Yuki, le secret de la Montagne magique / Au cinéma le 9 septembre 2020 / 1h 29min

Yuki vit au ciel avec ses grands-parents, qui veillent sur la Terre. L’année de ses 13 ans, elle est envoyée chez les humains pour faire revenir la paix. Elle aura un an pour mener à bien sa mission, au risque d’être transformée en un sombre vent hurlant. Confrontée au mauvais sort des habitants d’un village du Japon féodal, elle découvre que la cause de tous leurs maux est bien plus mystérieuse que ce que l’on croit…

Chronique : Avant de regarder ce film, vous devez comprendre le contexte et les circonstances dans lesquelles il a été réalisé. Il est également important de garder à l’esprit que le réalisateur du film était de gauche. Le film est un produit de son époque, une époque de guerre froide, de capitalisme contre communisme. Une époque où beaucoup cherchaient à libérer les opprimés (c’étaient les idéaux des gens du commun, bien sûr, et non ceux des gouvernements). Une époque où de nombreux artistes étaient contre l’establishment et utilisaient leur liberté artistique pour s’exprimer et exprimer leurs opinions. Ce film est exactement cela. C’est l’histoire d’une fille envoyée pour aider les fermiers et les paysans à lutter contre leurs seigneurs et les libérer de leurs oppresseurs. Ces oppresseurs sont les samouraïs et leur seigneur féodal, et la tradition elle-même.

Yuki, le secret de la Montagne magique est un long métrage d’animation très rare. Il date de l’époque qui a précédé la transformation des dessins animés en un phénomène culte en Occident et où des réalisateurs tels que Katsuhiro Otomo, Rintaro, Mamoru Oshii et Hayao Miyazaki étaient encore inconnus ou n’étaient pas encore devenus des stars. C’était l’époque où l’animation japonaise était encore un phénomène localisé et était rarement vue en Occident en dehors des séries télévisées Astro Boy (1963-6), Star Blazers (1974-5) et diverses émissions de Transformers. En regardant Yuki, le secret de la Montagne magique aujourd’hui, on se rend compte que le film n’a pas la même qualité que les réalisateurs cultes de l’époque. L’animation est limitée et le film aborde rarement les perspectives épiques et les échelles de destruction massive qui sont devenues presque routinières dans les anime modernes.

Cela dit, Yuki, le secret de la Montagne magique est un film modestement efficace à sa manière. Bien qu’en dehors de son ouverture dans le ciel et de l’impressionnant dernier quart d’heure où l’héroïne s’attaque à un dieu de la montagne qui ressemble au Talos de Jason et les Argonautes (1963), il y a étonnamment peu de choses qui relèvent de la fantaisie. Il s’agirait plutôt d’une épopée historique, à l’instar d’un des films de samouraïs d’Akira Kurosawa – une quantité surprenante de détails et de réalisme est mise en scène. Le film est basé sur un roman, ce qui lui donne une portée ambitieuse. L’ampleur de l’histoire est à la base du film – c’est un fantasme épique à cet égard. C’est une histoire à la fois adulte et simple, racontée en noir et blanc, une héroïne innocente dont la vertu l’emporte, la simplicité honnête de la paysannerie face aux propriétaires terriens et aux samouraïs cupides. (Pour autant qu’elle soit présentée comme une fantaisie, elle pourrait être une œuvre du marxisme japonais). Finalement, au bout d’un certain temps, les personnages, les lignes simples de la campagne dessinée en arrière-plan et les touches occasionnelles d’échelle somptueuse développent une beauté et une simplicité contemplative qui ne ressemblent à rien de ce que l’on trouve dans un film d’animation occidental.

Note : 9/10

Distributeur KL Films
Année de production 1981
Type de film Long-métrage
Langues Japonais
Format de projection –
N° de Visa 152168

CRITIQUE : LE FILM ROMANTIQUE « COUP DE FOUDRE GARANTI » #1 DU TOP 10 SUR NETFLIX

Bonjour à tous voici la comédie romantique de ce début septembre 2020 déjà en tendance #1 sur la plateforme Netflix réalisé par Mark Steven Johnson avec Rachael Leigh Cook, Damon Wayans Jr

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Cochrane vs cthulu de Gilberto Villarroel, la bataille secrète de fort boyard

Être lecteur s’est accepté de monter dans une embarcation sans forcément savoir où celle-ci va vous mener. Un voyage rempli de promesses mais qui risque de vous donner la nausée tout autant que vous émerveiller. L’auteur Gilberto Villarroel, d’origine chilienne, dont c’est le premier roman, nous entraîne vers des rivages à la fois connus mais les éclaires d’une aube nouvelle grâce à des apports inattendus.

Le rivage présenté par l’auteur au début du roman a de quoi faire taire tous les vieux loups de mers aigris persuadé que tout a déjà été écrit et réécrit, qu’il est vain de rechercher l’originalité dans les récits modernes. L’auteur convoque en effet des personnages historiques qui ont réellement existé, à savoir Lord Cochrane, surnommé le diable par l’armée napoléonienne et les frères Champollion mais aussi le fort boyard, le monument français qu’il vieillit de quelques années pour le besoin de son récit. Et tous ces éléments se retrouvent pour une réécriture de l’une des plus célèbres nouvelles de H.P. Lovecraft, ”l’appel de Cthulu”. Le vaisseau ainsi formé promet un sacré voyage de lecture.

Un voyage qui tient ses promesses, aidé en cela par une plume immersive. En quelques pages à peine on se retrouve sur fort boyard en compagnie de cette garnison de soldats livrés à eux-mêmes. Très vite le voyage s’obscurcit, le brouillard s’installe, l’atmosphère se fait pesante et glauque alors que la tempête gronde à l’horizon. Les deux personnages principaux, Lord Cochrane et le capitaine Eonet, occupent le pont principal. Leur relation composée de rivalité et de respect mutuel cimente le récit. Leur charisme et leur complicité ont tendance à étouffer les autres personnages, le sournois commissaire Durand par exemple, dont le sort est trop vite expédié, mais ont ne va pas se plaindre d’avoir deux excellents capitaines sur le même navire.

La seconde partie du voyage se révèle plus classique, l’action se fait plus présente le navire pénétre dans des eaux, certes troubles, mais bien connues des amateurs de fantastique. Cependant l’auteur n’a jamais prétendu nous embarquer dans un voyage dépaysant mais juste de nous faire découvrir une histoire bien connue sous un nouvel angle. Malgré la houle et les récifs sur lesquels le récit aurait pu s’échouer, le vaisseau conserve son équilibre d’un bout à l’autre grâce à ses deux personnages et son hommage appuyé à Lovecraft.

Les lecteurs attentifs remarqueront quelques accros sur la coque ici et là, quelques apostrophes oubliées et autres coquilles, rien de graves mais suffisamment nombreuses pour être remarqués. L’armateur, aux forges de Vulcain, est relativement récent et doit encore se perfectionner pour offrir un vaisseau parfait à leurs navigateurs.

Alors que le navire s’apprête à s’amarrer au port il ne tarde qu’une chose au voyageur conquis par ce trajet en eaux occultes, embarquer de nouveau et très vite avec Lord Cochrane pour de nouveaux rivages enchanteurs.

Résumé: Le marin le plus audacieux de tous les temps affronte le plus grand ennemi de l’humanité !
Bien des années avant d’être le libérateur du Chili, du Pérou, du Brésil et de la Grèce, Lord Thomas Cochrane fut un héros des guerres napoléoniennes. En 1809, au large de l’île d’Aix, sur la côte occidentale française, il fit couler presque la moitié de la flotte de l’Empereur. En 1815, Napoléon achève la construction de Fort Boyard et Lord Cochrane revient dans la baie pour détruire ce bastion. Mais il se trouve confronté à une menace surnaturelle, Cthulhu, un dieu endormi qui émerge alors du fond des océans pour revendiquer le contrôle de la Terre !
Gilberto Villarroel est né en 1964 à Santiago du Chili. Il est scénariste et producteur de télévision et de cinéma. Il a notamment écrit « La fiebre del loco », considéré comme un des plus grands films chiliens. Aujourd’hui, il réside à Paris, où il écrit, tome après tome, la série des aventures de Lord Cochrane.

  • Broché : 400 pages
  • ISBN-10 : 2373050706
  • ISBN-13 : 978-2373050707
  • Poids de l’article : 500 g
  • Dimensions du produit : 15.2 x 2.7 x 23.5 cm
  • Éditeur : Aux Forges de Vulcain (7 février 2020)
  • Langue : : Français

Mardy & Ozgo : Le monde d’en-dessous – 2 septembre 2020 de Marie Lenne-Fouquet & Marie Morelle

À l’orée d’une forêt, les chats d’un village disparaissent un à un. Cela suffit à piquer l’insatiable curiosité de Mardy, 10 ans, l’aîné fantasque aux cheveux verts d’une famille atypique installée récemment. Pour résoudre le mystère, le garçon sera assisté de son petit frère Ozgo, tout aussi original que lui, perpétuellement déguisé et résolument lunaire, ainsi que de leur sœur encore bébé, Petite. Leur quête les mènera jusque dans un monde souterrain peuplé de boules d’herbe parlantes et baveuses, les Ploozes, qui vivent sous le règne d’un… poireau.

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Chronique : Ce fut une lecture très agréable pour moi. Bien qu’il puisse se dérouler dans un monde imaginaire, bon nombre des questions qu’il traite et qu’il soulève font partie intégrante du monde dans lequel nous vivons (et s’y rapportent). Le plus important d’entre eux est l’inégalité, non seulement entre les sexes, mais aussi entre les différents êtres vivants – certaines espèces étant surnommées (et traitées) inférieures simplement parce qu’elles ne font pas ce que les autres font. Ensuite, il y a le problème le plus important, celui de la nature destructrice de l’homme. Leur avidité pour l’argent, le pouvoir, le contrôle, pour démontrer leur supériorité les a amenés à tout détruire autour d’eux, puis à pleurer hypocritement leur perte une fois que le mal est fait. C’est une caractéristique des humains dans ce monde fantastique, comme dans notre monde réel.

Mais pour en revenir à l’élément fantastique, j’ai aimé le monde que l’auteure a créé – aussi dangereux soit-il – il y a plusieurs êtres et lieux intéressants, tous très imaginatifs à mes yeux.

J’ai aimé que l’auteur termine l’aventure (contrairement à certains livres qui s’arrêtent un peu brusquement) bien qu’il soit clair que la quête principale peut continuer avec plus d’aventures et de dangers en cours de route. Bien qu’il s’agisse d’un livre pour enfants, je pense que les adultes aussi apprécieraient cette lecture.

Note : 9/10

Comment j’ai changé ma soeur en huître (et une huître en ma soeur) – 19 août 2020 de Emilie Chazerand & Joëlle Dreidemy

Je m’appelle Germain et j’ai une vie gé-niale. J’ai un père mannequin pieds. Vous l’avez sûrement vu dans la pub pour les mycoses des ongles. Ma mère est une artiste, mais, comme c’est la crise, elle travaille à la cantine de mon école. Et y a Younès, mon meilleur copain.

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Chronique : Un livre vraiment loufoque mais si on aime ce style un peu décaler hors norme et que l’on croit aux licornes ce livre est fait pour vous et vous aller le déguster avec plaisir tant il est drôle, insolite, écrit de telle manière que chaque enfant peut s’identifier au personnage principal de Germain.. Émilie Chazerand qui a un humour bien mordant et qui sait faire mouche. Et cette réussite ne serait pas aussi sans Émilie Chazerand qui réalise des dessins tout simplement parfaits. On s’y croirait! Grâce aux petites et grandes illustrations, notre imaginaire devient réel sans tout dévoiler. L’enfant peut aisément continuer à imaginer certaines scènes tout en se référant aux petits dessins parsemés de-ci delà à travers l’histoire. Émilie Chazerand arrive à aborder des sujets par spécialement anodins pour nos enfants tout ça dans l’humour et dans un univers fantastique que nos têtes blondes affectionnent tout particulièrement et ça j’ai vraiment apprécié. C’est encore un livre de la collection Pépix que j’ai vraiment appréciée, à chaque parution de leurs romans, les Éditions Sarbacane m’enchantent, toutes leurs histoires sont différentes mais elles sont d’une qualité exemplaire. Si vous avez des enfants, neveux, nièces, petits voisins, n’hésitez pas à leur mettre ce livre entre les mains je suis sure qu’ils seront ravis de lire les aventures de sérieuse et d’une huitre.

Note : 9,5/10

Mon père de Grégoire Delacourt, et de l’ignoble surgit la beauté

Un cri. Ce livre est un cri. Un cri de douleur, de rage et d’impuissance d’un père face à la tragédie personnelle qui le frappe. Un cri qui vous happe, vous vrille le cœur et vous laisse hébéter face à l’ignominie du monde.

En deux cents pages à peine Grégoire Delacourt parvient à englober les différents aspects d’un scandale de société qui nous afflige encore régulièrement. L’auteur, accompagné de sa plume délicate et aéré, fait résonner les cris des différentes victimes collatérales de ce drame, en laissant volontairement de côté les victimes principales. Son but n’est pas de produire un témoignage sûr comment une telle chose peut encore arriver de nos jours mais de nous plonger dans un esprit chauffé à blanc par une douleur insondable.

Car ce cri est avant tout celui d’un père, biologique, qui comme tant de pères avant lui a l’impression d’avoir quelque peu échoué dans son rôle, paternité précoce et divorce encore plus précoce. Le tintamarre de la vie quotidienne l’ont empêcher d’entendre le silence assourdissant de son fils. Une fois la souffrance révélé, ce père décide de ne plus se taire et de hurler son ressentiment face au Père qui a guidé toute sa vie. Cette confrontation constitue le cœur du récit alors que le cri de douleur se transforme en rage que rien ne peut plus contenir. Une telle rage ne peut épargner à ceux qui entendront ce cri, les détails sordides insoutenables et la violence inéluctable qui en découle. Car ce cri de détresse doit trouver un écho, une complainte de pénitent afin que la souffrance laisse place à la guérison.

Aux côtés du cri de ce père meurtri l’auteur a eu l’intelligence de placer des échos qui donner de l’ampleur au récit afin de ne pas laisser l’impression que le récit est unilatéral. Des échos qui permettent de comprendre et d’entendre d’autres voix, d’autres réactions à ce scandale qui remue beaucoup d’émotions, de non-dit et de surdité de la part de nous tous. Au milieu de ces échos se trouve un appel au pardon argumenté et sensé mais pourtant inaudible.

C’est troublant de voir la beauté et la poésie que l’auteur parvient à extraire de son récit glaçant et sordide. Car malgré les détails sordides qui sont explicites et difficilements soutenables on ne peut s’empêcher de ressentir des émotions propres à la poésie la plus pure et la plus désespérée.

Les ultimes soubresauts de ce cri s’achèvent sur des haut-le-cœur, ceux que nous laissent ces sanglots venu du plus profond de notre être. Des haut-le-coeurs qui enserrent la gorge d’un désespoir profond qui nous fait prendre conscience que, malgré la puissance d’un cri de souffrance, l’horreur et l’ignominie ne disparaissent pas aussi facilement.

« J’attends.J’attends car je sais qu’après ça sera fini. Il n’y a pas de retour en arrière dans la vie. Pas de bouton qui permet de rembobiner les images:éloigner un couteau de la gorge d’un fils et le rengaines dans son fourreau, pas plus qu’on ne peut remonter sur un plongeoir par la voie des airs et s’y retrouver à nouveau sec,les bras en croix. On ne peut qu’avancer. On ne peut que tomber ”

Quatrième de couverture: Je me suis toujours demandé ce que je ferais si quelqu’un attentait à l’un de mes enfants. Quel père alors je serais. Quelle force, quelle faiblesse. Et tandis que je cherchais la réponse, une autre question a surgi : sommes-nous capables de protéger nos fils ?
G.D.

  • ISBN-10 : 2709665336
  • ISBN-13 : 978-2709665339
  • Poids de l’article : 268 g
  • Dimensions du produit : 13.2 x 1.9 x 20.5 cm
  • Éditeur : JC Lattès (20 février 2019)
  • Langue : : Français

Je mène l’enquête à Paris – 3 septembre 2020 de Tristan PICHARD & Alice MORENTORN

Suis Maxime et Axelle, des enfants astucieux qui n’ont pas froid aux yeux, dans leur enquête ! Découvre le Paris de la Belle Époque, ses monuments et ses ruelles secrètes ! Aide-les à retrouver leur père, le fameux journaliste enlevé par les sbires de Xanatas, l’ennemi n°1.

Achat : https://amzn.to/3i60ilZ

Chronique : Un joli livre qui contient pleines activités différentes: des choses à trouver, des énigmes dans le monde de Paris. Dès la première page ont voit que les activités sont adaptées pour les enfants comme pour les grands. Ce livre aide à développer la motricité fine, la patience, le sens d’observation. l es images sont bien dessinées pas trop petit pas trop grand. 48 pages d’activités différentes donnent une large gamme de possibilités.

Note : 09/10

The Boys sur Amazon Prime : le Composé V, élément clé de la saison 2 ?

Alors que les trois premiers épisodes de la saison 2 de The Boys sont désormais disponibles sur Amazon Prime Video, retour sur le Composé V et ses propriétés aux conséquences désastreuses pour nos super-héros. Attention, spoilers.

Attention, spoilers. Les paragraphes suivants révèlent des éléments d’intrigue des trois premiers épisodes de la saison 2 de The Boys. Si vous ne voulez rien savoir, ne lisez pas ce qui suit.Dans la première saison de The Boys, une série de super-héros subversive à contre-courant des productions Marvel, on découvrait que les enfants chéris de l’Amérique, les Sept, n’étaient pas les super-héros qu’ils croyaient être. Ils sont en fait l’oeuvre de la société Vought, qui a utilisé une substance appelée le Composé V (Compound V, en VO) pour insuffler des super pouvoirs à ces être humains ordinaires et en faire des êtres extraordinaires. Contrairement aux croyances populaires, les super-héros dans The Boys ne naissent pas super-héros, ils le deviennent.

Le Composé V est une substance chimique créée par Jonah Vogelbaum et utilisée par Vought International pour créer des super-héros et améliorer leurs capacités. La plupart des super-héros se sont fait injecter le médicament lorsqu’ils étaient enfants car il y a plus de risques à prendre du Composé V lorsqu’on est adulte. A la fin de la saison 1, le Pentagone classe le Composé V comme substance contrôlée et fiche les Boys en tant que fugitifs. Toujours occupé à chercher sa femme disparue Becca (Shantel VanSanten), Butcher (Karl Urban) enlève Stillwell (Elisabeth Shue) mais se fait devancer par Homelander (Antony Starr) qui la tue. Le super-héros emmène ensuite Butcher voir Becca, qui vivait cachée et accompagnée de son fils Ryan, dont le géniteur est Homelander.Dès le début de la deuxième saison, Butcher prépare sa vengeance contre Homelander et son groupe de Boys essaie de faire éclater la vérité au grand jour sur le Composé V et la création des super-héros. Pendant ce temps, Homelander menace Becca car il veut passer plus de temps avec son fils Ryan pour l’entraîner à devenir un super-héros. Alors que Becca tente de lui faire croire que Ryan est un garçon ordinaire, Homelander pousse le garçon dans ses retranchements. Ryan finit par s’en prendre à Homelander et laisse sa colère s’exprimer à travers ses pouvoirs. On comprend donc que les enfants de super-héros sous Composé V héritent des super pouvoirs de leurs parents.

Dans une interview pour Entertainment Weekly, Eric Kripke, le showrunner a expliqué que le Composé V serait au cœur de la saison 2 de The Boys. Sa vision de cet univers déjanté s’éloigne un petit peu des comics et ne traitera pas des héros extraterrestres ou venus d’un autre monde : « Pour moi, les meilleures œuvres de science-fiction et de fantasy sont à 90 % basées sur la réalité. La seule magie autorisée dans la série est le vaccin appelé Composé V et il s’avère qu’il a donné à la population des super-héros imprévisibles, et c’est tout… Tout ce qui sort de cette drogue est viable et tout le reste qui ne le serait pas, on ne se permet pas de le traiter ».Si le Composé V est un élément clé de la saison 2 de The Boys, comment cette substance va-t-elle être concrètement utilisée ? Certains internautes ont élaboré des théories depuis la fin de la saison inaugurale de la série Amazon. Dans les comics de Garth Ennis et Darick Robertson, Butcher n’hésite pas à injecter du Composé V à Hughie lors de leur première mission en lui expliquant que tous les membres des Boys en ont pris aussi pour se mesurer aux Sept. Dans la série d’Eric Kripke, il n’en est rien. Les Boys usent de leurs gros bras, d’armes massives et de leur ingéniosité pour combattre les super-héros. Par ailleurs, Becca est bien morte dans les bandes dessinées The Boys.La liberté créative d’Eric Kripke concernant Butcher, le Composé V et Becca permet de lancer une nouvelle dynamique autour de la vengeance de Butcher. Et si Butcher décidait d’utiliser le Composé V sur sa bande et lui-même pour se mesurer à armes égales aux Sept ? D’autant plus que, dans la saison 2, Stormfront (Aya Cash), une dangereuse super-héroïne plus impitoyable qu’Homelander, vient de rejoindre les Sept et que le monde fait face à des super-héros terroristes. Le Composé V pourrait être une solution pour Butcher afin de se venger des super-héros mais qui pourrait aussi le mener à sa perte.

Away sur Netflix : que vaut la série spatiale avec Hilary Swank ?

La série spatiale « Away », portée par Hilary Swank dont le personnage est envoyé en mission sur Mars loin de sa famille, arrive sur Netflix. Vaut-elle le détour ?

Après s’être entraînée pendant des années, l’astronaute Emma Green prend le commandement du premier vaisseau envoyé sur Mars avec un équipage pour une mission de trois ans. Ils sont quatre astronautes de nationalités différentes, accompagnés par un botaniste, et son prêts à prendre tous les risques pour repousser les limites de l’exploration spatiale. Sur Terre, Emma a laissé derrière elle son mari Matt, frappé par un grave problème de santé, et sa fille adolescente Lex, qui s’inquiète pour elle et lui en veut terriblement de les abandonner. 

Malgré une exposition trop longue et qui insiste un peu trop lourdement sur l’émotion, on se laisse embarquer dans ce voyage sous haute tension au cours duquel, épisode par épisode, on découvre comment Emma et sa famille apprennent à supporter la séparation et on apprend par le biais de flashbacks à mieux connaître chaque membre de l’équipage et son passé. Au rythme des incidents techniques, des guerres d’ego, de la rééducation de Matt, des sujets de société que la série évoque, des conflits et des nombreux problèmes rencontrés en route par Emma et ses partenaires de mission, on s’attache peu à peu à chacun, sans jamais toutefois se prendre vraiment de passion pour le récit. 

Le créateur Andrew Hinderaker ayant fait le choix d’une facture très classique, on ne peut pas s’empêcher de souffrir tout au long du visionnage d’une impression de déjà vu. On pense à tous le films spatiaux des dernières années – de Gravity à Proxima, centrés sur des héroïnes, en passant par Ad Astra, Seul sur Mars ou Interstellar – sans en retrouver la singularité. En revanche, le casting est irréprochable et on retrouve avec joie Hilary Swank dans un rôle qui lui impose d’être à la fois solide et à fleur de peau. 

En fin de compte, si Away n’est franchement pas une série révolutionnaire ni indispensable, ce survival se regarde sans déplaisir, avec curiosité, et réserve quand même quelques très belles séquences de suspense, qui devraient séduire les amateurs de films spatiaux.