Les Fables de La Fontaine – 21 octobre 2020 de Quentin Blake (Dessins), Denis Podalydès (Lecteur)

Ce recueil inédit rend hommage au génie du fabuliste Jean de La Fontaine à l’occasion du 400e anniversaire de sa naissance. 50 fables illustrées par Quentin Blake et lues par Denis Podalydès, sociétaire de la Comédie-Française.

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Chronique : Les Fables de la FONTAINE sont souvent associée au monde de l’enfant. Qui n’a jamais appris, alors qu’il était tout petit, le Corbeau et le Renard, le Chêne et le Roseau ou encore le Lièvre et la Tortue ! Bien sur, ces fables contiennent une morale facile à comprendre pour des enfants ! De plus, ce sont des animaux le plus souvent qui campent les personnages principaux, mais la plupart du temps, le fond et la forme ne sont pas bien comprises.

Ses fables critiquent, dénoncent, mettent en garde, et se veulent avant tout moralisatrices. Ses personnages d’animaux sont les personnages célèbres du XVII qu’il dénonce sans les pointer du doigt, mais on comprend parfaitement où il veut en venir. Un exemple : le Lion est associé au Roi. La FONTAINE aime à critiquer le Roi et sa Cour, l’Eglise et les grands Seigneurs, il dénonce leurs abus et leur irrespect.

Les Fables, ce sont aussi des tonalités différentes où le comique est présent dans les 2/3 des poèmes. Mais il emploie également les tonalités dramatiques et tragiques. Ces 3 tonalités majeures sont exprimées grâce à cinq styles différents : le burlesque, le héroï-comique, le style simple et réaliste, le style épique et le style lyrique.

Dans son recueil, la FONTAINE prêche l’amitié, le bonheur. Il met en évidence les vices des humains en les transposant sur les animaux. Pour lui, l’homme est cruel, vaniteux, fou, brutal et c’est un voleur ! Il aimerait plus de douceur envers la nature et les animaux. Le pauvre, s’il voyait ce qui se passe en ce moment !! Il fait également référence à la bible dans son ouvrage et à la mythologie.

Bref, vous aurez compris que le sens donné aux fables n’est pas à la portée de tous les enfants. C’est vrai qu’elles sont jolies à apprendre et qu’elles apportent une bonne morale mais le fond de la pensée du fabuliste est tout autre que le récit de gentils petits animaux. Le sens est plus profond et mieux compris avec l’étude de son siècle.

Qui ne se rappelle pas des premiers vers du « Corbeau et le Renard » ou bien de la dernière phrase de « La Cigale et la Fourmi » que beaucoup d’entre nous ont dû probablement apprendre à l’école ? Les Fables de la Fontaine sont un des plus grands monuments de la littérature française et elles sont en effet bien loin d’être réservées uniquement aux enfants.

Quelques-une ont un peu vieilli et j’ai eu un peu de mal à comprendre certaines mais la plupart restent encore d’actualité, la nature humaine ne change pas vraiment à travers les siècles. Elles sont de plus très divertissantes et amusantes, c’est véritablement un réel plaisir de les lire et de les découvrir car l’œuvre de la Fontaine ne se limite pas aux quelques fables connues de tous bien au contraire.

Les leçons que nous donnent les fables de La Fontaine sont connues depuis toujours. La Fontaine lui-même n’a rien inventé, reprenant des récits largement connus à l’époque et les mettant en vers.

Dans ce recueil dessiné par Quentin Blake nous offre de superbes illustrations qui sont rugueuses et détaillées., on reconnait sont style et si amusant et distinctif et bonus le cd avec les fables dites par Denis Podalydès ajoute un grand plus à cette œuvre à ajouter à votre bibliothèque. Un vrai coup de cœur.

Note : 10/10

ISBN-13 : 979-1037502513 Dimensions du produit : 18.7 x 2.5 x 24.7 cm Éditeur : Les Arènes (21 octobre 2020) Niveau de lecture : 6 – 9 ans

Interview de Chrysostome Gourio pour « Wilma la vampire » Chez Sarbacane Editions

Chrysostome Gourio est un auteur de romans policiers français

Étudiant à Nice puis diplômé en philosophie à l’Université François Rabelais de Tours, il décide de se lancer dans l’écriture au début des années 2000.

Ayant échoué par trois fois à l’agrégation, il enchaîne les petits boulots alimentaires et, après avoir été enseignant au lycée agricole de Châteauroux, il devient libraire pendant quelques années à Paris, d’abord à la Procure, puis au Comptoir des Mots

Après un premier polar passé inaperçu, Flicosophes, paru en 2002, il signe le Dolmen des Dieux, un épisode de la collection « Le Poulpe » dans lequel il revient aux sources de la série, puis dans l’esprit de Jean-Bernard Pouy, dont il revendique une certaine forme de filiation littéraire, il commet le Crépuscule des Guignols, un western philosophique contemporain, vibrant hommage à Spinoza encule Hegel.

Devenu interprète en langue des signes, il vit désormais à Toulouse.

Chrysostome Gourio - Babelio

Article sur Wilma la vampire : https://culturevsnews.com/2020/10/13/wilma-la-vampire-7-octobre-2020-de-eglantine-ceulemans-chrysostome-gourio/

Achat du livre : www.leslibraires.fr

INTERVIEW

  1. Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

J’ai grandi dans le Sud, puis j’ai habité dans le Centre, 10 ans à la Capitale et je vis maintenant dans le Sud-Ouest. De ces lieux j’ai gardé le goût de la nourriture riche et variée, des climats changeants, des saisons différentes, de l’agréable boisson et des amis chers. J’ai pratiqué des tas de sports différents sans être doué pour aucun : judo, tennis, handball, pelote basque, escrime ou parachute. Par ailleurs, j’ai fait des études de philosophie – j’ai glorieusement raté trois fois l’agrégation – puis de science du langage, ai été gardien de camping, éboueur, prof de philo, libraire, gardien de but et interprète français – langue des signes française.

  1. Comment vous est venue l’envie d’écrire ? A quelle période ?

Quand j’étais gamin, nos parents nous lisaient souvent des histoires, à mes frangins et moi. Et j’ai toujours trouvé ça magique. Ça faisait bouillonner mon imagination, et puis ce fait de pouvoir lire ensemble, de partager, c’était extraordinaire. Alors dès que j’ai su lire tout seul j’ai dévoré tout ce qui passait entre mes mains, et dès que j’ai su écrire, j’ai commencé à raconter mes propres histoires. Je prenais un personnage dans un dessin animé, un autre dans un roman, encore un dans une bande dessinée, un bout d’intrigue ailleurs et je faisais se rencontrer tout ce petit monde. C’est ainsi qu’à l’âge de huit ans, j’ai raconté comment le Capitaine Flam et Astérix sauvaient la chocolaterie de Charlie attaquée par les Sylvides.

  1. Quelles étaient vos lectures de votre enfance ?

Je lisais de tout : romans, bandes dessinées, revues… Le Petit Nicolas est un de mes premiers souvenirs de lectures, Moomin également, tous les Roald Dahl avec une prédilection pour La Potion magique de Georges Bouillon, mais je lisais peu de bibliothèque verte par exemple – le club des cinq et leur côté moralisateur avait tendance m’ennuyer. Côté bandes dessinées il y avait Astérix, bien sûr, Tintin, Philémon (de Fred), Yakari, Marion Duval, Les Tuniques Bleues…, puis il y a eu Druillet, Gotlib, Sempé… Mes parents avaient des livres partout : c’était facile, il suffisait de se servir.

Le petit Nicolas - LE SITE OFFICIEL
  1. Quel est votre rythme de travail ?

J’ai deux activités : interprète le jour et auteur la nuit (un peu comme Batman, les dollars et la Batmobile en moins). J’écris donc dès que je peux, quand j’ai un moment de libre. Je me balade toujours avec mon ordinateur dans mon sac à dos au cas où. De toute façon, j’écris tous les jours et j’ai toujours mes histoires dans ma tête, je me promène donc toujours avec mes personnages et je vis même un peu avec eux.

  1. Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez-vous évoluer vos personnages au fil de l’écriture?

En général, quand je commence une histoire, je sais à peu près d’où je pars, avec quel(s) personnage(s) et je sais à peu près où je veux les faire arriver (des fois pas du tout). Mais je fais partie des auteurs jardiniers : je plante une graine (ou plusieurs) et je regarde comment ça pousse. Du coup, je suis mes personnages, je les accompagne, les regarde évoluer et me laisse guider. Parfois un personnage fait un truc inattendu, prend une importance qu’il n’avait pas, me force à revoir mon intrigue… En fait, c’est eux qui font tout. Il arrive même que ça ne finisse pas du tout comme je l’avais prévu, mais ce n’est pas grave, bien au contraire. Ce qui importe c’est de me raconter l’histoire en même temps que je l’écris.

  1. Il y a-t-il des personnages dont vous vous êtes inspiré ?

Je m’inspire toujours de gens que je connais, que je croise, dans les transports ou ailleurs, parfois j’emprunte des personnages à d’autres auteurs (avec leur autorisation) pour que nos mondes se croisent et que ça crée une unité (ce que j’ai fait avec Wilma dans l’aventure de laquelle on retrouve Nel créé par Clémentine Beauvais et Gurty créée par Bertrand Santini). Je m’inspire aussi de personnages de films, de romans, de bandes dessinées, d’un caractère, d’une histoire… Mais je reprends toujours ça à ma sauce pour en faire autre chose ou quelqu’un d’autre.

Carambol'Ange – Éditions Sarbacane
  1. D’où vous venait cette idée de faire un livre sur les vampires ?

J’ai toujours adoré les vampires, les mythes et les légendes qui les concernent, tout ce qu’on a fait évoluer autour d’eux depuis les premiers romans gothiques. Et puis surtout, Dracula a toujours été un de mes romans préférés ! Donc, depuis Rufus le fantôme je savais que si j’écrivais une histoire dans ce même univers il y aurait une vampire quelque part. Quand on s’est dit avec Tibo Bérard – mon sémillant éditeur chez Sarbacane – qu’on partait pour une autre aventure mais sans que ce soit une suite, j’ai mis mon idée en application : une histoire de vampire, mais avec une héroïne. Parce qu’il y en a marre que ce soit toujours UN vampire !

  1. On sent une certaine empathie envers les personnages du livre mais le fait d’aborder les thèmes du harcèlement scolaire est fort pour un livre jeunesse . Vous êtes-vous inspirés de vos rencontres ?

C’est une thématique de plus en plus forte, on entend de plus en plus de témoignages et je connais plusieurs enfants dans mon entourage qui en ont été victimes. Et c’est insupportable, au même titre que toute forme de harcèlement (à l’encontre des femmes, des homosexuels, de personnes de couleur ou de culture différente…). Par contre, je n’écris pas pour faire passer des messages, dire ce qu’il faut faire ou pas, penser ou pas. Je glisse deux-trois petites choses comme ça, et je laisse les lecteurs-trices s’en saisir ou pas. Donc tout comme j’ai eu envie de parler de la mort et de la grève dans Rufus le fantôme, j’ai eu envie de parler de ça avec les aventures de Wilma. Mais ça ne veut pas dire que c’est de ça que le livre traite, par contre c’était une bonne manière de provoquer la rencontre de mes personnages.

Amazon.fr - Rufus le fantôme - Ceulemans, Eglantine, Gourio, Chrysostome -  Livres
  1. Avez-vous eu de l’aide dans l’écriture de ce roman?

Je travaille globalement seul, en tout cas sur la première version d’écriture. J’écris, j’écris, j’écris… Je râle, je trouve que c’est pourri, je réécris, je râle, je réécris encore… Après je fais lire mes textes ou je lis mes textes à d’autres (pour celui-ci, mes mouflettes par exemple). Et une fois que je suis à peu près content du résultat, je l’envoie à mon éditeur. C’est là que commence le travail collaboratif. Pour celui-ci, j’ai travaillé avec Tibo Bérard et Julia Thévenot qui ont été de formidables lecteurs et conseillers (ce texte leur doit beaucoup). Et puis il y a tout le travail avec Églantine Ceulemans, formidable illustratrice devant l’Éternel de la littérature jeunesse (qui me fait énormément rire). Ses dessins apportent aussi des idées qui me font modifier certaines choses. Par exemple, Rufus n’avait pas les cheveux frisottés avant qu’elle le dessine, j’ai donc modifié sa description dans le texte.

  1. Le final explosif est très cinématographique comment vous est-il venu ? était-ce une envie dès le début de l’écriture ou est-elle venue plus tard ?

J’ai une imagination très cinématographique. Sans doute parce que j’ai passé l’autre moitié de mon enfance et de mon adolescence entre la télé et le cinéma (la première moitié s’étant passée dans les livres). Là aussi, j’ai ingurgité tout ce qui passait à ma portée : dessins animés, séries, films, documentaires… Et je pense que ça a conditionné ma manière de penser (ce n’est peut-être pas pour rien que je suis devenu interprète en langue des signes). Donc, quand j’écris, je vois les scènes, je suis plongé dans leur cœur, et je ne fais qu’écrire ce que je vois.

  1. Le parcours a t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

Comme il s’agissait de notre troisième collaboration avec les éditions Sarbacane et en particulier avec Tibo Bérard, le parcours a été très facile. Nous savions que nous avions envie de raconter une autre histoire, et une fois que nous en avions posé les bases (comme je l’ai dit plus haut), il m’a suffit de me jeter dans l’écriture.

  1. Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs ?

Pas pour celui-ci car il vient juste de sortir, en tout cas, pas encore. Mais pour Rufus ce qui a été surtout surprenant c’est l’accueil du livre, le rire des lecteurs-trices, leur facilité à aborder une thématique telle que la mort… Et puis surtout, ce dont je me rappellerai toujours, c’est mon arrivée dans deux classes. Dans la première, tous les élèves s’étaient déguisés en revenants (sorcière, vampires, fantômes), m’avaient préparé des jeux (dont un trivial pursuit autour du livre que j’ai encore), et confectionné des gâteaux mortels (dont un magnifique cerveau : demi-sphère de gâteau au chocolat recouvert de boudins de pâte d’amande, le tout nappé de coulis de framboise) ; dans la seconde les élèves s’étaient confectionné des déguisements de fantômes avec des draps de toutes les couleurs (et l’un des enfants avait fait son déguisement dans un vrai suaire : son grand-père travaillait dans les pompes funèbres). C’était génial !

  1. Avez vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma…) A part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez vous une autre facette cachée ?

J’ai une passion cachée pour les Granola, la musique Metal, le parachute et l’escrime !

  1. Quels sont vos projets ?

J’ai toujours plein de projets en cours, je ne sais pas écrire une histoire à la fois. Je vais et viens de l’une à l’autre, j’ai besoin de ça. Je travaille donc actuellement sur une nouvelle aventure de la Brigade des Chasseurs d’Ombres, un court roman sur la surdité, un escape book, une réécriture de l’épopée de Gilgamesh (pour lequel j’ai obtenu une bourse d’écriture) et d’autres divers projets qui mûrissent dans ma tête.

  1. Quels sont vos coups de cœur littéraires ?

J’ai découvert il y a peu les livres de Manon Fargetton dans lesquels je me suis plongé avec plaisir, j’ai relu Héros de Benoît Minville, j’ai enfin lu Le jour où mon père a disparu de Benoît Séverac ainsi que Lady Elliot Island de Christophe Guillaumot, et surtout je me suis immergé dans le génial Les Furtifs de Alain Damasio.

Nos vies en l'air de Manon Fargetton | Redbluemoon
  1. Utilisez vous une bande son pour écrire? A moins que le silence suffise ?

Tout dépend de mon humeur. J’ai surtout besoin de musique pour me plonger dans un univers particulier et ça peut être un groupe, un compositeur de musique de film, du classique, du metal… Mais en période de relecture, je m’enferme dans ma tête et là j’ai besoin de silence. Évidemment, pour Wilma, j’ai baigné dans Motörhead tout du long.

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  1. Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

On peut me retrouver sur ma page Facebook et sur Instagram !

FACEBOOK : https://www.facebook.com/chrysostome.gourio/

INSTAGRAM : https://www.instagram.com/chrysostomegourio/?hl=fr

Le problème à trois corps de Liu Cixin, comme s’il n’y en avait qu’un seul problème

Un mot pour résumé cette lecture ? Ardue. Oui ardue comme peut l’être un problème de mathématique lorsque vos connaissances s’arrêtent à comment écrire boobs avec la calculette casino de votre grand frère.

Pourtant je le présageais plus ou moins que cette lecture allait être exigeante. L’auteur, Liu Cixin, est réputé pour écrire des récits de hard science pointue mais l’engouement des réseaux sociaux et de l’annonce de la future adaptation en série par les showrunners de Game of throne m’avait fait grésiller les circuits.

On va tout de suite évacuer le problème de la quatrième de couverture, le fameux résumé de l’éditeur, car à la place d’un résumé succinct qui attise la curiosité du lecteur on a droit à un récapitulatif quasi complet de l’intrigue. Plus de la moitié de l’intrigue de ce premier volet est révélée en une quinzaine de lignes. Au-delà de l’aspect spoilant d’un tel résumé il induit le lecteur en erreur. En lisant ces quelques lignes on s’attend à passer les 400 pages du roman avec l’héroïne, Ye Wenjie, un certain horizon de lecture se détache clairement.

Croyez le ou non mais cette brave Ye Wenjie est presque un personnage secondaire dans ce premier tome de la trilogie. En vérité on va surtout suivre un chercheur nommé Wang Miao et très vite le problème du résumé dilvugacheur va se poser. En effet ce brave scientifique va passer les deux tiers du livre à se demander dans quel pétrin il s’est fourré mais le lecteur le sait déjà grâce à la délicatesse de l’éditeur qui a pris soin de lui révéler les tenants et les aboutissants de l’intrigue. Tous les passages où Wang Miao doit remettre en cause ses convictions scientifiques et se confronte à des questions sans réponses tombent donc à l’eau et gâche le plaisir de lecture lié à la découverte progressive de l’intrigue.

Au-delà de ce détail qui compte beaucoup pour moi je dois avouer que le style aride de l’auteur n’a pas trouvé d’échos en moi. Ye Wenjie possède une psychologie complexe mais le personnage reste cependant assez froid. Wang Miao, quant à lui, reste assez plat en matière de développement, il est surtout là pour servir de miroir au lecteur dans sa découverte des ramifications de cet univers complexe.

Car complexe la lecture l’est sans aucun doute possible. Notamment lors du dernier tiers qui exige de mobiliser tout son attention pour comprendre les enjeux terribles qui se mettent en place. Mais ce sous-genre de la science-fiction a besoin que ces éléments purement scientifiques soient emmenés par des personnages attachants, ce qui n’est malheureusement pas le cas ici.

Voilà donc une lecture à côté de laquelle je suis passé. Nul doute qu’une meilleure gestion de la quatrième de couverture m’aurait permis de m’immerger différemment et de passer outre l’exigence scientifique.

Résumé: plutôt que de vous faire l’affront de reproduire ici le résumé éditeur je vais vous écrire mon propre résumé, ce qui vous évitera peut-être la déconvenue que j’ai vécu.

En pleine révolution culturelle, la jeune scientifique Ye Wenjie se retrouve mis au ban de la société, catalogué comme dissidente elle se retrouve affectée à un base militaire secrète dont le véritable objectif lui restera dissimulé pendant des années.

38 ans plus tard le scientifique Wang Miao, spécialiste en nanomatériaux, est approché par les services de renseignements chinois pour enquêter sur une vague de suicide qui touche la communauté scientifique. Tous avaient été approchés par une association scientifique qui sélectionne ses membres sur des critères strictes. Très vite Wang Miao voit sa propre vie menacée et va devoir remettre en cause toutes ses convictions scientifiques pour espérer s’en sortir vivant.

  • ISBN-10 : 2330070748
  • ISBN-13 : 978-2330070748
  • Dimensions du produit : 14.6 x 3 x 24.1 cm
  • Broché : 432 pages
  • Éditeur : Actes Sud (5 octobre 2016)
  • Poids de l’article : 500 g
  • Langue : : Français

PETIT GUIDE DE LA CHASSEUSE DE MONSTRES | Film sur NETFLIX | Critique

Si Tom Felton a passé un misérable temps à l’écran de la saga Harry Potter en tant que Drago, il pourra se rattraper avec Petit Guide de la Chasseuse de Monstres, un film sorti ce 16 octobre sur Netflix. Dans cette comédie fantastique et familiale, l’acteur incarne le Grand Guignol, autrement dit le maître des cauchemars.

alloween se rapproche et Netflix continue de remplir son catalogue de films et séries pour se faire peur en cette veille de la toussaint quelque soit notre âge. Sorte de version fantastique du Club Des Baby-Sitters, ce jeudi 15 octobre 2020 à 9h01 arrivera sur la plateforme le nouveau long métrage Petit Guide De La Chasseuse De Monstres à destination des plus jeunes. Si vous ne voulez pas attendre le 31 pour le regarder, il sera disponible demain dès 9h01.

Petit Guide De La Chasseuse De Monstres raconte l’histoire de Kelly Fergusson, une jeune lycéenne qui a accepté à contrecœur de faire la baby-sitter lors de la nuit d’Halloween. Mais lorsque Jacob, le gamin qu’elle devait garder, a été enlevé par le sinistre Grand Guignol, elle va être enrôlée dans une société secrète de baby-sitters qui protègent les enfants des monstres grâce à leurs pouvoirs spéciaux pour tenter de le sauver avant le retour de sa mère.

etit Guide De La Chasseuse De Monstres est l’adaptation de la saga littéraire A Babysitter’s Guide To Monster Hunting écrit par Joe Ballarini en 2015. C’est l’auteur en personne qui s’est chargé d’en écrire le scénario. C’est aussi à lui que l’on doit l’histoire de My Little Pony : Le Film en 2017. Ce long métrage a été mis en scène par Rachel Talaley qui avait commencé sa carrière de réalisatrice avec les films La Fin De Freddy – L’ultime Cauchemar et Tank Girl. Plus récemment elle a dirigé des épisodes des Nouvelles Aventures De Sabrina et de Riverdale. Le film est produit par Walden Media à l’origine des films Le Monde De Narnia.

C’est la jeune actrice Tamara Smart déjà sur Netflix dans la série Amandine Malabul, Sorcière Maladroite dont la quatrième saison vient d’arriver et qui était aussi récemment dans le film Artemis Fowl qui a été choisie pour tenir le rôle principal de Petit Guide De La Chasseuse De Monstres. Elle sera recrutée par Oona Laurence qui jouait dans Bad Moms et Peter Et Elliot Le Dragon et aura pour partenaire Momona Tamada qui joue dans le reboot du Club Des Baby-Sitters. Pour incarner les méchants de cette histoire nous retrouverons Tom Felton, célèbre Draco Malfoy de la saga Harry Potter qui jouera ici Le Grand Guignol et l’actrice et mannequin transgenre Indya Moore révélée par la série Pose qui jouera ici Peggy Drood. Nous y verrons aussi Eliza Faria qui joue dans la série Arrow ; Samantha Schimmer vue dans la série Night Owl Nights et Anisa Harris vue dans Home Before Dark et le reboot de The Twilight Zone.

Si l’on ne voit pas le temps passer devant le film de Rachel Talalay (La Fin de Freddy – l’ultime cauchemar), il faut avouer que l’intrigue est assez prévisible. La trame de fond est fortement appréciable, car les rêves et les cauchemars prennent beaucoup de place dans la vie d’un enfant. Petit Guide de la Chasseuse de Monstres ne fait pas de miracles en termes d’effets spéciaux, mais ce n’est pas vraiment ce qu’on attend d’un film pareil. Par contre, les créatures présentées dans la comédie sont marrantes, les crabouilles sont même particulièrement attachantes. On (re)découvre Tom Felton dans un tout autre registre, son personnage est poussé à l’extrême : il est sale, proche du look d’un SDF drogué et attention, vous aurez même l’occasion de l’entendre pousser la chansonnette ! Petit Guide de la Chasseuse de Monstres est une comédie fantastique qui peut plaire à tous les membres de la famille, même les plus jeunes, aucune scène n’étant effrayante

Obie Koul T01: Un week-end sur deux chez mon père – 22 mai 2019 de Makyo (Auteur), Alessia Buffolo (Dessins)

Résumé: Mia vit sur terre, Elzeki est extraterrestre. Mia a été enlevée par Elzeki lors d’une mission d’exploration. Ils se sont aimés, puis séparés. De leur amour hétéroplanétaire est né un fils, Obie. À 12 ans, l’adolescent ne sait toujours rien des origines de son père. Lorsque ses parents lui expliquent enfin la vérité, il n’en revient pas. Dorénavant, il va devoir passer un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires sur une autre planète… Trop cool

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Chronique : Avec Makyo & Alessia Buffolo on est entre de bonne main, le graphisme très beau et au rythme de l’aventure qui forment une narration dont il est difficile de s’extraire. On tourne les pages frénétiquement poussé par la motivation d’entrevoir ce que nous réserve la suite. Cette bd est une œuvre graphique qui mise sur le trait de l’artiste qui suis un rythme maîtrisé . Le trait affirmé révèle une personnalité façonnée par un univers qui signe d’un cligne de l’œil par des détails disséminés çà et là. Les personnages et les décors bien fournis et la couleur bien appliquée, ni criarde, ni terne, avec des cases et des planches harmonieusement composées. A partir d’une trame anodine, l’auteur mène la chasse avec une inventivité qui trouve sa source dans les grands classiques.

C’est épique dans sa portée, mais concentré et on souhaite lire la suite. Mais surtout, c’est très amusant à lire. Je me suis retrouvé à rire tout le temps. Ce n’est pas un volume parfait, mais ce qu’il fait – il fait bien. Lisez-le. Je doute que vous ayez déjà vu ça avant, et je vous garantis que vous ne vous ennuierez pas.

Note : 9,5/10

Lord Jeffrey T01: Le Train de 16h54 – 27 novembre 2019 de Joël Hemberg (Auteur), Hamo (Dessins)

Résumé: Édimbourg, 1958. Pour Scotland Yard, la disparition de David Archer n’a rien d’inquiétant. Après quatre mois d’absence, tout laisse penser qu’il a volontairement quitté le domicile familial pour refaire sa vie à Londres. L’affaire est classée sans suite. Mais pour Jeffrey, son fils de 13 ans, la police fait fausse route. Son père lui avait promis de revenir à temps pour assister à l’entrée en ville de la Reine et il n’a jamais manqué à sa parole. S’il n’est pas revenu, c’est qu’il lui est arrivé quelque chose. D’ailleurs, il se souvient que la veille de son départ, son père avait évoqué une mission mystérieuse. Et si c’était un agent secret? Et s’il était retenu en otage quelque part? C’est décidé, puisqu’il ne peut pas compter sur les adultes, il mènera sa propre enquête accompagné de son chien Sherlock!

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Chronique : Un premier tome en grand forme, cette bande dessinée a un rythme très soutenu, une tension forte et une nervosité perceptible par les couleurs, les cadrages et les attitudes. On entre de suite dans le récit, il y a un sentiment d’urgence. Les personnages sont à bout de nerfs. Avec un coté Sherlock Holmes et des roman d’Agatha Christie les personnages et dialogues amènent à exprimer leur incompréhension face aux événements dont ils ont été témoins. La narration alterne ainsi les scènes d’action – moyen pour ces personnages de cacher leur peur – et les scènes plus posées, plus dialoguées, révélatrices d’une incapacité à sortir ce qui leur pèse. Les auteurs montrent leur épuisement et la radicalité de leur âge. Il n’y a pas beaucoup de douceur ou de tendresse car tout cela est enfoui. Les couleurs choisies  et les cadrages très marqués créent un dynamisme dans l’enchaînement des scènes. Tout va très vite et rien n’est serein. Il y a une sorte de transition de maturité qui est traité, démontrant les failles ouvertes de chaque personnage. L’ensemble de cette Bd évolue en plein mystère très bien maintenu dans. Cette évolution est symbolisé très facilement par l’énigme propre à ces récits de suspens à une fin qui amené un autre chapitre.

Note : 9,5/10

Défense d’entrer! BD T01: Réservé aux gars – 18 septembre 2019 de Caroline Héroux, Lisette Morival (Auteurs), Aurélie Guarino (Dessins)

Résumé: Lolo est un garçon de 11 ans presque comme les autres: il fait des bêtises (des tas), il se dispute avec ses frères et soeurs (surtout cette peste d’Amélie!), et il a plein de copains sympas. Son problème? Sa mère! Elle a un super-pouvoir. Elle sait TOUJOURS quand il s’apprête à faire un mauvais coup. Et donc, il est souvent puni. Pffff, trop nul ! En même temps, ça lui laisse le temps d’écrire plein d’anecdotes croustillantes dans son carnet (pas un journal intime)! Et ça, c’est trop cool! Retrouvez dans ce superbe album un accroche-porte vraiment trop cool!

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Chronique : Cet bd est l’adaptation du roman du même nom de Caroline Héroux, la plume de Lisette Morival surprendra les jeunes lecteurs qui pensaient lire une histoire de de gags, bien que c’est le sujet il creuse ici une belle histoire qu’il développe sur le long de la bd
Une BD surprenante qui explique en douceur et permet une réflexion sur l’amitié et la fraternité plutôt saine pour éviter parler de la vie scolaire.

Les illustrations en couleurs sont exceptionnelles sur les expressions des personnages, du fait du trait caricatural, ce qui va vous valoir des crises de fous rires !
Si vous souhaitez vous amuser intéressez-vous d’abord à ce personnage de lolo mal assorti qui vous montrera ce qu’il vous attend…
Vous avez soif de mésaventures… euh, d’aventures très marrantes avec des personnalités complètement décalées, cette bande dessinée est pour vous !

Note : 9,5/10

Défense d’entrer! T01: Réservé aux gars – 5 avril 2017 de Caroline Héroux

Pour Lolo, 11 ans, écrire, c’est pour les filles (trop nul) comme sa demi-soeur Amélie, qui cache son journal intime sous son oreiller. LOOOOSER ! Sauf que, quand Lolo ne peut pas jouer avec ses amis parce qu’il est encore en « punitence » dans sa chambre, il ne trouve rien d’autre à faire que de raconter sa vie injuste dans son carnet (PAS UN JOURNAL !). Au cours de l’année scolaire, Lolo accumule les punitions, ce qui lui permet de consigner dans ce carnet les disputes, les coups pendables, les exploits, et même les choses qui ne se disent pas…

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Chronique : À première vue, je n’étais pas certain de trouver que ce livre était bien plus qu’un livre loufoque pour enfants, une lecture rapide sans beaucoup de substance. Mais au fil de ma lecture, les personnages et l’histoire me charmaient. Caroline Héroux à un vrai dont dans l’écriture. « Défense d’entrer ! » c’est l’histoire de Charles-Olivier dit Lolo. Il nous raconte avec beaucoup d’humour et d’authenticité son année scolaire (celle du CM2 chez nous). Il nous parle de sa grande soeur Amélie dit Mémé (« elle déteste ça, c’est pour ça » qu’il « l’appelle comme ça ») avec qui il se dispute constamment, il y aussi son petit frère et sa petite soeur, Arthur et Lucie (Tutu et Lulu) que Lolo assimile à des sangsues mais des attachantes sangsues (des fois). Son père lui, lui tape sur les nerfs « solide » et sa mère est carrément poche (nulle) et en plus elle a des pouvoirs magiques (c’est une sorcière c’est sûr) « elle voit vraiment tout » et « elle entend tout ». Lolo nous raconte tout dans son carnet : ses déboires familiaux, ses conflits à l’école (notamment avec « Kevin + Con#1 + Con#2 + Con#3 »), ses activités avec ses amis et… et… Justine (« Longs cheveux bruns, assez grande, yeux clairs, regard profond, sourire, ouf… sourire à faire craquer n’importe qui. ») vous l’aurez compris il aimerait bien être son « chum » (petit copain). Caroline Héroux est un auteur qui connaît clairement son public et se lit très bien comme le flot de conscience d’un élève et de ses tracas jusqu’à ses désirs et finalement toutes ses mésaventures . Tout est très peu séquentiel, mais l’esprit d’un collégien l’est aussi. Les pensées de Lolo présentées dans ce livre sont facilement reconnaissables par les lecteurs d’âge moyen, qui sont capables d’imaginer leur grand héroïsme mais ils sont également capables de percevoir des peurs irrationnelles . De plus ce livre est drôle! Les situations dans lesquelles Lolo se trouve sont assez humoristiques par elles-mêmes, mais les illustrations renforcent l’hilarité de façon exponentielle, dans la mesure où les enfants (et les adultes) risquent de se mettre à rire aux éclats de dessins animés

Note : 9/10

Le Dieu caché – 14 octobre 2020 de J-F. Dubeau

En apparence, Saint-Ferdinand présente tous les signes d’un village tranquille : une rue principale depuis laquelle s’étend un paysage de fermes, un poste de police modeste, quelques restaurants et cafés, une épicerie… mais à mieux y regarder, on trouve là-bas quelque chose d’inhabituel : ce cimetière beaucoup trop grand et trop bien rempli, pour une communauté de cette taille. Il accueille les victimes du tueur de Saint-Ferdinand, insaisissable depuis près de deux décennies. Un homme enfin est arrêté… mais le village s’avère être la proie de forces encore plus sombres.

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Chronique : C’est vraiment un conte sinistre. Le Dieu caché est un roman rempli de secrets de petites villes, de nécromancie, de corps démembrés et de scènes d’horreur qui vous plongeront au plus profond de votre esprit. Il commence de façon étrange et sombre, puis devient de plus en plus sombre, jusqu’à ce que vous vous sentiez souillé et que vous ayez la chair de poule !

J’ai su très tôt que ce serait un voyage morne lorsque le corps d’un enfant est déterré et que des clous sont enfoncés dans les yeux et les pieds du cadavre ! Il y a une méthode derrière cette folie, mais les événements se déroulent lentement, et la première moitié du livre pourrait vous laisser perplexe quant à ce qui se passe réellement. Ensuite, il y a une collection de morceaux de corps découverts à l’intérieur de nombreux réfrigérateurs à l’extérieur de la caravane d’un habitant local fou, Sam Finnegan ! Au début du livre, il y a beaucoup de fils détachés et d’événements inexpliqués, mais la patience est une vertu, et les choses se mettent en place.

Le livre est raconté à travers les points de vue de différents personnages et il fonctionne bien. C’est un choix stylistique utilisé de la même manière par George R. R. Martin dans ses livres. J’aime beaucoup ce livre. On apprend à mieux connaître les personnages en voyant les choses à travers leurs yeux. L’une des personnes les plus intéressantes du livre est l’inspecteur Stephen Crowley. Crowley a un passé sombre, tout comme la plupart des habitants du village de Saint-Ferdinand. C’est sa voie ou la voie haute, et lorsqu’il arrête un tueur en série présumé au début du livre, il se retrouve à ouvrir la porte du passé des villages, d’un monde où les ténèbres dévorent et décapitent. Crowley est un personnage à plusieurs niveaux, un homme à la mèche courte, il a une relation un peu gênante avec son fils et cela provoque beaucoup de conflits par la suite. Il est difficile à cerner, dans un chapitre je le méprise, le suivant je ne l’ai pas dérangé… bizarre. Venus McKenzie est un autre personnage que j’ai beaucoup aimé. Passionnée d’informatique, elle fait la découverte bizarre et sombre dans sa cabane lorsqu’elle piège sans le savoir un Dieu maléfique (comme vous le faites !). J’ai aimé la bravoure de Vénus, surtout lorsqu’elle s’est confrontée à la chose qui se trouvait dans la remise. C’est une fille intelligente, mais pas au point d’être arrogante, et j’ai vraiment apprécié son feu. Il y a aussi d’autres personnages, bien que ces deux-là soient peut-être les plus importants dans l’histoire, et les deux dont j’ai le plus aimé les chapitres.

La sensation de claustrophobie de la petite ville est formidable et il y a une obscurité apparemment sans fin qui entoure le roman du début à la fin. Les livres me font rarement peur, mais il y avait des scènes à l’intérieur qui me démangeaient. Une scène particulière concernant le chat de Vénus et le Dieu en particulier m’a fait grimacer et j’étais content quand c’était fini. Je pense que c’est un roman très original et dont je me souviendrai longtemps. Avec de grands personnages, des scènes de gore qui font tourner l’estomac et un Dieu rempli de rien d’autre que de haine, Le Dieu caché est un rêve humide des fans d’horreur. Le rythme est plutôt bon du début à la fin et j’ai fait la course pendant le week-end. Si j’avais une petite critique à faire, ce serait la fin, qui m’a paru un peu décevante après tout ce qui a précédé, même si elle n’a pas suffisamment gâché mon plaisir général de l’histoire. Si vous êtes un fan de l’horreur, des fantômes, des monstres, de l’occultisme et des tueurs en série, alors je vous recommande vivement celui-ci.

Note : 9,5/10

Mother Code – 14 octobre 2020 de Carole Stivers

2049. La race humaine est en péril. Les habitants de la Terre n’ont plus qu’un seul recours : placer des enfants génétiquement modifiés dans les cocons de robots géants. Après une période d’incubation, ils seront mis au monde et élevés par des machines. L’ultime espoir de préserver la société humaine réside dans ces robots dotés d’une intelligence artificielle qui rend chacun d’entre eux unique : le code-mère.

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Chronique : Mother Code commence avec la naissance d’un enfant. Kai est né de Rho-Z et son instinct est de le garder en sécurité. De là, nous remontons dans le temps, une quinzaine d’années auparavant, et nous apprenons l’échec de l’expérience de guerre biologique menée par les États-Unis, qui a provoqué une épidémie généralisée. Rassemblant des compétences dans de nombreux domaines tels que l’armée, la biologie, l’immunologie, la programmation, la robotique et la psychologie, une opération secrète est lancée avec l’intention de modifier l’ADN humain de manière à ce que les humains puissent devenir immunisés contre cette maladie.

Cependant, aussi mortelle qu’elle soit, il n’y a pas assez de temps pour trouver un remède pour tout le monde et les responsables de cette opération décident d’exécuter leur dernier plan : Des mères qui donneront naissance à des enfants qui seront immunisés, une toute nouvelle génération qui survivra sûrement. Outre Kai, nous rencontrons d’autres enfants. L’unique est Misha, une fille née d’une des Mères mais sauvée par les humains lorsque son robot-mère est irrémédiablement endommagé. Il y a tellement de choses à penser dans ce livre et je veux me concentrer sur trois idées principales.
Peut-on faire réfléchir les machines ? Il existe de nombreux algorithmes, les réseaux de neurones étant les plus utilisés dans l’apprentissage profond, et à vrai dire, peu de gens comprennent ce qu’ils sont et ce qu’ils font. Je trouve les livres sur l’intelligence artificielle fascinants parce qu’ils enlèvent le côté mathématique lourd de ces technologies et imaginez simplement que si nous pouvions les utiliser, que ferions-nous avec eux ? C’est dans les moments d’adversité que nous sommes les plus créatifs et The Mother Code représente bien les sauts et les liens des avancées qui se produisent avec une épidémie imminente.

Mother Code est le code qui représente chacune des Mères. Il a été créé pour préserver l’essence des véritables mères biologiques des enfants. Nous ne parlons pas ici d’une seule IA – nous parlons d’une IA unique pour chacune des Mères. L’auteur, Carole Stivers, a fait un travail louable dans mon esprit en expliquant le raisonnement qui sous-tend cette démarche.


Les survivants ont fait partie intégrante de l’opération secrète et ont eu accès aux médicaments pour ralentir les effets de l’épidémie. Ils ont cherché inlassablement les enfants. Mais ce sont les Mères qui les ont empêchés de s’approcher le plus longtemps. Plus tard, elles ont pris des décisions sans comprendre le lien que la Mère et l’enfant partageaient, considérant que les enfants de onze ans n’avaient pas leur mot à dire dans le destin de leur parent célibataire. Cette attitude illustre bien ce qui se passe lorsque nous sommes stressés et que nous agissons dans la peur. Ne vous inquiétez pas, les choses se passeront bien, et tout comme les mères apprennent de leurs enfants, les humains apprendront aussi.

C’est un livre sur lequel je reviendrai dans le futur. La situation inquiétante à laquelle le monde était confronté, les choix difficiles que les gens ont dû faire pour s’assurer que les enfants survivraient et naîtraient avec l’immunité forment un récit intéressant. Je le recommande vivement aux lecteurs qui aiment lire sur l’IA, les progrès de la science et la maternité.

C’est un roman indépendant et j’ai vraiment apprécié le voyage du début à la fin. Il s’est bien terminé en abordant tous les points principaux tout en éclairant un avenir qui reste à venir. Sera-t-il en 2049 ? Nous verrons bien…

Note : 9,5/10