Donnybrook / De Tim Sutton Avec Jamie Bell, Frank Grillo, Margaret Qualley

Ex-marine, Jarhead est un père désespéré. Non seulement il est prêt à tout pour nourrir ses enfants, mais c’est aussi un combattant redoutable.

VOD : https://www.filmotv.fr/film/donnybrook/17181.html

Chronique : Surtout connu comme le gamin d’une ville minière anglaise qui voulait danser, Jamie Bell, la star de « Billy Elliot », est devenue robuste avec l’âge. Dans le sombre film Donnybrook du réalisateur Tim Sutton , il incarne Jarhead Earl, un ancien Marine américain coincé dans des circonstances économiques relativement sombres. Dix-huit longues années ont rendu difficiles les traits autrefois angéliques de l’acteur. Disparaissant dans le rôle, au lieu de rayonner d’espoir et de possibilité, son visage révèle un homme qui a vu le fond du rocher. C’est un combattant dans le sens le plus littéral – un pugiliste scrappy et légèrement coulant qui ne connaît pas d’autre moyen d’échapper à son existence de parc de roulottes que d’affronter les voyous les plus dangereux du comté dans le match à mort qui donne ce thriller obsédant à combustion lente son nom.

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En fait, le Donnybrook pourrait être un match à mort. Même à la fin du film, on ne peut pas être trop sûr de ce qu’est le secret bien gardé, bien que la simple mention inspire le respect dans le coin ravagé par les opioïdes d’Amérique où le film se déroule. Le Donnybrook est une sorte de club de combat à la poubelle blanc – caché quelque part hors de la grille et dirigé par des hommes qui ressemblent à un croisement noueux entre les néonazis et les Hell’s Angels – où un buy-in à gros enjeux gagne des gens désespérés un pot de 100 000 $. De son apparence, c’est tuer ou être tué une fois que vous entrez dans le ring. C’est certain: Jarhead Earl prévoit de gagner ou de mourir en essayant, comme un furet qui mord fort jusqu’à ce que son cœur cesse de battre, ou un féroce Jack Russell terrier face à un adversaire beaucoup plus grand.

Pour Sutton – dont le film précédent, «Dark Night», inspiré du tournage mégaplex d’Aurora de 2012, a fait une déclaration austère sur la violence armée – «Donnybrook» marque une avancée majeure en termes d’ambition et de style, méritant la distinction d’ouvrir le Festival du film de Toronto section de la plateforme compétitive. Au lieu de s’en tenir à l’ambiance raréfiée de ses projets précédents, Sutton emprunte la route des films de genre granuleux, enveloppant ses préoccupations concernant la masculinité frustrée américaine dans le manteau lisse et existentiel d’un thriller de style frères Coen (d’autres se souviendront du style plus nihiliste du réalisateur de « Green Room » Jeremy Saulnier).

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Depuis le monologue d’ouverture, prononcé par un ermite grisonnant de Backwoods qui transporte Jarhead Earl vers le Donnybrook, le script de Sutton sonne comme «No Country for Old Men» – ou plus exactement, comme le genre de portrait élégiaque et noir charbon de l’Amérique sans issue. que Cormac McCarthy a colporté toutes ces années. (Il n’est pas surprenant que Frank Bill, dont le roman « Donnybrook » est basé, fasse de fréquentes comparaisons avec l’écrivain occidental.) « Le monde a changé. Des criminels qui gèrent tout », dit le codeur, sa voix comme une souche d’arbre traînée sur du béton alors qu’il dirige Jarhead Earl vers le redneck River Styx. «Revient à un homme sachant ce qu’il peut faire. C’est comme ça que vous vous battez – c’est tout ce qui compte. »

Sutton utilise la musique de manière non conventionnelle, pas autant comme une partition qu’une explosion d’énergie brute qui attire l’attention, soulignant qu’il ne s’agit pas d’un drame ordinaire. Il s’agit plutôt d’une saga criminelle dur (les personnages de boxe tragiques sont si communs dans la fiction pulpaire que Quentin Tarantino en a écrit une dans « Pulp Fiction »), le genre où la moitié des personnages établis dans le premier acte sont destinés à être abattus, poignardés , étouffé ou brûlé à mort. Un seul de ces cadavres pourrait raisonnablement être reconnaissant de sa sortie après que la mauvaise nouvelle, la femme fatale Dalia (Margaret Qualley), ait été forcée de lui donner une «fin heureuse» troublante pour nous / avilissante.

Les combats, en ce qui concerne Jarhead Earl, sont «la seule chose à faire pour des gens comme nous». Et donc il attrape un fusil de chasse et vole le prêteur sur gages local, volant juste assez pour couvrir ses frais d’entrée. Bizarrement, lorsque le caissier au nez cassé appelle les flics, le shérif Donny Whalen (James Badge Dale) lui demande instamment de ne pas porter plainte. Il a de vrais criminels à attraper – comme un trafiquant de drogue sociopathique nommé Chainsaw Angus (Frank Grillo), une machine à tuer complètement amorale qui est la version de ce film d’Anton Chigurh de Javier Bardem dans «No Country».

Grillo est l’un de ces acteurs de personnages d’armes secrètes que les cinéastes ne font que découvrir comment déployer correctement, et ici, Sutton est peut-être plus proche que quiconque de maximiser ce potentiel. Il est comme un homme de tête qui a mal tourné: grisonnant, ciselé et Jon Hamm beau, avec une séquence sadique à la place de cette étincelle malicieuse. Il est présenté comme le crétin qui vend des opioïdes à la femme de Jarhead Earl (Dara Tiller, qui n’a pas grand-chose d’autre à faire que d’avoir l’air épuisé ou inquiet), trouvant trop facile de battre son mari en colère lors de leur première confrontation – pas un début prometteur pour Jarhead Earl, qui compte sur ses poings pour gagner de l’argent.

Au fur et à mesure que le film avance, alternant entre ces deux personnages ultra-machos alors que leurs chemins se séparent et finalement se réunissent, le statut mythique d’Angus se profile de plus en plus intimidant, rendu doublement sinistre par la dynamique inconvenante qu’il a avec sa sœur Dalia (entrevue dans le premier ferry- scène de bateau avec Jarhead Earl, qui taquine la possibilité de rebondissements à venir). Bell peut être l’anti-héros tragique du film, humanisé quelque peu par ses interactions avec son fils Moses (Alex Washburn), mais à bien des égards, le personnage de Qualley est l’âme du film: quelqu’un qui vient de circonstances brisées et a grandi sans boussole morale et sans rôle approprié modèle. En l’occurrence, Dalia s’est également battue en elle, accompagnant Jarhead Earl lors de la dernière étape de son voyage vers le Donnybrook.

Cela nous ramène à la question de ce qu’il est exactement, ce sinistre Donnybrook – cet endroit entrevu de manière abstraite dans le plan d’ouverture et représenté tout au long par les co-compositeurs Phil Mossman et Jens Bjørnkjaer. Pour toute l’accumulation, la finale est anticlimatique, précipitée et pas aussi cauchemardesque que les 90 minutes précédentes. Il ne peut aller que de deux façons, et il va de l’une de ces façons. Il s’avère que le titre fait également référence à la première bataille de Bull Run, qui établit une coda inutile pour le poème épique décourageant qui a précédé, permettant à Sutton d’offrir un résumé ordonné de son requiem pour le rêve américain.

Note : 9/10

UN FILM DE TIM SUTTON
AVEC
JAMIE BELL (Billy Elliot, Snowpiercer – Le Transperceneige, Skin…)
FRANK GRILLO (Le Territoire des loups, La saga American Nightmare, La saga Captain America…)
MARGARET QUALLEY (Once Upon a Time… In Hollywood, The Leftovers…)

La Plateforme sur Netflix : que comprendre de la fin ?

Disponible sur Netflix ce 20 mars, La Plateforme est un thriller espagnol fantastique et angoissant qui pose beaucoup de questions. Alors que comprendre de la fin du film ?

Attention, spoilers. Les paragraphes suivants révèlent des éléments d’intrigue du film La Plateforme. Si vous ne voulez rien savoir, ne lisez pas ce qui suit.

Après avoir fait sensation au TIFF (Toronto Internation Film Festival) en 2019, La Plateforme (El Hoyo, en espagnol), de Galder Gaztelu-Urrutia est disponible sur Netflix ce 20 mars. Entre Cube et Snowpiercer, le film nous plonge dans une sombre prison-tour, appelé « La Fosse », traversée en son centre par une dalle transportant des plats d’exception préparés par des chefs cuisiniers et descendant d’étage en étage pour nourrir les détenus. Ce système favorise les premiers servis et affame les derniers. Chaque prisonnier a le droit de prendre un objet pour sa détention et a 2 minutes pour manger ce qu’il peut sur la plateforme mais ne peut conserver aucune nourriture dans sa cellule qu’il partage avec un autre détenu.

Dans La Plateforme, on suit l’histoire de Goreng (Iván Massagué), qui a volontairement intégré la prison-tour afin d’obtenir à sa sortie un brevet lui permettant de s’élever socialement. Il se réveille à l’étage 48 avec le livre et son co-détenu Trimagasi (Zorion Eguileor), un vieil homme enfermé pour meurtre. Pendant des mois, Goreng va tenter de survivre dans la Fosse où la seule loi qui domine est « manger ou être mangé » face à des prisonniers cannibales, violents, déviants et pervers. Mais l’homme va aussi rencontrer d’autres détenus à d’autres étages espérant un échappatoire ou un futur meilleur à l’image d’Imogiri (Antonia San Juan) et Baharat (Emilio Buale Coka), tout en cherchant l’enfant de Miharu (Alexandra Masangkay), caché dans la prison.

La Plateforme, et son héros au bord de la rupture nerveuse [SPOILERS]

À plus de la moitié du film, il vient une idée à Goreng : descendre sur la dalle avec son nouveau codétenu, un dénommé Baharat, afin de distribuer eux-mêmes la nourriture aux détenus, pour que les derniers étages aient également de quoi se nourrir. 

Le but ? Que tout le monde survive !

Mais pour que la situation évolue de manière pérenne, un des détenus confie à Goreng et Baharat qu’il faudrait faire parvenir, tout en haut de la tour, à « l’administration », un symbole.

Ils trouvent alors une idée : renvoyer un plat qui n’aurait pas été touché.

Cela signifierait que le système ne fonctionne plus puisque tout le monde a été raisonnable et que même tout en bas, les prisonniers ont aussi eu à manger.

Ils choisissent ainsi la panna cotta, un dessert italien qu’ils se donnent pour mission de renvoyer en haut pour faire passer « le message », comme ils aiment à le répéter. 

Par ailleurs, d’après les calculs de Goreng, pour que les tout derniers étages aient de quoi se sustenter, il faut un peu en priver les 51 premiers étages.

Il demande donc aux détenus des premiers étages de jeuner juste un jour. 

Mais peu sont ceux qui se plient à cette nouvelle règle, et Goreng a alors recours à la violence pour que tout le monde accepte de partager.

La fin justifie les moyens…

Bref, tout le monde a un peu viré zinzin, surtout Goreng qui « voit les fantômes » de ses deux anciens codétenus.

Des visions qui s’accentuent vers la fin du film, car le héros est blessé et très affaibli psychologiquement.

Que représente l’enfant dans La Plateforme ?

Il y a un personnage dont je ne t’ai pas encore parlé.

Il s’agit de Miharu, une femme qui, chaque mois, descend les étages via la dalle, pour chercher son enfant qui lui a manifestement été retiré et se trouve quelque part dans la fosse.

Sauf que d’après une codétenue de Goreng qui a travaillé à « l’administration », cette femme serait rentrée seule dans la tour.

Cette histoire d’enfant aurait donc été inventée de toute pièce par Miharu, qui aurait juste trouvé une excuse pour descendre chaque mois buter des gens et les manger (comme on l’a déjà vu faire).

Hors, à la toute fin du film, alors que Goreng et Baharat arrivent à l’étage le plus bas, le numéro 333 (le héros pensait à l’origine qu’il n’y avait que 250 étages), ils découvrent une enfant cachée sous un lit.

Présence réelle ou fruit de l’imagination d’hommes à la psychologie bousculée ?

En tous les cas, devant le visage innocent de l’enfant, les deux hommes abandonnent leur mission première et lui offrent la seule nourriture restante : la panna cotta. 

Peu de temps après, Baharat est retrouvé mort par Goreng. Ce dernier prend l’enfant sur ses genoux, et gagne de nouveau la dalle.

Ensemble, ils descendent encore longtemps dans l’obscurité.

Puis Goreng s’en va retrouver le vieil homme mort avec qui il a été enfermé en premier, laissant l’enfant remonter les étages sur la dalle.

Ce qui signifie que Goreng meurt bel et bien, tandis que l’enfant, symbole d’un nouveau système, remonte vers la lumière. 

Une théorie optimiste voudrait ainsi que le système en place ne tienne donc plus puisque l’enfant, au plus bas niveau de la tour, aurait survécu longtemps, tout en étant apparemment en bonne santé, grâce sans doute à sa mère qui lui aurait apporté chaque mois des corps différents pour qu’elle s’en nourrisse.

L’enfant aurait donc niqué le système en survivant au dernier étage tout en étant, en même temps, un produit du système puisque pour s’en sortir, elle a dû devenir cannibale.

Elle ne s’est donc pas nourrie de la générosité d’autrui, mais bien d’autrui tout court.

Goreng est Don Quichotte

Avant d’intégrer la fosse, chacun des prisonniers a eu le droit de choisir un objet à emporter avec eux.

S’ils ont droit à tout et n’importe quoi, la plupart des détenus ont sélectionné des armes.

Mais Goreng, à contre-courant de tous les autres, a choisi… un bouquin. Et plus précisément Don Quichotte, de Miguel de Cervantes.

Un choix très loin d’être anodin de la part des scénaristes puisque Goreng ressemble en réalité beaucoup au héros du livre.

Comme Don Quichotte, Goreng préfère se mettre au service de la communauté plutôt que de penser à lui.

Il préfère par exemple manger son livre, seul vestige de sa vie d’avant, pour ne pas céder au cannibalisme. Bon, après, il bouffe quand même sa pote. Mais l’intention était là.

Il est donc le symbole imparfait de l’altruisme. 

Sa décision de demeurer tout au fond de la tour est donc logique.

Il préfère payer pour ses crimes (il a quand même avalé la chair de deux de ses anciens potes) — et laisser l’enfant, seul symbole de l’échec de l’administration, remonter vers la lumière — plutôt que de remonter avec elle, alors qu’il est lui même devenu un pur produit du système qu’il décrie.

Il se sacrifie au profit du « message ».

Quid de la panna cotta ?

Une scène, toutefois, qui survient à peu près au milieu du film, pourrait venir remettre en doute la fin explicitée plus haut.

En effet, on y voit un maitre d’hôtel sermonner ses employés car il a retrouvé une panna cotta avec un cheveu dessus.

Ainsi, il est possible que la petite fille n’ait été que le fruit de l’imagination de Goreng et Baharat et qu’elle n’ait jamais existé.

Cela signifierait que cette scène est en réalité la toute fin du film, et que les deux hommes ont réussi à faire remonter le dessert intact… mais avec un de leurs cheveux dessus.

Le maitre d’hôtel finit quoi qu’il en soit par gronder ses employés, comme si un de leurs cheveux à eux était responsable du renvoi de la panna cotta.

Comme si finalement, les prisonniers avaient refusé de manger le dessert par coquetterie. Ironique !

 

La Plateforme De Galder Gaztelu-Urrutia Avec Ivan Massagué, Zorion Eguileor, Antonia San Juan sur Netflix

Dans une prison-tour, une dalle transportant de la nourriture descend d’étage en étage, un système qui favorise les premiers servis et affame les derniers.

Chronique : Dans la lignée d’un huis-clos à la Cube, saupoudrée d’une réflexion sociale sur le capitalisme et la lutte des classes façon Snowpiercer : Le Transperceneige, avec quelques écarts gore que renieront pas les amateurs de Saw, l’intriguant et étrange La Plateforme a fait son arrivée sur Netflix comme une bonne vieille série B fauchée que l’on pouvait découvrir par hasard sur une étagère de vidéoclub.

Objet cinématographique non identifié, La Plateforme a ce petit côté barré comme le cinéma espagnol en raffole. Pour sa première réalisation, Galder Gaztelu-Urrutia parvient plutôt bien à intriguer dès sa première partie  qui sème le dégoût et l’angoisse.

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Roi (involontaire) du timing, Netflix a ajouté La plateforme sur son catalogue à point nommé en ces temps de confinement où il serait fort à propos de questionner l’individualisme de nos sociétés contemporaines et la répartition des richesses. La mise en scène de Gaztelu-Urrutia, plutôt oppressante, ne manquera pas de procurer à ceux qui le visionnent une sensation d’enfermement devenue familière. Et alors que son film vire progressivement à l’horreur (visuelle), son protagoniste bascule dans une remise en cause existentielle.

Derrière cette métaphore aussi violente et gore que minimaliste, se cache une petite pépite ibérique que Beckett ou Pinter aurait pu écrire.On parle ici d’inégalité, d’égoïsme, d’individualisme, de redistribution, et le réalisateur bouscule le spectateur sans ménagement, à la limite de l’écœurement. 1H30 de pamphlet à peine supportable sur ce qu’est l’homme pour l’homme.
Totalement assumé, cette « plateforme » remarquable n’est vraiment pas à mettre en toutes les mains. Âmes sensibles s’abstenir…

Bande-annonce

Messiah : pas de saison 2 pour la série Netflix avec Tomer Sisley

Mauvaise nouvelle pour les fans de la série Netflix « Messiah » : la saison 2, pourtant commandée, ne verra finalement pas le jour à cause du Coronavirus…

De façon pour le moins inhabituelle, c’est le comédien Will Traval lui-même, l’une des stars de Messiah, qui a annoncé l’annulation de la série Netflix d’envergure après une seule saison. On a l’habitude que ce soit plutôt la plateforme qui le fasse. Quelques heures plus tard, c’est Tomer Sisley qui l’a confirmé sur son compte Instagram. L’acteur explique plus précisément qu’une saison 2 était bien prévue mais qu’à cause du report du tournage lié au Coronavirus, il a finalement été décidé de s’arrêter là pour des raisons financières.  Découvrez leurs messages ci-dessous.

Messiah était arrivée sur la plateforme le 1er janvier dernier, un thriller à la Homeland sur un homme qui attire l’attention internationale suite à des actes troublant l’ordre public, le FBI ouvre alors une enquête sur ses origines. Alors que de nouveaux adeptes témoignant de ses miracles continuent de rejoindre ses rangs, les médias du monde entier commencent à se laisser séduire par cette figure charismatique.  L’Agent Eva Geller doit vite dénouer le mystère : est-il vraiment un être divin ou un simple escroc capable d’ébranler l’ordre mondial ? La saison se terminait sur des mystères non résolus. Ils le resteront visiblement à jamias…

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I am sorry for all the Messiah fans over the world. Times are crazy. Season 2 was supposed to take place in Rome and we would all have loved to pursue this wonderful adventure, but as we know, times are crazy right now… Season 2 is not happening. Thank you for your support, thank you for your letters, thank you for your passion. I had a blast interpreting this part. Aviram will stay with me for very long. Thank you for your love. I promise we will come back with something at least as exciting as this wonderful show once this worldwide virus is beaten. Love you. #michaelpetroni I am very proud to know you!!! James McTeighe and Kate Woods, thank you for your trust and talent. @michellemonaghan @johnortiz718 @sound_speed @wiltraval @stefanialavieowen @sayyidelalami @therealmpagehamilton #mehdidehbi #philipbakerhall @fares_landoulsi Realy loved working with you guys. See you soon… La saison 2 de Messiah devait se tourner à Rome… Les temps sont dingues et nous empêchent de la tourner cet été. Elle n’existera donc malheureusement pas et nous en sommes tous extrêmement peinés. Merci à tous les fans pour vos messages, vos lettres, et votre passion. Cette série originale n’a laissé personne indiffèrent, moi le premier, et j’y ai pris un plaisir immense. Aviram restera longtemps avec moi. Je vous promets d’autres projets au moins aussi intenses dès que nous serons sortis de cette situation mondiale dramatique. Bon courage à tous dans votre confinement. Le plus important maintenant c’est : #restezChezVous MERCI MERCI MERCI A TOUS!!!!! ❤️

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Vampires sur Netflix : que vaut la série française dans la veine de Grave ?

Vampires est la nouvelle série française originale de la plateforme américaine, qui revisite une nouvelle fois le mythe du suceur de sang. Cette énième série de vampires vaut-elle le coup d’œil ?

DE QUOI ÇA PARLE ?

Les Vampires existent. Ici, parmi nous. Aujourd’hui dans Paris, la famille de Martha Radescu vit clandestinement. Mais lorsque Doïna, 16 ans, se révèle vampire d’un nouveau genre, leur équilibre fragile explose. Mi-humaine mi-vampire, Doïna apprend à vivre avec sa double nature.

Disponible en intégralité sur Netflix à partir du 20 mars. 6 épisodes vus sur 6.

ÇA RESSEMBLE À QUOI ?
Vampires saison 1 Bande-annonce VF

C’EST AVEC QUI ?

Au casting de cette nouvelle série de vampires, on retrouve aussi bien du sang neuf que des comédiens confirmés. La jeune actrice Oulaya Amamra, découverte dans Divines et revue depuis dans Le Monde est à toi, est l’héroïne de cette histoire sanglante en plein cœur de Paris. L’interprète de cette « vamp » en devenir est épaulée par Suzanne Clément, qui incarne la matriarche de la famille Radescu. Au reste de cette tribu marginale, on retrouve Mounir Amamra (Le Monde est à toi), Pierre Lottin (Les Tuche) et Juliette Cardinski (Les Grands). Face à eux, des vampires qui vivent dans l’opulence et qui respectent une certaine loi, dont Kate Moran et Aliocha Schneider, frère de Niels Schneider qu’on verra bientôt dans Pompei avec Garance Marillier. Enfin, Dylan Robert, meilleur espoir masculin aux César 2018 pour Shéhérazade, complète le casting.

ÇA VAUT LE COUP D’ŒIL ?

Librement adaptée du roman éponyme inachevé et publié à titre posthume de Thierry Jonquet, Vampires est une série créée par Benjamin Dupas (Vernon Subutex, Dix pour cent) et Isaure Pisani-Ferry (Platane), en collaboration avec Anne Cissé. Cette nouvelle production française pour la plateforme américaine se lance le défi de dépoussiérer le genre de la série de vampires. Après un âge d’or dans la pop culture dans les années 1990 et au début des années 2000 puis un passage à vide, la créature vampirique semble intéresser de nouveau puisque Netflix a mis en ligne il y a quelques mois deux séries sur ce thème : V Wars avec Ian Somerhalder et Dracula de Steven Moffat et Mark Gatiss. Alors avions-nous vraiment besoin d’une nouvelle série de vampires ? La réponse est oui.

Premièrement parce qu’on nous propose enfin une héroïne vampire dans un genre qui a souvent présenté un personnage principal féminin humain tombant amoureuse d’un vampire irrésistible. Cette fois, l’hyper sexualisation et le côté prédateur de la figure du vampire ne sont pas abordés en premier plan.  L’immortalité et le goût du sang de Doïna (Oulaya Amamra) est un prétexte pour explorer sa construction identitaire et familiale et son évolution organique lui permet de découvrir sa véritable nature : un être hybride mi-humain mi-vampire. En se rebellant contre sa mère Martha (Suzanne Clément) et en se laissant aller à ses pulsions, Doïna va couper le cordon et accepter sa condition afin d’être libre et en paix avec elle-même. La figure du vampire a toujours permis d’explorer le passage de l’adolescence à l’âge adulte et c’est le cas dans Vampires mais d’une manière plus réfléchie qui fait penser à la culte Buffy.

On apprécie également la sobriété apportée à la représentation des vampires humanisés, sans effets spéciaux et fausses canines. Fait assez rare qui mérite d’être souligné, la capitale n’est pas représentée comme une carte postale comme dans Plan Cœur. Vampires n’hésite pas à filmer Paris dans sa noirceur mais aussi dans sa lumière en baladant le spectateur dans un Belleville tantôt vivant et chaleureux, tantôt dangereux et violent. Il en est de même pour ses personnages avec deux types de représentation : d’un côté La Communauté à la vie luxueuse et paradoxalement lumineuse et de l’autre la famille Radescu, des réfugiés, des marginaux qui se cachent dans l’obscurité. La figure vampirique est autant représentée dans ce qu’elle a de plus beau que dans ce qu’elle a de plus laid et est très souvent rapprochée de ce qu’est la nature humaine.

Vampires réussit son pari de dépoussiérer le genre en ayant trouvé un équilibre entre modernité et retour aux sources. Respectueuse pour ses références culte, entre la série Buffy, Dracula de Francis Ford Coppola, Aux frontières de l’aube de Katheryn Bigelow, cette nouvelle production française pour Netflix bénéficie aussi d’une esthétique gothique et sanglante à l’image de Grave de Julia Ducournau ou de l’univers de Dario Argento pour certaines scènes. La première saison se terminant sur un gros cliffhanger, on espère que la plateforme américaine accordera une deuxième saison à Vampires, une belle série française sincère, appliquée et ambitieuse dans la continuité de Marianne et Mortel.

Freud sur Netflix : que vaut la série policière où le père de la psychanalyse devient enquêteur ?

Les 8 épisodes de « Freud », où le jeune Sigmund Freud enquête sur une série de meurtres et de disparitions dans la Vienne de la fin du XIXe siècle, sont disponibles sur Netflix. Cette série policière venue tout droit d’Autriche vaut-elle le détour ?

De quoi ça parle ?

Vienne, fin du XIXe siècle. Le jeune Sigmund Freud se retrouve impliqué dans un complot obscur aux côtés d’une voyante en enquêtant sur des meurtres et des disparitions.

Freud, une série créée et réalisée par Marvin Kren, avec Robert Finster, Ella Rumpf, Georg Friedrich, Brigitte Kren, Christoph Krutzler…

Disponible sur Netflix à partir du 23 mars. 2 épisodes vus sur 8. 

Ca ressemble à quoi ?
Freud - saison 1 Bande-annonce VF

Ca vaut le détour ? 

C’est une scène d’hypnose qui introduit le pilote de Freud. Très vite, on comprend que la séance est une farce : il s’agit en fait du jeune Dr Freud qui, peu sûr de ses capacités à vraiment pratiquer l’hypnose, fait répéter sa gouvernante pour qu’elle parvienne à simuler parfaitement un état hypnotique. Tout ça dans le but de convaincre un collège de chercheurs du bien fondé de ses travaux. C’est alors que deux policiers font irruption chez lui avec le corps agonisant d’une jeune femme qu’on a cru assassinée jusqu’à ce qu’elle se remette à respirer, sans tarder à mourir à nouveau.

Dans la peau du jeune Sigmund Freud, Robert Finster, comédien autrichien venu du théâtre et dont le visage est peu connu, voire inconnu du public français. A ses côtés, la comédienne franco-suisse Ella Rumpf, découverte dans Grave où elle jouait la soeur de l’héroïne, interprète une médium, Fleur Salomé (dont le nom a certainement été inspiré par Lou Andreas-Salomé, véritable élève de Freud). Enfin, Georg Friedrich, aperçu notamment chez Michael Haneke, campe l’agent de police Alfred Kiss qui complète le trio.

Dès le premier épisode, le ton est donné : cela part dans tous les sens, tant en matière de scénario qu’en matière de mise en scène, et les choses vont continuer à tourner en eau de boudin pour Freud et sa petite clique. De multiples intrigues vont commencer à s’entremêler (et nous, à nous embrouiller) : une jeune fille assassinée et aux parties génitales violemment mutilées, une petite fille disparue, un jeune médecin ambitieux dont personne ne semble vouloir prendre les théories au sérieux (Freud), une médium qui enchaîne les crises d’hystérie non simulées et qui a des visions graphiques et fort inconfortables (Fleur), un flic tourmenté par d’horribles souvenirs de guerre et mu par une soif de revanche des plus intenses (Kiss), le tout sur fond de tensions politiques entre l’Autriche et la Hongrie.

Trop, c’est trop. Toutefois, si vous aimez vous laisser porter dans un univers étrange sans trop savoir où on vous emmène, si vous fantasmez secrètement en imaginant un Sigmund Freud cocaïnomane agiter un pendule sans grande conviction, si vous n’avez pas peur des personnages de méchants un brin carcaturaux, si vous êtes féru de récits de faits divers glauques situés dans un cadre historique, mais qui ne respectent pas forcément les événements historiques et qui mélangent indistinctement le vrai du faux pour former une sorte de gloubiboulga un poil indigeste, mais dont la lourdeur visuelle pourrait passer pour quelque chose de simplement baroque sur un malentendu… Alors, cette série est certainement faite pour vous.

Why Women Kill sur M6: que vaut la nouvelle série du créateur de Desperate Housewives ?

Après « Desperate Housewives » et « Devious Maids », Marc Cherry est de retour sur M6 ce jeudi avec « Why Women Kill », une série sur trois femmes prêtes à en découdre après les infidélités de leurs maris à trois époques différentes. Vaut-elle le détour ?

De quoi ça parle ?

Les vies de trois femmes vivant à trois époques différentes alors qu’elles font face à l’infidélité dans leur mariage respectif. Si le rôle des femmes a évolué dans la société, leur réaction est toujours la même : un profond désir de vengeance. Dans les années 60, Beth Ann, femme au foyer, attend sagement son mari le soir alors qu’il la trompe avec une serveuse. Dans les années 80, Simone, une working girl, découvre que son mari la trompe… avec un homme. De nos jours, Taylor, bisexuelle, s’essaye au couple libre non sans difficultés…

Créée par Marc Cherry (Desperate Housewives, Devious Maids, American Beauty). Réalisée par Marc Webb (500 jours ensemble, The Amazing Spider-Man).

Tous les jeudis soirs sur M6. 10 épisodes vus sur 10.

A quoi ça ressemble ?
Why Women Kill - saison 1 Bande-annonce VF

C’est avec qui ?

Après Marcia Cross, Teri Hatcher, Felicity Huffman et Eva Longoria, Marc Cherry se devait de frapper fort. Et c’est sur deux bonnes actrices, qui sortent de près d’une décennie sur la même série, qu’il a mis son grappin : d’abord Lucy Liu, la Watson d’Elementary et Ling d’Ally McBeal, vue au cinéma dans Charlie’s Angels; ainsi que Ginnifer Goodwin, la Blanche Neige de Once Upon A Time, révélée en épouse mormone dans Big Love sur HBO. La 3e femme de la bande est une jeune révélation. Très demandée, Kirby Howell-Baptiste s’est faite remarquer dans The Good Place et Killing Eve, et vient d’apparaître dans la saison 4 de Veronica Mars. A ses côtés, Alexandra Daddario, star des films Percy Jackson, San Andreas et Baywatch, passée par la case True Detective en télé.Chez les hommes adultères, on retrouve Sam Jaeger, le papa parfait de Parenthood, croisé dans la saison 3 de The Handmaid’s Tale; l’anglais Jack Davenport, vu dans Smash et Flash Forward; et Reid Scott, qui sort tout juste de sept ans dans Veep.

ça vaut le coup d’oeil ?

Desperate Housewives vous manque ? Les rediffusions en boucle sur M6  -en ce moment même- vous lassent ? Why Women Kill a clairement été conçue pour vous combler. Elle saura assurément répondre à vos désirs de plaisirs coupables, comme l’avait déjà fait en son temps l’autre succulente série de Marc Cherry trop sous-estimée, Devious Maids. Il va sans dire que ceux qui n’accrochent pas à cet univers entre la fable et la farce n’y trouveront à nouveau pas leur compte. Dès le générique façon bande dessinée, il ne fait aucun doute que Wisteria Lane et ses femmes au foyer désespérées ne sont pas loin.

Si l’action se situe à Pasadena en Californie, le petit quartier américain caractéristique qui sert de lieu à l’action en est une copie conforme, voisins (trop) curieux compris. La différence majeure, c’est que les trois héroïnes ne se croiseront (presque) jamais puisqu’elles vivent à trois époques différentes dans la même demeure luxueuse. Les transitions entre les périodes sont d’ailleurs mises en scène avec fluidité. Les petites musiques typiques de Desperate Housewives sont de retour, pour nous indiquer en toute subtilité quand on doit se marrer et quand on doit être attendri. 15 ans ont passé mais il faut reconnaître à cette recette de n’avoir pas perdu en efficacité, elle ne nous émerveille juste plus autant. A noter que grâce à une diffusion sur la plateforme de streaming CBS All Access aux Etats-Unis, la série peut se permettre d’aller un peu plus loin que sur une chaîne traditionnelle. Les « fuck » sont donc au rendez-vous, mais la nudité reste très légère en revanche.

Là où Desperate avait du mal à tenir sur la longueur, Why Women Kill bénéficie d’une narration resserrée sur 10 épisodes. On sent que les scénaristes savent très exactement où ils vont, sans trop de gras et de sous-intrigues inutiles, quoique les passages d’interviews façon Modern Family ne semblent pas primordiaux. En filigrane, derrière les dialogues ciselés et les rebondissements bien ficelés, la série tente de dépeindre l’évolution de la condition féminine des années 60 à nos jours, en dépassant les clichés. Mais c’est bien le mystère qui nous tient en haleine tout du long : comment ces femmes qui n’ont pas l’air d’être des psychopathes en puissance vont se retrouver à tuer leurs maris, tôt ou tard ? La réponse s’avère plus complexe et plus inattendue que prévu.

On ne peut que saluer les prestations des actrices, à commencer par celle de Lucy Liu, qui semble tout droit sortie de Dynastie -la version originale- et qui nous régale de piques bien senties dont Marc Cherry a le secret. L’actrice semble s’éclater, loin du format corseté d’Elementary. Son intrigue lorgne en revanche un peu trop du côté de Gaby et du jardinier. Le sentiment de déjà vu est inévitable. Ginnifer Goodwin, en pré-Bree Van De Kamp, offre la performance la plus émouvante  avec une intrigue plus classique mais qui devrait nous réserver de belles surprises. Le personnage nous montre dès la fin du pilote qu’il est prêt à en découdre avec le patriarcat ! En ce qui concerne la 3e héroine, moderne et bisexuelle, on est un peu plus perplexe mais elle a le mérite de ne pas aller exactement là où on l’attend malgré une mise en place un peu ronflante.

Why Women Kill a donc beaucoup de fun à revendre, un charme indéniable, un équilibre entre drame et comédie trouvé, et un léger parfum de scandale qui ne peut que donner envie de la dévorer. Restez bien jusqu’au bout, le dernier épisode est un petit bijou de mise en scène !

Coronavirus : Stephen King explique la pandémie dans un extrait du Fléau

En pleine épidémie mondiale de coronavirus, Stephen King a partagé sur Twitter un extrait de son roman « Le Fléau » qui explique la propagation d’une pandémie.

En pleine pandémie de coronavirus, Stephen King a décidé de partager un extrait audio de son roman Le Fléau, paru pour la première fois en 1978 dans sa version courte et dont la version longue incluant des extraits supprimés par l’éditeur a été publiée en 1990. Dans Le Fléau, les Etats-Unis sont frappés par une pandémie de virus de la grippe créé en laboratoire. La population est décimée et les survivants se scindent en deux camps opposés.

Le chapitre 8, que le romancier a partagé sur Twitter, raconte comment le virus se propage. Dans son tweet, il rappelle toutefois que le COVID-19 est beaucoup moins meurtrier que la « supergrippe » de son roman.

Stephen King

✔ @StephenKing

Chapter 8 of THE STAND. This is how it works. Heed. (But remember COID-19 is not as lethal as the superflu.)https://youtu.be/jwN5vYGiZws 

Si vous avez Le Fléau dans votre bibliothèque et que vous n’avez pas peur de vous atteler à une oeuvre un poil anxiogène, cette période de confinement est peut-être l’occasion de le (re)lire, ou bien de (re)voir la mini-série adaptée du roman avec Gary Sinise et Molly Ringwald.

Netflix : 10 films pour ados à voir pendant le confinement

Vous ne savez pas quoi regarder pendant cette longue période de confinement ? Découvrez notre sélection de 10 films pour ados à voir sur Netflix, de « Lolita malgré moi » à « Babysitting », en passant par « Scott Pilgrim »… Vous aurez de quoi faire !

  • Scott Pilgrim (2010)

Réalisé par Edgar Wright, à qui l’on doit déjà Shaun of the Dead et Hot Fuzz, Scott Pilgrim est un film quelque peu What The Fuck, qui suit un jeune geek un peu loser, incarné par Michael Cera, qui, pour conquérir le coeur d’une jeune femme, devra vaincre ses 7 ex diaboliques. Adapté d’une série de comics du même nom, le film est bourré de références à la pop culture… Saurez-vous les retrouver ?

Scott Pilgrim Bande-annonce VO

  • La Folle journée de Ferris Bueller (1986)

Comment faire une recommandation des films pour ados sans mettre au moins une oeuvre du maître du genre John Hughes. C’est chose faite avec La Folle Journée de Ferris Bueller, un de ses meilleurs films, qui voit le jeune Matthew Broderick incarner un ado insouciant et désinvolte qu’on aurait tous aimé être quand on était au lycée. Les blagues et les situations sont assez drôles et nous empêche de nous ennuyer. Si vous ne devez voir qu’un seul film du réalisateur, je vous conseille fortement celui-ci.

La Folle journée de Ferris Bueller Bande-annonce VO

  • American Pie (1999)

American Pie, c’est LE film emblématique du genre. Le scénario n’est certes pas très novateur et ni toujours très fin mais les personnages, devenus aujourd’hui cultes, sont attachants et touchants. On retiendra surtout Stifler et Finch qui nous font toujours autant rire, même des années après.

American Pie Bande-annonce VO

  • Easy Girl (2011)

Le Teen Movie qui a remis au goût du jour le genre, c’est lui. Avec sa narration novatrice, mais aussi son message très actuel, Easy Girl (Easy A en VO), se base sur un roman très étudié dans les écoles américaine : La lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne. La jeune Olive (incarnée par une Emma Stone magistrale qui signe ici l’un de ses premiers rôles) se retrouve entraînée dans une spirale mensongère quand elle fait croire à sa meilleure amie qu’elle a perdu sa virginité.

Easy Girl Bande-annonce VO

  • Tout ce qui brille (2009)

Réalisé par Hervé Mimran et Géraldine Nakache, Tout ce qui brille nous plonge dans la vie de Ely et Lila, deux meilleures amies qui se connaissent depuis l’enfance et qui n’ont qu’une envie, quitter leur banlieue à 10 minutes de Paris. Sous-couvert de légèreté, ce film parvient tout de même à aborder des sujets plus délicats, notamment le passage à l’âge adulte et l’émancipation… On retiendra surtout le personnage incarné par Audrey Lamy, dont chaque apparition provoque une crise de rires.

Tout ce qui brille Bande-annonce VF

  • Adventureland (2009)

Par le réalisateur de SuperGrave, Adventureland nous entraîne dans la fin des années 80, alors que James, fraîchement diplomé de l’université, se rend compte qu’il n’aura pas assez d’argents pour effectuer son tour de l’Europe. Il se voit donc obligé de travailler dans le parc d’attraction local et se rend compte qu’il n’est pas forcément nécessaire de voyager pour vivre des expériences uniques. C’est un film touchant, qui parvient à s’éloigner des clichés du genre. Jesse Eisenberg et Kristen Stewart forment un joli duo à l’écran qui fonctionne étrangement bien. Sorti directement en DVD, il mérite tout de même le détour.

Adventureland : un job d'été à éviter Bande-annonce VO

  • Lolita Malgré moi (2005)

Incontournable du genre, Lolita malgré moi est un film à voir et à revoir en boucle. Scénarisé par Tina Fey, qui joue également dedans, il est devenu une référence incontournable du genre (repris par exemple dans le clip “Thank You Next” d’Ariana Grande) avec ses répliques plus cultes les unes que les autres. En plus d’être devenu à sa manière un monument du cinéma, ce film a également permis à Rachel McAdams, Amanda Seyfried et Lizzy Caplan de se faire connaître, et a offert à Lindsay Lohan son seul rôle d’envergure à ce jour.

Lolita malgré moi Bande-annonce VO

  • A tous les garçons que j’ai aimés (2018)

Netflix s’est lancé ses dernières années dans des créations originales à destination des adolescents, avec notamment A tous les garçons que j’ai aimés. Adapté d’un roman à succès, ce film parle du premier amour avec justesse, délicatesse et lucidité en nous racontant l’histoire d’une éternelle romantique qui va se retrouver coincée dans une fausse relation. Lana Condor et Noah Centineo forment un très beau duo à l’écran. Une suite est déjà disponible sur Netflix.

À tous les garçons que j'ai aimés Bande-annonce VO

  • SuperGrave (2007)

Supergrave suit deux adolescents, Evan et Seth, incarnés respectivement par Michael Cera (encore lui) et Jonah Hill, qui vont tenter de perdre leur virginité au cours d’une soirée. Mais tout ne va pas se passer comme prévu. Si les deux personnages principaux parviennent à nous faire sourire, on retiendra surtout le duo Seth Rogen et Bill Hader qui est hilarant. En bref : un teen movie réussi, beaucoup moins cliché qu’il n’y paraît.

SuperGrave Bande-annonce VO

  • Babysitting (2014)

Savant mélange entre Projet X et Very Bad Trip, Babysitting est une comédie française à l’humour potache qui est pleine de surprises. La réalisation sous forme de found footage permet de rendre le film dynamique et casse les codes du genre. Philippe Lacheau signe ici sa première réalisation et y fait jouer ses amis de la Bande à Fifi. En résumé, on passe un bon moment à rire.

Babysitting Bande-annonce VF

Sur un mauvais adieu de Michael Connelly

Résumé : À présent inspecteur de réserve au San Fernando Police Department, Harry Bosch est un jour contacté par un magnat de l’industrie aéronautique qui, sentant sa mort approcher, souhaite savoir s’il a un héritier. Dans sa jeunesse, le vieil homme a dû quitter sa petite amie sous la pression de sa famille. Aurait-elle eu un enfant de lui ? Cette question n’étant pas du goût du conseil d’administration avide de se partager le gâteau, Bosch est vite menacé. Pour corser le tout, ses collègues du commissariat ne parviennent pas à mettre la main sur un violeur en série particulièrement redoutable…

Chronique: Depuis plus de vingt-cinq ans Michael Connelly est l’un des maîtres du polar américain avec son personnage de Harry Bosch. Après vingt-deux volumes consacrés à ce héros emblématique du monde du polar, la formule de Connelly est rodée, et ce tome ne change absolument rien à la donne.

J’ai toujours été happé par le style procédural de Connelly, j’aime sa manière obsessionnelle de détailler les différentes étapes d’une enquête. J’apprécie également sa manière de nous présenter Los Angeles et sa région à la manière d’un guide de voyage glauque. Sous sa plume à la précision chirurgicale c’est toute l’ étendue et l’histoire de la cité des anges qu’il ausculte. Les incisions qu’il pratique mettent à nu les dérives et les pages sombres de l’histoire de la ville. Un style dépourvu de romantisme ou de lyrisme et c’est là le principal reproche que l’on fait à l’auteur. Pourtant ce style s’accorde parfaitement à la mégalopole californienne , sa géographie tentaculaire et son taux de criminalité effrayant.

Ce n’est pas une mais deux enquêtes auquel nous avons droit dans ce tome. L’auteur prend le risque que l’une des enquête empiète sur l’autre. Ce n’est pas le cas ici, Connelly parvient à maintenir un équilibre entre l’enquête sur le violeur en série et la quête d’un héritier potentiel. Cependant j’ai trouvé que la recherche privée de Bosch était un peu trop facile. Les pistes se déroulent sous les pieds de notre enquêteur chevronné un peu trop aisément à mon avis vu les maigres indices dont ils disposent à la base. Notamment le passage sur le chicano wall qui m’a fait lever les yeux au ciel tant les indices tombent sous les yeux de Bosch trop facilement. C’est d’autant plus dommage que c’est cette enquête qui recelait le plus de potentiel au départ. Connelly remonte un peu le niveau à la fin avec un twist scénaristique que personnellement je n’avais pas vu venir.

La seconde enquête est plus classique. On retrouve l’aspect minutieux et procédural de Bosch. Tout lecteur assidu des enquêtes du plus actif des retraités du LAPD pourra deviner assez rapidement l’identité du coupable, ou tout du moins son statut social car Connelly n’a pas dévié de sa formule gagnante en ce qui concerne l’identité des coupables. Une formule répétitive mais toujours aussi plaisante et réconfortante pour les lecteurs qui recherchent une lecture distrayante.

À noter que l’auteur apporte une touche d’émotion à son récit à travers des anecdotes véridiques sur la guerre du Vietnam. Anecdotes émouvantes pour l’une tandis que la suivante nous rappelle à quel point la guerre peut marquer un homme.

Avec cette énième enquête d’Harry Bosch, Michael Connelly n’a plus à rien à prouver en ce qui concerne ses talents de conteur de crimes mais il serait peut-être bon d’insuffler un peu d’originalité dans l’univers très uniforme de Bosch.

Note: 7/10

  • Broché : 450 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (28 mars 2018)
  • Collection : Harry Bosch (22)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2702156525