Va chercher le pain de Jean-baptiste Drouot | 27 février 2020

Graham est un renard rêveur et un brin trouillard. Il habite à la campagne et cultive les potirons. Un jour, sa mère lui demande d’aller chercher le pain à la boulangerie du coin. Mais comme quoi il n’y a jamais rien de simple, le boulanger du coin n’a plus de pain ! Ce qui s’annonçait au départ comme une simple course, se transforme en aventure épique et plus grande que nature, lorsque Graham tente d’aller chercher du pain chez le boulanger du village voisin.

Chronique : Ce livre est une petite poésie dont on ne sort pas indemne . Ce livre est tout à fait aventureux, ludique, profondément intéressant pour l’enfant. Jean-baptiste Drouot à trouver un moyen d’expliquer et de toucher les enfants sur une quête fantastique. Tout est prudemment optimiste tout en évitant tout élément télécommandé mais sait toucher avec de sublime dessin qui est incroyable en termes de style d’écriture, de dessins et  de stimulation.

Note : 9,5/10

 

  • Tranche d’âges: 9 – 12 ans
  • Editeur : 400 Coups jeunesse (27 février 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2895408742

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Le nouveau Serge Brussolo est disponible en Ebook

Surprise, avec le confinement Serge Brussolo et les éditons H&0 nous propose sont nouveau livre.

Achat : https://amzn.to/2WHIx4m

Comment s’échapper d’un monde qui a sombré dans l’intolérance et l’obscurantisme et a ressuscité les antiques religions sacrificielles ? Quand Julia voit ses proches s’offrir avec le sourire au couteau des prêtres-bourreaux qui adorent couvrir de sang les escaliers monumentaux de leurs pyramides-abattoirs, elle s’enfuit…
Prête à tout pour oublier ces horreurs, elle accepte de subir le formatage mental d’une poignée de résistants qui, eux, vivent dans le culte de la conquête spatiale et organisent en secret une migration générale vers les galaxies inconnues…
Hélas ! il est toujours dangereux de partir au hasard, dans la nuit du cosmos, car c’est alors que le vrai cauchemar commence !
Avec « Le hasard et la nuit », Serge Brussolo fait exploser les règles du space opera et nous offre un roman de science-fiction d’une mordante ironie.

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Dans ma ruelle, il y a… de Melanie Perreault et Julien Castanie | 31 décembre 2019

Il existe toutes sortes de ruelles, et chacune a sa personnalité. Celle imaginée par Mélanie Perreault et Julien Castanié est rocambolesque, pleine de surprises et abrite une foule d’habitants attachants. Explorez le côté jour où les enfants reviennent de l’école, puis le côté soir où petits et grands s’amusent lors d’une fête de quartier. Ce leporello permettra au lecteur de ressentir les joies citadines avec gaieté et nostalgie.

Chronique : Une frise  pour les enfants avec ce livre des éditions 400 coups au recto verso  qui est cartonné, très coloré, facile à manipuler. L’enfant va pouvoir créer sans fin ses propres histoires, développer son imaginaire et enrichir son vocabulaire avec une idée de base un livre ludique qui permet à l’enfant d’associer les éléments envers un autre. Superbe.

Note : 9,5/10

 

  • Tranche d’âges: 6 – 8 ans
  • Editeur : 400 Coups jeunesse
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2895407789

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Why Don’t You Just Die / De Kirill Sokolov Avec Aleksandr Kuznetsov, Vitaliy Khaev, Evgeniya Kregzhde

Marteau en main, Matvey est déterminé à aller venger sa petite amie des mauvais traitements infligés par son père. Celui-ci, un flic plutôt costaud, ne va pas se laisser faire. Les deux hommes s’écharpent dans l’appartement familial, et sont bientôt rejoints par d’autres protagonistes prêts à en découdre.
Chronique : Une force irrésistible rencontre un objet inamovible dans le premier long métrage du scénariste-réalisateur Kirill Sokolov , une comédie d’action  avec un  humour russe joyeusement sombre. Comme son titre accrocheur et son ton sinistre le montrent clairement dès la première image, Why Don’t You Just Die! n’est pas exactement une rumination russe vintage sur le crime et la punition. Mais il est plus intelligent que sa configuration pulpeuse ne semble le suggérer initialement, gardant les téléspectateurs sur leurs gardes avec des apartés ironiques, des inversions de choc et des déviations de tracé non linéaires délicates. Il y a des échos du début de Quentin Tarantino, Danny Boyle, Sion Sono et même Sam Peckinpah mélangés dans le chaos joyeusement nihiliste. Sokolov invoque également les westerns spaghetti de Sergio Leone dans ses scènes de fusillade serrées, renforcées par une partition éclectique de Vadim QP et Sergey Solovyov, qui détourne à plusieurs reprises dans le faux-héroïque Ennio Morricone .
L’anti-héros du film est quelque chose de nerveux Matvei (Aleksandr Kuznetsov), qui arrive dans un appartement familial de Moscou armé d’un marteau et d’une intention meurtrière. Sa cible est le détective Andrei (Vitaliy Khaev), le père de sa petite amie Olya (Evgeniya Kregzhde). Mais le meurtrier chevronné Andrei peut sentir le danger à un kilomètre et son accueil méfiant dégénère rapidement en une bataille à grande échelle impliquant des exercices électriques, des menottes et des fusils de chasse. Ce n’est que plus tard qu’il apparaît que Olya a enrôlé Matvei pour tuer Andrei par vengeance apparente pour une enfance marquée par les abus.

Au cœur de la lutte, Sokolov réduit à trois flashbacks qui remplissent les histoires de Matvei, Olya et le partenaire policier d’Andreï Evgenie (Mikhail Gorevoy). La confrontation dans l’appartement est enracinée dans un précédent pacte de chantage entre les flics tordus, qui a permis à un tueur sexuel dérangé d’échapper à la prison mais s’est finalement terminé par une trahison et une tragédie. Alors que les couches emmêlées de triple-cross apparaissent, les amis et la famille se retournent et le nombre de corps augmente devient un bain de sang.

Construisant une humeur folle à la  Looney Tunes avec des couleurs vives de dessins animés, des mouvements de caméra cinétiques et des coupes rapides et zippées, Sokolov continue d’augmenter la sauvagerie à des niveaux absurdement excessifs, ses protagonistes luttant d’une manière ou d’une autre malgré les blessures au crâne, à l’éclatement de l’estomac. Les niveaux de gore sont élevés, mais l’effet global est plus une comédie maladive qu’un porno de torture. Et tandis que de mauvaises choses arrivent aux bonnes personnes dans cet univers de poche sombre et amoral, il y a aussi un soupçon de justice brutale alors que les personnages les plus vénaux récoltent finalement ce qu’ils sèment.

Ce film peut et sera lu comme un commentaire caustique sur la Russie pourrie de Poutine, mais c’est plus une excitation à sensations fortes sans excuse qu’un sermon profond sur la condition humaine. Ne laissant rien à l’imagination. Sokolov est un cinéaste plus arqué et plus habile qu’il n’y paraît. Un talent à surveiller.

Note : 9/10

Horreur 2019 Russie 1h 40min
Réalisé par : Kirill Sokolov
Avec : Vitaliy Khaev Aleksandr Kuznetsov Evgeniya Kregzhde Michael Gor Elena Shevchenko
Why Don't You Just Die : Affiche

Grandir avec Nathan/Des idées pour occuper (intelligemment !) vos enfants

Avec l’épidémie de Coronavirus et la décision de confinement, Nathan à réorganisé ses meilleures idées pour faire l’école à la maison, bricoler avec ce que l’on a sous la main, faire de la gym et se détendre en famille.
Le site sera mis à jour régulièrement avec de nouveaux contenus, comme des coloriages à imprimer, n’hésitez pas à y revenir et à le partager !

Vous trouverez :

–          Les meilleures idées pour faire l’école à la maison

–          Des activités manuelles à faire avec ce que vous avez sous la main

–          Des jeux simples à partager en famille

–          Des occupations à faire en toute autonomie… pour laisser travailler les parents

–          Des petits exercices de gym et des positions de yoga adaptés aux enfants pour se détendre

–          Comment s’organiser et bien vivre ensemble en famille

–          Et encore plus de surprises pour les enfants jusqu’à 10 ans.

Et bien évidemment, tout est gratuit et disponible pour tous.

http://www.grandiravecnathan.com/

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Laisse moi entrer de John Ajvide Lindqvist / bragelonne terreur / 11 mars

Résumé: Oskar a 12 ans et vit avec sa mère dans une banlieue glacée de Stockholm. Solitaire et discret, martyrisé au collège, Oskar n’a d’yeux que pour sa nouvelle voisine. Elle est si différente ! La petite fille ne sort que le soir, ne craint ni le froid ni la neige, et exhale une odeur douceâtre et indéfinissable. Oskar trouvera en elle un écho à sa propre solitude et ils deviendront vite inséparables. Mais que penser des meurtres et disparitions inexplicables qui se multiplient dans le quartier depuis son arrivée ?

Chronique: C’est par son second roman Le retour des morts que j’ai découvert Lindqvist et je garde un assez bon souvenir de cette lecture. J’avais trouvé sa relecture du mythe des morts-vivants, sous un prisme social, intéressante malgré quelques longueurs. C’est pourquoi je me suis lancé dans la lecture de son tout premier roman confiant dans ses talents.

Hors les longueurs c’est vraiment la seule chose que je retiens de cette nouvelle itération sur le thème du vampire. Sa vision du vampirisme n’apporte rien d’original. À sa décharge notons qu’il devient vraiment difficile de proposer quelque chose d’original sur ce thème. Cela étant dit cela n’excuse pas les errances de l’intrigue.

L’auteur multiplie les personnages avec leur propres arcs scénaristiques, non seulement ceux-ci se relèveront peu passionnants et sans véritables liens avec l’intrigue principale. L’aspect social est primordial dans ce premier récit de l’auteur suédois. La société suédoise des années 80 n’avait pas l’air d’être des plus reluisantes tant l’auteur insiste sur la misère sociale. Malheureusement il ne parvient pas à créer de l’empathie pour ses personnages que ce soit Tommy et sa crise d’adolescence sans relief ou Lacke et sa bande d’amis qui prennent une place trop importante alors que le véritable personnage de cette partie du récit est Virginia, qui n’est pas assez mise en avant pour que l’on ressente suffisamment d’empathie pour son sort.

À côté de ses digressions sans saveur, la relation entre Oskar et Eli est censée portée le récit. Oskar, personnage principal du roman, est crédible dans son rôle de tête de turc mais l’évolution du personnage est bancal, tantôt courageux et prêt à régler ses comptes avec ses tourmenteurs, tantôt passif comme si l’auteur ne parvenait pas à choisir comment faire évoluer son personnage. Quant à Eli son personnage est nimbé de mystère durant la majeure partie de l’histoire ce qui n’aide pas à créer une osmose entre ces deux parias. La révélation de ses origines arrivent trop tard et de manière trop succincte pour relancer le récit.

Une lecture assez mitigée donc et ce n’est pas la fin précipitée et narrée de manière maladroite qui va arranger les choses.

Note : 6/10

COLLECTIONL’Ombre
NOMBRE DE PAGES600
ISBN979-10-281-0345-3
TRADUCTEURSCarine Bruy

Puzzle de Brest de Yann Le Rest et Pascale Tamalet | 11 mars 2020

Un vent de panique s’empare de l’aquarium d’Océanopolis à Brest quand on découvre des restes humains en suspension dans un bassin
Chronique : Nous sommes ici face à livre qui dès les premières pages nous entraine dans une superbe roman. Plus on tourne les pages, et plus on se rend compte que l’on est dans une autre dimension. L’histoire raconte comment le capitaine Hadrien Fox, qui commande le commissariat du port, tient une piste intéressante quand il apprend la disparition récente de deux membres de l’équipage du Sea Paradise, un paquebot de croisière retenu à Brest par une avarie. D’autant plus qu’un clochard affirme avoir vu des hommes en combinaison noire porter deux sacs assez grands pour contenir des macchabées près du bureau des Affaires maritimes. Immédiatement happé par les premières pages, le lecteur est plongé aux côtés des protagonistes. La construction du roman est parfaite, les points positifs sont nombreux, c’est un sans-faute concernant le scénario. Pour ce qui est de l’écriture, il n’y a aucune lourdeur, le style reste simple, rythmé et efficace. Aucun de ses personnages n’est stéréotypé, chacun a ses ambiguïtés, là aussi le travail est époustouflant. Quant aux décors et aux descriptions, on n’est pas déçu. On visualise les scènes. Mais ce n’est pas tout, impossible de révéler un des gros rebondissements de l’histoire, mais il nous fait basculer dans une autre dimension, tel un triller paranoïaque, il nous fait vibrer et nous questionner encore plus. Le livre est un vrai turn-over, on le dévore d’une traite, pour assécher cette soif de savoir qui nous conduit vers la fin.`Les points négatifs, il y en a un petit; si l’on devine rapidement l’élément-clé qui explique tout, cela gâchera un peu le plaisir. Néanmoins, la mise en place de l’intrigue est tellement parfaite et bien ficelée qu’à la fin, même si vous veniez à deviner il y a toujours les explications des différents indices semés tout au long du Roman, et que l’on avait manqué. J’ai été époustouflée par ce travail de recherche de Yann Le Rest et Pascale Tamalet. J’ai été conquit par leurs imagination débordante et capacité à conduire un récit haletant plein de rebondissements. Un super roman à lire, où on ne s’ennuie jamais.

Note : 9,5/10

  • Broché : 240 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (11 mars 2020)
  • Collection : Cal-Lévy-Territoires
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2702167403

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Joyeuse retraite ! De Fabrice Bracq Avec Thierry Lhermitte, Michèle Laroque, Nicole Ferroni

L’heure de la retraite est enfin arrivée pour Philippe et Marilou ! Ils s’apprêtent à réaliser leur rêve : partir vivre sous le soleil du Portugal. Au revoir le travail, au revoir la famille, au revoir les emmerdes ! Ils pensaient enfin être tranquilles… mais leur famille a d’autres projets pour eux !

Vod : https://www.filmotv.fr/film/joyeuse-retraite/17182.html

Chronique : C’est une comédie très amusante surtout grâce à la qualité des dialogues car beaucoup de répliques déclenchent à coup sûr des éclats de rire. Michèle Laroque tente de tirer la couverture à elle mais c’est Thierry Lhermitte qui domine le casting car il est bien moins hypocrite qu’elle, qui est d’emblée antipathique, égoïste, rancunière, revancharde et méprisante dès la très courte scène d’ouverture dans son cabinet de dentiste. Sinon, j’ai bien aimé le personnage de Léa « La quiche », car tout ce qui sort de sa bouche n’est que vérité, certes, elle est idiote mais au moins elle est franche, c’est rafraîchissant dans une famille où chacun passe son temps à mentir, le plus souvent, sans aucune raison valable. C’est très drôle, les acteurs sont tous excellents, premiers comme seconds rôles. Les situations sont souvent hilarantes. Il en est de même des dialogues. Mais on ne fait pas que rire dans ce film, il y a aussi des moments d’émotion, notamment grâce à Judith Magre qui joue le rôle d’une arrière-grand-mère un peu déjantée. Et l’on finit par se réconcilier avec ces grands-parents qui ne sont pas si odieux qu’ils n’y paraissent ! Une réussite du réalisateur pour son premier long métrage. On joue des clichés habituels pour faire ressortir la bêtise et l ignorance , le mépris affiché à travers le prisme du politiquement correct et du sacro saint ´ savoir être  » . Humour noir digne de l humour britannique.. c est un film très actuel qui renverse les codes , les femmes dirigent leur petit monde , les jeunes trentenaires imposent à leur parents, les petits et adorables enfants . Et les anciens qu’on n écoute plus , attendent sagement la mort à la maison de retraite . Ce film n’est pas le plus grand des films mais en cette période de confinement je ne peut que vous le conseiller, vous allez passer un très bon moment .

Note : 8,5/10

 

  • Acteurs : Thierry Lhermitte, Michèle Laroque, Nicole Ferroni, Nicolas Martinez, Loup-Denis Elion
  • Réalisateurs : Fabrice Bracq
  • Studio : M6 Vidéo
  • Date de sortie du DVD : 31 décembre 2020
  • Durée : 93 minutes

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La Belle époque ( 11 Mars 2020) De Nicolas Bedos Avec Daniel Auteuil, Guillaume Canet, Doria Tillier

Victor, un sexagénaire désabusé, voit sa vie bouleversée le jour où Antoine un brillant entrepreneur lui propose une attraction d’un genre nouveau : mélangeant artifices théâtraux et reconstitution historique, cette entreprise propose à ses clients de replonger dans l’époque de leur choix. Victor choisit alors de revivre la semaine la plus marquante de sa vie : celle où, 40 ans plus tôt, il rencontra le grand amour…

Achat : https://amzn.to/3bibxnr

Vod : https://www.filmotv.fr/film/la-belle-epoque/17694.html

Chronique : D’une certaine manière, Nicolas Bedos est un « vieux » cinéaste, alors qu’il n’a que 40 ans et deux longs-métrages à son actif. Oui, vieux sage, si l’on préfère, qui non seulement semble pratiquer la grammaire du cinéma depuis des lustres mais qui porte également un regard d’une lucidité redoutable sur le temps qui passe, l’usure du couple, la nostalgie de la jeunesse, etc. C’était vrai dans l’excellent Monsieur et Madame Adelman et c’est encore le cas dans La belle époque, qui permet à son héros de revivre les plus beaux moments de sa vie, quand celle-ci est encore à écrire et à imaginer. Le goût de Bedos pour le grand romanesque et sa capacité à écrire des dialogues acérés se mêlent à une intrigue vertigineuse, semi-fantastique, mais ironique quant au genre proprement dit et uniquement là au service d’un récit mélancolique d’un temps où les portables, internet et la réalité virtuelle n’existaient pas. Passéiste, Bedos ? Oui, c’est vrai, mais avec style et panache puisque c’était toujours mieux avant. Pour autant, dans les coups d’épingle portées à notre soi-disant modernité, ce n’est pas à The Truman Show qu’il faut se référer mais plutôt à un Bertrand Blier de la meilleure période, dont le sens de l’absurde toujours lié à nos contradictions et errements d’humains roseaux pensants se retrouve dans La belle époque. Tendresse et cruauté du regard et évocation visuelle splendide des années 70, tout est question d’équilibre et d’alchimie et, peut-être à l’exception de l’entame du film, un peu brouillonne, Nicolas Bedos trouve le dosage parfait, comme un vieux (encore !) briscard goguenard. On lui sait gré aussi, et ce n’est pas rien, de nous avoir rendu Daniel Auteuil à son statut d’acteur au talent protéiforme et surtout d’avoir sublimé Fanny Ardant, enfin sortie de ses rôles d’éternelle ténébreuse. Quant à la formidable Doria Tillier, La belle époque est bien évidemment une nouvelle déclaration d’amour à son intention. Mais ceci ne nous regarde pas et l’important est qu’elle n’est pas plus avare de son talent que dans Yves, par exemple, ou Monsieur et Madame Adelman.  Une très bonne Comédie écrite et mise en scène par Nicolas Bedos. Son excellente histoire mérite amplement son César du Meilleur scénario original. Il nous réserve quelques surprises, un joli grain de folie, des rires et même une belle note de poésie et d’émotion.  La cerise sur le gâteau nous est offerte par le casting avec la toujours excellente Fanny Ardant (elle aussi Césarisé), de jolis moments avec Daniel Auteuil et Guillaume Canet lui aussi très bon dans son rôle délicat du réalisateur acrimonieux.

Note : 9,5/10

 

  • Acteurs : Daniel Auteuil, Guillaume Canet, Doria Tillier, Fanny Ardant, Pierre Arditi
  • Réalisateurs : Nicolas Bedos
  • Audio : Français (DTS-HD 5.1)
  • Studio : Orange Studio
  • Date de sortie  : 11 mars 2020
  • Durée : 115 minutes

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Vivre deux fois de Maria Ripoll / Netflix

En ces temps de confinement où certains d’entre nous semblent perdre tout sens commun il semble important de prendre conscience des véritables valeurs qui nous soutiennent tous.

Et quoi de mieux pour cela qu’un bon petit film familial espagnol ? Un film qui se classe dans la catégorie des feel-good movie sans la lourdeur du style que s’impose parfois ce genre. L’alchimie entre les quatre acteurs se ressent très vite. Le tandem formé par le grand-père, joué par le talentueux Oscar Martinez, et sa petite-fille fonctionne à merveille. L’actrice Inma Cuesta, qui interprète Julia la mère, dévoile tout au long du métrage une palette d’émotions riche et puissante, surtout vers la fin, très émouvante.

Interprétée par Mafalda Carbonnell, la petite Blanca parvient à maintenir un équilibre agréable entre la pré-ado insupportable et l’enfant vulnérable qui voit son quotidien bouleversé. Le père est le seul dont le rôle est un peu en retrait mais ses interventions assurent un côté comique essentiel au rythme du film.

Le film a le mérite d’aborder le sujet délicat de la maladie d’alzheimer sans trop en faire ni verser dans le mélodrame. Le réalisateur nous montre l’enfer que représente cette maladie, autant pour le patient atteint que pour les proches désemparés. La déchéance physique et mental, la colère, le désarroi et la peur le film dévoile toutes ses émotions avec justesse et pudeur.

Un film enjoué, parsemé de moments drôles et touchants qui permettra à tous de s’évader pendant près de deux heures.

Note : 8 /10

17 janvier 2020 sur Netflix / 1h 41min / Comédie dramatique
De Maria Ripoll

Nationalité Espagnol