Otage de la nuit – 24 septembre 2020 de J. A. White

Alex, 11 ans, a toujours aimé écrire des histoires d’épouvante – et en a honte. C’est pour les détruire qu’il sort de chez lui une nuit, et se retrouve attiré dans l’appartement voisin… où réside une sorcière. Pour ne pas mourir, une seule solution : la divertir en lui lisant ses histoires, nuit après nuit. Avec l’aide de Yasmine, une autre prisonnière, il lui faut trouver un moyen de s’échapper avant qu’il n’arrive au bout de son cahier…

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Chronique : Ce serait cool de vivre dans un appartement qui a une bibliothèque magique avec des milliers et des milliers de livres ? Le rêve devient réalité, n’est-ce pas ? Faux ! Pas cet appartement et pas cette bibliothèque ! Un soir, Alex se faufile dehors pour détruire un livre de ses écrits qu’il aime tant, mais en chemin, il se fait piéger pour entrer dans un appartement de son immeuble, l’appartement d’une sorcière nommée Natacha. Il y a là un autre enfant, Yasmin, qui lui dit qu’il ne peut pas s’échapper de l’appartement enchanté et que son seul espoir de survie est de raconter des histoires effrayantes à Natacha. Il a toujours ses propres histoires d’horreur qu’il a écrites, mais elles sont trop pénibles à lire. Natacha l’installe dans sa bibliothèque magique et lui donne un crayon et du papier pour écrire d’autres histoires. Alex se laisse distraire en regardant tous les livres. Lorsqu’il est confronté à un avertissement d’un ancien enfant qui était là, Alex a maintenant l’espoir de s’échapper. Alex et Yasmin peuvent-ils trouver d’autres messages pour les aider à s’échapper de l’appartement ? Ou bien Alex va-t-il manquer d’histoires et de temps avant que Natacha ne le fasse disparaître ? Lisez cette histoire incroyablement effrayante sur les histoires d’horreur et l’amitié !

J’ai absolument adoré cette histoire ! Les enfants de ma bibliothèque sont toujours à la recherche d’histoires de plus en plus effrayantes. J’ai hâte de leur mettre celle-ci entre les mains. Qui n’aimerait pas un livre sur les sorcières, les chats magiques, les histoires effrayantes et l’amitié ! Ne manquez pas celle-ci !

Note : 9,5/10

D’ombre et de vengeance – Tome 2 – 8 octobre 2020 de Tomi Adeyemi

Zélie a ramené la magie à Orïsha, mais elle a aussi donné des pouvoirs puissants à ses ennemis. La guerre entre la monarchie, représentée par le prince Inan, et les rebelles maji, menés Zélie et son amie Amari, est sans pitié.

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Chronique :D’ombre et de vengeance est la suite captivante de De sang et de Rage. Je l’ai appréciée dans son ensemble, bien qu’elle ait souffert d’un peu du « syndrome du second livre ». L’histoire a atteint de nouveaux sommets et les conséquences de leurs actes étaient plus graves que jamais.

Après la conclusion bouleversante du livre précédent, Orïsha était dans un grand état de bouleversement. Bien que le rituel ait mal tourné, Zélie a atteint son objectif de rendre la magie aux mages mais elle l’a aussi réveillée accidentellement dans la noblesse. Elle finit par créer un nouveau type de manieur de magie appelé tîtans qui, contrairement aux mages, n’ont pas besoin d’incantations pour que leur magie s’écoule. Cela a ajouté une nouvelle dimension à l’histoire et a fait monter les enjeux encore plus haut qu’ils ne l’étaient déjà. L’ironie de l’histoire est qu’elle donnait à ses ennemis plus de pouvoir à utiliser contre son peuple et bien que la noblesse détestait les mages pour leur magie, la plupart d’entre eux se sentaient justifiés de l’utiliser eux-mêmes. Les mages et les titans repoussèrent les limites de leur magie au-delà de toute croyance, accomplissant des prouesses stupéfiantes et l’utilisant de manière créative. Bien que je ne pense pas que la façon dont ils utilisaient leur magie ait été très bien expliquée, c’était quand même passionnant à lire.

Dans de nombreux livres qui présentent le trope du « retour de la magie », il semble que ce soit une force pour le bien, mais dans celui-ci, le retour de la magie a rendu Orïsha plus divisée que jamais. Zélie et Amari voulaient tous deux réparer ce qu’ils avaient fait et unir les gens, mais ils ont fini par avoir des manières très différentes de s’y prendre.

Amari voulait prendre le trône et apporter la paix, mais sa mère était déterminée à se mettre en travers de son chemin (si vous pensiez que le père d’Amari était mauvais, attendez de rencontrer sa mère). C’était une tîtane puissante et elle voulait utiliser son pouvoir pour le bien. Elle a fini par rejoindre les mages avec Zélie mais ils étaient déterminés à faire d’elle une paria. Son besoin désespéré de prouver sa valeur et de mettre fin à la guerre, ainsi que les paroles de son père qui la hantaient encore, « Frappe Amari », lui ont fait prendre des décisions très discutables. Sa quête de la paix lui a fait penser que tout sacrifice en valait la peine et je pense qu’elle s’est un peu perdue dans ce livre.

Zélie a été détruite par tout ce qui lui était arrivé dans le livre précédent. Elle avait l’impression d’en avoir fait assez et elle voulait s’enfuir le plus loin possible de tout. Mais peu à peu, elle a trouvé sa lumière dans les autres mages et c’était agréable de la voir s’ouvrir à nouveau. Ma principale préoccupation était la dégradation de sa confiance en Amari. Leur amitié était l’une des parties que je préférais dans De sang et de Rage et, soudain, dans ce livre, ils semblaient se retourner l’un contre l’autre à chaque obstacle, ce qui était, à mon avis, extrêmement hors de leur caractère. Pourquoi ne pouvaient-ils pas simplement avoir une amitié saine et solide ?

Cependant, j’ai apprécié la camaraderie de Zelie avec ses élèves, surtout son second. J’ai également apprécié sa relation avec Roën, même si elle était un peu précipitée parce qu’ils vont bien ensemble. Pour la plus grande partie, je n’étais pas sûr de pouvoir faire confiance à Roën ou pas, mais je les expédiais à la fin. Je voulais vraiment que Tzain développe davantage son personnage parce qu’il était moins présent dans ce livre et c’était dommage. Cela aurait été bien d’en apprendre plus sur lui et de voir sa relation frère-soeur avec Zélie se développer davantage.

Je pense que les thèmes principaux de ce livre étaient les dangers de la haine. Les deux camps étaient aveuglés par leur haine mutuelle qui n’avait aucun sens, ni ne voyait que leurs actions alimentaient les flammes de la guerre sans y mettre fin. Leur haine engendrait encore plus de haine et les poussait à utiliser leur pouvoir pour détruire et non pour construire. La haine aveugle de Zelie envers Inan et envers elle-même pour avoir encore des sentiments pour lui l’empêcha de chercher la paix alors qu’il l’offrait vraiment. Bien que, pour être juste, je n’étais pas sûr qu’Inan se serait tenu à un quelconque accord de paix de toute façon. Il ne pouvait pas s’en tenir à ses propres décisions et croyances et je voulais juste qu’il se fasse une raison – il était plus ennuyeux que jamais.

Je pense que le point faible de ce roman était l’intrigue. J’avais l’impression qu’elle tournait en rond à certains moments et qu’elle ne progressait pas vraiment. Le rebondissement de l’intrigue à la fin était complètement inattendu. À l’époque, c’était passionnant et cela m’a beaucoup choqué. Mais à la réflexion, c’était un peu trop soudain, comme si on l’avait jeté là-dedans pour créer une intrigue suffisante pour un autre livre.

Dans l’ensemble, j’ai aimé D’ombre et de vengeance. Certaines parties étaient plus fortes que dans le premier livre, d’autres non et il n’a peut-être pas répondu à toutes mes attentes, mais c’était quand même une aventure fantastique agréable et diversifiée avec la construction d’un monde riche et je veux lire le dernier livre de la trilogie pour voir comment tout cela va se terminer.

Note : 9/10

Bonne nuit mon ange – 15 octobre 2020 de Aimee MOLLOY

Sam Statler et Annie Potter, fraîchement mariés, viennent de quitter New York pour s’installer la petite ville natale de Sam. Annie passe la plupart de ses journées seule et désœuvrée tandis que Sam, thérapeute, reçoit ses patients –majoritairement féminins – dans son cabinet installé au rez-de chaussée de la maison.

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Chronique : C’est vraiment bien ! Un récit unique, des narrateurs peu fiables qui se différencient à peine les uns des autres avec des coups d’échecs tortueux et ultra intelligents. (Nous avons à bord un auteur très intelligent qui ne s’ennuie jamais pour jouer à des jeux d’esprit avec nous. Ne vous faites pas avoir comme moi ! )

Un magnifique couple de jeunes mariés d’une quarantaine d’années, avec des jeux de rôle excentriques, se rend dans la ville natale de son mari, dans le nord de l’État de New York, pour repartir à zéro et garder un œil sur la mère de celui-ci, qui souffre de démence depuis son plus jeune âge.

Bien sûr : le mari a un nom : Sam Statler. C’est un psychiatre qui est occupé dans son bureau du bas sans avoir la moindre idée que quelqu’un écoute ses séances privées avec les patients.
Il était une fois un joueur, flirtant avec la plupart des filles de la ville et il leur a brisé le cœur tout comme son père a quitté sa mère pour un mannequin à son demi-âge.

Mais Sam est un homme nouveau, même s’il garde un très grand secret pour sa femme. Et un jour, une jeune Française mystérieuse apparaît comme sa nouvelle patiente qui conduit une Mini Cooper. Le patient insiste pour avoir une séance privée la nuit et il l’accepte. Alors, personne n’entend parler de lui.

Sa pauvre femme Annie Potter (bravo ! Tu gardes ton nom de famille même si tu es mariée à ce psy canon) attend qu’il entre par la porte d’entrée comme si de rien n’était. Mais il ne revient pas ! Peut-être que Sam n’est pas le même gars que celui dont elle est tombée amoureuse ! Peut-être s’est-il déjà enfui après avoir reçu l’argent de l’héritage que son père avait promis de transférer sur le compte de sa mère.
Ou bien y a-t-il quelque chose de plus louche qu’elle ne puisse jamais imaginer ?

Sans vouloir faire de spoiler, je veux vous dire quelque chose. Pendant ma lecture, le visage de Michael Emerson n’a cessé d’apparaître dans mon esprit en tant que personnage de propriétaire ( Person of Interest ). Je peux honnêtement dire que si ce livre sera adapté en scénario, le meilleur acteur pour jouer Albert doit être lui !

Le livre est un thriller psychologique, qui s’étend sur toute la durée du livre, mettant à l’épreuve leur mariage et leur détermination, et celle d’un esprit dérangé, qui a des problèmes d’attachement, et qui a des traits de harceleur. Il est sinistre, et encore plus sinistre, lorsque vous lisez un extrait du livre d’opinion de la personne, en donnant les raisons de cette situation.
C’est un livre bien écrit, à cet égard, et sa lecture a été bonne et rapide.

Note : 9,5/10

Clara l’extraterrestre – À quoi servent les humains ?– 24 septembre 2020 de Martin PAGE (Auteur), Coline PIERRÉ (Auteur), Sandrine BONINI (Illustrations)

Clara l’extraterrestre est envoyée sur Terre pour étudier les humains avec son chat Zbloublou. Elle envoie régulièrement des rapports à sa planète, expliquant comment les Terriens se comportent. Mais elle a surtout beaucoup de questions. Pourquoi se baignent-ils dans un récipient ovale ? Combien de repas prennent-ils chaque jour ? Et en fait, à quoi servent-ils ?

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Chronique : L’histoire est très simple et très amusante.On sourit en se disant que les enfants ont vraiment beaucoup d’imagination. Cette dernière les pousse à surprotéger leur idée jusqu’au bout et le texte de Martin PAGE et Coline PIERRÉ n’a rien d’extraordinaire, mais la surprise reste entière jusqu’au bout le tout accompagné de superbe illustration de Sandrine BONINI
Les personnages sont vraiment attachants. Un texte drôle, richement illustré, avec le code couleur de la couverture, et plein de tendresse.

Note : 9/10

Blackpink: Light Up the Sky | Documentaire NETFLIX | Critique & ANALYSE [REVIEW] 블랙핑크

Les filles du groupe coréen BLACKPINK qui a battu tous les records évoquent leurs rêves, et les embûches trouvées sur le chemin de leur succès météorique. Lien de l’album de Blackpink : https://amzn.to/3j0UM3H

Dites moi en commentaire qu’elle est votre groupe de k-pop préféré ? ——————————————————————————————– LIKEZ, COMMENTEZ et PARTAGEZ svp !! ❤️ Et bien sûr… ABONNEZ-VOUS ! 😁🔥🔥 Insta : https://www.instagram.com/mistercultu… Twitter : @culturevsnewsbl ——————————————————————————————–

Un documentaire original, seulement sur #NETFLIX Disponible le 14 octobre 2020 Texte : Morgane Giuliani Lien article Marie Claire: https://www.marieclaire.fr/blackpink-…

Le sang du bayou de Joe R. Lansdale, quand le sordide et le racisme sont au service d’une jolie plume

Le sang du bayou n’est pas un roman de Lansdale en soi, il s’agit d’un groupement de trois romans réunis afin de former une trilogie de polars noirs sudistes. On pourra donc retrouver Un froid d’enfer, Les marécages et enfin Sur la ligne noire.

Le premier d’entre eux, Un froid d’enfer, est peut-être le plus anecdotique des trois. L’intrigue démarre sur les chapeaux de roues, avec un humour noir tranchant mais rapidement le récit se détourne de ce penchant burlesque pour adopter un ton plus calme. Le récit se transforme ainsi en une romance noire pas désagréable à suivre mais au rythme un peu plat. Il reste la plume de Lansdale pour nous accrocher au récit, toujours aussi immersive.

Lansdale fait partie de ses écrivains capables de faire prendre vie sous sa plume le moindre personnage ou le moindre endroit. Qu’il s’agisse d’une foire itinérante, d’une bourgade reculée, d’une forêt touffue ou de ruines lugubres, ces lieux accaparent immédiatement votre imagination au cours de scènes dignes de Stephen King. Ce talent va se confirmer avec les deux romans suivants.

Les marécages, en plus d’offrir une intrigue passionnante et riche nous emportent dans la campagne américaine texane au cours des années 1930. C’est donc toute une société qui s’anime sous nos yeux. Une société où le racisme fait partie des mentalités, où les noirs sont parqués à l’écart dans des bourgades qui leur sont réservés, où les règles sociales leur interdisent d’espérer une amélioration de leurs conditions de vie, où le spectre des lynchages est omniprésent et où les cagoules blanches font régner leurs ordres. Une Amérique finalement pas très différente de celle que l’on peut voir aujourd’hui.

C’est à travers les yeux d’un enfant, Harry, que Lansdale a choisi de nous conter son récit. Un choix judicieux, l’auteur adopte à la perfection le point de vue d’un enfant et permet de se familiariser avec son quotidien champêtre et la petite ville de Marvel creek. La plume de Lansdale fait des merveilles dans ce récit avec des scènes qui m’ont fait penser à certains récits de Stephen King, notamment une scène nocturne dans les bois qui donnent les frissons comme seul savent le faire les grands auteurs. L’intrigue est menée de manière magistrale, même si j’avais deviné l’identité de l’assassin, et contribue à faire de ces marécages la pièce maîtresse de cette trilogie.

Le dernier récit, Sur la ligne noire, est la suite spirituelle du roman précédent. On fait un bond de 30 ans pour atterrir dans les années 60, toujours dans l’east texas dans la ville de Dewmont. Le narrateur est à nouveau un jeune garçon prénommé Stanley, à peine plus âgée que le précédent. Là encore son point de vue d’enfant sur le point d’entrer dans la puberté est l’occasion pour l’auteur de ressusciter une Amérique disparue. Les mentalités commencent à changer doucement. À travers les échanges de Stanley avec d’autres protagonistes on sent les prémices des troubles raciaux qui vont secouer l’Amérique. L’intrigue s’avère être un ton en dessous de celle des marécages, moins riche en personnages marquants, mais offre tout de même des scènes mémorables. La plume évocatrice de l’auteur fait encore des merveilles. On suit avec plaisir le quotidien de ce jeune héros tout en appréciant la chronique sociale que fait Lansdale de cette Amérique malade de ces contradictions.

Cet énorme pavé de plus de 800 pages pourrait effrayer les lecteurs les moins aguerris mais la plume de l’auteur enveloppe le lecteur dans un cocon dont il est difficile de s’échapper malgré l’épaisseur de cette édition. Le style puissamment évocateur de Lansdale nous entraîne dans une suite d’histoires peuplées de personnages inoubliables aussi attachants que monstrueux dans des décors aussi bien inquiétants, la fameuse ligne noire du dernier récit que chaleureux, les foyers des jeunes Harry et Stanley par exemple. Dans lesquels l’auteur nous fait vivre tout en pan de la vie d’une famille. À tel point que l’on ne peut s’empêcher d’avoir la gorge serrée au moment de les quitter tellement on s’est senti proche d’eux.

Résumés: Un froid d’enfer: Las de supporter la puanteur du cadavre de sa mère qu’il a conservé pour toucher les allocations, le jeune Bill Roberts braque en face de chez lui la cabane d’un marchand de pétards. La cavale qui s’ensuit est une succession d’imprévus mortels où Bill s’adapte dans un environnement radicalement transformé par la fuite. Le pote sympa se transforme en allumé dangereux. Une mare tranquille devient, la nuit, le plus effroyable des marais et le plus simple des flics se découvre des instincts de prédateur… Tout plutôt que de se laisser prendre! Le visage totalement déformé par des morsures de serpents, Bill croise la route d’un cirque itinérant spécialisé dans les monstres…

Les marécages: Début des années trente, Texas. Rien ne semble avoir bougé depuis la guerre de Sécession. Le Klan domine. Les lynchages demeurent. Harry, treize ans, fils du représentant local de la loi, s’émancipe de ce monde qui le choque en s’isolant dans les marais. Il y croise, dans les méandres endormis, celui que tout le monde dit être un monstre insaisissable, un esprit de la nuit. Harry est fasciné. Il a trouvé, près des traces de cet Homme-Chèvre, le cadavre d’une femme noire bâillonnée avec des barbelés. On parle d’un « ambulant », serial killer d’une époque démunie devant ce type de crimes imputés au Mal sans qu’il n’y ait de véritable enquête. La population blanche ne s’inquiète pas. N’importe quel Noir fera l’affaire. Jusqu’à ce que les cadavres changent de couleur de peau…

Sur la ligne noire: Profitant des vacances, Stanley, treize ans, se balade dans les bois écrasés de chaleur situés derrière le cinéma en plein air que son père vient d’acheter. Les temps sont durs dans ce trou paumé du Texas. Les non-dits et les histoires anciennes pèsent sur la communauté comme des maléfices. Stanley, en déterrant dans une ruine calcinée une boîte en fer contenant de vieilles lettres d’amour, réveille un drame qui enflamme son imaginaire. Deux jeunes filles seraient, une décennie plus tôt, mortes dans la même nuit sans qu’on retrouve la tête de la seconde. Plus Stanley pose de questions, plus ce qu’il comprend le fascine. Le père de son meilleur ami n’est-il pas le premier à se taire? Un vieux projectionniste du drive-in, ancien policier des réserves indiennes, cache lui aussi bien des choses…

  • Poids de l’article : 560 g
  • Broché : 896 pages
  • ISBN-10 : 207046539X
  • ISBN-13 : 978-2070465392
  • Dimensions du produit : 12.7 x 3.9 x 19 cm
  • Éditeur : Folio (8 octobre 2015)
  • Langue : : Français

L’enfant aux cailloux de Sophie Loubière, derrière les portes closes

Les thrillers domestiques ont cela d’exaspérant qu’ils n’ont, bien souvent, aucun sens du rythme et se contentent de bercer les lecteurs tout au long de leurs intrigues mollassonnes. Sophie Loubière a parfaitement compris ceci en composant la triste ritournelle de l’enfant aux cailloux en adoptant un tempo rapide et une narration malicieuse.

Dans nombre de thrillers domestiques qui se piquent de psychologie on s’interroge sur l’état de santé mental de l’héroïne, c’est souvent une femme, allez savoir pourquoi, pendant un bon tiers du roman avant le coup de théâtre final qui remet tout en perspective. Point de tergiversations dans celui-ci, on comprend très vite que quelque chose ne tourne pas rond dans la tête de cette brave Mme Préau.

Un personnage qui apparaît immédiatement sympathique malgré son caractère bougon et paranoïaque. Son dérèglement mental apparaît d’abord par petites touches qui sont autant de dissonances disgracieuses dans le quotidien de cette ancienne institutrice à la retraite. Maligne l’auteure a alterné les tranches de vie centrées sur ce membre du troisième âge souffrant de solitude et de paranoïa afin d’éviter que son récit dérape sur la pente de l’ennui.

Ainsi pour nous immerger dans l’esprit chaotique de son personnage principal, l’auteure s’est amusé à alterner des chapitres courts où Mme Préau échange avec un nombre limité de personnages, son fils, son aide ménagère, son docteur, et d’autres où elle nous présente ses notes personnelles ou ses lettres adressées au édiles de la république ou à des proches. Cette diversité dans la narration permet de dresser un portrait psychologique complet du personnage principal tout en maintenant l’attention du lecteur, qui ne peut s’empêcher de se demander jusqu’où va la mener sa folie.

Le dernier tiers du roman permet de mettre en lumière un autre personnage. Plutôt en retrait jusqu’à présent, il gagne en épaisseur et en humanité. Il aura surtout la chance de pouvoir comprendre Mme Préau dans toute sa complexité, et ainsi faire la paix avec ses démons, ce qui arrive rarement dans la vraie vie.

Une conclusion douce amère mais profondément empathique pour un thriller domestique qui sort du lot grâce à sa narration malicieuse, son personnage principal formidable de complexité et son intrigue parfaitement maîtrisée. Un livre qui met en avant un problème social mais ce n’est pas forcément celui auquel vous penserez en lisant le résumé.

Résumé: Elsa Préau est une retraitée bien ordinaire. De ces vieilles dames trop seules et qui s’ennuient tellement – surtout le dimanche – qu’elles finissent par observer ce qui se passe chez leurs voisins. Elsa, justement, connaît tout des habitudes de la famille qui vient de s’installer à côté de chez elle. Et très vite, elle est persuadée que quelque chose ne va pas. Les deux enfants ont beau être en parfaite santé, un autre petit garçon apparaît de temps en temps – triste, maigre, visiblement maltraité. Un enfant qui semble l’appeler à l’aide. Un enfant qui lui en rappelle un autre… Armée de son courage et de ses certitudes, Elsa n’a plus qu’une obsession : aider ce petit garçon qui n’apparaît ni dans le registre de l’école, ni dans le livret de famille des voisins. Mais que peut-elle contre les services sociaux et la police qui lui affirment que cet enfant n’existe pas ? Et qui est vraiment Elsa Préau ? Une dame âgée qui n’a plus toute sa tête ? Une grand-mère souffrant de solitude comme le croit son fils ? Ou une femme lucide qui saura croire à ce qu’elle voit ?

  • Poids de l’article : 200 g
  • Poche : 352 pages
  • ISBN-13 : 978-2266246309
  • ISBN-10 : 2266246305
  • Dimensions du produit : 10.9 x 1.6 x 17.8 cm
  • Éditeur : Pocket (13 mars 2014)
  • Langue : : Français

La Flamme | Série CANAL + | Critique & ANALYSE + Lien 1er épisode Offert

Inspirée de la série américaine « Burning Love », produite par Ben Stiller,  » Mais que vaut cette parodie de téléréalité portée par Jonathan Cohen et un casting XXL ?

Dites moi en commentaire ce que vous pensez de cette série ?

Vous brûlez d’envie de découvrir la série Le premier épisode vous est offert ! Prêts à vous embraser ?
Lien : https://www.canalplus.com/series/la-flamme/?cmp_entity=VEL&ectrans=1&cmp_thematic=CINEMA&cmp_name=WEBEDIA&cmp_crea=ARTICLE&cmp_date=2020&cmp_channel=PARTNERSHIP&cmp_support=ALLOCINE

Sources : Maximilien Pierrette & Alexandre Janowiak

Carthago Adventures T6 – La Source de Christophe Bec & Jean-David Morvan & Bernard Khattou

Lors d’un forage dans une caverne sous-marine, des scaphandriers sont attaqués par un megalodon. Ancêtre préhistorique du requin, il est le plus féroce prédateur des mers que n’ait jamais connu notre planète. Employée par le richissime collectionneur Feiersinger, l’océanographe Kim Melville découvre que des spécimens ont survécu dans des grottes sous-marines alors qu’ils sont censés avoir disparu depuis 5 millions d’années ! Une découverte qui pourrait remettre en question l’équilibre écologique de la planète et la survie même de l’humanité.

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Chronique : Amazonas, mars 1949, Wolfgang Feiersinger est poursuivi, puis abattu par des nazis. Il tombe dans un petit lac en bas d’une cascade et guérit miraculeusement de ses blessures. En 1996, Harry Feiersinger part retrouver sa soeur Yara, qui a disparue au Brésil, dans l’Amazonas … Ce 6ème album raconte une aventure qui conduit Harry et London Donovan en plein coeur de la forêt amazonienne, sans trop de préparation. Harry n’est pas du tout fait pour ce type d’aventure. Le duo Harry et London Donovan fonctionne plutôt bien. Le scénario est très bien mené et le suspense parfaitement maîtrisé jusqu’au bout. On va enfin découvrir des secrets de taille sur le Centenaire des Carpates. Les dessins de Bernard Khattou sont classiques mais réussis. Une aventure captivante, pleine de sensations fortes et de surprises à ne pas rater.

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L’univers Carthago Adventures

Explorez les confins du monde connu à la recherche de créatures aussi légendaires que dangereuses.

La Terre est loin d’avoir livré tous ses secrets. Découvrez l’Univers Carthago et explorez les confins du monde connu à la recherche de créatures aussi légendaires que dangereuses. A tout instant, le chasseur peut devenir la proie…

Une série d’histoires indépendantes, mettant en scène les personnages de la série Carthago.

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c’est quoi Moi ? – Philo z’enfants de Oscar Brenifier et Aurélien Débat | 10 septembre 2020

Six grandes questions illustrées de 36 situations quotidiennes et 144 sous-questions pour ouvrir le dialogue et initier les enfants à la réflexion philosophique, comme un jeu.

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Chronique : Une question en amène une autre qui peut sembler contradictoire mais qui en réalité ouvre la réflexion …permet d’aller toujours plus loin dans l’analyse ce que nous vivons et faisons. De par, cette méthode, les enfants (mais pas que) peuvent se rendre compte que le choses ne sont pas aussi manichéennes que nous semblons leur exprimer au prime abord: ceci est bien et ceci est mal. En se posant la question et en essayant d’y répondre, on nuance son propos. Une très belle découverte. Il faudra certainement le relire à différents moments avant qu’ils perçoivent le sens et l’intérêt. Personnellement, je le trouve vraiment très intéressant.