Mort d’Annie Cordy, chanteuse populaire et figure de la télévision

La comédienne et chanteuse Annie Cordy est décédée ce 4 septembre 2020 à l’âge de 92 ans. De ses duos avec Bourvil à ses chansons mémorables et entraînantes, elle laissera le souvenir d’une énergie et d’une bonne humeur perpétuelles.

Annie Cordy, de son vrai nom Léonie Cooreman, commence la danse à l’âge de huit ans et prend des cours de solfège et de piano. Très vite, elle participe à des radio crochets, des concours et fait ses débuts au cabaret le « Boeuf sur le toit » à Bruxelles. Elle est alors remarquée par le directeur artistique du Lido, et est engagée, en 1950, comme meneuse de revue. Dès 1952, elle signe un contrat avec Pathé Marconi, et remporte à Deauville le prix « Maurice Chevallier ». Tout en continuant l’opérette, Annie Cordy enregistre ses premiers succès musicaux (Fleur de papillon, Léon, …).

Travail avec Bourvil et Luis Mariano

Elle fait ses débuts en tant qu’actrice en 1953, avec la comédie de Sacha Guitry, Si Versailles m’était conté…, puis tourne aux côtés de Bourvil en 1954 dans Poisson d’avril. Sa carrière sur grand écran est alors lancée. Mais Annie Cordy n’oublie pas pour autant son premier amour : la chanson, puisqu’elle passe en 1955 en vedette à l’Olympia et reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles Cros pour la chanson Oh Bessie !. Durant toute sa carrière cette artiste complète alterne cinéma, chanson et scènes (Opérette, théâtre,..). Elle conjugue d’ailleurs parfaitement cinéma et chanson puisqu’elle joue dans de nombreuses comédies musicales notamment Le Chanteur de Mexico aux côtés de Luis Mariano et Bourvil. Mais loin de se contenter d’être présente sur tous les fronts, Annie Cordy s’internationalise, puisqu’en 1956, elle se produit en Allemagne, en Angleterre, à New York, à Rio de Janeiro, puis à Cuba, Mexico, et Porto Rico.

La comédie… et l’émotion

A la fin des années cinquante, Annie Cordy enchaîne les opérettes et les films avec Tabarin de Richard Pottier (1958), Cigarettes, whisky et petites pépées de Maurice Regamey (1959), Ces dames s’en mêlent, en 1964, marque le début de sa collaboration avec le réalisateur Raoul André. Avec Le Passager de la pluie de René Clément, Annie Cordy montre que celle qu’on surnomme la « rigolote » sait émouvoir. Ce qu’elle confirme d’ailleurs dans Le Chat aux côtés de Jean Gabin et Simone Signoret ou dans Rue haute, réalisé par André Ernotte en 1976, pour lequel elle remporte l’Award de la meilleure comédienne. Annie Cordy s’illustre aussi bien dans des comédies musicales que dans des drames.

Sur scène avant tout

Pour autant, cette grande dame du music-hall ne délaisse pas la chanson puisqu’elle enregistre en 1974 La bonne du Curé qui se vend à 1 million 800 000 exemplaires, et Tata Yoyo vendu à 1 million d’exemplaires. Avec 6000 galas à son actif, plus de 600 chansons enregistrées, 2 dessins animés doublés (Pocahontas, une légende indienne et Frère des ours), 40 films de cinéma, sans parler des séries télévisées (Orages d’été, Avis de Tempête, Le Tuteur,…) et des téléfilms (L’Avare, Madame Sans-Gêne,…) dans lesquelles elle apparaît, Annie Cordy est une artiste complète qui a su évoluer avec son temps. En 1998, elle a fêté ses 50 ans de carrière et continue de nous étonner par son dynamisme et son enthousiasme. En 2006, elle est à l’affiche du film de Richard Bohringer, C’est beau une ville la nuit, et l’année suivante, dans le film de Laurent Achard, Le Dernier des fous.

Mais le cinéma toujours

A 80 ans passés, Annie Cordy poursuit sa carrière au cinéma et à la télévision, avec des apparitions dans de nombreux films (Le crime est notre affaire, Disco, Le Dernier Diamant) et téléfilms (Je retourne chez ma mère). Elle est en 2014 à l’affiche de Les Souvenirs, troisième long-métrage de Jean-Paul Rouve. La comédienne y interprète la grand-mère touchante de Romain, qui, fatiguée que l’on décide tout pour elle, s’échappe de sa maison de retraite. Elle décède le 4 septembre 2020, à l’âge de 92 ans, quasiment deux années jour pour jour après sa dernière apparition à l’écran, dans le téléfilm Illétré.

Star Wars : Renaissance – 27 août 2020 de Rebecca ROANHORSE

La Résistance est en ruine. À la fuite difficile de Crait, ce qui était autrefois une armée a été réduit à une poignée de héros blessés. Finn, Poe, Rey, Rose, Chewbacca, Leia Organa – leurs noms sont célèbres parmi les mondes opprimés pour lesquels ils luttent. Mais les noms ne font pas tout et le dernier appel à l’aide désespéré de Leia est resté sans réponse.

Achat : https://amzn.to/3boxnqE

Chronique : Un très bon livre. C’est le parfait livre de transition dont nous avons besoin. Après le dernier Jedi, la Résistance a survécu mais elle a été décimée en termes de personnel, d’armes et de soutien L’autre chose, c’est que le temps entre le Réveil de la Force et le Dernier Jedi est si minuscule que la lecture de ce livre m’a fait réaliser le peu de temps que les personnages ont entre eux. C’est le point principal de ce livre : il donne vraiment aux personnages du nouveau et de l’ancien temps et une chance de faire leur deuil et de créer des liens.

L’une des grandes choses que j’ai toujours aimées dans Star Wars, c’est la continuité entre les films, les livres, les bandes dessinées et même les jeux. C’est quelque chose qui a manqué à l’époque de Disney. Oui, de nouveaux personnages doivent être créés, mais avant ce livre, les choses n’allaient pas vraiment bien ensemble. J’y ai vu des personnages de la trilogie Aftermath, dont l’un s’est fait un nom dans l’univers de la bande dessinée, Bloodlines, Rebels, et d’anciens héros également.

Pas de grandes révélations dans ce livre, mais un livre vraiment nécessaire pour rassembler tous les personnages. De nouveaux personnages, d’anciens et de nouveaux héros, de nouveaux rôles à jouer, et un feu renouvelé pour combattre l’injustice. Un grand livre. Rey est très calme dans ce livre, elle n’y fait que quelques apparitions, je suppose qu’elle est sauvée pour le film, mais ce serait dommage que les autres personnages ne soient pas reconnus. À lire absolument avant le début de l’aventure Skywalker

C’est aussi un livre de Poe Dameron. Il est encore en train d’accepter sa mutinerie et toutes ses ramifications et d’apprendre comment en sortir. Il se sent incroyablement nécessaire et Rebecca Roanhorse gère habilement son état d’esprit. Honnêtement, il y a beaucoup de choses à aimer dans ce livre, mais je ne veux vraiment pas en gâcher davantage pour les lecteurs, car chaque nouvelle révélation ou inclusion de personnage a été une joie à découvrir en lisant.

Note : 9/10

L’Heure du diable (03 septembre 2020) par Patrick Bauwen

Chris Kovak est médecin, agoraphobe, incapable de sortir de chez lui. Quand un mystérieux patient le contacte, un compte à rebours meurtrier commence.

Achat : https://amzn.to/2EZrTGF

Chronique : Avec ce nouveau livre Bauwen nous offre après le jour du chien et la nuit de l’ogre un roman qui gagne en profondeur et en force dans ce récit et qui est un de ses meilleurs livre dans le genre du thriller. Si vous n’avez jamais lu un de ses romans la trilogie de Chris Kovak est une bonne entrée dans le style de l’auteur.  Patrick Bauwen immerge son récit dans une histoire dur, proche de Se7en de Fincher qui frôle la démesure. Les idées qu’il emploie sont proches de la folie, souvent totalement absurdes, mais on se plonge dans le monde qu’il nous décrit car ce livre enchaîne les lieux comme  des plus étranges et des décors qui sont de plus en plus étranges. Les descriptions sont nombreuses et précises . Il faut réussir à suivre l’auteur dans cet univers où l’absurde qu’il nous est dépeint : mais c’est aussi au lecteur de rester terre à terre et de ne pas croire chacune des théories de ses personnages . À chaque page, le lecteur peut rencontrer une nouvelle trouvaille qui repousse encore plus loin des limites qu’on pensait atteintes depuis longtemps. Les idées partent vraiment dans tous les sens historiquement ou non. L’auteur joue avec la religion et la place de Dieu dans ce monde où les cultures ne savent ce que sait . Dans une histoire au rythme rapide et aux chapitres courts, il y a beaucoup de rebondissements, de faux-fuyants, et un niveau élevé de suspense et de tension. C’est une lecture fascinante, sombre, atmosphérique, avec un Chris Kovak qui capture habilement la nature et l’anatomie de la vie. Un roman plein d’intrigues et de surprises, qui aborde des sujets importants tels que le crime, le châtiment et la justice. Oh et attention à ne pas répandre les rumeurs et les commérages !

Note : 9,5/10

La Marche du levant de Léafar Izen | 2 septembre 2020

Trois cents ans. C’est le temps que met la Terre pour tourner sur elle-même. Dans le ciel du Long Jour, le soleil se traîne et accable continents et océans, plongés tantôt dans une nuit de glace, tantôt dans un jour de feu. Contraints à un nomadisme lent, les peuples du Levant épousent l’aurore, les hordes du Couchant s’accrochent au crépuscule.

Achat : https://amzn.to/3jMqTEO

Chronique : Merci Léafar Izen pour ce superbe livre qui nous fait voyager vers des terres peu connues. Avec une superbe couverture, des chapitres bien mis en évidence…et c’est surtout un agréable roman Il y a de bons ingrédients permettant aux lecteurs d’apprécier cette histoire : magie, aventure et récit initiatique. On peut honnêtement dire sans gâcher une chose que ce roman offre de l’estime de soi. Car cela se ressent dans une véritable horreur depuis le début et jamais une fois la tension ne s’est glissée, se basant sur les détails, des caractérisations pointues et des révélations merveilleuses. On pourrait l’appeler une fantasy sombre, bien sûr, ou une fiction historique avec un réalisme magique plié, ou même un conte tellement enraciné dans la réalité qu’on ne pourrait jamais creuser assez profondément. Ce roman est donc dotée de bien des qualités. La plume de l’auteur est enchanteresse et il est agréable de se laisser porter par les mots, rien que pour le plaisir de lire de belles phrases bien tournées. Et puis il y a l’histoire et ses personnages. Nous emmenant dans un univers riche et complexe à souhait, peuplé de créatures fantastiques, où nos héros ne pourront se contenter d’être de simple spectateur et entre dans ce cauchemar. Instruments de pouvoir ou créatures dotées de consciences, capables de ressentir . Plus qu’un roman de fantaisie d’aventure, Léafar Izentire à chaque fois la bonne combinaison pour trouver alliés et solutions à chaque étape de son périple… Quel livre bien rempli ! Là encore, impossible d’arrêter ma lecture, de décrocher de cet univers car la structure du livre nous montrent les deux tableaux séparés avec les liens qui les unissent. Côté ambiance générale, c’est assez froid et fataliste quoi que réchauffé par de belles rencontres et de grandes surprises. L’amitié et la force de la fidélité façonnent dans ce roman la plume de l’auteur est fluide et met en place un parfait équilibre entre descriptions, dialogues et actions, nous présentant au travers d’une intrigue captivante.

Note : 9,5/10

Moins 18°de Stefan AHNHEM | 03 Septembre 2020

Après une course folle, une BMW plonge dans les eaux de la gare maritime d’Helsingborg. Quelques heures plus tard l’identité du passager défraie la chronique : Peter Brise, star nationale des technologies de l’information, était promis à un avenir florissant.

Achat : https://amzn.to/3i0YhqT

Chronique : Lorsque le millionnaire de l’informatique Peter Brise entre dans le port après une poursuite en voiture, la police suppose qu’il s’agit d’un suicide jusqu’à ce que le pathologiste révèle qu’il était mort et l’était depuis un certain temps lorsqu’il est tombé à l’eau. Comment est-ce possible alors qu’il a été vu quelques jours plus tôt ? Entre-temps, l’enquête de Dunja sur une femme sans-abri vue couverte de sang la conduit à une affaire de gifles heureuses et de dérision des inspecteurs.

J’ai beaucoup apprécié Moins 18°. J’ai été accroché par cette prémisse inhabituelle et saisi par la lenteur et le rythme de la diffusion des informations. J’avais hâte d’y revenir et de voir ce qui allait suivre. Une grande partie de l’intrigue, notamment les meurtres suédois, a mis à rude épreuve ma crédulité, mais j’ai vite oublié de me poser des questions à ce sujet, car je me suis retrouvé pris dans l’intrigue et, ce qui est presque aussi important, dans la vie privée des personnages. J’aime la façon dont Ahnhem est capable de tisser tous ces fils ensemble si facilement lorsque les deux principales intrigues sont complètement séparées et ne convergent à aucun moment, sauf de façon tangentielle.

Il y a beaucoup de choses sur Fabian et sa famille dans ce roman. Lui et sa femme, Sonja, se rapprochent du divorce et ses enfants y font face à leur manière. Theodor, qui est troublé, a transféré son affection à Alexandra, une fille de l’école, et Matilda s’adonne à des activités occultes avec une planche de ouija. Dunja essaie de remettre sa carrière sur les rails mais est constamment sabotée par le malveillant Kim Sleizner. J’ai trouvé toutes ces histoires personnelles aussi fascinantes que les intrigues principales et j’ai hâte de voir comment elles se dérouleront dans le prochain roman, avec les indices sur la prochaine enquête de Fabian.

Il y avait deux histoires qui se côtoyaient dans celle-ci et j’espère que nous verrons plus de Dunja dans le prochain livre et qu’elle résoudra les problèmes. Fabian doit vraiment faire le tri dans son fils aussi. Il a toujours été un sacré numéro et ne s’améliore pas non plus ici. Dans certains endroits, les compétences de Fabian (et de son équipe) en tant que détective pourraient aussi être mises à profit. Cependant, sa gentillesse se manifeste dans quelques scènes touchantes cette fois-ci, ce qui était agréable à voir. Il y avait un meurtre particulièrement méchant dans celle-ci…..Je suis content de ne pas vivre avec une imagination aussi vive, je dois dire.

Je m’attendais à ce que le roman soit un peu décousu étant donné les différents points de vue et intrigues, mais même s’il saute aux yeux, je l’ai trouvé facile et passionnant à lire. Il faut aussi noter que le nombre de morts est élevé et que si la violence n’est pas trop graphique, elle n’est pas forcément pour les dégoûtés.

Note : 9/10

Test Blu-Ray : I See You (02 Septembre 2020) De Adam Randall Avec Helen Hunt, Jon Tenney, Judah Lewis

Justin Whitter, 10 ans, disparaît alors qu’il faisait du vélo dans un parc. L’inspecteur de police Greg Harper en charge de l’affaire découvre de nombreuses similitudes avec de précédents cas d’enlèvements d’enfants dans la région.

Achat : https://amzn.to/3gYjq3Y

Chronique : J’ai adoré ce film. Il y a beaucoup de choses qui se passent et le premier acte est une lente construction du mystère. Des enfants disparaissent, y a-t-il un tueur en série ou quelque chose de plus mystérieux ? L’infidélité, la colère et les événements effrayants qui se déroulent dans la maison des protagonistes donnent un air de réalité magique semblable à celui de « Héréditaire » ou « Le meurtre d’un cerf sacré », mais que se passe-t-il ? Est-ce une chose ou plusieurs ? Cela s’explique par une série de révélations qui donnent un air de tension croissante et de changement de perspective qui était du génie absolu, donc pas de déceptions. Il est fou dans la manière dont il est fait. Chaque élément est brillant. Déjà, j’ai adoré l’ambiance. Elle se construit et nous absorbe totalement. La bande originale est véritablement angoissante. Je sentais tout du long la tension. J’étais sur les nerfs et j’aime ça. Il y a une façon de faire tel qu’on est sur le qui-vive durant 1h30. Le film est aussi parfaitement construit d’un point de vue récit. Il va avoir deux points de vue, celui du « bien » et celui du « mal ». Chacun va se compléter et on va comprendre beaucoup de choses. Tout s’emboite bien et c’est passionnant à voir ce décalage. Même si ce n’est pas révolutionnaire, ce n’est pas non plus quelque chose qu’on voit souvent, donc quand c’est bien fait je dis banco. Surtout que le final m’a donné la chair de poule. Ce genre de conclusion est mémorable. Tout ceci est aussi possible grâce à de très bons acteurs. J’ai particulièrement aimé Jon Tenney et Judah Lewis qui joue son fils. Je l’avais apprécié dans THE BABYSITTER (2017) sur Netflix et SUMMER OF ’84 (2018). À noter la présence étonnante d’une très bonne Helene Hunt qui dans mes souvenirs restés attaché à son rôle dans la série DINGUE DE TOI. I see you est une véritable petite surprise. On ne s’attend à pas grand et finalement quel suspens. Plein de rebondissements qui nous surprennent. La réalisation est parfaite et les acteurs au top. Je recommande

Note : 9,5/10

I See You : Dans la tranquillité de son chez soi -

Vidéo : I see you fait ses débuts sur Blu-ray , l’amélioration la plus notable est l’augmentation des niveaux de luminosité, ce qui permet d’obtenir des noirs nettement plus riches et plus incrustés partout. Bien sûr, cela donne aussi une qualité d’image plus sombre où les ombres les plus profondes et les plus soyeuses ont tendance à engloutir les détails les plus fins dans les intérieurs d’action mal éclairés au début. Les séquences de lumière du jour sont meilleures avec une forte visibilité dans les coins les plus sombres et les plus sombres. Comme ses frères HD, le contraste reste relativement modéré et atténué, ce qui est fidèle aux intentions créatives des cinéastes et en ligne avec le look des deux précédents épisodes. D’autre part, tout en créant une atmosphère grisâtre et nuageuse, les blancs sont néanmoins un peu plus nets et plus nets avec des reflets spéculaires sensiblement améliorés, donnant à l’image 2.39:1 une pop plus radieuse et éblouissante pendant les scènes de lumière naturelle susmentionnées. Ce sont les couleurs avec des primaires, en particulier, qui semblent plus pleines et un peu plus saturées. Cependant, la vidéo reste fidèle à la photographie stylisée où une grande partie de l’action et des conversations se situent à l’extrémité inférieure de la gamme de gris, affichant une palette délibérément sombre et parfois presque monochromatique. Les teintes spécifiquement liées aux protagonistes sont un peu plus nuancées et subtilement complexe.

Audio : I see you se heurte aux cinémas maison en faisant jouer une bande sonore Dolby  étonnamment musclée et impressionnante d’émotion. Comme il s’agit d’une étude de personnage axée sur les dialogues, la présentation est plus subtile et nuancée que ce à quoi on pourrait s’attendre d’un film classique

Néanmoins, la scène sonore est toujours spacieuse et large, avec beaucoup d’activité en arrière-plan qui remplit l’espace hors écran tout en maintenant un équilibre exceptionnel et un mouvement convaincant entre les trois canaux et les hauteurs les plus élevées, créant ainsi un environnement de demi-dôme très engageant. L’imagerie présente une superbe fidélité et des détails acoustiques dans le milieu de gamme, ce qui permet d’obtenir de l’action avec une excellente clarté dans les segments les plus bruyants. En même temps, le chant est d’une clarté et d’une précision cristallines, et des graves robustes et en bonne santé procurent une puissance appréciable et un poids palpable aux séquences d’action.

Bonus : Un making of (12 minutes) nous proposant un intéressant retour sur la genèse du film entrecoupé d’images volées sur le tournage et d’entretiens avec l’équipe.

Bande annonce :

Mothercloud de Rob Hart, le bonheur a toujours un prix

C’est quoi un roman post-apocalyptique ? Des cités en ruine, des hordes de morts-vivants affamés et des survivants prêts à s’entretuer pour une boîte de conserve ? Ou bien peut-on considérer que tout roman présentant un avenir sombre et angoissant peut-être considérer comme du post-apocalyptique? Le débat mérite d’être lancé car, une chose est sûre, le monde décrit dans cet ouvrage me terrifie bien plus que n’importe quel récit de zombie.

Le premier ouvrage de Rob Hart ne brille pas par son style, fluide mais sans particularité. L’auteur se concentre surtout sur les dialogues, les descriptions sont facilitées du fait que l’action se déroule au même endroit la majeure partie du temps. La force de ce roman tient à son intrigue glaçante qui se révèle au fur et à mesure de la lecture.

Telle une plante carnivore l’intrigue va engluer les personnages ainsi que les lecteurs avant de refermer cruellement ses mâchoires alors qu’il est déjà trop tard. La sournoiserie du management de Cloud et l’aspect pernicieux de la notation des employés est minutieusement reproduit par l’auteur. Les personnages se retrouvent rapidement complètement aliénés dans leurs postes respectifs. Le dérouler d’une journée type de Zinnia est tout simplement abrutissant tandis que Paxton va petit à petit perdre ses repères et ses résolutions. Sa transformation psychologique est amenée subtilement, par le biais de petits détails et avant même qu’il ne puisse s’en rendre compte il se retrouve endoctriné, incapable de saisir les mensonges de façade et la manipulation dont il est victime.

Ses deux personnages sont convaincant et attachants chacun à leur manière. Paxton représente David, le petit entrepreneur dépassé par Goliath, l’entreprise surpuissante et invincible. Zinnia est plus cynique, plus combative aussi mais elle finit elle aussi par montrer des failles. La relation qui se noue entre eux, sans être renversante d’émotions à fleur de peau, est convaincante.

L’auteur a tenu à ne pas présenter un discours manichéen et rappelle une vérité que les détracteurs d’amazon, qui est clairement visée dans ce récit, ont tendance à oublier. Si cette entreprise a pu acquérir autant de pouvoir c’est que nous, consommateur, nous l’avons laissé faire. La réponse à cette emprise est tout sauf simple. L’auteur a tenu à donner un ton mature à son récit avec une fin ouverte rassurante mais insiste sur le fait que les conséquences seront élevées et irrémédiables. On ne s’extirpe pas du piège de la plante carnivore sans en payer le prix.

Impossible de terminer cette chronique sans évoquer le cynisme absolu dont fait preuve cette entreprise tentaculaire prête à tout pour multiplier les profits, un cynisme qui n’a pas attendu des fictions qui dépeignent un futur catastrophique pour étreindre les hommes d’affaires de ses serres cupides. Un cynisme, qui allié à la technologie implacable et la faiblesse des gouvernements leur assure une victoire sur une société qui change plus vite que sa population ne peut l’intégrer. Un récit effrayant qui rappellera aux connaisseurs les meilleurs épisodes de la série black mirror.

Résumé: Ex-petit patron désormais ruiné, Paxton n’aurait jamais pensé devoir intégrer une unité MotherCloud, cette superstructure de l’e-commerce qui a dévoré la moitié de l’économie mondiale. Pourtant, dans une société n’ayant plus rien à offrir, comment peut refuser un job qui propose non seulement un salaire, mais aussi un toit et à manger ?
La jeune Zinnia non plus n’aurait jamais pensé rejoindre MotherCloud, mais sa mission est tout autre : une révolution est en marche dont elle est le bras armé. Devenir salariée n’est qu’un premier pas pour infiltrer le système, en percer les secrets. Le détruire.

  • Broché : 416 pages
  • ISBN-10 : 2714480918
  • ISBN-13 : 978-2714480910
  • Dimensions du produit : 14.1 x 3.7 x 22.6 cm
  • Éditeur : Belfond (5 mars 2020)

Le prince cruel d’Holly Black, éditions Rageot / 02 septembre

 

Résumé: Jude a 17 ans et vit à la Haute Cour de Domelfe dans le royaume de Terrafæ. Enlevée au monde des mortels lorsqu’elle n’était qu’une enfant et élevée avec ses sœurs parmi les puissants, elle a appris à se protéger des sortilèges et à se battre à l’épée. Pourtant, elle subit jour après jour les moqueries et les insultes. Car elle n’est qu’une humaine, vouée à la mort, dans un monde où règnent les Fæs, créatures sublimes, immortelles… et cruelles.Bien connu des amateurs de fantastique dans l’édition jeunesse, notamment avec sa saga des chroniques de spiderwick, Holly Black signe son grand retour à la fantasy jeunesse avec une nouvelle saga pleine de sang et de fureur et se déroulant à nouveau dans l’univers des fées.

Chronique : Ayant depuis longtemps abandonné le côté young adult de la fantasy je craignais fortement que ce prince se montre bien cruel avec moi lors de la lecture. Comme tout genre et sous-genre, le young adult possède ses tics d’écritures qui finissent par lasser. Le premier tiers de l’ouvrage m’a effectivement fait craindre d’être tombé sur les pires travers de la young fantasy. Une héroïne impulsive qui ne sait que s’attirer les ennuis, un antagoniste haïssable au possible et un début de romance qui sent la manipulation et le narcissisme autant que les jardins royaux sentent la rose.

Heureusement l’intrigue prend un tournant salvateur qui relance les enjeux et rabat les cartes des relations entre les différents protagonistes. Notre jeune héroïne prend son destin en main et celui de Domelfe par la même occasion. Son initiation au monde impitoyable de l’espionnage et des intrigues de cours lui permet de gagner en maturité et en profondeur alors que son regard sur le monde des fées, qu’elle enviait tant, se teinte de cynisme et d’amertume. Elle finira par comprendre qu’il y a quelque chose de pourri au royaume des fées.

Les personnages se révèlent plus fins que les premiers chapitres ne le laisser présager. Les bouleversements qu’ils connaissent au fil des complots aiguisent leurs psychologies et efface le manichéisme que l’on pouvait ressentir au début de la lecture. Une fois la dernière page refermée impossible de prévoir comment la situation va évoluer.

Le royaume des fées aurait mérité plus de descriptions, en l’état le récit est très cloisonné. On passe d’un manoir à un autre sans vraiment profiter des paysages de ce royaume magique. Cela s’explique par la tournure plus sombre que prend l’intrigue mais l’immersion dans cet univers, à l’issue du premier volume, n’est que partiellement réussie.

L’intrigue qui se met en place progressivement reste de facture classique mais plaisante et promet le meilleur pour la suite de la saga. Le travail effectué sur le profil psychologique des personnages est solide et place ce prince cruel dans les bonnes surprises de cette rentrée littéraire.

« Les faes sont peut-être de belles créatures, mais cette beauté est comme une carcasse d’un cerf doré, infestée d’asticots, prête à exploser »

Collection : Grand Format
EAN : 9782700273885
EAN numérique : 9782700263510
 
 
 
 
 
 

ORIGINES SECRETES SUR NETFLIX: QUAND SE7VEN RENCONTRE LES COMICS

Que vaut Origines Secrètes, le nouveau film original Netflix ?

Vidéo :

L’intrigue suit l’enquête de deux hommes que tout oppose, un inspecteur de police (Javier Rey) et le propriétaire d’une boutique de comics (Brays Efe), qui s’allient afin de retrouver un tueur en série. La spécialité de l’assassin est en effet peu commune, puisque ce dernier puise l’inspiration pour réaliser ses meurtres dans des bandes dessinées de super-héros. Voilà donc nos héros chargés de résoudre une série de meurtres épouvantables, dont le premier met en scène un haltérophile étouffé sous ses propres poids !

Ce thriller va faire plaisir aux fans de super-héros parmi vous ! Chaque crime est une reconstitution d’une fameuse scène issue des comics Marvel et DC, et aucun détail n’échappe à l’assassin. Par exemple, son assassinat lié à Hulk dépeint celui-ci avec une peau grise, et non verte, car c’est ainsi que ce personnage est apparu pour la première fois dans les bandes dessinées. Certes, le réalisateur David Galán Galindo n’évite pas certains clichés, mais son propos est un plaidoyer touchant en faveur des lecteurs de BD adultes, souvent accusés d’être immatures. Le cinéaste prend le parti de montrer qu’au contraire, les fans de Hulk, Iron Man, la Torche Humaine, Spider-Man, Batman ou encore les X-Men sont tout sauf des losers !

De plus, le duo à la tête du film fonctionne parfaitement. Jorge est un geek optimiste, gentil et drôle, tandis que David est un détective très brusque et rigoureux ! Assister aux aventures de personnages qui ne se ressemblent pas, voire se méprisent, mais deviennent amis en passant du temps ensemble est un poncif du cinéma. Toutefois, dans ce cas-là, ce ressort scénaristique apporte beaucoup de peps et de profondeur à l’intrigue ! D’autant que ce duo doit composer avec Norma, la chef de la brigade dédiée aux homicides, qui possède des caractéristiques en commun avec chacun d’eux. En effet, c’est une policière ET une cosplayeuse passionnée ! D’ailleurs, ses costumes de super-héros déchirent… De quoi frissonner, s’amuser, et potentiellement replonger le nez dans ses comics !

Chronique de Melanie T

Chez LEGO : les nouveautés de septembre 2020 sont disponibles

Nouvelle vague de nouveautés désormais disponibles sur le Shop LEGO : la star du jour est évidemment le gros Chemin de Traverse LEGO Harry Potter 75978 Diagon Alley, mais vous pouvez aussi maintenant ajouter à votre collection le vaisseau Star Wars 75292 The Razor Crest (The Mandalorian) et son baby Yoda, les figurines à collectionner Harry Potter series 2 ou encore les divers calendriers de l’avent.

New LEGO septembre 2020

Pour l’occasion, le duo cubique LEGO BrickHeadz 40412 Hagrid & Buckbeak à partir de 100€ d’achat dans la gamme LEGO Harry Potter. Offre valable du 1er au 15 septembre 2020 ou dans la limite des stocks disponibles.

Le récap des nouveautés :

Les calendriers de l’avent :

LEGO BrickHeadz 40412 Hagrid & Buckbeak

Le polybag 30420 Harry Potter & Hedwig Owl Delivery sera lui offert dès 40€ d’achat dans cette même gamme, mais seulement en LEGO Store.