Chronique : L’illustration de cette deuxième nouvelle du Sorceleur, issue du Dernier Voeu écrit par Sapkowski est un régal, mélangeant ce que l’on pouvait imaginer suite à notre lecture mais contentant également les adeptes du jeu vidéo ou de la série ! Les illustrations de Ugo Pinson sont incroyables et riches ; le fait qu’elles aient été réalisées à la peinture ajoute un cachet à cet univers d’inspiration médiéval
Derrière les dessins du Sorceleur, on retrouvera la patte du français Ugo Pinson, dessinateur de bande dessinée, illustrateur et peintre qui nous offre un voyage plus proche du personnage du jeux vidéo que son prédécesseur.
Le succès de The Witcher sous tous ses formats est indéniable. La saga de 8 livres, traduits dans 37 langues et disponible dans plus de 80 pays dans le monde, a su fédérer pas moins de 15 millions de lecteurs, dont 1,2 million d’exemplaires vendus rien qu’en France. Même constat du côté de l’adaptation vidéoludique du même nom, dont les ventes cumulent s’établissent aujourd’hui à plus de 40 millions d’exemplaires, avec plus de 800 prix au compteur. Quant à l’adaptation en série télévisée, elle a fédéré près de 76 millions de personnes en seulement 4 semaines sur Netflix, devenant de ce fait la série la plus regardée de l’histoire sur la plateforme.
Note : 9,5/10
Broché : 56 pages ISBN-13 : 979-1028120825 Dimensions du produit : 28 x 1.3 x 37.5 cm Éditeur : Bragelonne (28 octobre 2020)
Les spécialistes du jeu des échecs, dont je ne fais pas partie malheureusement, pourront sans doute trouver un sous-titre directement inspiré d’une technique de jeu pour illustrer cet article. Pour la part je me suis contenté de souligner à quel point cette mini-série fut une véritable surprise pour les abonnés de la plateforme netflix.
Le jeu de la dame, the queen’s gambit en vo, est une mini-série créée par Scott Franck et Allan Scott, adapté du roman de Walter Tevis paru en 1983. On y suit Beth Harmon une orpheline qui se prend de passion pour les échecs, seule échappatoire à un morne quotidien. Dans le rôle de cette jeune femme au caractère obsessionnel on retrouve Anya Taylor-Joy dont le regard magnétique va en captiver plus d’un. Le reste du casting rassemble des jeunes visages connus du cinéma britannique tel que Thomas Brodie-Sangster, le garçonnet tout mignon de love actually, ou bien encore Harry Melling, l’odieux Dudley dans la saga harry Potter.
Magnétique on vous dit
L’intrigue est le récit d’un destin, celui de Beth Harmon, qui va devoir apprendre à grandir seule, par elle-même, dans une époque où la place des femmes est encore à la maison. Avec sa passion pour les échecs et sa détermination à montrer aux hommes qu’elle peut les affronter, elle sort du rang. Malgré un handicap social qui l’empeche de nouer des relations amicales où tout simplement de vivre une vie en dehors des échecs, elle fait la rencontre de personnages secondaires qui vont grandement contribuer à faire d’elle une championne d’échecs. À commencer par Mr Shaibel, le concierge de l’école, avec qui elle va nouer une relation touchante et fondatrice. Dans l’ombre, cependant, le spectre de l’addiction vieille au grain.
Une relation touchante et fondatrice
Le passage à l’âge adulte sera pour Beth l’occasion de s’affirmer aux yeux du monde et de faire ses propres choix. Elle est aidée en cela par le personnage D’Alice, sa mère adoptive, qui va laisser s’épanouir sa passion pour les échecs et sa soif de victoires. Bien qu’elle agisse pour des raisons bassement pécuniaires ce personnage deviendra le seul modèle féminin pour Beth, pour le meilleur et pour le pire. Alice sera la première à l’initier à l’alcool et à l’entrainer dans un tourbillon de voyage, de tournois et d’hôtels qui finira par lui coûter cher. Mais c’est aussi avec elle que Beth va prendre conscience qu’elle n’est pas faite pour vivre une vie de femme rangé lorsqu’elle constate la profonde tristesse de sa mère adoptive contrainte de remiser sa passion pour le piano pour complaire à son mari.
Un tourbillon donc, ainsi sera la vie de Beth, jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus faire face à ses démons et que ceux-ci manquent de l’emporter. La série aurait pu s’achever sur une note bien sombre mais la rédemption sera offerte à Beth pour offrir aux spectateurs une conclusion touchante. Beth renoue avec son passé et saisit l’occasion de faire taire ses démons. La jeune femme peut alors réaliser ce que peut d’entre nous ont l’occasion de faire au cours de leurs vies réconcilier les rêves d’enfant et la passion adulte afin d’atteindre une maturité salvatrice.
La misogynie est bien évidemment au centre du récit. Pas tellement par le biais des hommes, qui restent globalement des personnages positifs mais par plutôt par le biais d’une société qui laisse peu de places aux femmes pour s’exprimer. La série va régulièrement la mettre face à d’autres personnages féminins qui ont fait des choix différents, parfois conforme à ce que l’on attend d’elles et parfois non. L’occasion pour Beth de confronter ses choix personnels avec ceux des autres femmes qui croisent son chemin et de se conforter dans ses décisions ou au contraire les remettre en cause.
Une reine dans un monde de cavalier
Une bien belle surprise, une jolie découverte que cette série. Une ode féminine à la passion et au droit à chaque femme à vivre comme elle l’entend. Une pépite à découvrir sur netflix.
Synopsis:En pleine Guerre froide, le parcours de huit à vingt-deux ans d’une jeune orpheline prodige des échecs, Beth Harmon. Tout en luttant contre une addiction, elle va tout mettre en place pour devenir la plus grande joueuse d’échecs du monde.
Quelle aurait été l’histoire du monde si l’Europe chrétienne avait disparu au Moyen Âge, ravagée par la peste ? Le Moyen-Orient et la Chine seraient devenus les civilisations dominantes, découvrant l’Amérique, inventant le chemin de fer et l’atome, se faisant la guerre…
Chronique : Celui-ci va droit dans la catégorie des grande fiction de maitre ; c’est une SF épique d’une nature et d’une portée très sérieuse.
Elle va bien au-delà du sous-genre « normal » des histoires alternatives pour nous plonger dans une vaste et très impressionnante exploration de la Chine et de l’Inde qui dominent complètement la culture et l’espace du monde entier sous la légère altération : que la plus grande partie du monde caucasien s’est éteinte dans la peste noire.
C’est vraiment magnifique et ça coule vraiment bien. Attendez-vous à de nombreuses petites nouvelles qui nous donneront des bribes de temps de la peste et la feront progresser jusqu’à ce que nous ayons un monde entièrement technologique. Le christianisme est une note de bas de page. Les musulmans sont dominants, tout comme les bouddhistes, mais ce qui m’a vraiment fasciné, c’est la poésie, l’histoire des sciences et les différentes terminologies, les similitudes étranges avec notre propre histoire, notamment les pressions démographiques, les divers engins de guerre et une guerre mondiale, le droit de vote des femmes, le développement de la médecine, et bien d’autres choses encore.
Mais ce qui fonctionne le mieux pour moi, c’est un fil de réincarnation vraiment brillant. Comme pour relier tous les romans entre eux dans un ouvrage savant ultérieur qui réconcilie quelques grandes âmes d’incarnation en incarnation à travers l’histoire. Nous avons la vie de ces personnages dans l’ensemble du roman, et c’est vraiment magnifique. Une SF bouddhiste qui non seulement se concentre sur l’auto-référence et la cohérence, mais qui le fait d’une manière très détaillée et académique qui est presque trop belle pour être énoncée.
Brillant ne rend pas vraiment justice au travail.
Je ne vais pas dire qu’elle n’est pas légèrement surchargée par les éléments scientifiques comme si elle n’était qu’un véhicule pour des découvertes fondamentales particulièrement juteuses, mais j’aime aussi ce genre de choses. Cela ne me dérange pas. Cela a cependant rendu le texte un peu trop volumineux 🙂
Cela m’a rappelé très favorablement d’autres tomes épiques de science-fiction comme Le bateau d’un million d’années de Poul Anderson. Nous avons tout notre temps pour travailler et l’exploration des idées est à couper le souffle.
Je sais donc maintenant que Robinson est non seulement un grand conteur, un bon écrivain, mais aussi, de mon point de vue, un homme bon. C’est bien, je pense. Je vais certainement lire d’autres livres de lui.
Note : 9,5/10
Poche : 1024 pages ISBN-13 : 978-2266147590 Dimensions du produit : 11.1 x 4.3 x 17.8 cm Éditeur : Pocket
Voici le premier récit graphique sur l’histoire de la sexualité à travers les âges au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie. Il nous fait voyager dans toutes les époques du plaisir avec beaucoup d’humour. Cet album dévoile ce que les livres d’histoire n’osent pas raconter.
Chronique : Une chose est sur c’est que au éditions Les arènes on à pas de tabou et c’est pour le mieux du lecteurs parce ce que cette bd est vraiment un petit chef d’œuvre et elle ne s’agit pas que de cul, c’est toute une philosophie qui se cache derrière. Si vous n’avez comme moi pas lu le tome 1 pas grave Philippe Brenot & Laetitia Coryn savent mettre autant en avant le plaisir physique que le plaisir mental. Il y a de la découverte, de l’évolution pour chacun dans l’histoire de l’Afrique à l’Asie, elle renverse les tabous si connu des communs des mortels. Elle va permettre l’ouverture pour beaucoup d’entre vous. Ce bouquin est une perle, il est la vague qui va pousser bon nombre d’entre nous a enfin prendre du plaisir par tous les moyens, mais surtout aussi en donner. Ce livre oui aborde un sujet que peut de personne ose parler et qui pourtant fait parti du quotidien donc le voir sous forme d’histoire est ludique si vous souhaitez vous informer sur l’éducation sexuelle où son évolution ce livre va vous apprendre le plaisir de pleins de façons et par pays. Ce livre est écrit pour que tout le monde quelque soit l’orientation sexuelle, le genre,…s’y retrouve. Je pense vraiment que tout le monde peut apprendre quelques petites choses dans ce livre et cela ouvre également l’esprit de chacun.
Note : 9,5/10
Extraits :
Broché : 134 pages ISBN-13 : 979-1037502575 Dimensions du produit : 18.3 x 1.4 x 25.4 cm Éditeur : Les Arènes (4 novembre 2020)
Après avoir déjoué la folie de Délius, Bertrand Lacejambe, botaniste, et son fidèle secrétaire B. Fenby se retrouvent à Marseille en 1905. En ce soir de Noël, on inaugure le pont transbordeur, on se passionne pour un nouveau sport pédestre, on boit…
Chronique : Tout d’abord bravo pour ce sublime couverture qui donne un grand plus à cette ouvrage qui apporte de la poésie au beau milieu d’une enquête criminelle sordide telle est le défi que s’est imposé Sabrina Calvo pour ce deuxième tome des aventures de Lacejambe et Fenby où elle mêle poésie litteraire. Il sera question dans cet ouvrage ainsi que de fantastique, de meurtre, de rêves sans oublier une touche d’humour, le tout enveloppé d’une atmosphère victorienne réjouissante qui imprègne tout le récit. À tel point que même si l’intrigue se déroule sur plusieurs continents. C’est une qualité tant l’auteure arrive à transcender le ton de son récit pour approfondir son œuvre.Il nous reste un récit qui emprunte beaucoup au charme britannique. Il n’y qu’à lire les dialogues entre Lacejambe et son faisait valoir Femby qui rappelleront aux initiés les échanges entre un autre détective célèbre et un certain docteur Watson. La plume de L’auteure dégage une puissance onirique assez rare capable de nous faire passer de l’entretien avec un suspect à une course-poursuite dans un endroit des plus surprenants. Quelques lignes suffisent pour que l’univers empreint de fantastique et d’onirisme prend corps. ’est un véritable page turner , quand on le commence il est très difficile de s’arrêter, cette lecture est addictive, c’est rythmé et il y a de l’action tout au long du livre, on ne s’ennuie pas du tout. L’écriture cinématographique rend les descriptions tellement réelles, on peut presque sentir, toucher et ressentir l’histoire. C’est une excellente lecture addictive, je suis tombé sous le charme de la plume si sombre de cette auteure. Si vous aimez l’univers de la dark Fantasy, les thèmes comme la vengeance et le dépassement de soi, je vous le recommande vivement.
Note : 9,5/10
Broché : 272 pages ISBN-13 : 978-2354087975 Dimensions du produit : 15.1 x 2.3 x 21.1 cm Éditeur : Mnémos Editions (6 novembre 2020)
Voici l’annonce officielle du nouveau set LEGO 10274 Ghostbusters ECTO-1 (199,99€) et sa reproduction de la voiture culte de la saga SOS Fantômes.
Cette boite de 2352 pièces sera commercialisée 199,99€ à partir du 15 novembre prochain sur le Shop officiel LEGO.
L’Ectomobile mesure 47 cm de long et 16,5 cm de large. A cette échelle bien plus grande que la précédente version LEGO Ideas 21108 Ghostbusters ECTO-1 de 2014, l’ex-ambulance Cadillac Miller-Meteor suréquipée de 1959 bénéficie d’une direction fonctionnelle et de nombreux détails.
Pas de minifigs incluses dans la boite, juste la grosse voiture (et une bonne planche de stickers). Dommage que LEGO ne fournisse pas de socle avec les personnages principaux comme ce qui est fait par exemple avec les sets 76139 1989 Batmobile et 76161 1989 Batwing.
Cette absence de figurines est probablement à rapprocher du fait que, comme le montre l’envers de la boite, cette Ecto-1 avec de la rouille et un poste de tir à l’arrière est basée sur le film Ghostbusters: Afterlife (SOS Fantômes : L’Héritage en VF), le quatrième épisode de la franchise qui sera une suite directe de Ghostbusters 2. Même si le nouveau film a été décalé au printemps 2021 (pour l’instant), LEGO a finalement décidé de commercialiser ce set 18+ sans attendre sa sortie.
Le dernier épisode de « The Mandalorian » est aussi proche du genre d’horreur que « Star Wars » peut l’être, grâce à un monstre terrifiant impressionnant.
Le deuxième épisode de la saison 2 de «The Mandalorian» est… très bien.
Ce n’est probablement pas ce que les fans de la série à méga budget de Disney «Star Wars» espèrent, mais pour tout le battage médiatique sans fin de la série, les taquineries et les possibilités illimitées permises par la riche histoire de la franchise, «The Passenger» est juste plus de la même.
Voici l’intrigue: Le Mandalorien est pris en embuscade dans un désert par des méchants qui veulent prendre The Child, alias Baby Yoda (dans les magasins maintenant!). Ensuite, il y a un voyage dans la Mos Eisley Cantina, où Mando reçoit une autre mission qui pourrait l’aider à réunir Baby Yoda avec l’espèce de la créature. Baby Yoda fait des gesticulations adaptées aux médias sociaux, il y a une scène de poursuite avec les pilotes de New Republic, et le Mandalorien écrase son navire sur une planète de glace et est obligé de repousser le méchant de la semaine.
Alors que « The Mandalorian » a régurgité beaucoup de battements d’histoire dans les épisodes précédents, ce résumé de « The Passenger » peut sembler particulièrement familier. L’épisode montre une ressemblance frappante avec le deuxième épisode de la première saison de la série , qui a commencé avec The Mandalorian repoussant les méchants dans un désert qui veulent emmener Baby Yoda, suivi du Mandalorian incapable de faire fonctionner son navire, suivi du Mandalorian combattre un gros monstre spatial. Comme pour la première de la saison passablement divertissante de la semaine dernière, la durée d’exécution prolongée de 37 minutes de «The Passenger» ne fait que souligner à quel point il se passe peu de choses dans l’épisode, même par rapport aux épisodes épisodiques de la saison 1. Contrairement au deuxième épisode de la première saison, il n’y a pas de soulagement de la bande dessinée Jawa, Nick Nolte n’est pas là pour répéter un slogan amusant, et le mandalorien ne fait pas beaucoup de liens significatifs avec Baby Yoda.
Avec peu d’avancement dans l’intrigue, le développement du personnage ou un jeu d’acteur convaincant, le succès de «The Mandalorian» dépend de ses scènes d’action et de ses décors. « The Passenger » revendique les deux, et bien que ce ne soit pas suffisant pour compenser le manque des éléments susmentionnés, il est difficile de nier les forces de la série. Le mât de tente Disney + affiche toujours des valeurs de production époustouflantes, et le méchant de la semaine de l’épisode 2 est incroyablement effrayant. Le Mandalorien, Baby Yoda et la mère extraterrestre qu’ils transportent tout au long de l’épisode tombent dans une grotte gelée à l’apogée de l’épisode, qui s’avère être le lieu de nidification d’un Krykna – une très grande araignée de glace, en termes simples. Une séquence de poursuite déchirante s’ensuit et l’action est probablement aussi proche du genre de l’horreur que la franchise «Star Wars» est jamais arrivée. Les enfants qui sont juste là pour Baby Yoda et les arachnophobes doivent être avertis: les Krykna sont légitimement des bêtes terrifiantes.
« The Passenger » est l’un des meilleurs films de la série Villain of the Week, mais cela est particulièrement dû à l’approche centrée sur l’horreur de l’épisode, qui a été relativement inexplorée dans diverses histoires de « Star Wars ». Mis à part le Krykna, il n’y a pas grand chose à différencier de l’épisode de ses prédécesseurs, et «The Passenger» présente toujours les mêmes problèmes qui ont entravé la série depuis sa première. Le dialogue est soit une exposition guindée sur la mission des protagonistes, soit des plaisanteries restantes qui ne feraient pas la coupe dans l’univers cinématographique Marvel, et il n’y a rien qui remettra en question les idées préconçues des téléspectateurs sur l’univers de «Star Wars» ou poussera autrement la franchise dans une nouvelle direction convaincante. C’est épisodique, ce qui n’est pas intrinsèquement mauvais, mais le matériel de semaine en semaine doit être plus engageant pour justifier ces nombreuses quêtes ponctuelles. L’action est indéniablement forte, mais il est difficile de rester investi dans les combats alors que tout le reste de la série est aussi découragé.
Ils sont mis au ban de la société depuis des siècles, leurs vies sont synonymes de persécutions et de curiosité malsaine, leurs maladies ont inspiré les légendes les plus sanglantes, ils sont ceux que nous refusons de voir, ceux que notre société normalisée et superficielle ne peut supporter la présence. Oui aujourd’hui nous allons parler des hommes et femmes atteint de maladies rares.
Un sujet connu mais qui reste suffisamment original pour construire une intrigue captivante. Les « monstres » comme ont les appelent ont donné lieu à de nombreuses œuvres marquantes telles que le film Elephant Man de David Lynch ou le plus ancien Freaks sortie durant les années 1930. Le thème des maladies orphelines reste suffisamment teinté de superstitions, d’effroi et avouons-le d’un voyeurisme malsain pour accaparer le devant de la scène le temps d’un polar savamment construit et à l’ambiance bien glauque.
C’est donc au tour de Ludovic Lancien de s’emparer de ce thème, pas de révolution à attendre dans ce polar au rythme effréné mais l’ensemble offre un spectacle suffisamment prenant pour nous captiver sur plus de 400 pages. Le style est simple, sans fioritures, le cœur du récit est ailleurs. J’aurais cependant apprécié que l’auteur insiste sur certaines descriptions, notamment lors de l’exploration de certains lieux, afin de renforcer l’ambiance glauque qui s’en dégage.
Les différents personnages qui constituent le groupe d’enquêtes profitent d’une écriture suffisamment solide pour qu’on les suivent avec plaisir dans leur enquête. Ils traînent tous leurs bagages plus ou moins lourds et leurs traumatismes incurables. Deux d’entre eux sont mis en avant, avec les traditionnelles enquêtes en parallèle qui finissent par se rejoindre, l’ensemble du groupe présente une cohésion crédible qui ne demande qu’à se renforcer.
Le rythme endiablé entraîne son lot de petites incohérences et d’invraisemblances communes à ce type de polar mais le plaisir que l’on prend à tourner les pages permet de passer outre à ces légères saillies du récit. Le gros point faible reste la conclusion et surtout le mobile des meurtres que j’ai trouvé un peu léger au vue des enjeux développé au début du roman.
Malgré cela et le style de l’auteur qui reste assez scolaire, ce polar offre une distraction captivante et a le mérite d’aborder deux thèmes originaux, la tératologie et le tourisme noir. Tous les amateurs de polars où les éléments de l’intrigue se déroulent pages après page, comme une pelote de laine, devraient y trouver leur compte.
Résumé:Un médecin généraliste est retrouvé massacré dans son cabinet aux Lilas, près de Paris. Son corps a fait l’objet d’un véritable carnage. Très vite, l’enquête dévoile sa double vie et son intérêt morbide pour la tératologie : l’étude des ces hommes et femmes que l’on qualifie abruptement de » monstres « . Ceux dont l’existence même fut jadis considérée comme une preuve de celle du diable. Ceux que le régime nazi a cherché à éradiquer à travers des campagnes d’extermination longtemps tenues secrètes. Ceux que l’on nomme parfois les » oubliés de Dieu « . Chargé de l’enquête, le capitaine Gabriel Darui va recevoir un appel d’un homme qu’il s’était juré de ne jamais revoir. Un homme qui connaît ses secrets les plus troubles. Un homme qui, à l’instar du médecin assassiné, a frayé avec ce que l’humanité a de plus sombre. Un homme qui sait que toutes les leçons du passé n’ont pas été retenues et que, comme Darui va le découvrir, l’horreur se conjugue aussi au présent.
Discret depuis la sortie de « Tenet », Christopher Nolan s’est exprimé sur le box-office de son film, se disant « ravi » du score réalisé. A l’occasion de cet entretien pour le Los Angeles Times, il fait néanmoins part de ses inquiétudes pour l’avenir…
Un peu plus de 2 mois après la sortie de Tenet en France et dans plus de 70 pays, le réalisateur Christopher Nolan revient pour la première fois sur les résultats au box-office de son film. Sollicité pour un entretien croisé avec le critique Tom Shone, dans les colonnes du Los Angeles Times, qui lui consacre un ouvrage (« The Nolan Variations »), le cinéaste a accepté de commenter les résultats « mi-figue mi-raisin » de Tenet dans le monde, et en particulier aux Etats-Unis.
Interrogé sur l’avenir du cinéma en cette période de pandémie, Nolan indique en préambule être « ravi » que Tenet ait réalisé « près de 350M$ dans le monde« . Avant d’ajouter : « Mais je suis inquiet que les studios tirent les mauvaises conclusions de la sortie du film -plutôt que de regarder là où le film a bien marché, et comment cela peut subvenir aux revenus nécessaires-, ils regardent là où il n’a pas surmonté les estimations pré-Covid et les studios commenceront à prendre pour prétexte la pandémie pour toutes les pertes, au lieu d’entrer dans le jeu et de s’adapter, ou de reconstruire notre industrie, autrement dit. »
Nolan indique également : « Si vous êtes en train de me parler de l’accélération de tendances existantes, c’est quelque chose que j’ai commencé à lire dès le début de la pandémie. Cette théorie ignore la réalité de 2019, qui était la plus grosse année pour les films au cinéma de toute l’histoire. C’est là que les films ont rapporté le plus d’argent. Le nombre d’entrées était énorme. Pour moi, la question est plutôt : ‘dans quelle nouvelle réalité vivons-nous ?' ».
Rappelons qu’en France, Tenet est parvenu à décrocher la tête du box-office de l’année, en cumulant 2,38 millions d’entrées depuis sa sortie le 26 août, soit 10 jours avant les Etats-Unis. Un score « loin de l’objectif initial, d’avant-Covid, qui prévoyait 3 millions d’entrées« , a indiqué Olivier Snanoudj, distributeur du film en France. Dans les colonnes du Monde, le 9 octobre dernier, il poursuivait que « si on arrive à 2,5 millions, ce sera formidable« . Le nouveau confinement et la fermeture des salles n’ont pas permis d’atteindre cet objectif.
C’est désormais un fait avéré : les dieux complotent contre les mortels et préparent en secret un génocide. Leur but ? Remplacer les humains — décidément trop décevants ! — par de nouvelles créatures plus amusantes, des bouffons dont les pitreries viendront tromper l’ennui que finit immanquablement par générer la Toute-Puissance divin
Chronique : Une superbe surprise littéraire pour cette fin d’année 2020. Voici une histoire qui est dosée parfaitement et n’arrive pas soudainement. Cette histoire raconte la suite des aventure de Shagan et Junia.
Anciens gladiateurs, Shagan l’infirme et Junia l’amazone parviendront-ils à faire échouer le carnage qui se prépare ? Un combat formidable les attend, un combat qui leur donnera accès aux secrets les mieux gardés de l’univers. Mais, en définitive, qui manipule qui ? Ici les descriptions de l’auteur sont bien réalisées et on est véritablement transporté dans ce monde de fantasy qui nous en met plein les yeux et une un fin aussi parfaite que le livre lui-même et qui pousse au supplice. Serge Brussolo a son propre style d’écriture unique pour être sûr qu’il alimente parfaitement l’histoire racontée, il y a une intensité de prose, un sens intuitif des choses, Il brille à travers et puis vous aspire dans un tourbillon de choses impossibles à décrire, des choses. La vie est ici, une torsion de la vie, un commentaire perspicace sur la façon dont nous voyons tous les choses, comment fonctionne l’interaction humaine.
Note : 9,5/10
Nombre de pages de l’édition imprimée : 150 pages Éditeur : H&O (26 octobre 2020)