Calame, T1 : Les Deux Visages /11 mars 2020 de Paul Beorn

Après un an de guerre civile au royaume de Westalie, une rébellion est écrasée dans le sang au cours de l’assaut contre la capitale. Son chef légendaire, Darran Dahl, est tué dans un affrontement avec le roi lui-même et ses partisans sont jetés au cachot.

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Chronique: La production française en matière de littérature d’heroic fantasy est encore trop rare pour ne pas se permettre de souligner la sortie d’une nouvelle saga qui s’inscrit dans la lignée des meilleures productions du genre.

C’est en nous contant la défaite de ses héros que l’auteur a décidé de débuter son périple. Un choix original qui installe d’emblée un suspens insoutenable et nous fait rentrer dans le vif du sujet. Même si le récit s’installe progressivement dans une narration plus classique, ce parti pris de faire commencer sa saga par ce qui est souvent la fin dans d’autres saga reste bien trouver et accrocheuse.

L’idée d’un témoignage en vue d’écrire l’histoire des vainqueurs et une idée ingénieuse qui permet d’une part de prendre conscience des jeux de pouvoirs qui se mettent en place en coulisses et d’autres part à permettre au lecteur de s’immerger dans cet univers à travers des chapitres flash-back.

Le récit au passé prend une place de plus en plus importante et constitue la pièce maîtresse du récit. On assiste à la naissance d’une légende et d’une rébellion. La plume de l’auteur est rythmée et parcourue d’un souffle épique qui empêche le lecteur de reposer l’ouvrage. L’auteur devra forcément trouver une formule pour faire coïncider ses deux récits mais ce premier tome laisse présager du meilleur.

La seule chose qui me semble encore un peu perfectible, une fois la dernière page refermée, est le système de magie et de pouvoir. L’auteur va devoir détailler les différences entre les gottaran et les midaran afin de consolider son univers.

Un premier tome prometteur qui laisse envisager le meilleur pour la suite.

Note: 9/10

 

  • Poche : 552 pages
  • Editeur : Bragelonne (11 mars 2020)
  • Collection : Calame (1)
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028107734

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Et ta vie m’appartiendra (19 mars 2020) de Gaël Aymon

À la mort de sa grand-mère, Irina reçoit un étrange héritage : une peau, sorte de talisman censé exaucer tous ses désirs…

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Chronique : Gaël Aymon reprend le  roman De Balzac « La peau de chagrin » pour le modernisé et avec ce livre va poser différentes questions  : le bonheur réside-t-il dans la richesse, dans l’avoir ou ne va-t-il pas plutôt se nicher dans l’être ? Posséder, l’argent mais aussi l’autre, ou exister ? Est-ce que l’amour s’achète ?
On retrouve aussi la différence entre être et paraître, les biens terrestres et les biens spirituels, et Aymon nous pousse à réfléchir sur la nature et l’origine du bonheur tous en nous faisant réfléchir aussi sur la place de l’homme dans la nature, la nécessité d’une communion entre les deux, l’homme étant en interdépendance avec la nature.
J’aime l’écriture Aymon, même si parfois, il nous noie sous les détails. Elle est fluide, aérienne. On a l’impression de voir la scène sur un écran, justement grâce à ces détails. On a le son et l’image. On peut rêver.
le personnage de Irina est plus simple, elle n’est pas calculatrice, attendant exigeant tout des autres comme le fait Halima. L’une est naturelle parfois même nunuche par sa sincérité alors que l’autre est dans le virtuel, dans l’apparence, personnifiant ainsi ce que l’auteur veut faire passer comme message (l’être et le paraître, la réalité et le virtuel, le principe de réalité et le principe de plaisir .
Il décrit de belle manière, la superstition, l’obsession par une idée, une pensée qui l’envahit, un livre déroutant mais qui nous fait réfléchir.

Note : 9/10

 

  • Broché : 352 pages
  • Editeur : Nathan (19 mars 2020)
  • Collection : GRAND FORMAT DIVERS
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092591452

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Bloodride une anthologie d’horreur / Netflix

Une anthologie d’horreur norvégienne ? On peut dire que Netflix a le don pour dénicher les projets les plus inattendus. Pour autant cette randonnée sanglante tient-elle toutes ses promesses ?

Composée de six épisodes entièrement indépendants, l’anthologie propose une compilation de petites histoires courtes, pas plus d’une demi-heure par episodes, à la qualité inégale mais qui demeure toujours assez jouissive à regarder, à condition d’aimer l’horreur bien sûr.

Une horreur qui reste tout de même assez gentille et propre malgré le titre évocateur, il n’y a pas tant de scènes gores. Le principe des épisodes repose sur un twist scénaristique final plus que sur la terreur pure. Un principe qui rappelle celui d’une autre anthologie célèbre, la quatrième dimension, mais bloodride n’a pas la prétention qualitative de cette dernière et se révèle être un honnête divertissement mais sans rien de plus.

Le cadre norvégien aurait mérité d’être vraiment mis en avant, en l’état les épisodes pourraient se dérouler n’importe où en Occident, c’est quand même dommage de ne pas mettre plus en avant les légendes de ce grand pays nordique possédant une Histoire riche.

Les deux premiers épisodes sont aussi les moins mémorables, surtout la deuxième avec ce twist vu et revu. Le troisième récit reste la proposition la plus audacieuse tandis que celui sur les rats de laboratoire reste plaisante si l’on parvient à faire abstraction des nombreuses incohérences. Les deux dernières histoires sont prévisibles mais suffisamment distrayantes pour oublier le manque d’originalité.

En ces temps d’incertitudes où beaucoup d’entre nous sont cloîtrés chez eux cette anthologie pourrait faire passer le temps à ceux qui trouvent le temps long. Cependant on peut regretter l’absence de prise de risque et le côté aseptisé de l’ensemble.

Note: 6/10

Depuis 2020 / Epouvante-horreur
Nationalité Norvège

Sueurs froides de Nadia Coste

Résumé : Des ricanements dans les conduits d’aération, des empreintes de mains ensanglantées, des objets qui changent de place… Les jeunes hockeyeurs en son persuadés : la patinoire de Greilles est hantée par le fantôme de Thomas Grimbert, mort sur la glace 30 ans plus tôt.
Moins superstitieux, plus concentrés, les patineurs artistiques décrochent la place très convoitée de l’ouverture au gala du club. La rivalité coutumière entre les athlètes s’accentue : coups bas, insultes, intimidations… Et lorsqu’un lycéen est retrouvé pendu dans les vestiaires, les accusations se multiplient. Suicide ? Règlement de compte ? Et si Thomas était de retour pour se venger ?

Chronique : Sueurs froides se révèle être un récit prenant impossible à lâcher. C’est un savant mélange entre fantastique, slasher et thriller le tout sur fond de compétition sportive qui exacerbe les tensions.

Le récit repose énormément sur les dialogues et ceux-ci sonnent juste. L’auteur est parvenu à retranscrire les états d’âme des adolescents sans verser dans le ridicule. La plupart des personnages nous sont présentés avec une psychologie solide et des caractères bien affirmés. Il n’y a que le personnage de Maureen qui, avec sa psychologie grossière, fait un peu tâche parmi ce groupe d’adolescents.

L’intrigue s’avère palpitante et, même si n’importe quel lecteur averti devinera rapidement les dessous du mystère entourant cette patinoire maudite, celle-ci réserve tout de même un petit retournement que personnellement je n’avais pas vu venir.

La thématique de l’homosexualité et de l’homophobie abordée de manière intelligente apporte un surcroît d’intérêt à l’ouvrage. Alors que l’histoire principale s’achève de manière douce-amère les parcours psychologiques de Hugo et Antoine est convaincant. En outre cela permet de mettre en avant l’épineux problème de l’homosexualité dans les milieux sportifs.

Un roman que tous les jeunes amateurs de mystères et d’enquêtes sanglantes pourront dévorer d’une traite.

Note : 7/10

Éditeur Gulf stream éditeur
Date de publication 19 mars 2020
Langue Français
Longueur du livre 304
ISBN-10 2354887817

Ton fils de Miguel Angel Vivas / Netflix

On reproche souvent à Netflix de mettre à disposition de ses utilisateurs des films à la qualité moyenne digne d’un téléfilm d’après-midi pluvieux. Pourtant en cherchant bien il existe sur la plateforme de streaming des films qui méritent l’attention des abonnés.

Ton fils est un film espagnol dont Netflix a acheté les droits de diffusion et l’a discrètement mis en ligne en mars 2019. L’acteur principal a été nominer pour les Goya pour son interprétation d’un père perclus de douleur et de rage.

Le film est un drame humain, empruntant quelques éléments au thriller mais également au vigilante movie américain, celui d’un homme qui voit sa vie voler en éclat après l’agression sauvage dont son fils a été victime. Le film est centré sur lui, la caméra le suit tout le long au plus près, conférant au film un sentiment d’étouffement qui résonne avec la détresse de ce père qui a perdu toutes illusions en la justice de son pays.

Certains reprocheront au film un rythme lent mais ce rythme est calculé sur le pouls de son personnage principal qui prend peu à peu conscience de sa solitude et que la rage prend le pas sur la raison jusqu’à l’irréparable.

Le film est une réflexion astucieuse sur notre rapport à l’image, il agit comme un rappel nécessaire à une époque qui privilégie la réaction sur la réflexion. Les deux scènes les plus insoutenables du film sont des vidéos. Quelques minutes où l’humanité déserte l’écran et où la cruauté règne. Une cruauté qui finira par envahir le quotidien de manière irrémédiable.

Note: 7/10

1 mars 2019 sur Netflix / 1h 43min / Policier
Nationalité Espagnol

Représailles de Florian Eglin | 20 mars 2020

Une route corse la nuit, non loin du désert des Agriates. Telle une bête en maraude, un SUV prend en chasse une famille suisse. Leurs deux petites filles endormies à l’arrière, Tom et Adèle hésitent : continuer cette course-poursuite insensée, au risque de finir dans le décor, ou s’arrêter et faire face à ceux qui les traquent ? Cette décision marquera le point de départ d’une inexorable descente aux enfers au cours de laquelle il faudra affronter bien des monstres. Ou les apprivoiser…

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Chronique : On sait que l’on a lu un grand roman lorsque, une fois refermé celui-ci vous hante encore pour les images qu’il a imprimée dans votre imaginaire ou bien pour les réflexions qu’il soulève. Et bien avec Représailles c’est les deux, signe que l’on tient un roman excellent.

Ce livre traite de la violence. Il en fait son thème central et brode autour une tragédie moderne qui le laissera pas indemne l’île de beauté. Il n’est donc pas à mettre entre toutes les mains.

La violence donc. Une violence larvée tout d’abord dans le premier acte de ce roman noir sans concessions. Les mots choisis par l’auteur ne laissent pas de place au doute, on va avoir droit à une explosion de violence mais pas par où on l’attendrait. Tom le personnage principal nous est présenté dans les toutes premières pages comme un père de famille aimant, un mari attentionné, un romancier suisse. Un homme équilibré et responsable à tout point de vue. Pourtant il recèle en lui une part d’ombre qui ne demande qu’à ressurgir. Alors que la violence de ses adversaires et une violence extériorisée, exprimé de vive voix, la sienne est plus sourde mais aussi infiniment plus dangereuse. Tom a su canaliser cette source de violence qui sommeille en lui pour en faire une muse créatrice qui lui a permis de se construire en tant qu’homme. À l’inverse la violence de ses trois mastodontes qui se dressent face à lui est une violence stérile qui porte en elle les germes de leurs propres destructions.

Voilà pour le premier acte. Une fois le premier déferlement de violence passé, dans un habile paragraphe fait d’une seule phrase qui éclipse l’affrontement en lui-même pour se concentrer sur le ressenti de Tom, le deuxième acte se concentre sur les réactions en chaînes. C’est la partie du roman qui va le plus se teinter de la couleur polar alors que de nouveaux protagonistes entrent en scène. Aussi intéressants soient-ils, et quels que soit le côté de la barrière de la loi derrière laquelle ils se situent, les réactions de Tom et Adèle sont plus intéressantes à lire. Bien que s’aimant et étant une famille unit le couple se retrouve incapable de gérer le traumatisme laissé par leur nuit en enfer. Malgré les citations littéraires de Tom gravé dans sa chair, qui sont autant un hommage aux livres qui l’ont marqué qu’une ancre qui l’empêche de sombrer, malgré sa force insoupçonnée qui lui a permis de sauver sa famille d’un sort atroce, Tom ne peut empêcher sa vie de partir en fumé, survivant brisé par une nuit fatidique.

Le troisième acte est celui de la résolution, celui où la boucle doit se boucler coûte que coûte. La violence suit les personnages tel un feu de brousse implacable. Créant des étincelles qui se posent sur tous les protagonistes, les embrasants tel des buissons rendus cassants par la sécheresse, les consumants sans leur laisser le temps de respirer ou bien les impregrants d’une braise de violence qui ne s’éteindra plus jamais.

Comme je l’ai dit en introduction une fois refermé ce livre vous interroge sur la violence mais aussi sur la manière dont elle se transmet de génération en génération faisant apparaître crûment l’échec de Tom à protéger réellement ses deux enfants.

Un roman qui ne vous laissera pas indifférent, si vous avez le courage de l’ouvrir.

Note : 9/10

 

  • Broché : 400 pages
  • Editeur : La baconnière; Édition : 1 (20 mars 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2889600211

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J’accuse (18 Mars 2020) De Roman Polanski Avec Jean Dujardin et Louis Garrel

Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme.

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Chronique : Les médias s’emballent, les opinions s’affrontent autour de la personne de Polanski, et après le visionnage de ce film , j’en sort subjugué par la manière tant accrocheuse avec laquelle le réalisateur nous raconte cette histoire, entre drame historique, humour, suspense et grincement de dents. Aujourd’hui on ne peut avoir de recul sur l’actualité. Les infos et les opinions vont plus vite que la pensée humaine. Pas question donc dans ce texte d’émettre un avis de comptoir sur la sombre information qui entoure le cinéaste. Il faut espérer que le temps et l’Histoire avec un H majuscule, éclaireront tout cela. Et on peut bien sûr souhaiter que cela ait lieu plus tôt que tard. Mais quelle qu’en soit l’issue, il est certain que l’œuvre de Polanski restera dans le paysage cinématographique. « J’accuse » fait découvrir ou redécouvrir un fait connu dans une captivante mise en scène, à travers le prisme d’un personnage tout à fait intéressant par son action pour réhabiliter Dreyfus . On plonge à la fin du XIXème siècle dans une atmosphère palpable par son réalisme, et il semble que chacun des membres du casting vive réellement à cette époque. Il se trouve un plaisir immense dans ce long-métrage à observer le jeu de tous ces acteurs, mais aussi à les écouter. Ils servent des dialogues très écrits, très beaux. Et puis surtout, « J’accuse » a quelque-chose de nécessaire, tant son propos résonne fort avec notre époque contemporaine dans laquelle s’entrechoquent des mots tels que « islamophobie » ou « antisémitisme ». A croire que la nature humaine évolue bien peu, même si elle est capable de penser, comme ce film invite pertinemment les spectateurs à le faire. Le film prend son temps, monte en régime progressivement, et se concentre sur le personnage de Georges Picquard, un homme honnête dont la quête de la vérité était non seulement courageuse mais aussi contraire aux intérêts de l’Armée et partant, de l’ensemble de la société française, traumatisée par la défaite de 1870 et revancharde. Dans quel autre film français a-t-on pu voir une aussi radicale dénonciation de l’antisémitisme qui prévalait dans une grande partie du pays ? La charge est violente mais fidèle à la réalité de l’époque. Pour ceux qui connaissent parfaitement les tenants et aboutissants de l’affaire Dreyfus, il n’y a pas à proprement parler de révélation dans J’accuse mais une solide reconstitution des faits de cette période où la guerre de 14 se prépare déjà, y compris vis-à-vis de l’opinion. Par ailleurs, on y voit le fonctionnement du contre-espionnage français de manière quasi documentaire, avec une ironie sous-jacente dans la façon dont le film montre ses tâtonnements, son inexpérience et ses erreurs commandités. Sans céder au grandiose, Polanski filme cette histoire avec une virtuosité indéniable et limpide, se surpassant dans la direction d’acteurs. Outre Dujardin, parfait, tous les rôles, y compris les plus minces, sont joués avec conviction par des comédiens renommés ou non, avec un égal talent. Une mention spéciale, tout de même, à Gregory Gadebois, extraordinaire, malgré toute cette polémique ce film est vraiment très bon et oublier le cinéaste derrière et plonger vous dans un excellent film , vous ne le regretter pas.

Note : 9,5/10

Image : Il s’agit d’une excellente présentation vidéo qui semble correspondre parfaitement au matériel source. Les couleurs sont profondément saturées d’une vitalité agréable et d’une profondeur délimitée. Les images sont résolues, avec une netteté stable, des détails nets et un raffinement subtil appréciable. Certaines scènes semblent mieux résolues que d’autres bien que je soupçonne que cela est lié à la photographie. Le contraste est dynamique sans être accablant et les noirs sont respectables en profondeur avec des détails perceptibles visibles sous un faible éclairage et des ombres. Je n’ai vu aucun signe d’artefacts liés à la vidéo et j’ai pensé qu’en général, la qualité vidéo était excellente. Chaque détail ressort avec une précision d’orfèvre que ce soit sur les tissus, les environnements, les lambris de la république ou les extérieurs. Des intérieurs sombres ou à la lumière tamisée, aux salles d’audiences, ou encore les rues de Paris.

Son : Il s’agit essentiellement d’un film basé sur les dialogues, mais certains aspects de la présentation utilisent efficacement les canaux arrière pour étendre la scène sonore. Le dialogue est limpide avec une description vocale exigeante et une texture raffinée. Le mix repose fortement sur les trois canaux avant. La séparation, l’imagerie et l’espacement directionnel sont excellents car le mélange de dialogue, de musique et de sons enregistrés est clairement articulé.

Bonus : Si le making of fait la part belle aux équipes techniques, toutes ces petites mains qui ont permis la réussite du film, il ne peut s’empêcher, comme cela est souvent le cas dans les documentaires américains, des effusions de superlatifs en direction du réalisateur. Comme s’il était nécessaire de dire aux spectateurs, toutes les qualités de Roman Polanski.

 

  • Acteurs : Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner, Grégory Gadebois, Mathieu Amalric
  • Réalisateurs : Roman Polanski
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 18 mars 2020
  • Durée : 126 minutes

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LEGO Super-Héros Marvel Avengers 76141 /Le robot de Thanos, Set de jeu, Figurine de bataille

Les fans de super-héros peuvent savourer les aventures pleines d’action avec ce jouet LEGO Marvel Avengers Le robot de Thanos (76141) pour les enfants de 6 ans et plus. Quand ils placent la figurine de Thanos dans le robot à construire, le superméchant devient plus déchainé et plus dangereux que jamais!

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Chronique : Les capacités exceptionnelles de Thanos excluent généralement la nécessité de véhicules, autres que les puissants vaisseaux spatiaux et de telles qualités sont définitivement représentées par ce mécanisme menaçant et j’adore l’immense gant  qui couvre sa main gauche. De plus, la palette de couleurs bleu foncé et or est merveilleuse et cet ensemble contient une figurine Thanos exclusive qui peut s’avérer intéressante.

Figurine

Les versions précédentes de Thanos ont été approprié compte tenu de sa taille considérable. Cependant, cette figurine est magnifique à mon avis. Le casque n’était pas disponible en or perlé auparavant et ressemble vaguement à certaines versions du personnage, bien que cette figurine semble générique. De plus, j’apprécie sa tête de lavande et son expression faciale convenablement furieuse!

Les rides sur le menton de Thanos sont également présentes et ce détail imprimé continue sur le torse et les jambes. Le bleu foncé et l’or métallique sont combinés pour un excellent effet ici, bien qu’une plus grande cohérence entre les nuances nacrées et métalliques aurait été la bienvenue. Néanmoins, les reflets bleu sable sont absolument parfaits, je suis donc satisfait de cette figurine.

Le modèle terminé

Une force énorme est certainement appréciée par Thanos et ce robot semble convenablement imposant, mesurant 12 cm de hauteur. Le schéma de couleurs bleu foncé et or correspond à la figurine et j’aime les membres volumineux qui donnent l’impression d’une puissance appropriée. De plus, je pense que ce robot semble distinctif.

De nombreuses petites rotules sont positionnées sur ce modèle, permettant une articulation étendue. Je suis particulièrement satisfait des genoux et des doubles articulations des épaules qui offrent une magnifique polyvalence. La taille rotative est également utile. Cependant, la caractéristique la plus distinctive du robot est sans aucun doute ses doigts articulés, en particulier sur le gant de l’infinité

Alors que le gant est traditionnellement porté par Thanos, la connexion de cet accessoire célèbre à son robot a permis au designer d’inclure des détails exceptionnels. La combinaison de couleurs d’or perlé et d’or métallique est superbe et les six pierres sont présentes. Ceux-ci sont situés pour refléter Avengers: Infinity War mais pourraient être organisés pour une précision comique si vous le souhaitez. Chaque chiffre comprend deux charnières qui offrent diverses options d’affichage, bien que la main ne puisse pas se fermer pour créer un poing qui est décevant.

Ce modèle ressemble quelque peu aux combinaisons de combat NEXO Knights qui ont été introduites en 2017, intégrant l’élément d’armure de poitrine de ces ensembles. Sa forme angulaire correspond aux deux épaules et j’aime la tuile pentagonale imprimée 2×3 en son centre. Malheureusement, des autocollants sont nécessaires pour créer les motifs assortis sur les bras et les jambes, bien que le résultat soit agréable.

Des charnières relient ce composant d’armure à la taille, lui permettant de s’ouvrir. Il y a beaucoup de place pour que Thanos se tienne à l’intérieur, mais sa connexion à la plaque de pied 1×2 semble relativement peu sûre et la tuile pentagonale 2×3 susmentionnée limite le mouvement de l’armure de poitrine. Cependant, la figurine reste facile à positionner et est superbe en combinaison avec le robot.

Les détails sont définitivement concentrés sur le devant du mécanisme de Thanos, donc l’inverse semble relativement fade. Certains aspects de sa palette de couleurs restent intacts mais les pièces noires semblent déplacées. Les grosses bottes sont brillantes cependant, rappelant de nombreuses représentations de Thanos qui portent des bottes similaires lors de bandes dessinées, de jeux vidéo et des films de Marvel Cinematic Universe.

Global

Malgré son sujet inhabituel, le robot Thanos semble étonnamment impressionnant. Ce modèle capture définitivement l’apparence imposante de Thanos et l’agrandissement du gant de l’infinité pour inclure des détails supplémentaires est ingénieux, d’autant plus que sa conception a été plutôt bien exécutée. J’apprécie également l’articulation étendue, englobant le gant .

De plus, la figurine exclusive de Thanos présente des détails exceptionnels. La figurine est intéressante et pourrait s’avérer utile pour d’autres créations Marvel.

J’espère que vous avez trouvé cette critique informative. Faites-nous savoir en aimant cet article et partagez votre avis sur l’ensemble dans les commentaires ci-dessous.

 

LEGO®-DC Comics Super Heroes™ 76119 / Batmobile™ la poursuite du Joker™

Les enfants vont adorer incarner Batman et le Joker avec l’ensemble Batmobile la poursuite du Joker LEGO DC Batman 76119

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Chronique : Batman utilise une énorme gamme de véhicules pour lutter contre la criminalité à Gotham City, dont le plus notable est sans aucun doute la Batmobile. Ce véhicule éminent est apparu dans de nombreux ensembles DC Super Heroes

J’apprécie cette combinaison de fonctionnalités provenant de sources diverses et la sélection de figurines est également géniale, comprenant des interprétations exclusives de Batman et de son ennemi juré, le Joker!

Figurines

LEGO a publié plus de figurines représentant Batman que tout autre personnage sous licence et je pense que la dernière version a l’air bien, avec une tenue gris bleuâtre foncé qui contraste avec sa cape noire et son capot. Des conceptions similaires sont apparues précédemment et cet exemple manque de détails complexes en comparaison, bien que la définition musculaire reste assez efficace et j’aime les reflets dorés métalliques autour de sa ceinture et de l’emblème de la chauve-souris.

76119 Batmobile: poursuite du Joker

Le retrait du casque révèle une tête à double face avec des expressions souriantes et sévères. Malheureusement, le teint semble plutôt délavé car il a été imprimé sur une couleur foncée. Le même problème a affecté plusieurs figurines j’espère donc qu’il sera amélioré l’année prochaine. Batman est équipé d’un batarang noir, comme d’habitude.

76119 Batmobile: poursuite du Joker

De nombreuses versions du Joker ont été produites. Cette figurine n’a pas la veste violette qui est apparue précédemment, mais porte un gilet et correspond à son apparence dans le jeu vidéo LEGO DC Super Villains. J’apprécie cette mise à jour et la chemise verte contrastante est merveilleuse, bien que les gants gris bleuté clair du Joker semblent légèrement étranges. Les mains blanches auraient pu être préférables.

76119 Batmobile: poursuite du Joker

Le même visage souriant est utilisé depuis 2012 mais l’expression frustrée est nouvelle, remplaçant un sourire différent. Cette conception dépeint une émotion intéressante pour le Joker, donc je salue le changement. Il porte un fusil à tenons en argent perlé dans la bataille contre le croisé capé.

76119 Batmobile: poursuite du Joker

Le modèle terminé

LEGO a produit de nombreux modèles différents de Batmobile et ils s’inspirent fréquemment de plusieurs sources. Le véhicule mesure 24 cm de long donc submerge les figurines, bien que cela semble approprié pour la Batmobile!

Peu de crampons restent visibles lorsque le modèle est terminé, créant une carrosserie lisse qui s’étend presque sans couture de l’avant du véhicule à l’arrière. Les passages de roue prononcés semblent particulièrement attrayants et j’apprécie les détails texturés le long de chaque flanc, bien que les pièces gris bleuâtre foncé contrastent excessivement avec les parties noires environnantes à mon avis.

Les roues comprennent des emblèmes de chauve-souris imprimés sur leurs enjoliveurs et un plat imprimé supplémentaire est inclus. J’adore les phares trans-jaunes qui se détachent contre la carrosserie noire et l’emblème gris perle foncé entre eux est magnifique.

Les prises d’air imprimées sont cachées sous l’emblème de la chauve-souris. Encore une fois, la même caractéristique apparaît sur le plus grand modèle de 2006, bien que cette fonction soit activée à partir du cockpit alors que cet exemple ne peut pas être contrôlé à distance. Les pièces imprimées en dessous sont excellentes mais leur housse de protection semble quelque peu gênante une fois relevée. Néanmoins, la fonction a été bien intégrée.

Le capot semble plutôt bulbeux et est superbe. Je suis particulièrement satisfait des quatre tuiles 1×2 qui sont utilisées à la place d’une seule tuile 2×4, donnant l’impression d’une armure en couches. En outre, le modèle comprend des fusils à tenons qui se déploient des deux côtés. Ceux-ci ne sont pas cachés lorsqu’ils sont rétractés, donc des améliorations restent possibles, même si je pense qu’il aurait été difficile de cacher les armes sans gâcher la forme profilée.

Batman peut s’asseoir confortablement à l’intérieur du cockpit, même en portant sa cape en tissu doux. Le revêtement rouge foncé est brillant et j’aime les écrans imprimés, bien qu’ils soient en réalité cachés sous les charnières lorsque la verrière se ferme. De plus, les éléments gris bleuâtre foncé à l’extérieur sont également visibles à l’intérieur, représentant peut-être d’autres commandes.

Faire rouler le véhicule d’avant en arrière fait tourner l’échappement enflammé. Cela fonctionne bien cependant et j’aime les détails mécaniques environnants. Les ailes décoratives sont également magnifiques, nichées en toute sécurité derrière la structure du cockpit.

Global

La poursuite du Joker est immédiatement devenue l’une de mes interprétations préférées à l’échelle de la figurine de la Batmobile. Sa forme aérodynamique a été magnifiquement rendue et le jeu de couleurs cohérent est plutôt efficace, perturbé uniquement par certains moyeux de roue jaunes et les reflets gris bleuâtre foncé susmentionnés. Les fonctions sont également agréables, malgré leur relative simplicité.

De plus, ces versions de Batman et du Joker sont impressionnantes et il semble approprié que ces deux personnages opposés devraient apparaître ensemble pour le quatre-vingtième anniversaire de Batman. Le prix me semble assez raisonnable et je recommanderais absolument cet ensemble à tout fan de DC Super Heroes.

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Sous le soleil éternel de Finlande de Antti TUOMAINEN |5 Mars 2020

Jan Nyman, détective spécialisé dans les opérations secrètes, est envoyé dans une station balnéaire endormie pour enquêter sur une affaire mystérieuse : la victime a été retrouvée assassinée dans la cuisine d’une ancienne villa, un mixeur posé près du cadavre.

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Chronique : Sous le soleil éternel de Finlande n’est pas seulement un roman policier, c’est un roman plein d’esprit, humoristique et sombre, qui crée une forte dépendance et qui ne peut être rejeté. Lorsque Jan Nyman, l’as de la police centrale nationale, est envoyé dans une ville côtière endormie pour enquêter sur une mort mystérieuse, ce pourrait être son affaire la plus intrigante. Nyman arrive dans la ville dominée par un étrange village de vacances – la « plage la plus chaude de Finlande ». Le suspect – Olivia Koski, qui n’est que récemment retournée dans son ancienne ville natale. La mission – découvrir ce qui s’est passé, par tous les moyens nécessaires.
J’ai adoré ce livre (et l’auteur), les histoires d’Antti, même si elles sont sombres, sont tellement divertissantes qu’on finit par les parcourir, en tournant les pages de façon addictive et en perdant beaucoup la notion du temps. Les personnages sont toujours si uniques et différents et j’ai adoré la façon dont, au début de l’histoire, j’avais en tête les cambrioleurs de « Maman j’ai raté l’avion » lorsque la scène de la cuisine se déroulait. Il n’y a personne que l’on n’aime pas et même si l’histoire est basée sur l’humour et la langue de bois, l’auteur couvre toujours les émotions avec sympathie et on se retrouve avec un ensemble qui dépasse de loin tout simple roman policier.

Un mystère à résoudre donc, mais pas tout à fait pour le lecteur puisque nous savons à peu près ce qui s’est passé dès le départ. Mais les personnages de cette histoire sont tous si incroyablement imprévisibles, qu’il n’y a aucun moyen de savoir ce qu’ils vont faire ensuite ou même si leurs actions seront couronnées de succès. C’est la moitié du plaisir. Mais il y a aussi un aspect plus sérieux à l’histoire. Celle des habitants de cette communauté endormie, avec leurs ambitions et leurs rêves d’une vie meilleure, qui saisissent désespérément les occasions de changer les choses. Merveilleusement bizarre, fabuleusement drôle et extrêmement divertissant.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 384 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (5 mars 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2265154660

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