Test Blu-Ray : Gemini Man (05 Février 2020) de Ang Lee avec Will Smith, Mary Elizabeth Winstead

Henry Brogan, un tueur professionnel, est soudainement pris pour cible et poursuivi par un mystérieux et jeune agent qui peut prédire chacun de ses mouvements.

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Chronique : « Gemini Man » mérite déjà une certaine attention par les questions que ce film soulève quant au problème épineux de la bioéthique, voire même à travers celle-ci, le grand danger de l’eugénisme qui tend à vouloir faire de l’homme un être parfait ou tout au moins sur mesure ! À l’heure de la PMA, et de ce qu’elle pourra engendrer sur le choix et les caractéristiques précises de son futur enfant, sans compter toute la problématique du sperme et des ovules congelés qui pourront permettre une conception hors norme, cette histoire résonne donc particulièrement en venant en écho avec notre actualité, même si elle dépasse encore d’un cran les possibilités de la science actuellement.

Homme Gémeaux

 Bien sûr, le fond est donc ce que l’on retiendra avant tout malgré une forme ma foi, plus classique dans son genre avec moult cascades, courses poursuite, et règlements de compte dont l’intrigue nous fait part, sans que ce soit trop déplaisant à l’œil, avec des plans et des effets assez remarquables ! À ce sujet, le réalisateur Ang Lee arrive donc à nous piquer au vif, par cette ressemblance entre les deux héros, dont on aura très vite deviné le pourquoi du comment, sans en dire un mot de plus évidemment pour ne rien dévoiler ! Sauf que l’on insistera en passant sur la prouesse technique du « motion capture », ici complètement bluffante au niveau de la création numérique de Junior, pourtant tellement vrai ! C’est pour cette raison importante, que l’on pardonnera ce scénario et ces effets de style un peu trop habituels, inhérents à ce type de réalisation, toujours dans la démesure et le déjà vu ! C’est sûr que ça déménage, que ça s’agite et dans tous les sens, en moto (là, c’est tout de même impressionnant !), en bateau, en voiture et même en avion ! Du classique et de l’action, en veux-tu, en voilà, on est servi… Cependant malgré le palmarès saisissant de 72 personnes éliminées à l’actif de ce tueur, un petit quelque chose arrive à nous séduire et nous attendrir dans le jeu de Will Smith qui de fait devient sympathique, inquiétant tout de même sur le fond ! Et le duo des deux mêmes personnages avec 30 ans d’écart, fait également son petit effet, et même le trio avec la présence plutôt maternelle et réconfortante de Mary Elizabeth Winstead. Un film aux particularités bien précises, qui à elles seules valent bien un petit détour en salle afin de retrouver un acteur et son double totalement virtuel ! Sans oublier toute la réflexion monstrueuse à propos d’une armée de pseudo humains surpuissants et sans affect, qui à l’heure d’aujourd’hui pourrait bien voir son apparition… À méditer !

Note : 8/10

Vidéo: Holy wow. Cela seul peut résumer à peu près mes pensées sur cette présentation native. J’aurais vraiment aimé pouvoir le voir à 120 images par seconde en 3D alors qu’il était maintenant en salles. Lorsque Gemini Man est à son meilleur, il affiche à l’écran certaines des images hyper réalistes les plus vives et les plus réalistes que vous puissiez vous attendre à voir. Il y a tellement de moments glorieux où vous vous sentez comme vous pourriez atteindre l’écran dans la même pièce avec ces acteurs. Il y a un bref moment d’ajustement avec la fréquence d’images élevée, mais je n’avais pas l’impression que mes yeux ont mis autant de temps à s’ajuster qu’ils l’ont fait avec The Hobbit dans les salles de cinéma . La quantité de détails est stupéfiante de pouvoir voir la plus petite caractéristique faciale fine des points individuels des vêtements. Comme le film a également été tourné en 3D, l’image conserve toujours un sens étonnant de la profondeur et de la dimension – en particulier dans les séquences au ralenti.

Au bout de 30 minutes dans le film, il y a une incroyable séquence de poursuite en un seul coup où nous suivons Will Smith sur une moto en esquivant les voitures dans les ruelles étroites. La scène est une combinaison de live-action puis de composite CGI pour « coller » l’illusion d’une seule prise. Cela se poursuit dans une séquence de combat Will vs Will qui fait partie de vrais acteurs et de modèles entièrement CGI. Lorsque les vrais acteurs sont à l’écran – ça a l’air incroyable! Lorsque ces modèles CGI interviennent, woof, c’est rude. Vous devez donc décider si vous voulez quelque chose qui ne semble pas convaincant tout au long, ou une image qui est magnifiquement réaliste, mais uniquement par intermittence « comme un dessin animé? »

Là où HFR et Dolby Vision ont réellement aidé le CGI, c’était dans les effets du vieillissement pour le jeune personnage de Will Smith Junior. Mis à part le fait de ne pas pouvoir clouer les mouvements de la bouche naturellement – c’est l’une des premières fois où j’ai eu l’impression que cette technique ne me tirait pas du coup. La quantité de détails et de travail pour rendre le visage plus jeune naturel est sacrément impressionnante. En 1080p sans les détails et la résolution supplémentaires pour les traits du visage, il était plus naturel et beaucoup plus étrange de se sentir à l’aise. Surtout lorsque les deux personnages sont côte à côte offrant un examen supplémentaire pour les comparaisons.

Audio :  Sur toutes les plateformes, Gemini Man reçoit un mix audio Dolby engageant et intense pour faire monter et exploser votre système audio. Il est parfaitement mélangé, vous donnant un placement précis des objets sur les canaux verticaux et surround et est un vrai régal pendant les séquences d’action lorsque les balles éclatent et se zippent dans le paysage sonore! Le dialogue est sur le point de donner à chaque acteur son dû sans aucune interférence d’éléments extérieurs. Tandis que la boîte de dialogue reste à l’avant et au centre, l’arrière-plan audio complète les canaux.

Les effets sonores fonctionnent pour donner aux environnements une présence maintenue tout en travaillant pour créer des atmosphères. Les canaux verticaux aident à mettre en évidence des effets sonores spécifiques pendant les séquences d’action, mais pendant les moments plus calmes, ils aident vraiment à ouvrir la scène – l’emplacement du spa ou lorsque Henry et son équipe se détendent en Hongrie en sont de parfaits exemples. Les niveaux sont parfaits sans aucun problème de douceur – bien que je recommande d’augmenter le volume – vous allez adorer quand les grandes séquences de combat entrent en jeu! La fusillade finale est une bête et fait un usage impressionnant du format. Vous avez un minigun détruisant un magasin d’alcools avec des balles qui passent et des éclats de verre – c’est une délicieuse cacophonie d’effets sonores!

 

Bonus : Gemini Man est livré avec environ une heure de contenu bonus qui est en réalité une information vraiment décente. L’ouverture alternative est une juxtaposition cool mettant en valeur leurs capacités d’assassinat. Au-delà de cela, nous obtenons ce qui équivaut à du matériel EPK typique avec des regards solides dans les coulisses de la façon dont ils ont réussi divers aspects du film.

La genèse de Gemini Man
Se retrouver face à son double plus jeune
Le futur, c’est maintenant
Le souci du détail
Ouverture alternative
Scènes inédites
Planter le décor
La vision d’Ang Lee

 

  • Acteurs : Will Smith, Mary Elizabeth Winstead, Clive Owen, Benedict Wong, Douglas Hodge
  • Réalisateurs : Ang Lee
  • Format : Couleur
  • Audio : Japonais (Dolby Digital 5.1), Italien (Dolby Digital 5.1), Portugais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Thaï (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1), Anglais
  • Audio description : Anglais
  • Sous-titres : Coréen, Français, Néerlandais, Portugais, Espagnol, Italien, Thaï, Cantonais, Mandarin, Japonais, Malais
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Paramount Pictures
  • Date de sortie du DVD : 5 février 2020
  • Durée : 117 minutes

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Aldobrando de Luigi Critone, Francesco Daniele| 15 janvier 2020

Un grand récit d’initiation picaresque, savoureux et poignant. Avant de « descendre combattre à la Fosse » le père d’Aldobrando sachant son heure venue, le confia à un mage. Celui-ci devrait le protéger et l’éduquer jusqu’à ce qu’il soit en âge de découvrir le vaste monde. Quelques années plus tard, voilà que la préparation d’une potion tourne au drame. Grièvement blessé à l’oeil par un chat qui ne voulait pas bouillir, le mage demande à son jeune protégé d’aller en urgence lui quérir l’Herbe du loup. Mais comment peut-on se débrouiller en botanique alors que l’on n’a jamais mis un pied dehors et que l’on tombe nez à nez avec l’assassin du fils du Roi de Deux Fontaines ?

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Chronique : Fantastique bande dessinée qui qui réussissent et épouse bien le récit, agrémenté d’un jeu d’ombres et de couleur magnifiques dans lequel harmonie et simplicité fusionnent à un point que c’en est jubilatoire. Une telle stylisation est assez inhabituelle pour ce type d’histoire, qui généralement est plus associée à un dessin d’un réalisme académique. Le tout, porté par un cadrage cinéma.  L’atmosphère et la tension dramatique sont bien rendues.

Ce livre est une œuvre graphique qui mise sur le trait des l’artiste qui suit un rythme maîtrisé . Le trait affirmé révèle une personnalité façonnée par un univers médiéval qui signe d’un cligne de l’œil par des détails disséminés çà et là. Les personnages et les décors bien fournis et la couleur bien appliquée, ni criarde, ni terne, avec des cases et des planches harmonieusement composées. A partir d’une trame anodine, ont noux mène la quête de ce garçon avec une inventivité qui trouve sa source dans les grands classiques.

Note : 9,5/10

  • Relié : 200 pages
  • Editeur : CASTERMAN (15 janvier 2020)
  • Collection : ALBUMS
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2203166673

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Octobre de Soren Sveistrup

Résumé : Début octobre, dans la banlieue de Copenhague, la police découvre le cadavre d’une femme amputée d’une main. À côté du corps, un petit bonhomme fabriqué à partir de marrons et d’allumettes. Chargés de l’enquête, la jeune inspectrice Naia Thulin et l’inspecteur Mark Hess découvrent vite que cette figurine est porteuse de mystérieuses empreintes : celles de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires Sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte.

Chronique : Soren Sveistrup, l’auteur de ce page turner addictif, a participé à l’écriture de la série the Killing et nul doute qu’il y a appris les méthodes élémentaires pour tenir le lecteur en haleine.

Son premier ouvrage réunit tous les ingrédients du polar accrocheur au rythme endiablé. On retrouve donc le duo d’enquêteurs mal assortis, une enquête à tiroirs, un assassin insaisissable et un final explosif.

Du duo d’enquêteurs on peut regretter que l’accent soit mis sur Mark Hess, enquêteur atypique qui se révèle plus attachant que sa collègue Naia Thulin, qui se conforme trop au moule de l’enquêtrice forte tête pour être originale et mémorable.

Le rythme demeure enlevé malgré les fausses pistes, le récit reste captivant. Cela n’empêche pas les invraisenblances d’apparaître de plus en plus énormes au fil du récit mais les lecteurs de ce genre de polar ont l’habitude de passer sur les raccourcis et les facilités scénaristiques.

Si l’on parvient à passer au-delà de ces défauts, qui sont l’apanage du genre, la lecture de ce polar nordique offre un plaisir de lecture électrisant jusqu’à la dernière page.

Note :7/10

  • Date de publication : 1 mars 2019
  • Éditeur : Albin Michel
  • Langue : Français
  • ASIN : B07N8CRGCW

Test Dvd: Driven (1er Février 2020) de Nick Hamm avec Lee Pace, Jason Sudeikis

La traque par le FBI du concepteur de voitures John DeLorean. Son voisin, un ancien détenu, Jim Hoffman, est l’informateur privilégié du service de renseignement après avoir été arrêté pour trafic de cocaïne.

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Chronique :  Voici « Driven », qui est le deuxième film détaillant la vie et l’époque de John DeLorean à sortir en 2019. En fait, le mois dernier, il y a eu « Framing John DeLorean », un étrange hybride de faits et de fiction qui s’est efforcé de mettre à jour la personnalité complexe du sujet par le biais d’interviews et de preuves visuelles, mais qui a également inclus des recréations dramatiques pour aider à trouver le drame dans le flux d’informations. « Driven » n’est pas un biopic, mais elle couvre essentiellement le même terrain, explorant l’ego gargantuesque de John alors qu’il tente de réaliser un rêve automobile, pour ensuite trébucher violemment et se retrouver devant un jury. L’écrivain Colin Bateman attaque la saga DeLorean sous un angle différent, mais il sent bien qu’il crée une tension, en essayant de faire un thriller à partir d’une histoire fondamentalement banale d’un homme riche qui essaie d’acheter de la noblesse pour couvrir ses propres insécurités.

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Jim (Jason Sudeikis) est un homme qui essaie de se faire une petite fortune, qui fait fausse route dans le trafic de drogue, qui travaille pour le dealer Morgan (Michael Cudlitz). Lorsqu’il est arrêté par le FBI après être rentré de Bolivie avec sa femme, Ellen (Judy Greer), et leurs deux enfants, Jim doit faire face à la colère de l’agent spécial Tisa (Corey Stoll), qui est prêt à envoyer le père de famille en prison, espérant que cette pression puisse persuader Jim de devenir un informateur, rejoignant ainsi la « guerre contre la drogue » du gouvernement. Déménageant en Californie du Sud pour commencer sa mission visant à faire tomber Morgan, Jim se rend vite compte qu’il vit à côté de John DeLorean (Lee Pace). L’icône de l’industrie automobile est sur le point de dévoiler son projet de création de la DMC DeLorean, un nouveau type de voiture destiné à secouer l’entreprise. En devenant ami avec John, Jim réalise à quel point le magnat à court d’argent est désespéré pour préserver sa vision. Il fait bientôt part à Tisa de l’idée qu’un trafic de drogue impliquant son voisin est exactement le type de publicité dont le gouvernement a besoin pour montrer son pouvoir.

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Un certain rebondissement à « Driven » est fourni par Jim. C’est un gars imperturbable qui se lance dans des activités illégales pour amasser une petite fortune, qui utilise sa formation de pilote pour rendre service à Morgan, qui fait des ramassages en Amérique du Sud tout en gardant sa famille occupée avec des excursions à Walt Disney World. Il est arrêté sur un aérodrome par Tisa, mais il n’est pas du genre à craquer sous la pression. Doté d’un esprit vif et d’une personnalité ensoleillée, il essaie de séduire l’employé du FBI avec gentillesse avant que la brutalité des accusations ne lui soit communiquée. C’est un rôle qui fait la force de Sudeikis en tant qu’improvisateur à la bouche motrice, jouant Jim comme un fauteur de troubles habituel qui sait qu’il peut parler pour se sortir de la plupart des situations. « Driven » est en fait son histoire, avec Bateman qui suit la conformité de Jim avec le FBI, qui rejoint la masse salariale en tant qu’informateur, envoyé pour dénoncer ceux qui l’ont initialement engagé pour faire entrer de la drogue dans le pays.

John entre finalement dans l’histoire en tant que charmeur, aidant Jim à réparer une voiture qu’il a conçue il y a longtemps, gagnant son nouveau voisin avec gentillesse et style. « Driven » reprend la saga de la DeLorean au moment où le fiasco de la DMC commence, le titan de l’industrie prenant le risque d’une voiture antirouille aux portes papillon fabriquée dans l’Irlande déchirée par la guerre. Il verse de l’argent dans le projet et le scénario surveille le fossé entre les exigences commerciales et la gloire des affaires. John utilise sa réputation pour vivre la vie rapide avec son épouse modèle et jouer à des jeux de pouvoir avec ses sous-fifres, ce qui inclut un match de tennis de table avec Jim. En fait, il est utile d’avoir vu « Encadrement de John DeLorean », car l’écriture ne fait qu’évoquer quelques concepts critiques de déni dans la vie du constructeur automobile, notamment son obsession du regard (il a même eu recours à la chirurgie plastique pour améliorer son menton) et les sympathies discutables qu’il partage avec ses employés en difficulté lorsque la DMC ne fonctionne pas comme on l’imagine. « Driven » fait preuve d’une grande confiance dans les moments humains entre les personnages, détectant les comportements étranges, tandis que Jim se démène pour jouer tous les rôles afin de protéger ses propres intérêts.

« Driven » espère transformer le dilemme de Jim en un casse-tête concernant sa véritable allégeance à John. L’histoire est en fait détaillée dans le témoignage de Jim au procès de John, avec des flashbacks qui comblent les lacunes, mais Bateman espère contourner l’histoire, en introduisant de petites failles dans le plan pour que le public ne se trompe pas. Le lien n’est pas aussi étroit qu’il pourrait l’être, car la chute de John n’est pas palpitante, elle est presque festive compte tenu de toute la corruption commerciale et morale qu’elle implique. « Driven » vise à éviter les accidents et à apporter quelques rebondissements, mais il ne peut pas soutenir les intérêts de ce genre, car il ne parvient pas à « cadrer John DeLorean » au mieux lorsqu’il s’agit de comprendre le sujet et son incapacité à atteindre une quelconque conscience de soi.

Note : 9/10

 

  • Acteurs : Jason Sudeikis, Lee Pace, Judy Greer, Isabel Arraiza, Michael Cudlitz
  • Réalisateurs : Nick Hamm
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 1 février 2020
  • Durée : 109 minutes

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De chair et d’os de Dolores Redondo

Résumé : À travers le Pays basque, dans la vallée du Baztán, des églises sont profanées. Alors qu’elle vient de donner naissance à son enfant, l’inspectrice Amaia Salazar est chargée d’enquêter discrètement sur cette affaire. Avec son équipe, elle doit aussi s’occuper d’une série de crimes conjugaux qui ont tous en commun d’horribles mutilations. Á chaque fois, le meurtrier s’est suicidé en laissant derrière lui une étrange inscription : TARTTALO. Pourquoi tous ces hommes laissent-ils ce même mot ? Que signifie-t-il ? Et pourquoi semble-t-il destiné à la jeune inspectrice ? La vallée du Baztán recèle encore de bien terribles secrets qu’Amaia devra affronter pour espérer enfin y vivre en paix…

Chronique : Nous revoilà en pays Basque espagnol avec l’inspectrice Amaia Salazar pour le deuxième volet de ses enquêtes entre légendes ancestrales, liens de famille complexes et folie meurtrière.

Le livre brasse plusieurs thèmes et légendes Basque, notamment le tarttalo, qui prête son nom au monstre sanguinaire qui hante la vallée de Baztán. Mais aussi les cagots, dont l’histoire et le mystère qui entoure ce peuple pestiféré auraient mérité un livre à part entière. Tout l’arrière-plan légendaire est très bien amené et donne de la consistance au récit même si la multitude de sujets abordés à tendance à disperser le récit. Les légendes mises en avant par l’auteure sont moins diffuses et mystiques que dans le premier volet de la trilogie. Elles se font plus organiques, si l’on peut dire, et se rapproche de la sorcellerie et des rites païens. L’onirisme n’a cependant pas complètement disparu, Amaia est victime de vision terrifiante qu’elle redoute autant qu’elle désire et sa tante Engransi est toujours prompte à tirer les cartes. Ces scènes n’ont pas grande utilité, à part apporter une atmosphère onirique au récit, et plombent un récit déjà assez dense.

L’enquête en elle-même souffre de quelques longueurs dues en partie à ces scènes oniriques. Ce n’est que lorsqu’elle prend un tournant plus personnelle que le récit se dynamise à nouveau pour un dernier tiers haletant. L’intrigue aurait gagné à être plus resserré mais reste une fois de plus solide et plutôt bien mené.

La seule chose qui m’a vraiment gêné lors de ma lecture et le manque de subtilité dans l’écriture des personnages secondaires. Les hommes sont souvent des clichés de machisme détestables tandis qu’un personnage féminin passe trop rapidement du statut de victime à celui de femme forte qui ne s’en laisse pas compter. Toute cette partie de l’intrigue aurait mérité un traitement plus élaboré, les violences domestiques sont infiniment complexes et le portrait psychologique des bourreaux est trop succinct pour être crédible. En l’état ils ne sont rien d’autres que des amas d’arrogance haineuse sans aucune consistance.

Entre la touche d’onirisme qui alourdit le récit et le manque de subtilité dont fais parfois preuve l’auteur on pourrait croire que j’ai passé un mauvais moment de lecture, il n’en est rien. L’auteure possède un style évocateur et parvient toujours à nous emporter vers les forêts de Navarre remplis de légendes et d’histoire.

Note : 7/10

Date de publication : 19 mars 2015
Éditeur : Editions du Mercure de France
Langue : Français
ASIN : B00U2IC3ZK

Mister miracle de Tom King et Mitch Gerads

Résumé :Élevé sur Apokolyps, planète-usine sous le règne de l’implacable Darkseid, Scott Free réussit l’impensable : échapper à ses geôliers pour rejoindre la Terre où il rencontra son mentor, un artiste de l’évasion officiant sous l’alias de Mr Miracle dont il reprendra l’identité. Depuis, aucun barreau, aucune entrave, aucune prison, ne put retenir prisonnier Mr Miracle, symbole d’une liberté retrouvée. Mais que se passe-t-il lorsque l’artiste de l’évasion ultime se trouve aux prises avec une nouvelle forme de captivité : la dépression

Chronique : Étant un lecteur assez mitigé du run de Tom King sur Batman, je n’ai pas réagi avec beaucoup d’enthousiasme à l’annonce de sa mini-série consacrée à Scott Free, alias mister miracle, mais celle-ci étant plébiscitée par nombre de site consacrés aux comics je me suis laissé tenter.

Et je dois avouer que ce fut une bonne surprise. Tom King parvient à ménager le lecteur entre divertissement et réflexion profonde. Les dialogues sont fluides et la narration visuelle établie par Mitch Gerads et à la fois simple et complexe avec ses pages gaufrier régulière où apparaissent les personnages de manière brouillés comme si mister miracle se trouvait sur la mauvaise fréquence.

Tom King fait partie de ses auteurs pour qui les personnages doivent servir le récit et non l’inverse. Ici king met en avant le thème de la dépression, mister miracle se sent coincé dans une vie de laquelle, ironie du sort, il ne parvient pas à s’échapper. Sa relation avec big barda est subtilement contée, le couple est touchant et crédible. Scott Free est un héros, un homme, partagé entre deux mondes où il se sent étranger dans chacun d’eux. Le traumatisme laissé par son éducation sur Apokolips ne le laisse jamais en paix, illustré par les auteurs par les cases noires où transparaît le leitmotiv « Darkseid est » comme un rappel incessant de la menace mortelle qui plane sur notre héros.

En plus de cette plongée intime dans l’esprit d’un homme perturbé, King ajoute un sous texte métaphysique sur le médium du comics notamment à travers le personnage parodique de funky flashman qui fait clairement référence à Stan Lee. Les références à l’œuvre de Jack Kirby, le créateur de mister miracle, sont nombreuses et apporte un supplément d’âme à une œuvre déjà riche en plus d’être un superbe hommage à l’œuvre de ce grand maître des comics.

Le récit, auréolé de deux Eisner Awards, est une œuvre éminemment personnelle où les auteurs y ont mis une grande part d’eux même et cela transparaît à chaque page. Que tous ceux qui sont effrayés à l’idée de mettre un pied dans le vaste univers DC se rassurent, l’œuvre est tout à fait accessible aux néophytes des comics. Non seulement le récit est bien plus qu’un récit de super-héros mais en plus les éléments de la saga des néo-dieux, créé par Jack Kirby, sont suffisamment bien expliqués pour permettre à chacun de profiter de l’histoire.

Ton King et Mitch Gerads offrent un récit riche et généreux en réflexion diverses, doublé d’un hommage réussi à Jack Kirby, tout en restant accessible au profane.

Note : 9/10

Éditeur Urban Comics Editions
Date de publication 30 mai 2019
Langue Français
Longueur du livre 301
ISBN-13 979-1026815167

Le Sang des Quatre de Christophe Golden et Tim Lebbon | 15 janvier 2020

Protégée par les divinités, vivant dans le luxe et le confort, la famille royale s’acquitte de ses devoirs sans états d’âme. Cependant, tous n’apprécient pas les contraintes de leur fonction. Jeune femme à l’ambition dévorante, la princesse Phela refuse de laisser une poignée d’obstacles – parmi lesquels sa mère, la reine et son frère, l’héritier du trône – lui interdire l’accès à la gloire et au pouvoir dont elle rêve de s’emparer.

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Chronique : Le Sang des Quatre de Christopher Golden et Tim Lebbon est l’un des  superbe livre épiques. C’est le premier livre que je lis de ces deux auteurs, bien qu’ils soient apparemment prolifiques. La princesse Phela est un personnage fascinant qui a grandi avec les avantages d’une princesse mais la sournoiserie d’un enfant des rues. Elle a beaucoup appris sur les gens du château grâce à des passages secrets oubliés qu’elle a trouvés quand elle était petite et cela lui a donné un avantage. Lors d’un de ses voyages, elle entend sa mère discuter de l’utilisation d’une ancienne magie interdite. La magie dans le Quandis (le royaume) a été interdite aux gens sauf par les prêtres de l’Ordre supérieur et il s’avère que les prêtres appliquent cette loi pour des raisons importantes. Phela a vu la magie tuer lentement sa mère parce que son corps ne pouvait pas la supporter, elle avait précipité les choses trop tôt. Phela a commencé à manigancer sur la façon de prendre le trône sans rendre sa mère suspecte, mais Phela savait que cela ne serait pas suffisant.
Pour vraiment s’élever vers les plus hauts sommets qu’elle veut atteindre, Phela savait qu’elle devait maîtriser la magie et, contrairement à sa mère, l’utiliser sans que cela ne la détruise. Ses plans réussissent alors qu’elle assassine son frère et conduit sa mère à sa perte.
Il y a beaucoup de personnages principaux dans ce livre avec différentes histoires importantes, l’un de ces personnages est Blane. Il est un prêtre novice en formation au Temple des Quatre (la demeure du Haut Ordre) où la magie serait enterrée. Blane est spécial parce qu’il est Bajuman, une race de personnes qui sont considérées comme les pires des pires. Ils sont esclaves mais sont traités comme s’ils ne valaient rien, cette tradition a conduit les Bajuman à devenir plutôt soumis. Blane voulait la liberté pour son peuple, alors il a rejoint le Haut Ordre (qui accepte n’importe qui tant que son passé est laissé derrière lui), dans l’autre pour apprendre la magie et libérer son peuple de l’obsession. Il découvre rapidement que les rumeurs sont vraies et que la magie existe bel et bien dans les profondeurs du Temple des Quatre, au même titre que bien d’autres sombres secrets.
Christopher Golden et Tim Lebbon sont deux maîtres conteurs qui ont tissé un monde fantastique dans lequel tous les lecteurs aimeront se perdre. La fin a été dévastatrice et déchirante, mais il fallait que cela se produise pour le plus grand bien .Le Sang des Quatre est l’exemple parfait d’un livre de fantasy épique, C’est absolument parfait. Il mélange assez bien l’action, l’aventure, le danger, la magie, le gore, le développement des personnages, les batailles et même un peu de romance. Je recommande volontiers ce livre à tout lecteur qui voudrait être horrifié, brisé, dégoûté mais qui grince joyeusement dans son esprit en assistant à chaque sombre acte inimaginable accompli. Vous l’adorerez.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 600 pages
  • Editeur : Bragelonne (15 janvier 2020)
  • Collection : Fantasy
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028103385

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La Loi du millénaire, T3 : La Promesse de l’héritier 15 janvier 2020 de Trudi Canavan

Cinq ans ont passé depuis le terrible combat qui a opposé le Raen aux rebelles. Cinq années durant lesquelles Qall, le garçon sauvé par Rielle, a grandi en sécurité parmi les Voyageurs. Pendant que Tyen se trouvait un nouveau foyer, loin de ceux qui le considèrent comme un traître

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Chronique : Ce dernier livre de la trilogie est de loin le meilleur. Je l’ai vraiment apprécié. Je vous recommande de lire la trilogie ensemble et dans l’ordre, ce qui est probablement quelque chose que les gens normaux feraient de toute façon. Je pense que si chacun a un arc d’histoire complet, ils forment ensemble un ensemble beaucoup plus complexe et satisfaisant. Normalement, je recommande de lire les livres au hasard et de manière maniaque, mais en réalité, il pourrait s’agir d’un seul grand roman long si les gens étaient prêts à transporter un livre de 1000 pages.

L’évolution des personnages dans les trois livres est convaincante et je me suis trouvé plus investi dans les personnages et le résultat que je ne l’aurais cru. Il y a beaucoup de rebondissements inattendus dans l’intrigue, mais suffisamment de choses archétypales et familières pour que les livres ne vous laissent pas le sentiment d’être perdu ou hors contexte. Les bons gagnent à la fin, bien que ni les bons ni les méchants ne soient ce que vous pensiez qu’ils seraient.

J’approuve aussi les histoires romantiques, qui n’étaient ni superflues, ni maladroites, ni cochonnes. Bien que je n’aie pas l’intention de tourner le dos à la saleté.

Je recommanderais Trudi Canavan à presque tout le monde, et je vais aller traquer d’autres choses qu’elle a écrites.

Note : 10/10

 

  • Broché : 672 pages
  • Editeur : Bragelonne (15 janvier 2020)
  • Collection : Fantasy
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028109066

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