Les problèmes de qualité et de pièces manquantes chez LEGO

LEGO a profité des Fan Media Days qui se sont tenus fin mai (via visioconférence vu le contexte) pour faire un point sur les problèmes de qualité de ses produits, et les actions prises pour les résoudre. Il s’agit évidemment avant tout d’un exercice bien rodé de communication avec quelques exemples soigneusement sélectionnés pour expliquer que tout va (presque) bien et qu’ils essaient malgré tout toujours de faire mieux : n’espérez pas découvrir des histoires inédites croustillantes, mais quelques chiffres intéressants ont été donnés.

LEGO Service Client

La première statistique communiquée : 86% des plaintes reçues par le Service Client concernent des pièces manquantes… mais pour LEGO, ce n’est “vraiment” de sa faute (un vrai problème de production) que dans 25% des cas.

Dans 50% des cas, il s’agit de pièces perdues par le client, et 15% des cas correspondent à des minifigs “manquantes” (bref, LEGO n’est pas dupe et sait que certains essaient de profiter du Service Client pour tenter de récupérer des figurines gratuites, ce qui est suivi de près).

Et 10% des pièces manquantes ne sont pas vraiment des pièces manquantes mais sont en fait identifiées comme liées à une erreur d’assemblage : le client qui utilise la mauvaise pièce à un moment, pièce qui n’est donc plus disponible plus tard dans la construction. LEGO a donné les quelques exemples ci-dessous qui ont généré des remontées en 2019 parce que le client a mal suivi la notice :

Ce point est d’ailleurs important pour LEGO qui explique que lorsque de trop nombreuses remontées sont liées à des instructions pas assez claires, il arrive que l’étape soit mise à jour pour résoudre le problème : autre angle de vue, mise en avant de la pièce pour bien montrer laquelle il faut prendre, précision sur la couleur, etc… Il est plutôt sain de vouloir corriger le problème à la source lorsque le nombre de clients qui se trompent devient significatif, puisque cela veut dire que la notice aurait mérité d’être plus explicite.

Un exemple a été donné avec le set LEGO Technic 42075 First Responder : la pièce en T est utilisée à plusieurs reprises dans les étapes précédentes, et le client peut être tenté de l’utiliser à nouveau dans l’étape 9 si il se contente de regarder le schéma sans vérifier l’encadré avec les pièces. D’où l’ajout d’une bulle supplémentaire pour bien attirer l’attention du client sur ce point.

Lorsque les plaintes ne concernent pas des pièces manquantes, il s’agit majoritairement de pièces défectueuses ou endommagées. LEGO a choisi de parler de la qualité des tampographies : ici, c’est très concret, et le problème vient clairement de chez eux.

Lorsque le Service Client enregistre un volume important de remontées, une enquête a lieu pour identifier l’origine du problème et trouver une solution. Ce fut le cas par exemple pour la Mustang LEGO Creator Expert 10265 Ford Mustang qui a légitimement généré de nombreuses remontées très mécontentes avec le mauvais alignement des lignes blanches et bleues (photos par Promobricks, j’ai heureusement eu plus de chance).

LEGO avait identifié le problème comme un défaut de calage des pièces dans l’usine de Kladno sur la chaîne de tampographie. Mais même si ce point a été annoncé comme corrigé, tout n’a visiblement pas été résolu puisque de nombreux problèmes d’alignement ont à nouveau été constatés avec le set LEGO Creator Expert 10272 Old Trafford – Manchester United au niveau des lignes du terrain.

LEGO a aussi évoqué un autre problème lié aux tampographies : les couleurs. Je remonte régulièrement ce point par rapport à la tampographie des minifigs mais le problème est général : dès que LEGO essaie de tampographier une teinte claire sur une teinte foncée, ça fonctionne mal. C’était flagrant pour la dernière version de Buzz l’Eclair ou encore chez Captain America (et on le voit très bien aussi ci-dessus sur la photo de droite, où la bande blanche de la Mustang tire plutôt sur le bleu clair). Nous sommes d’ailleurs régulièrement à la limite de la publicité mensongère tant les visuels officiels retouchés sont parfois loin de la réalité de ce qui sort des boites.

Pour Captain America que LEGO a choisi de prendre comme exemple ici, ils déclarent être conscients du problème et avoir déjà amélioré partiellement les choses (ah…). Et “continuer à travailler sur une solution sur le long terme”. Rien de beaucoup plus précis, il faudra malheureusement s’en contenter et espérer que le problème sera résolu dans sa globalité pour de bon un jour.

LEGO Captain America

D’ailleurs les questions posées en fin de conférence sur d’autres problèmes que ceux choisis par LEGO n’ont pas bénéficié de réponses très précises, à part des “c’est réglé” ou des “on est au courant et on y travaille”…

Sur les questions liées au plastique, rien de très concret non plus : LEGO dit continuer ses travaux pour s’orienter vers des briques plus responsables, même si cela doit parfois se faire au détriment de points importants (les nouvelles briques transparentes sont par exemple moins transparentes qu’avant à cause du changement de matière première, c’est quand même dommage). On n’en saura pas vraiment plus, c’est un sujet très confidentiel chez LEGO.

Bref, LEGO n’est pas très bavard sur ces problèmes, et ne communique d’ailleurs généralement pas publiquement dessus. Si un client n’est pas satisfait, LEGO attend de lui qu’il contacte le Service Client pour réclamer un remplacement des pièces : pas de rappel des produits pour un défaut de tampographie (il faut que la sécurité des enfants soit en jeu, le dernier rappel remonte à 2009) ni de communication directe (pas d’e-mail à tous les acheteurs d’un set concerné pour proposer proactivement le remplacement des pièces par exemple).

C’est d’ailleurs un point important au milieu de toute cette communication très (trop) maîtrisée : vous avez un problème avec un set ? Remontez-le au Service Client. C’est le principal canal d’information pour LEGO, et si les clients ne se plaignent pas, LEGO considérera que le problème reste acceptable et les choses ne changeront pas. Quand ça ne va pas, c’est important de le faire savoir.

Voilà, j’avais espéré avoir des exemples de vrais progrès concrets à partager mais je reste sur ma faim, c’est dommage. Savoir que LEGO sait mettre à jour une notice si elle n’est pas claire, c’est bien, mais je préférerais qu’ils règlent vraiment leurs problèmes de tampographie ou les écarts de teinte d’une pièce à l’autre, deux points sur lesquels je n’ai pas vu de progrès significatif ces dernières années et qui sont pourtant leur cœur de métier. A suivre…

Romance (France 2) : que vaut le thriller fantastico-romantique avec Pierre Deladonchamps ?

France 2 lance ce mercredi la mini-série « Romance » avec Pierre Deladonchamps par le co-créateur de « Pigalle, la nuit ». Vaut-elle le détour ?

De quoi ça parle ?

Le Wonderland : un club de rock très 60’s en 2020, quelque part au cœur de Paris. De la musique, de la danse et, accrochée au mur, la photo d’une femme, belle et mystérieuse à en mourir. Et si une simple photo pouvait nous faire voyager dans le temps ? Et si Jérémy, 32 ans, vivant mal son époque, trouvait le moyen, à travers le temps, de rencontrer la femme de ses rêves et de se retrouver projeté au cœur de l’été 1960, à Biarritz ? Et si le cœur de cette femme était déjà pris par Chris, un homme au charme vénéneux ?

Créee par Hervé Hadmar. Avec Pierre Deladonchamps, Olga Kurylenko, Pierre Perrier, Barbara Schulz, Simon Abkarian…

Tous les mercredis soirs sur France 2. 6 épisodes vus sur 6

Romance - saison 1 Bande-annonce VF

ça vaut le détour ?

La dernière fois que le scénariste et réalisateur Hervé Hadmar, l’un d’un rares noms qui parviennent à émerger de notre fiction hexagonale, nous avait ébloui par sa capacité à créer des univers, des ambiances et des personnages singuliers, c’était en 2017 sur les plages normandes de Les Témoins saison 2, avec son complice de toujours Marc Herpoux. Ensemble, ils ont co-créé Les oubliées, Au-delà des murs et Pigalle, la nuit. C’est d’ailleurs de cette dernière que Romance, thriller romanesque qui nous emmène plus au Sud, se rapproche le plus, par son atmosphère mystérieuse, teintée d’onirisme, et son goût pour le mélange des genres. Cette fois, Hadmar se la joue solo, avec un résultat plus contrasté.

Baignée par la lumière de Biarritz, cette élégante mini-série portée avec conviction par Pierre Deladonchamps, toujours excellent, tient du petit miracle tant elle n’est pas calibrée pour se faire une place en prime-time sur France 2. Il y a certes un élément de polar, mais il n’est pas certain qu’il suffise à captiver les amateurs du genre, habitués à plus de suspense et d’effacité. Romance se déploie sur un rythme plus lent et langoureux, en harmonie avec la musique de jazz qui l’accompagne tout du long, ainsi que quelques incursions rock pour varier les plaisirs. Si l’on est tout de suite séduit par la reconstitution des années 60, des décors aux costumes, par la musique originale et par la mise en scène qui fait la part belle aux éléments naturels, on peine davantage à se captiver pour une histoire dont les enjeux tardent à être révélés.

L’ennui poli laisse place à une deuxième partie de saison plus pimentée et plus passionnée. Hélas, le peu de sympathie ressentie à l’égard de la plupart des personnages est une faiblesse qui s’atténue à peine avec le temps. On veut nous raconter une grande et belle histoire d’amour, tendrement surranée, mais elle manque un peu de chair et surtout elle ne résiste pas à l’épreuve du temps. A notre époque, voir une femme mystérieuse, en danger, épiée par un homme fasciné par sa beauté mais avec qui elle a à peine échangé, relève plus de la fameuse et épineuse « liberté d’importuner » jamais très éloignée du harcèlement que du coup de foudre renversant qui détruit tout sur son passage. Si seulement ce prince charmant ne sortait pas de notre présent… Malgré de convaincantes interprètes, les personnages féminins n’ont que peu d’intérêt, abandonnés à l’état de fantasmes et d’objets.

Ainsi, Romance reproduit, avec adresse et délicatesse, les codes classiques issus de films tels que Plein soleil ou Sueurs froides, sans les déjouer et sans moderniser une histoire que l’on nous a déjà tant raconté par le passé. Sans son point de départ fantastique et son format sériel, on serait tenté de dire que Romance fonctionne comme un joli disque rayé : vieillot mais plaisant.

Dans les bois (The Woods) : que vaut la série thriller Netflix adaptée d’Harlan Coben ?

Après « Intimidation », Netflix poursuit ses adaptations de best-seller d’Harlan Coben avec « Dans les bois », disponible depuis ce vendredi sur la plateforme. Ce thriller polonais sur fond de disparitions mérite-t-il le détour ? Voilà notre avis.

De quoi ça parle ?

En Pologne, durant l’été 1994, quatre adolescents d’un camp de vacances disparaissent mystérieusement dans les bois. Les corps de deux d’entre eux finissent par être retrouvés, tandis que le mystère demeure pour les deux autres, dont Kamila, la soeur de Pawel Kopiński, alors moniteur au sein de la colo. Mais 25 ans plus tard, Pawel, devenu procureur de Varsovie, voit sa vie à nouveau bouleversée lorsque le cadavre du second disparu, Artur, visiblement assassiné il y a peu de temps, est découvert par la police. Caressant l’espoir que sa soeur puisse encore être vie, Pawel va tout faire pour comprendre ce qui s’est passé dans la forêt lors de cette nuit fatidique de 1994…

Dans les bois (The Woods), développée par Agata Malesińska et Wojtek Miłoszewsk d’après le roman éponyme d’Harlan Coben.

Avec Grzegorz Damiecki, Agnieszka Grochowska, Hubert Milkowski, Wiktoria Filus, …

Disponible depuis le 12 juin sur Netflix. 6 épisodes vus sur 6

À quoi ça ressemble ?
Dans les bois - saison 1 Bande-annonce VO

Ça vaut le coup d’oeil ?

Après la création originale Safe en 2018, portée par Michael C. Hall, et Intimidation, adaptation du roman The Stranger sortie en février dernier, Netflix continue sa collaboration fructueuse avec l’auteur américain Harlan Coben pour la série Dans les bois, tirée de son best-seller éponyme paru en 2007. Produit et tourné intégralement en Pologne, avec des équipes et des comédiens locaux, inconnus du public français, ce thriller en six épisodes prouve ainsi que le pays d’Europe centrale a décidément le vent en poupe en ce moment sur la plateforme de streaming, après la mise en ligne récente du film érotique 365 Dni, mais peine à tirer son épingle du jeu tant l’intrigue, inscrite dans un genre vu et revu, manque d’originalité. D’autant plus qu’Harlan Coben a une petite tendance, comme beaucoup d’autres auteurs à succès, à user des mêmes codes à chacune de ses oeuvres.

Plus proche de The Five que de Safe ou Intimidation, Dans les bois nous plonge dans un mystère raconté sur deux époques – 1994 et 2019 – à travers l’enquête du procureur Pawel Kopiński (l’équivalent du Paul Copeland du roman), qui tente de découvrir ce qui s’est réellement passé la nuit où deux de ses amis sont morts et sa soeur a disparu. Avec à la clé des révélations qui vont venir déterrer des secrets enfouis par chacun des protagonistes de cette histoire et vont bouleverser tout ce que Pawel pensait savoir sur ce fameux été 1994 et sur sa famille. Jouissant d’une esthétique léchée, d’un jeu sur les couleurs et les tons, d’une bande-son travaillée, et d’une réalisation habile, qui se sert notamment des gros plans pour osculter les émotions de ses héros, Dans les bois est avant tout une série d’ambiance, et ses réalisateurs, Leszek Dawid et Bartosz Konopka, parviennent sans mal à nous happer à chaque fois qu’ils nous emmènent dans cette forêt inquiétante où un drame innommable s’est produit. C’est d’ailleurs sûrement en cela que cette proposition polonaise se démarque des précédentes adaptations d’Harlan Coben qui, a l’exception de Ne le dis à personne (qui réussisait sur les deux tableaux), ont toujours fait passer l’intrigue avant l’ambiance visuelle.

 

Malheureusement, les qualités esthétiques d’une série ne font pas tout et c’est bien sur le plan scénaristique que le bât blesse (un peu) puisque Dans les bois souffre d’un rythme trop lent, surtout dans la partie « enquête » se déroulant de nos jours. L’intrigue ne démarre vraiment qu’à partir de l’épisode 2 et les révélations, ou en tout cas les rebondissements, se font trop attendre par la suite. Les choses s’accélèrent heureusement sur les deux derniers épisodes – qui nous mènent vers une conclusion assez étonnante – mais le ventre mou des épisodes précédents pourrait bien coûter son intérêt au téléspectateur un tant soit peu exigeant. Ce petit manque de souffle est d’ailleurs regrettable car, en plus de tisser un mystère de base plutôt intrigant, la série peut compter sur des interprètes talentueux (dont Grzegorz Damiecki et Hubert Milkowski, les deux Pawel de l’histoire) et une relation Pawel-Laura finement construite, qui se veut le reflet du poids des secrets et non-dits sous lequel croulent les personnages depuis des années. Loin d’être un ratage complet, Dans les bois saura sûrement satisfaire de nombreux abonnés de la plateforme amateurs de thrillers vite vus (et vite oubliés). Mais son manque de nervosité, et surtout d’inventivité, peine à la faire sortir du lot et on finit par se dire qu’une telle intrigue aurait peut-être davantage profité du format plus resserré d’un film de 2 heures.

Reste qu’avec un contrat signé avec Netflix lui assurant l’adaptation de 14 de ses romans, et l’arrivée prochaine des adaptations de Stay Close et de Six Years, Harlan Coben n’a pas fini de faire les beaux jours du géant du streaming. Pour le plus grand bonheur de ses fans, à n’en pas douter.

Mort de Patrick Poivey, la voix française de Bruce Willis

Le comédien français Patrick Poivey, grande voix du doublage et timbre attitré de Bruce Willis, est décédé ce 16 juin 2020.

Il était une voix culte, celle de Patrick Poivey. Le comédien français, voix incontournable du doublage hexagonal (ou post-synchronisation comme il préférait nommer l’exercice), nous a quittés ce mardi 16 juin à l’âge de 72 ans. Tom Cruise, Kyle MacLachlan, Don Johnson et évidemment Bruce Willis font partie des comédiens qui ont pu s’appuyer sur le timbre unique de l’acteur.

Passé par le Cours Simon et le Conservatoire, Patrick Poivey se plonge dans l’univers du doublage au début des années 70. Très actif en studio pour le cinéma comme à la télévision, il s’illustre sur quelques films (Massacre à la tronçonneuse, Apocalypse Now, Tron, The Thing…) et séries (Riptide, Supercopter) marquants, avant que sa route ne croise celle de Bruce Willis.

Depuis la série Claire de Lune en 1985, son timbre est indissociable de la carrière du comédien américain qu’il a doublé sur plus de 70 films. A l’exception de quelques longs métrages (dont Le Cinquième Elément), Patrick Poivey et son rire unique ont ainsi accompagné la star, notamment, bien sûr, sur les « Yippee Ki Yay » de la franchise Die Hard.

Patrick Poivey : la saga « Die Hard » vue par le John McClane français

Au cours de sa carrière vocale qui a traversé cinq décennies, Patrick Poivey a également doublé Tom Cruise sur dix longs métrages (dont Top Gun et Rain Man), Don Johnson (de Deux flics à Miami à Watchmen), Kyle MacLachlan (Twin Peaks, Desperate Housewives), Michael Biehn (Terminator), Mickey Rourke (9 semaines 1/2), Daniel Day-Lewis (Le Dernier des Mohicans), Charlie Sheen (Wall Street) ou encore son frère Emilio Estevez (Young Guns). Très actif au théâtre, à la télévision, à la radio et dans la publicité, Patrick Poivey avait récemment participé au court métrage On s’est fait doubler aux côtés d’autres illustres comédiens de doublage. Une apparition savoureuse que vous pouvez retrouver dans la vidéo ci-dessous. Dans le documentaire Les voix légendaires du doublage accompagnant le court métrage, Patrick poivey adressait ce sympathique message à la nouvelle génération : « Si vous voulez faire du doublage, soyez comédiens. Allez dans un cours de théâtre à côté de chez vous, jouez la comédie avec votre partenaire et amusez-vous ! »

La Nanny de Gilly MACMILLAN (11 Juin 2020)

Jocelyn, sept ans, aime sa nourrice plus que tout. Lorsque celle-ci disparaît sans laisser de traces, Jo est inconsolable. Comment a-t-elle pu partir ainsi, sans même lui dire au revoir ?
Trente ans plus tard, Jo se voit obligée de retourner vivre dans la demeure familiale, malgré la relation conflictuelle qu’elle entretient avec sa mère.

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Chronique  Quel thriller surprenant et lent avec des personnages improbables mais quelque peu appréciables (si vous gérez un peu de folie de batshit et de tendances sociopathes, c’était bien !), une lecture captivante qui vous rend captif et vous oblige à réfléchir à ce qui va se passer ensuite et à vous frapper à la seconde près avec une grande révélation ! BAM ! Oui, je donne mes quatre étoiles et je lance ma tequila contre ma bouche (cette fois, le Chardonnay est trop léger pour absorber ce genre de thriller, croyez-moi !)

OMG ! Quel est le problème des auteurs de thrillers avec ces nourrices ? Si d’autres livres sont écrits et publiés à leur sujet, je crains que la plupart d’entre eux ne soient mis à la porte et que toutes les mères ne soient plus déprimées par les enfants en pleurs qui leur sont jetés à l’étage des supermarchés à cause de l’insensibilité de leur mère à l’achat de mauvaises céréales.

Personnellement, j’ai commencé à avoir peur d’eux et ce livre a complètement effacé de mon esprit le spectacle « Nanny » de Fran Drescher. ( Ok je retire ce que j’ai dit parce qu’elle était aussi effrayante quand elle a fait son rire d’âne caractéristique !) Et Mary Poppins s’est transformée en villanelle en lavant le cerveau de ces enfants innocents avec des contes de fées et des illusions (je pense qu’elle a peut-être mélangé la nourriture des enfants avec des hallucinogènes et les a transformés en membres d’une secte). Voyez comment ce livre m’a influencé pour créer des récits plus sombres de Mary Poppins dans mon esprit).

Ce livre est centré sur trois femmes et une petite fille ! Les deux maris étaient déjà partis au ciel ou ailleurs (le père de Jocelyn nous donne de mauvaises vibrations et l’impression d’un vilain garçon !)
Jocelyn perd son mari dans un tragique accident de la route et ses problèmes financiers l’obligent à retourner au Royaume-Uni avec sa fille de dix ans, Ruby, pour vivre avec sa mère Virginia, dont elle est séparée. Jo avait une relation trouble avec sa mère qui ne lui avait jamais montré d’affection quand elle était petite et qui lui reprochait encore le départ soudain de sa nourrice bien-aimée Hannah. Elle s’agite auprès de sa propre fille pour son affection envers sa grand-mère. Elle veut quitter la maison pour commencer une nouvelle vie, mais elle ne peut pas le supporter financièrement. Elle se sent donc piégée dans ce manoir avec ses souvenirs d’enfance laids mais un peu flous.

Virginia semble être un personnage louche, notoire mais aussi intelligent et sarcastique. La détermination et le flou de Jocelyn sur son propre passé m’ont fait réfléchir, elle n’est pas le mal qu’on lui dit.
Et puis un jour, un crâne est découvert au bord du lac ! Appartient-elle à la bien-aimée Hannah qui avait disparu il y a des années ?

Mais SURPRISE ! HANNAH est de retour et elle tient tant à être au service de Jocelyn pour s’occuper de la petite Ruby. Mais est-elle vraiment la personne qu’elle a admise ? Eh bien, d’après Virginia, c’est un peu délicat parce qu’elle a peut-être laissé son cadavre au lac il y a des années ! !!!!
Alors, qui est le vrai mal ? Qui est le plus grand menteur ? La nounou a-t-elle ressuscité ou est-elle un sosie ? Quelle Virginie se cache de sa fille ?

Tant de questions délicates comme mais ne vous inquiétez pas, lorsque vous aurez vos réponses, vous aurez l’impression que le tapis s’est déchiré sous vos pieds. Lorsque votre dos touchera le sol, ne maudissez pas car le choix du livre à lire mérite d’être dicté par le cerveau du génie maléfique de cet auteur !
Brava Gilly Macmillan ! Bien écrit, bien joué !

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 432 pages
  • Editeur : Les escales éditions (11 juin 2020)
  • Collection : Les escales noires
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2365694705

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Et la vie reprit son cours de Catherine BARDON (28 Mai 2020)

Après Les Déracinés et L’Américaine, découvrez le troisième tome de la superbe fresque historique imaginée par Catherine Bardon. Au cœur des Caraïbes, en République dominicaine, la famille Rosenheck ouvre un nouveau chapitre de son histoire.

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Chronique : C’est avec plaisir que je retrouve la famille Rosenheck dans le troisième tome de la saga. Après son escapade New-Yorkaise, Ruth retrouve le pays de son enfance, son pays de coeur, la République Dominicaine.
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La famille s’agrandit, se métisse et les grands bonheurs s’entremêlent avec les drames de la vie. L’Histoire qui couvre la fin des années 60 à 1979 s’écrit toujours en filigrane de l’histoire familiale. Ainsi, on assiste à la fin du mouvement hippie, à la mort de Martin Luther King ou encore à la guerre de six jours…
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On a de belles surprises et certains fantômes du passé ressurgissent. Almah, la force tranquille, le phare dans la nuit de cette famille est toujours plus forte et plus sage. Ce personnage est un réel bonheur. le traumatisme de la génération post-shoah et la difficulté de cette quête identitaire est illustré par Lizzie. Je suis d’ailleurs ravie de la réapparition de ce personnage qui va en faire voir de toutes les couleurs à Ruth, et montrer la force du lien qui les unit depuis leur enfance et l’époque des mousquetaires.
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Catherine Bardon est une conteuse hors-pair, dès les premières lignes on est happé par l’histoire et on ne s’arrête que lorsque la dernière page se tourne. Elle a un talent pour décrire les sentiments, bons comme mauvais et nous faire sentir comme un membre à part entière de cette famille.
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J’ai toujours une préférence pour le premier tome de la saga. Je suis comme les Rosenheck, Wilhelm me manque. Mais le pari est réussi, on ressort de cette lecture avec l’envie de les retrouver pour de nouvelles aventures. J’ai hâte 😁.

Note : 9/10

Chronique de Lili_Mockingbird

 

  • Broché : 352 pages
  • Editeur : Les escales éditions (28 mai 2020)
  • Collection : Domaine français
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2365695175

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Le bureau des sabotages : L’étoile et le fouet ; Dosadi de Frank Herbert

Dans cette immense société pan-galactique où cohabitent plusieurs espèces sentientes et où les Calibans ont offert à l’humanité la possibilité de voyage instantané entre les étoiles, les Etats sont si efficaces qu’ils peuvent broyer aveuglément leurs populations. Le Bureau des Sabotages a été fondé pour enrayer ces risques majeurs

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Chronique : Merci à Mnémos pour ce magnifique Intégrale de Herbert qui comprend deux nouvelles se déroulant dans le même univers, dont une inédite, complètent l’intégrale. Avec ce grand classique de la SF réuni pour la première fois en un volume, Frank Herbert nous immerge dans le cœur réactif et les rouages d’une société à la dimension d’une galaxie, aux prises avec ses démons. Le livre débute avec L’étoile et le Fouet qui est ici une histoire d’amour bien étrange, celle entre un individu ordinaire et l’équivalent d’un dieu. Mais avant de parler d’histoire d’amour il s’agit bien d’un court roman de S-F traitant des problèmes de communication entre les êtres et évidemment entre les individus. Il a choisi pour cela de s’offrir toute une panoplie d’individus aussi farfelus les uns que les autres et permettant de balayer un large spectre de forme de vie (aux pouvoirs parfois bien différents).
L’histoire d’amour et ce thème de la communication sont supporter par une intrigue policière qui entraine inévitablement une enquête et force dons le lecteur à tenter de la résoudre lui aussi. le stratagème fonctionne véritablement et les pages s’enchainent sans que la lassitude ne vienne pointer le bout de son nez.
Mais quel est cette intrigue ? Me direz-vous ! Eh bien figurez-vous que toutes personnes ayant emprunté les couloirs calibans (permettant de se déplacer dans toute la galaxie) perdent subitement la mémoire ou bien disparaissent étrangement. Personne ne sait vraiment comment fonctionnent ces couloirs. Pour couronner le tout une boule métallique s’écrase et à son bord se trouve une forme calibane dont le langage ne partage pas les mêmes concepts que les êtres qu’elle va rencontrer. Jorj X. McKie est le saboteur extraordinaire en charge de cette mission et c’est à lui qu’il revient également de maintenir le contact avec l’entité calibane.
Une histoire à la fois passionnante et distrayante qu’il convient de classer dans les réussites de Herbert.  Ensuite nous partons sur Dosadi seule ville d’un monde isolé , en quarantaine et impropre à la vie. Un monde qui est cependant habité par deux espèces qui cohabitent sur le fil du rasoir ( deux espèces dont les hommes ).
Et l’autre point de vue : une sorte de communauté galactique très riche et complexe , dont les habitants de Dosadi ignorent totalement l’existence.
La création de Dossadi est le résultat d’une sorte de bavure d’un point de vue légal et éthique . Une bavure qui va déboucher sur un fantastique conflit , une crise institutionnelle de derrière les fagots et sur un procès qui est un morceau d’anthologie dans le genre système juridique Alien.
C’est un vrai bonheur d’explorer cette ville impitoyable ou si tout est compliqué et où rien n’est manichéen pour autant .
Ce texte n’est pas un roman artificiellement compliqué et sa complexité est un plaisir pour les explorateurs des mondes étranges et étrangers que sont souvent les amateurs de SF.
Les personnages sont très solides et très fonctionnels ,alors que l’univers est d’une densité extrême …
En prime donc : il nous est offert d’explorer un système juridique Alien du plus grand intérêt ( passionnant ) avec finesse et subtilités , ainsi que de sentir intimement les difficultés de faire cohabiter deux espèces intelligentes …
Il y a dans ce bouquin des aliens qui sont parmi les plus réussis du genre .
Dosadi est une injure aux lois et à l’éthique et ce dernier aspect génère un imbroglio juridique mâtiné d’action et de rythme assez intense.
Par ailleurs de par leurs conditions d’existences les habitants de Dosadi ont acquis certaines caractéristiques psychosociales qui ne resteront pas sans conséquence sur l’avenir de cet univers et c’est peut-être là que se trouve le coeur de ce texte délicieux de dépaysement . Nous arrivons sur La délicatesse du saboteur ou le protagoniste de « The Saboteur Tact » est saboteur extraordinaire Jorj X. McKie , un employé du Bureau de Sabotage (ou BuSab). BuSab est un organisme gouvernemental chargé de mener des trucs sales « au lieu de ruban rouge » pour aider à ralentir et réguler la grande bureaucratie couvrant la galaxie de la ConSentiency ( en vertu des règles BuSab le secrétaire de l’agence conserve sa position jusqu’à ce qu’il est lui – même saboté) . Chargé de trouver manquant saboteur Napoléon Bildoon, McKie tente de percer les secrets de la Pan-Spechi , une course divisée en groupes de cinq « compagnons de crèche », dont un seul ego possèdent la conscience à la fois. Ce faisant , il va à l’ encontre de l’organisation « Watchers fiscales », qui est catégoriquement opposé à l’existence de BuSab et on fini avec l’inédit  Tracer son sillon Cette histoire se déroule dans un avenir lointain sur la planète Aspidiske VII. Une réunion du « Sous-comité spécial de la culture intergalactique » est convoquée pour étudier la possibilité d’un gaspillage excessif de la part des « équipes de préservation historique du Bureau des affaires culturelles ». Le secrétaire Hablar vient présenter un échantillon du travail effectué par l’équipe de préservation historique. L’échantillon qu’il soumet est une interview avec l’un des rares pionniers survivants de la planète Gomeisa III. C’est un vieil homme nommé Hilmot Gustin. Au cours de l’entretien, on apprend que Hilmot était l’inventeur du rollitor, un harnais de charrue pour une forme de vie extraterrestre originaire de la planète, et aussi l’homme qui a découvert ce que la crème des marais fait pour le teint. Une fois l’entretien terminé, la réunion est ajournée jusqu’au lendemain.

Un livre juste magnifique.

Note : 10/10

 

  • Broché : 592 pages
  • Editeur : Mnémos Editions (15 mai 2020)
  • Collection : INTEGRALE
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2354087721

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Le Dernier magicien de Robin Hobb (12 Juin 2020)

À Seattle, les autres vagabonds l’appellent le Magicien. Lui, il voudrait juste qu’on le laisse tranquille. Quand il est revenu du Vietnam, il a cru qu’il avait laissé derrière lui ses vieux démons. Il ne voulait plus jamais sentir le souffle empoisonné de la guerre.

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Chronique : Dans les rues de Seattle vit un homme appelé le Magicien qui parle avec des momies et dit la vérité à ceux qui sont assis à côté de lui dans le bus. Mais lorsque lui et d’autres utilisateurs de magie sont menacés par le Mir gris amorphe, le Sorcier doit décider s’il peut et veut utiliser ses pouvoirs pour faire la guerre. Ce livre est une fantaisie urbaine qui rappelle Neil Gaiman et Charles de Lint tant par son cadre que par son style : Seattle, au rendu réaliste, est remplie d’astuces et d’adorables bouts de magie, allant de boutiques de bric-à-brac remplies de trésors à un autre monde parallèle peuplé par les lignes temporelles alternées de la ville, des hommes magiques et quelques femmes insaisissables arpentent les rues, et pourtant le citoyen moyen passe son quotidien sans reconnaître la merveille qui l’entoure. Le magicien développe une complexité et des fautes multiples, ses relations et son chemin deviennent complexes et difficiles, et l’histoire devient étonnamment sombre tout en conservant des éclats de beauté. La maturation de la peluche au grain n’est pas sans faille : l’intrigue est parfois lente et confuse, Mir est parfois un mal trop indistinct et imprécis, et les aspects les plus sombres des personnages menacent de devenir tout simplement improbables. Mais dans l’ensemble, l’histoire du Magicien est un voyage dynamique, difficile et parfois sans joie, mais jamais sans but ni étincelle, et elle constitue une lecture intense et intéressante.

Pour le meilleur ou pour le pire, le livre est également rempli de questions denses sur le genre. Le mentor du Magicien et son intérêt parfois romantique est une femme nommée Cassie dont la magie est ancrée dans l’archétype féminin. C’est un personnage fort, mais sa relation avec le Magicien et son rôle dans son histoire sont parfois troublants. En tant que métamorphe, Cassie prend un large éventail de corps féminins « larges » dans la mesure où ils sont tous cis-femmes, et la plupart d’entre eux sont attrayants pour le Magicien. Son existence même renforce l’idée d’un archétype féminin, et qu’il est lié à certains pouvoirs créatifs et « féminins ». En tant que partenaire féminine du Mâle du Sorcier, Cassie renforce un binaire de genre hétéronormatif ; étant donné que ses capacités magiques spécifiques fonctionnent dans l’intrigue, elle lie la Femme avec le soutien et le sacrifice. Cela ne veut pas dire que Cassie est un mauvais personnage : elle est puissante, indépendante et loin d’être docile ou douce. En fait, en dehors de son rôle de femme et de personnage de soutien, Cassie est géniale. Mais comme son caractère est si fort, il est d’autant plus facile d’avaler tout ce qu’elle contient. Son archétype peut en résonner, et ce n’est pas tout à fait troublant ou misogyne, mais il ne me convient pas. Cela détruit à peine un livre par ailleurs agréable, mais c’est une détraction. Mis à part ces problèmes, Le Magicien des pigeons est un livre étonnamment petit. La fantaisie urbaine à la Gaiman et à la de Lint fonctionne rarement pour moi parce qu’elle conserve souvent trop de son charme de pincement. Le Magicien des pigeons réussit mieux à transformer une prémisse intrigante en une histoire satisfaisante, à la fois magique et réelle. C’est une lecture fascinante en tant qu’œuvre précoce et formatrice du genre de la fantaisie urbaine, et aussi l’un des livres les plus réussis que j’ai lus dans ce genre, je vous le recommande.

Note : 9,5/10

 

  • diteur : Mnémos Editions (12 juin 2020)
  • Collection : Icares
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2354087772

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Test DVD: Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part Avec Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni, Benjamin Lavernhe

Dans la belle maison familiale, à la fin de l’été, Aurore fête ses 70 ans, entourée de ses 4 enfants, tous venus pour l’occasion. Il y a là Jean-Pierre, l’aîné, qui a endossé le rôle de chef de famille après la mort de son père , Juliette, enceinte de son premier enfant à 40 ans et qui rêve encore de devenir écrivain , Margaux, l’artiste radicale de la famille, et Mathieu, 30 ans, angoissé de séduire la jolie Sarah. Plus tard, un jour, l’un d’eux va prendre une décision qui changera leur vie…

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Chronique : Un film comme un témoignage sur la vie et le temps qui passe, sur ce précieux cadeau dont on a tendance à oublier la valeur, et sur l’urgence d’en faire quelque-chose, ou au moins d’en prendre conscience, notamment à l’âge ou l’idéalisme de la jeunesse tend plutôt à nous maintenir sur la touche qu’à nous faire avancer…, Un film sur les bonnes questions à se poser avant qu’il ne soit trop tard ou avant de passer à côté de sa vie, un film sur la famille aussi, ses contraintes dont il faut arriver à se libérer et sur la relativité de toute chose (à toujours garder en mémoire) sauf d’une : la valeur unique de chaque être humain, et la valeur de l’amour que l’on se doit de partager sans y échapper lorsqu’il se présente ou lorsqu’il nous lie par les liens du sang. Un excellent film avec un scénario bien ficelé qui touche tous les âges : de la prime jeunesse à l’âge mûr, chacun s’y retrouve et a une leçon à apprendre ici ou à réviser avec le sourire spontané de sa propre expérience passée…C’est maladroit par certains moments, déséquilibré en mettant en avant certains aspects plus que d’autres, en insistant sur des points puis en les occultant. Mais ce film est comme la vie, on va se rappeler de détails insignifiants en oubliant des grands moments. Courez voir ce film et ne soyez pas honteux de sentir une larme couler le long de la joue ou de vous esclaffer devant une situation ridicule. La vie est vivante, ce film est vivant . . .

Note : 9/10

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part : Photo Alice Taglioni, Aurore Clément, Benjamin Lavernhe, Camille Rowe, Jean-Paul Rouve

Vidéo  : Il s’agit d’une excellente présentation vidéo qui semble correspondre parfaitement au matériel source. Les couleurs sont profondément saturées d’une vitalité agréable et d’une profondeur délimitée. Les images sont résolues, avec une netteté stable, des détails nets et un raffinement subtil appréciable. Certaines scènes semblent mieux résolues que d’autres bien que je soupçonne que cela est lié à la photographie. Le contraste est dynamique sans être accablant et les noirs sont respectables en profondeur avec des détails perceptibles visibles sous un faible éclairage et des ombres. Je n’ai vu aucun signe d’artefacts liés à la vidéo et j’ai pensé qu’en général, la qualité vidéo était excellente.

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part : Photo Alice Taglioni, Jean-Paul Rouve, Sarah Adler

Audio : Il s’agit essentiellement d’un film basé sur les dialogues, mais certains aspects de la présentation utilisent efficacement les canaux arrière pour étendre la scène sonore. Le dialogue est limpide avec une description vocale exigeante et une texture raffinée. Le mix repose fortement sur les trois canaux avant. La séparation, l’imagerie et l’espacement directionnel sont excellents car le mélange de dialogue, de musique et de sons enregistrés est clairement articulé. Le canal LFE est utilisé principalement pour un impact subtil et pour les basses fréquences supérieures associées à la musique du film.

 

 

  • Acteurs : Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni, Benjamin Lavernhe, Camille Rowe, Elsa Zylberstein
  • Réalisateurs : Arnaud Viard
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.39:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : UGC
  • Date de sortie du DVD : 27 mai 2020
  • Durée : 85 minutes

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Piccolo de Angélique Villeneuve et Amélie Videlo (10 Juin 2020)

Nous voici au pays des jouets de plage, dans la peau de Piccolo, un minuscule canard jaune. Il rêve d’être choisi par un enfant aimant, qui va le serrer contre son coeur et
l’emmener vivre des aventures merveilleuses.

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Chronique : Durant la période de l’été, les éditeurs sortent tous un album sur cette période et ils sont dans l’ensemble tous plus qualitatifs que d’autre d’où le choix qui est de plus en plus dur, on ne sait lequel choisir. Cet album de Angélique Villeneuve et Amélie Videlo  lui parle des vacances mais d’un point de vu d’un jouet, un peu comme le principe du film Toy Story. Les illustrations sont splendides. Les dessins pleine page sont superbes, les dialogues très courts et répétitifs vont plairont aux enfants, l’histoire est touchante . L’album est de belle taille, les pages sont épaisses. Il est fait pour durer et ressortir tous les ans à cette époque… Un livre touchant auquel ont aimerait tant avoir ce petit canard

Note : 9,5/10

 

  • Tranche d’âges: 3 ans et plus
  • Editeur : Sarbacane Editions (10 juin 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2377312624

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