The naked director saison un (Netflix)

Découvrez le parcours hors du commun de Toru Muranishi, que l’on surnomma le pape du porno, dans la première saison de cette série débridée.

Un tel pitch de départ pourrait en repousser plus d’un, pourtant la série mérite le coup d’œil à plus d’un titre. Tout d’abord son côté loufoque permet d’aborder le sujet principal de manière décontracté. L’aspect pornographique reste soft et moins vulgaire que ce à quoi on pourrait s’attendre. Les coulisses et les astuces de l’industrie sont dévoilés au fil des épisodes permettant de désacraliser un propos loin d’être aisé à traiter.

La série comporte également un aspect sociologique. Au fil des épisodes on voit la société japonaise changée, coincé entre une pudibonderie héritée des siècles passés où le rôle de la femme était plus effacé et l’arrivée de technologie qui désinhibe une population plus vite que ses dirigeants ne peuvent l’accepter.

Si le personnage principal est un homme et que le casting ne comporte qu’un seul rôle principal féminin, la série n’en est pas moins une ode féministe. Toru Muranishi a articulé toute son œuvre autour du plaisir féminin, il a ainsi pris le contre-pied de la production pornographique de l’époque où les actrices n’étaient que des réceptacles au plaisir masculin. En accordant à ses actrices une place centrale, le réalisateur participe à sa manière à la libération des femmes, du moins sur le plan de la sexualité.

Il est dommage que le ton léger et loufoque empêche la série de développer plus profondément ses personnages. Dès que le ton se fait plus sérieux, les créateurs évacuent la tension sans fioritures. Même si l’on peut comprendre qu’ils aient voulu conserver une unité de ton, il est regrettable que cela se fasse au détriment de la psychologie des personnages. Du fait de cette légèreté les personnages ont l’air de se sortir des épreuves trop facilement et sans conséquence. En témoigne le passage en prison de Muranishi.

Malgré ce léger défaut la série est un concentré d’énergie originale doublé d’un pari osé pour Netflix qui a du porter ses fruits puisque la série a apparemment été renouvelé pour une saison deux.

Note : 8/10

Depuis 2019 / 40min / Comédie, Drame, Biopic

Nationalité Japon

L’un de nous est différent de Barney SALTZBERG | 5 mars 2020

Sur chaque double page de ce livre, tu trouveras trois choses qui se ressemblent, et une quatrième… un peu différente ! Tu ne vois pas le lien entre trois vaches et un éléphant, ou entre trois lapins et un vélo ? Ce n’est pas grave : ce qui compte, c’est ce qui les rassemble…

Chronique : Cela me rappelle les joyeux petits sketchs de la rue Sésame du même titre que ce livre. « L’un d’entre eux n’est pas comme les autres. » Mais alors qu’ils étaient « l’un d’eux n’est pas comme les autres », dans ce livre, nous remarquons et célébrons à la fois les similitudes et les différences et nous travaillons ensemble.

Note : 9,5/10

 

  • Relié : 40 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 ans
  • Editeur : Grund (5 mars 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2324025531

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Timoté jardine de Emmanuelle MASSONAUD et Mélanie COMBES | 5 mars 2020

Aujourd’hui, Timoté va jardiner pour la première fois. Achat des graines et des plants, bêchage, semis, il découvre toutes les étapes du jardinage.

Chronique : Un livre de Timoté est toujours une une jolie histoire à raconté au enfants. Les couleurs du livre sont à la fois vives et douces et animent des dessins tendres et ronds. Il y a des détails charmants dans les illustrations. le jeune lecteur est invité à chercher des petites choses dans la page, à faire marcher son imagination et son observation. Il y a aussi un jeu des différences à la fin de l’album. L’album est adorable, Timoté et sa famille sont si mignons !

Note : 9/10

 

  • Relié : 24 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 ans
  • Editeur : Grund (5 mars 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2324025329

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Pot-Bouille de Cédric Simon et Éric Stalner | 4 mars 2020

Tout juste arrivé à Paris, Octave Mouret emménage rue de Choiseul dans un immeuble bourgeois au cœur d’une capitale en pleine transformation haussmannienne. Derrière la façade policée, il découvre l’envers du décor : basses intrigues et adultères à tous les étages !

Chronique :Pot-bouille, l’équivalent de popotte, de tambouille, d’une mitonnée ordinaire et juste destinée à combler le manque de la faim. Est-ce à cette idée de médiocrité que l’auteu qu’est Zola assimile la vie ordinaire de cet immeuble plutôt cossu, où débarque le jeune Octave Mouret, arrivant tout droit de Plassans, plein d’ambitions, d’idées et de volonté de se faire un nom?

C’est avec naïveté que les auteurs Cédric Simon et Éric Stalner nous offre cette belle adaptation que le jeune homme tente sa chance auprès des jeunes demoiselles, voire des femmes mariées pour assouvir des désirs naturels, assortis d’un attrait pour la réussite sociale. Il faut dire qu’il s’en passe de belles, dans l’immeuble, malgré la vigilance aigrie de Mr Gourd, le concierge garant de la moralité de ces messieurs-dames.

Les cornes fleurissent sur tous les paliers et derrière les portes closes, les corps exultent en bafouant les serments prononcés lors des noces.

Parlons-en des noces : la recherche de l’époux pour les jeunes filles plus ou moins gracieuses et plus ou moins fortunées est une occupation à plein temps pour les mères en quête du gendre idéal, quitte à dépenser des fortunes qu’elles n’ont pas pour parer des atours masquant les disgrâces les jeunes filles en mal de maris. Promesses et trahison, pièges à gogo, tous les stratagèmes sont permis.

L’empereur n’a plus la cote, les électeurs sont prêts à lui donner une leçon. Ambiance de fin de règne

les auteurs ne sont  pas tendre pour ce milieu bourgeois, arriviste, et bas de plafond. Aucun personnage n’est paré d’une quelconque aura spirituelle, même les prêtres sont prêts à accepter la compromission. Les hommes sont dominés par leurs instincts de conquête féminine et les femmes ne songent qu’à s’orner de parures clinquantes.

En outre, les cadrages sont variés et le découpage assure une bonne lisibilité qui nous offre de beaux moment d’émotion et Stalner  offre un dessin et une colorisation à la hauteur de son histoire pour un premier tome qui annonce une trilogie à suivre absolument !.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 144 pages
  • Editeur : Les Arènes (4 mars 2020)
  • Collection : AR.HORS COLLECT
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1037500625

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La mort du temple T. 1 secretum templi de Hervé Gagnon

Résumé : Paris, 1307.

Depuis que le transport du trésor a débuté, quelque chose a changé à la Villeneuve du Temple. Tous les frères qui y vivent savent ce que trame le roi Philippe et, à l’intérieur des murs, la tension, mêlée de défaitisme, d’un sentiment de trahison, de résignation et de rancoeur, est palpable. Bientôt, l’Ordre des Pauvres chevaliers du Christ et du Temple de Salomon cessera d’exister sous la forme qui a fait sa gloire depuis presque deux siècles. Il survivra sans doute, mais personne ne s’illusionne : les choses ne seront plus jamais pareilles. Qui plus est, nul n’est dupe : parmi les frères, les victimes seront nombreuses.

Hugues de Malemort n’est pas différent des autres. L’obéissance a régi sa vie au Temple et il se contente de servir Dieu et son Ordre de son mieux, sans poser de questions. Si les soldats du roi viennent l’arrêter, il déposera les armes et les suivra car telle sera la volonté divine. Mais comme les autres, il est habité par le pressentiment d’une apocalypse imminente qui ne le quitte plus.

Chronique : Le prétendu mystère des templiers ainsi que leurs derniers jours de règne sur le royaume français ont fait les beaux jours de la littérature ésotérique. Il semblerait que l’auteur ait encore des choses à dire sur le sujet.

La chute des templiers est devenu un épisode bien connu de l’histoire de France. Entre la saga des rois maudits de Maurice Druon, adapté en téléfilm, et les multiples œuvres tout support confondu qui y font référence, la déchéance de l’ordre religieux le plus puissant du moyen-âge est un sujet vu et revu. L’auteur parvient à y insufler une certaine originalité en adoptant le point de vue des sergents, chevalier de base qui composait la grande majorité de l’ordre. On découvre ainsi le quotidien de ces hommes, souvent issu du peuple, aux origines modestes, qui ont juré de servir le seigneur.

On navigue donc des messes en latins au dialogues entre chevaliers beaucoup plus familiers, voire vulgaire. Si je n’éprouve aucune affection pour les locutions latines, le côté grivois des compagnons d’Hugues de Malemort est parfois trop appuyé, rendant la lecture moins agréable.

L’intrigue se dévoile au fil de chapitres courts au style simple et efficace. Beaucoup de questions apparaissent dans ce premier volume et bien peu trouvent une réponse à la fin de l’ouvrage. Une fin un peu abrupte qui aurait mérité un traitement plus approfondi et un cliffhanger mieux amené.

Ce premier tome se voulant comme une mise en bouche sympathique on peut espérer que la suite soit un peu plus épique.

Note: 7/10

Éditeur Hugo Roman
Date de publication 5 mars 2020
Langue Français
Longueur du livre 387
ISBN-10 2755647248

L’Aspirapeur de Joëlle Dreidemy et Annabelle Fati | 4 mars 2020

Qui aurait cru que le grand frisson pouvait se nicher au fond d’un bête placard à balais, entre la tapette à mouches et le lit bébé ? Quand Lison, Zach et leurs frère et sœurs y découvrent un « Aspirapeur », ils pensent d’abord à une faute d’orthographe. Jusqu’à ce qu’ils délogent le mauvais génie qui y a tissé sa toile… pas le genre à exaucer leurs souhaits. Pourtant, avec les sortilèges de la Mangetrouille, tout peut arriver. Cette créature repoussante et surpuissante leur propose de les débarrasser de leurs peurs les plus enfouies ! Oui, mais à quel prix ?

Chronique : Le rythme de l’intrigue file à toute vitesse tout en gardant le lecteur dans une stase de curiosité jamais rassasiée.
Joëlle Dreidemy et Annabelle Fati construisent un univers sublime avec des ingrédients qui dans tout autre contexte paraitraient répugnants.
Cette élément fantastique est très drôle et grouillant de vie. Les idées sont totalement folles, la mise en images doit être incroyablement différente d’un lecteur à l’autre tant les lieux et les personnages sont aliénés.
Le roman brasse des univers multiples : films, , gamins plus déjantes que dans un Jean-Pierre Jeunet,… composent un nouveau livre plein d’optimisme. Une belle surprise

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 185 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 ans
  • Editeur : Sarbacane Editions (4 mars 2020)
  • Collection : Pépix
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2377313973

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Bordeterre de Julia Thévenot | 4 mars 2020

Inès, 12 ans, est le genre à castagner ceux qui cherchent des embrouilles à son frère, Tristan, autiste de 16 ans. Tristan lui, est plutôt du genre à regarder des deux côtés avant de traverser. Mais ce jour-là, il ne parvient pas à retenir sa sœur qui, courant après son chien… ..

Chronique : Bordeterre de Julia Thévenot est  un agréable roman  où les chapitres  permettent un enchaînement rapide de l’histoire. Il y a de bons ingrédients permettant aux jeunes lecteurs d’apprécier cette histoire : magie, aventure et combat d’épées et récit initiatique. On peut honnêtement dire sans gâcher une chose que ce roman offre de l’estime de soi. Nous pourrions apprendre tout en montrant un si mauvais exemple, et ne pas tenir compte de tous les fautes et fautes que Inés devra prendre dans le roman. On s’inquiète et on est ravi de toutes ses erreurs et de ses triomphes, alors même que on est de plus en plus préoccupé par le résultat final.
Car cela se ressent dans une véritable horreur depuis le début et jamais une fois la tension ne s’est glissée, se basant sur les détails, des caractérisations pointues et des révélations merveilleuses. On pourrait l’appeler une fantaisie sombre, bien sûr, ou une fiction historique avec un réalisme magique plié, ou même un conte de fée tellement enraciné dans la réalité qu’on ne pourrait jamais creuser assez profondément.
Est-ce que ce roman n’est pas seulement un conte parfait, mais aussi un peu le miroir au fait de sa propre écriture?

Note : 10/10

 

  • Broché : 520 pages
  • Editeur : Sarbacane Editions (4 mars 2020)
  • Collection : Exprim’
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 237731225X

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Pepper et Moka : Les meilleurs amis du monde de Frédéric Bénaglia et Didier Lévy | 4 mars 2020

Depuis qu’ils sont petits, Pepper et Moka se comparent sans cesse. Ils attendent le bon moment pour se battre et déterminer qui est le plus fort. A` force de surenchère, ils deviennent l’ours gris et l’ours brun les plus monstrueux de la forêt ! Un matin, ils se retrouvent seuls dans la clairière…

Chronique : Ce livre traite de sujets à la fois psychologique et philosophique, proches du quotidien les enfants, les dessins sont sympas, pleins de tendresse. L’histoire est parfaite, simple, réfléchie et réaliste… l’album parle de de qui est le plus fort !
C’est une belle découverte. Des situations concrètes qui parlent aux enfant et offre une belle morale.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 28 pages
  • Tranche d’âges: 3 ans et plus
  • Editeur : Sarbacane Editions (4 mars 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2377314066

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La terrible histoire de Petit Biscuit de Magali Le Huche et Carl Norac | 4 mars 2020

Petit Biscuit est né dans la célèbre pâtisserie Munch. Il fait partie de l’assortiment royal et a même la chance de posséder deux jambes. Ce qui va lui permettre de s’enfuir, lorsqu’il comprend que le funeste destin des biscuits est… de se faire croquer.

Chronique : Magali Le Huche et Carl Norac emmènent les lecteurs faire une promenade amusante à travers des moments où nous atteignons de nombreuses fins avec cette histoire de petit biscuit. . En les tournant les pages une belle illustration, drôle et colorée, replace en situation de cette aventure triste de petit biscuit à découvrir. Les enfants et leurs parents se régalent à la lecture de ce récit . Il fera des heureux à coup sûr, et tout le monde y trouvera son compte, que ce soit pour passer un bon moment ou améliorer sa motricité en lisant ce récit ce livre est une très belle idée de cadeau, mais sans limite d’âge, tant que l’observateur est curieux! Un vrai coup de cœur.                         

Note : 10/10

 

  • Broché : 34 pages
  • Tranche d’âges: 3 ans et plus
  • Editeur : Sarbacane Editions (4 mars 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2377313159

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Escape Book – Arsène Lupin et le collier de la reine Iâhhotep de Frédéric DORNE | 27 février 2020

Ce serait le  » casse du siècle  » comme l’ont baptisé les journaux.
 » Personne n’arrivera jamais à dérober le fameux collier en or de la reine égyptienne Iâhhotep  » disait à qui voulait l’entendre M. Zigler, propriétaire du plus grand musée privé d’Europe.

Chronique :  Si le lecteur est adepte des Escape Games, il sera en terrain connu, les énigmes sont du même acabit que ce qui se fait en salle. S’il a autrefois goûté aux livres dont vous êtes le héros, il faudra qu’il se fasse à la mise en page particulière du système Escape Book des Éditions 404. Le système fonctionne mais nécessite pas mal d’allers-retours – et manque donc d’une meilleure implémentation des références aux pages. S’il est bien évidemment aisé de tricher, il faut aussi prendre sur soi pour ne pas laisser traîner ses yeux sur des réponses facile. De difficultés croissantes, elles se révèlent parfois compliquées à gérer par manque de possibilités de
prendre un recul visuel sur la situation. Rien n’empêche de lire et relire les descriptions des pièces mais il arrive que cela ne suffi pas (au point de tester des combinaisons que la solution annonce évidentes mais sur lesquelles le lecteur titube). En revanche, le système permet d’adresser des découvertes purement narratives ou d’ambiance. Donc on se régale à en apprendre plus sur l’univers tant bien même on n’avance pas dans l’évasion.
Cela étant dit, l’écriture manque parfois de couleurs – si on est plongé dans l’époque et le monde du piégeur, le passage d’une pièce à l’autre se fait de temps en temps de façon brute. On sent bien que certains passages sont écrits en mode « Nouvelle ». Et il y a un exercice également périlleux à gérer le Je du jeu. Cela fonctionne parfois très bien, avec de l’humour, tandis qu’il arrive de temps en temps qu’on prenne un peu de distance avec ce protagoniste qu’on est supposé incarner.
Enfin, l’auteur nous livre un ensemble d’énigmes écrites et expliquées de façon concise. Les faux-pas et les coups de pouce sont à l’avenant. Mais comme toute bonne affaire avec Arsène Lupin, on est surpassé par le maître.

Note : 9/10

 

  • Broché : 288 pages
  • Editeur : 404 Editions (27 février 2020)
  • Collection : Escape Book
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1032403297

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