

Les dialogues sont nerveux et sonnent de manière naturelle. L’action est constamment au rendez-vous dans ce château en plein chaos. les rebondissements sont multiples et bien amenés.
Les auteurs ont réussi à embarquer le lecteur dans l’aventure, le surprendre, on à hâte de lire le 3éme volume et c’est un vrai coup de cœur.

Note : 10/10

Relié : 56 pages ISBN-13 : 978-2203172500 Dimensions du produit : 24.1 x 1 x 32.2 cm Éditeur : Casterman (4 novembre 2020)

L’empire oktober fest saison 1 sur netflix, que coule la bière…et le sang

C’est inévitable. Inévitable que certains programmes mis en ligne sur la plus fameuse des plateformes de streaming soient occultés par d’autres plus fédérateurs, plus attendus ou tout simplement mieux mis en avant par la plateforme. C’est ce qui est arrivé à cette série allemande, qui aurait sans doute pu profiter d’une promotion gratuite de la part de la réelle fête de la bière munichoise si celle-ci s’était effectivement déroulé cette année mais malheureusement aucun fût de bière n’a été percé en septembre dans la Therensienwiese (la plaine de Thérèse, terrain vague proche de Munich où se déroule l’oktober fest).

On va se bourrer la gueule, au sens propre et figuré

Pourtant cette série mérite l’attention des spectateurs qui se passionnent pour les sagas historiques où les passions humaines se mêlent à l’histoire. C’est précisément ce que se propose de mettre en scène le réalisateur Hannu Salonen. Dès le premier épisode on se retrouve happé dans ces temples de la bière où bien évidemment se joue en coulisses de bien sombres drames. Car la réputation de l’oktober fest, son rayonnement national, sa durée et le nombre de visiteurs en font le théâtre idéal de nombreuses tragédies où l’ambition, la cupidité, l’amour, la passion et la haine seront les ingrédients principaux de cette cuvée impitoyable.

Bon qui vais-je pouvoir anéantir aujourd’hui ?

Le casting d’origine allemande n’évoquera aucune figure connue au spectateur français mais il se révèle solide et convaincant. À l’heure actuelle aucune information n’a filtré sur une possible saison deux mais ces six épisodes, au rythme soutenu, offrent une intrigue complète et satisfaisante. Après un premier épisode qui plante le décor, l’intrigue se déroule sans laisser le temps de lambiner au comptoir, trahison, meurtre, passage à tabac, passion amoureuse, alliance contre nature, revendications féministes, folie et malversations, l’intrigue ne laisse pas le spectateur reprendre son souffle et la mousse n’a pas le temps de disparaître dans la chope.

Les personnages féminins ne sont pas éclipsée

Tous les amateurs de séries tels que peaky blinders ou de films tels que gangs of New York devraient jeter un œil sur cette saga historique, accompagné d’une bonne mousse artisanale allemande bien sûr.

La famille Hoflinger ne sortira pas indemme de cette lutte de pouvoir

LEGO Harry Potter 30628 The Monster Book of Monsters : les visuels officiels

LEGO a mis en ligne sur son site internet les visuels officiels du set LEGO 30628 The Monster Book of Monsters, ainsi que les instructions de montage pour ceux qui voudraient jeter un œil à la façon dont le mécanisme a été conçu à l’intérieur pour animer le livre lorsqu’on le déplace.

LEGO Harry Potter 30628 The Monster Book of Monsters

Ce Monstrueux Livre des Monstres devrait être prochainement offert chez LEGO (avec vraisemblablement un minimum à dépenser dans la gamme LEGO Harry Potter).

Il contient une minifig de Draco Malfoy, inédite dans cette configuration “jambes moyennes” mais qui correspond sinon à la version présente dans le pack de figurines 40419 Hogwarts Students pack. Ce torse Serpentard était au passage également déjà présent dans le set 75954 Hogwarts Great Hall.

LEGO Harry Potter 30628 GWP

Article de : https://www.hellobricks.com/

Sauvons nos libraires

Appel au soutien des libraires par un collectif d’auteurs dans le cadre de la crise sanitaire de 2020 avec Agnès Abécassis, Barbara Abel, Olivier Bal, Nicolas Beuglet, Mireille Calmel, Maxime Chattam, Tatiana de Rosnay, Virginie Grimaldi, Nicolas Lebel, Marc Lévy, Henri Loevenbruck, Mathias Malzieu, Ian Manook, Bernard Minier, Guillaume Musso, Olivier Norek, Niko Tackian, Franck Thilliez et Bernard Werber.

Aidons-les :
http://www.sauvonsnoslibraires.fr

HIS HOUSE | Film sur NETFLIX | Critique & Explication de la fin du film

Après avoir fui les horreurs de la guerre au Soudan du Sud, un jeune couple de réfugiés peine à s’adapter à la vie dans une ville anglaise rongée par un mal profond.

Chronique : Le genre de petit film d’épouvante qui sort de nulle part -en l’occurrence aujourd’hui sur Netflix sans grande promotion- et qui surprend agréablement en s’attaquant à une problématique sociétale majeure dans un contexte chargé de surnaturel. À travers ce couple de Soudanais fraîchement arrivé en Angleterre et aux prises avec une mystérieuse entité dans leur logement social, c’est évidemment la difficile condition des réfugiés dans son ensemble qui est abordée. Entre un passé, toute une culture, qu’on leur demande de renier et un futur où le processus d’intégration à une nouvelle vie se résume à un parcours quasi-carcéral accompagné de regards sans cesse suspicieux, le sort de Bol (Sope Dirisu) et Rial (Wunmi Mosaku, vue dans « Lovecraft Country ») permet une charge critique féroce contre le système d’accueil anglais des réfugiés qui s’incarne plus particulièrement dans cette maison carrément hostile envers ses locataires étrangers. Si l’on s’en tient seulement au registre de l’épouvante, on pourrait rapprocher « His House » du récent « The Vigil » par l’utilisation d’un folklore fantastique spécifique, rattaché à ses victimes et qui cherche avant tout à jouer avec les traumatismes encore très vifs de leur passé. D’abord très classique dans sa montée en puissance d’apparitions malgré tout efficaces, « His House » se montre bien plus impressionnant une fois révélée la nature de la malédiction qui pèse sur le couple et lorsque la menace joue de manière pernicieuse avec des remords qui ne peuvent rester éternellement enfouis. Ainsi, la construction ambitieuse de véritables tableaux fantastiques nous emmenant par-delà la réalité se conjuguera à des scènes en apparence plus anodines mais où le fantastique s’immisce en toile de fond pour trahir la perte de repères de ses protagonistes (la première sortie de Rial à l’extérieur est en ce sens très bien pensée avec ce paysage urbain si commun prenant des allures de dédales infernaux). Enfin, la dernière partie, celle par laquelle nous sera révélé la pire attache qui retient ce couple à son passé et la manière d’en envisager une possible rédemption, achèvera de rappeler de manière bouleversante que les réfugiés sont avant tout des êtres humains avec leur passé et leurs propres défaillances que tout un système oublie sciemment, par facilité, de prendre en compte. « His House » divisera forcément les spectateurs entre ceux qui viennent y chercher un frisson facile, d’autres plus sensibles à son discours, etc. Personnellement, j’adore ce genre de proposition qui nous rappelle que l’épouvante peut sortir avec intelligence de son terrain de confort pour aller pointer du doigt les travers de nos sociétés modernes. Certes, il manque un petit quelque chose pour que « His House » soit un très grand film mais j’ai vraiment apprécié sa découverte, surtout sur Netflix où il est désormais susceptible d’être vu par le plus grand monde.

His House : Affiche

His house de Remi Weekes sur netflix, bienvenue chez vous

Un premier article à propos de ce film est déjà disponible sur le blog signé par mon compère mais cela fait tellement longtemps que je n’ai pas ressenti un tel enthousiasme pour un film netflix que j’ai décidé d’écrire une chronique à mon tour.

Par bien des aspects ce film m’a fait penser à un autre film angoissant, Mister Babadook sorti en 2014 et réalisé par Jennifer Kent. His house est malheureusement un ton en dessous de ce dernier, dont la réalisation est plus maîtrisée, mais offre quand même des similitudes dans son sujet et son approche qui me pousse à le placer dans le haut du panier des récents films d’horreur proposés par la plateforme.

Le voisinage à l’air sympathique chérie non ?

Le long métrage de Rémi Weekes met en scène deux réfugiés soudannais hébergés en Angleterre après une fuite éprouvante marquée de drame et de traumatismes. Les deux acteurs principaux, qui sont Sope Dirisu et Wummi Mosaku, sont terriblement convaincant, deux acteurs émouvants dont le jeu tout en pudeur renforce le côté envoûtant du film. L’intrigue est l’occasion de revenir sur un thème social malheureusement d’actualité, l’immigration et l’accueil fait au réfugié dans le monde occidental mais aussi d’aborder divers sujets tels que la culpabilité du survivant, la difficulté de s’intégrer dans un pays inconnu et la résilience.

Niveau déco il y a du boulot

Avare en dialogue et maîtrisant les effets horrifiques pour ne pas trop en faire, le film instaure une ambiance glauque et oppressante proche du huis-clos malgré quelques scènes en extérieur. Mais même celles-ci n’échappent pas à l’aspect oppressant voulu par le réalisateur, en témoigne la scène où Rial se perd dans le morne quartier de banlieue où on les a assignés à résidence alors qu’elle cherche une clinique. Car le nouveau départ voulu par le couple se révèle être une prison aussi bien physique que mental dont ils vont devoir affronter les geôliers pour espérer s’en extirper.

Là où Jennifer Kent, avec son Mister babadook, misée sur une angoisse métaphorique pour mettre en avant le traumatisme de ces personnages, Remi Weekes met en scène une angoisse plus frontale, plus palpable, à l’aide de quelques jumpscares bien trouvées et des scènes d’horreurs pures. Le réalisateur n’apporte rien de neuf au genre horrifique mais il prouve qu’il a parfaitement assimilé les codes du genre et parvient même à mettre en scène de purs moments de grâce qui rappellent aux spectateurs que l’horreur qui se joue sous leurs yeux est avant tout un drame humain.

Deux acteurs talentueux et touchants

Au début du film, allongée sur une simple couverture, Rial confie à Bol que cette maison est comme une renaissance, elle oublie juste de lui dire que toute naissance se fait dans la douleur et les larmes. Un film intimiste et angoissant à ne pas louper disponible sur netflix.

Mister babadook, quant à lui, est disponible sur Amazon prime vidéo.

30 octobre 2020 sur Netflix / 1h 33min / Thriller, Epouvante-horreur, Drame
De Remi Weekes
Nationalité Britannique
Synopsis: Après avoir fui les horreurs de la guerre au Soudan du Sud, un jeune couple de réfugiés peine à s’adapter à la vie dans une ville anglaise rongée par un mal profond.

Supergonflé (4 novembre 2020) de Mike Isaac

À l’aube des années 2010, l’entrepreneur américain Travis Kalanick décide de révolutionner le transport urbain avec son appli Uber. Tous les moyens sont bons pour imposer sa domination : coups tordus contre les chauffeurs de taxi, les concurrents, la loi.

Chronique : Supergonflé fait l’objet de recherches méthodiques et convaincantes. Il confirme ce que nous avons toujours soupçonné : que Travis Kalanick et ses acolytes sont des connards insupportables. C’est une conclusion qui découle des faits de l’histoire, et non de l’écriture de l’auteur, qui est un récit étonnamment équilibré. Après tout ce que Kalanick fait au nom de la « victoire », il est satisfaisant de le voir poussé hors de sa propre entreprise. Mais en même temps, il est toujours milliardaire et a maintenant une autre startup, ce qui nous rappelle qu’à moins de dire « NON » ferme aux connards du monde entier dès le début, ils pourraient encore s’en tirer avec un yacht et un gros tas d’argent.

C’est aussi un bon rappel qu’il faut prendre un Taxi au lieu de Uber. Au moins le Taxi n’a pas espionné ses adversaires (y compris en les suivant chez eux ou en les photographiant secrètement), n’a pas fait d’efforts pour voler et entuber ses concurrents, n’a pas trompé activement les fonctionnaires du gouvernement et n’a pas encouragé un environnement de travail plein de poignards dans le dos, de misogynie et de toxicité. Uber sous Kalanick était à la fois un chaos incontrôlé et un calcul vicieux. Les efforts déployés par l’entreprise pour « gagner » sont tout simplement psychopathiques. En fait, c’est une mise en garde pour nous, les consommateurs et les entreprises technologiques semblent si sûrs et réglementés dans leur omniprésence et leur popularité, mais c’est une leçon du contraire. Ne faites jamais confiance à une entreprise. Surtout les entreprises dirigées par des imbéciles, ce qui, soyons réalistes, est le cas de la plupart d’entre elles. Kalanick ne s’approche même pas du pire d’entre eux (je me suis parfois senti mal pour lui – il n’est pas mauvais, juste un connard obsédé par le pouvoir).

Si c’est quelque chose qui vous dérange, eh bien, votez avec votre portefeuille et encouragez les autres à faire de même.

En ce qui concerne l’écriture, plusieurs problèmes découlent du passage d’articles en ligne rédigés rapidement à un livre complet. Des fautes de frappe ou de grammaire apparaissent fréquemment, les transitions entre les chapitres peuvent être gênantes et les digressions dans le contexte biographique de chaque personne présentée sont fastidieuses. Mais dans l’ensemble, le livre est très bien fait, à la fois fascinant et très documenté. Espérons qu’en tant que société, nous apprendrons quelque chose de l’histoire d’Uber (bien que l’histoire me dise que ce ne sera probablement pas le cas).

Note : 9/10

Pages512 Prix22,90 € Format151x233 Parution04 nov 2020 ISBN979-10-375-0262-9 Code Diffuseur8317155

Parfois, on a l’impression qu’il ne se passe rien… – 4 novembre 2020 de Stéphane Poulin & Simon Priem

Parfois, on a l’impression qu’il ne se passe rien…

Achat : https://amzn.to/3mRUYod

Chronique : Grand coup de cœur que cette album de Stéphane Poulin & Simon Priem qui à des airs de La Vie secrète des arbres  de PETER WOHLLEBEN pour enfant mais pas que. L’environnement que les arbres créent des racines aux extrémités de la couronne est soigneusement contrôlé, ils abritent les jeunes arbres du soleil d’été féroce, passent des nutriments à travers les réseaux fongiques dans le sol et se protègent les uns des autres . Il y à des détails sur la façon dont les gens parviennent à être dans la vie ; Quelque chose qui n’est pas encore pleinement compris et comment on réagissent lorsque il ce passe rien…. Avec ce livre on comprend la profonde complexité de la vie vu dans le parc .Une merveille de pédagogie.

Note: 9,5/10

ISBN-13 : 978-2377314621 Poids de l’article : 494 g Dimensions du produit : 23.6 x 1 x 30.5 cm Éditeur : Sarbacane Editions (4 novembre 2020)

Loup d’Or – 4 novembre 2020 de Julien Martinière (Illustrations), Raphaële Frier (Scenario)

Le docteur Caboche détient la formule qui transforme la fourrure de ses loups en toison d’or… Il les élève dans un vaste hangar cerné de barbelés, dans lequel on ne vit pas vraiment : on est compté, enregistré, répertorié, tondu.

Achat : https://amzn.to/3oMlxNn

Chronique : Récit d’une confrontation entre le système vu par le docteur Caboche et le loup (la réalité). Un vrai coup de cœur que ce récit magistralement mené au découpage clair et net, qui se lit d’une traite. On pense aux Grands Anciens, J. London au livre, J. Boorman au cinéma, mais c’est surtout les mânes du célèbre Mangaka Taniguchi qu’on se doit d’évoquer: même exaltation de la foret, même confrontation solitaire de l’homme et de l’animal sauvage, même recherche de communion finale. Julien Martinière et Raphaële Friera ont manifestement fait ce livre dans l’amour, faisant jaillir de la page des dessins spontanés qui magnifient le récit!

Note : 10/10

ISBN-13 : 978-2377314096 Dimensions du produit : 23.6 x 1 x 30.3 cm Éditeur : Sarbacane Editions (4 novembre 2020)