Les Bannis et les Proscrits, T1 : Le Feu de la Sor’cière15 janvier 2020 de James Clemens

Par une nuit fatale, dans le merveilleux pays d’Alasea, frappé par une malédiction, trois mages firent un ultime acte de résistance, sacrifiant tout dans l’espoir de préserver le bien. Cinq cents plus tard, au jour anniversaire de cette nuit sinistre, une petite fille hérite d’un pouvoir perdu depuis longtemps. Mais avant qu’elle puisse comprendre son terrible don, le Seigneur Noir lance ses monstres ailés pour la capturer et lui rapporter la magie embryonnaire qu’elle détient. Fuyant les hordes des ténèbres, Elena est précipitée vers une issue terrible… et vers la compagnie d’alliés inattendus. Formant avec eux une bande de parias et de hors-la-loi, elle va tenter de combattre les forces inexorables du mal et de secourir un empire autrefois glorieux…

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Chronique :  J’ai été stupéfait et complètement envoûté par l’introduction de l’histoire. Elle commence d’une manière si unique et si percutante, puis s’améliore de plus en plus. C’est un livre qui tourne les pages à coup sûr, ce qui le rend extrêmement difficile à mettre en page.

Les personnages sont intéressants, complexes et bien pensés. Ils ajoutent certainement à la raison pour laquelle c’est un si bon livre. Il y a certains personnages que je n’oublierai jamais, comme l’un des héros, Er’ril de Standi, dont je suis tombé amoureux et avec qui j’ai sympathisé. Et bien sûr, l’un des méchants, Greshym, qui est l’un des sorciers noirs les plus intéressants et les plus méchants de tous les temps à mon avis.

L’écriture de James Clemens est superbe. Si vous êtes un écrivain, vous pourriez souhaiter pouvoir écrire aussi bien que lui après avoir lu ce livre.

Quant à son monde imaginaire, c’est un monde dans lequel vous pouvez vous faire aspirer et auquel vous souhaitez participer. Les terres qu’il crée sont magiques et magnifiques et, comme toujours, elles vous permettent d’insérer de belles images dans votre esprit.

La seule chose qui me posait problème dans ce livre, c’était tous les apostrophes inutiles. Il les utilise beaucoup dans les noms de personnages. Bien qu’elles ne soient pas distrayantes, je ne vois pas pourquoi elles doivent être là la plupart du temps.

Cela étant dit, c’est un livre qui vaut la peine d’être lu. Si vous aimez ce livre, alors vous apprécierez très probablement le reste de la série.

Note :9,5/10

 

  • Broché : 528 pages
  • Editeur : Bragelonne (15 janvier 2020)
  • Collection : Fantasy
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028103934

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Wyld, T2 : Rose de Sang de Nicholas Eames | 15 janvier 2020

Alors quand Rose de Sang arrive en ville à la tête de sa redoutable bande et qu’on propose à Tam de devenir leur barde, la jeune fille n’hésite pas longtemps. Elle veut de l’aventure, eh bien ! elle va en avoir. Avec le reste du groupe, elle s’engage dans une quête qui ne pourra se terminer que de deux manières : la mort ou la gloire.

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Chronique : Rose de Sang  est l’un de ces livres qui vous donnent envie de revenir en arrière et de baisser toutes les notes que vous avez données, simplement pour qu’il se place au-dessus de tout le reste.

Tam, la fille du mercenaire intrépide Tuck Hashford, a été protégée toute sa vie par son père surprotecteur après la mort de sa mère. Elle n’a jamais mis les pieds hors de sa ville natale auparavant, et elle ne peut que rêver à la vie dans un groupe. C’est-à-dire jusqu’à ce que Fable, le groupe de la tristement célèbre Bloody Rose elle-même, se rende au pub où elle travaille, à la recherche d’un nouveau barde…

Commençons par dire que Rose de Sang est un roman indépendant, qui ne nécessite aucune connaissance préalable. Bien sûr, comme l’histoire se déroule quelques années après le tome 1, cela pourrait gâcher certaines choses du premier livre, mais dans l’ensemble, c’est une histoire séparée, avec une série de personnages complètement nouveaux.  Je ne peux pas prétendre que Rose de Sang est meilleur que le tome 1, puisque c’était déjà parfait au départ, mais je peux dire avec certitude qu’il est à la hauteur.

L’histoire elle-même est convaincante, rapide et passionnante, et vous tient en haleine du début à la fin. Bien que le tome 1 nous ait présenté une horde de monstres capables de vaincre et d’asservir l’humanité, dans Rose de Sang , Eames a réussi à faire monter les enjeux encore plus haut.

Il n’est pas facile de satisfaire les anciens et les nouveaux lecteurs lorsqu’on écrit un deuxième roman indépendant dans le même monde. Vous devrez soit vous répéter pendant la construction du monde, ennuyant vos anciens lecteurs qui connaissent déjà ce genre de choses grâce au livre précédent, soit laisser des éléments importants de votre histoire, en introduisant vos nouveaux lecteurs dans un cadre incomplet. Ce n’est pas facile, mais c’est possible, et Eames a réussi à le faire bien, prouvant ainsi son talent.

J’ai lu Rose de Sang en moins de 24 heures, ce qui ne signifie probablement pas grand-chose pour vous, puisque la plupart d’entre vous savent que j’ai déjà réussi quelque chose comme ça de nombreuses fois dans le passé est ce roman est passionnant et palpitant, et la parfaite continuation de Wyld. Hautement recommandé.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 544 pages
  • Editeur : Bragelonne (15 janvier 2020)
  • Collection : Fantasy
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028103958

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Sky Wars, Tome 3 : de Ahndongshik | 29 janvier 2020

Knit et l’équipage de Shark atterrissent à Shantos, ville en pleine effervescence à l’occasion de la course de lindberghs. Au-delà de la gloire, c’est aussi Plamo qui est en jeu pour Knit, son fidèle partenaire étant retenu par la princesse Tilda. A lui de prouver que son entraînement a porté ses fruits. Pendant ce temps, Shark profite de l’agitation pour régler quelques affaires personnelles…

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Chronique : Là où le dernier volume traitait des personnages nouvellement sortis, des nouveaux événements et des tentatives de Knit de s’affirmer, le sentiment d’aventure est ici à l’honneur. Les Pirates et aussi Knit participeront à un concours Lindbergh et le groupe s’inscrira directement, seules quelques pages sont perdues sur l’arrivée et l’explication autour de ce concours. Les participants auront beaucoup d’espace dans de belles images en partie recto-verso. Avant tout, les deux membres du groupe ont rencontré la princesse et la favorite « secrète » (puisqu’ils veulent rester méconnus du public).

Dans le même temps, nous voyons peu à peu émerger une autre intrigue, annonçant non seulement que la reine vient nous rendre visite, mais aussi que Shark se faufile et que vous pouvez le voir se promener dans la ville. Peu à peu, on comprend mieux ce qui se cache derrière ce pirate.

Ici, vous pouvez facilement assumer un plaisir d’aventure incroyablement divertissant, qui dépasse même le volume 1 et réveille des souvenirs nostalgiques d’adaptations cinématographiques chargées d’action de romans écrits par Jules Verne

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 194 pages
  • Editeur : Casterman (29 janvier 2020)
  • Collection : Sakka
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2203185953

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La Couleur du trois de Leni ZUMAS| 16 janvier 2020

Quinn, la trentaine passée, est célibataire, sans enfants, et sur le point de perdre son emploi. Comme si sa précarité financière n’était pas suffisamment angoissante, elle doit faire face au retour en ville de Cam, son premier petit ami, dont elle s’est séparée dans des circonstances qu’elle préférerait oublier. Cette réapparition fait remonter à la surface le traumatisme de ses années adolescentes ̶ la mort violente de sa sœur cadette ̶ , qu’elle croyait pourtant avoir enfoui au plus profond d’elle-même par des tactiques toutes personnelles…

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Chronique : Au sens classique du terme, La Couleur du trois  est déchirant dans la mesure où il s’agit de l’histoire d’une vie hantée par un traumatisme d’adolescent, de rêves brutalement raccourcis – une histoire qui implique une trahison, un trouble alimentaire et une balle perdue. Mais « déchirant » est aussi la façon la plus appropriée de décrire le premier roman de Leni Zumas, car elle veut vous déchirer les tripes, aussi littéralement qu’on peut déchirer les tripes. Parfois sanglant et tout à fait étonnant, La Couleur du trois est un livre qui traite de la relation tendue entre la psyché et la chair.

Jadis une star montante du rock punk avec la promesse d’un gros contrat de disque, Quinn est au milieu de la trentaine, brisée et languissante dans l’obscurité. Sa vie est définie par deux tragédies : la catastrophe au bord de la route qui a détruit son amitié la plus profonde et sa carrière, et la mort violente de sa jeune sœur 20 ans plus tôt. Intacte physiquement mais profondément traumatisée, elle ne peut plus écouter de musique, et elle marque ses journées par des changements dans une librairie en faillite, des pauses cigarette et des dîners obligatoires avec ses parents et son frère. Des descriptions crues de sa perception de la nourriture percent ces scènes de dîners forcés et joyeux. Quinn, qui a découvert le corps de sa sœur alors que les crêpes de leur mère fumaient sur le fourneau, voit du sang dans chaque repas.

Comme sa soeur disparue, Quinn a aussi une synesthésie : la nourriture et la musique non seulement marquent ses différents traumatismes mais l’envoient dans une surcharge sensorielle intense. C’est une torture pour Quinn, mais cela donne aux Zumas l’occasion de faire des descriptions extrêmement inventives. « Mes mélodies étaient bleues ou argentées ou contusionnées », se souvient-elle de ses performances dirigées par la couleur. « Comme du tissu qui coule, elles saignaient derrière mes yeux. » D’autres sont plus subtiles, comme lorsque Quinn se souvient avec émotion de l’aptitude de sa soeur à sentir « sur un livre la réaction de la dernière personne à le lire ».

Tout au long de l’histoire, les Zumas mélangent le langage comme Quinn mélange les sens, et l’effet est sublime. Quinn observe « des filles d’épinette avec des coupes de calamité » et décrit deux autres personnages « qui bavardent comme des dents amoureuses ». Elle se classe comme « la plus jeune » parmi ses frères et soeurs, et se souvient d’avoir joué devant une foule « élevée en banlieue mais sauvage pour attraper un fléau de rues ».

L’énergie de ces phrases donne une étincelle vitale à l’histoire de Quinn, qui tisse des liens étourdissants entre le passé et le présent. Il y a là aussi une sorte d’espoir tordu parmi la douleur et la perte.

Note : 9/10

 

  • Broché : 352 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (16 janvier 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2258165806

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Déjeuner en paix de Charlotte GABRIS | 16 janvier 2020

Paris, une terrasse de café ensoleillée. C’est l’heure du déjeuner, les gens font la queue. Les salades sont immangeables, une tasse de thé coûte huit euros, le personnel est abject. Mais les gens font la queue.
Une jeune provinciale est attablée, seule. À ses côtés, une Parisienne attend son amoureux qui tarde à la rejoindre.
Deux femmes qui n’ont a priori rien en commun. Si ce n’est que l’une et l’autre se regardent, se jaugent, se moquent.

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Chronique :Charlotte GABRIS se concentre sur le changement des perspectives narratives et développe l’intrigue ainsi le lecteur tombe progressivement sous le charme de cette histoire inhabituelle. La lassitude n’a pas la possibilité de s’infiltrer dans leur vie à ses deux femmes, et pour cause, elles ne sont pas du même monde et cette terrasse va les rapprocher, ce livre est plein de sensibilité, les mots sont accrocheurs, le rythme est rapide. On se prend un coup de poing, on retient sa respiration …. A lire.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 176 pages
  • Editeur : Cherche Midi (16 janvier 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2749164141

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La grande fabrique de mots – Edition Anniversaire 10 ans de Agnes de Lestrade et Valeria Docampo | 7 novembre 2019

La grande fabrique de mots a 10 ans ! Notre best-seller, traduit dans plus de 30 langues à travers le monde, s’offre une nouvelle couverture et un nouveau format à l’occasion de son anniversaire. Une version de luxe dans un format plus grand, avec de nouvelles pages de gardes et un dos toilé, rien que pour le plaisir des lecteurs !

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Chronique : Un vrai coup de cœur, un album sur le thème de la parole, du pouvoir des mots et de la lecture, de la vie en société aussi, le regard que les gens portent les uns sur les autres, les rencontres et l’écoute et qui propose plusieurs lectures . L’histoire est extrêmement bien pensée et présentée d’une façon simple, sans fioritures, juste ce qu’il faut pour toucher profondément le lecteur et le faire réfléchir. Car comme la plupart des albums jeunesses, cette histoire n’est pas seulement jolie, elle a aussi une morale. Elle rappelle les enfants avec peu ou pas de langage qui se retrouvent tellement démunis pour parler et pour qui chaque mot produit est une victoire.
En plus d’une magnifique histoire, les dessins sont tout simplement sublimes et mettent bien en valeur le récit. de la douceur, de la poésie, tout est représenté dans les illustrations qui font que le livre est une réussite sur toute la ligne.

Note : 10/10

 

  • Relié : 32 pages
  • Tranche d’âges: 10.0 années et plus
  • Editeur : Alice; Édition : Edition collector (7 novembre 2019)
  • Collection : Albums
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2874264083

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Bébert, hamster pépère de Cécile ALIX et Louis THOMAS | 9 janvier 2020

Bébert le hamster coule une existence pépère chez Paloma quand il est kidnappé par une inquiétante créature : « l’araignée ». Enfermé dans une cage avec trois autres hamsters fainéants, gloutons et bagarreurs, il n’a plus qu’une idée en tête : s’échapper de cette maison de l’horreur. Pour sauver ses amis, Bébert devient un super hamster-ninja et invente un plan d’évasion qui va faire des dégâts

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Chronique : Ce livre très drôle, dont le narrateur est un hamster qui va devenir un super ninja et nous montre ses péripéties.
Parfait pour les lecteurs réticents ou les jeunes lecteurs. L’intrigue est passionnante et rythmée et les personnages sont hilarants. Les illustrations sont superbes et aident à engager et à briser l’histoire pour que les enfants n’aiment pas trop la lecture. Il y a aussi beaucoup de vocabulaire nouveau dans ce livre.

Les petites illustrations sont tantôt cyniques, tantôt tendres ou même émouvantes.Avec des traits relativement simples pour ses personnages et réussit à faire passer tout un panel d’émotion. Une lecture à la fois facile, drôle, et étonnante.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 192 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Poulpe Fictions (9 janvier 2020)
  • Collection : Nos amies les sales bêtes
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 237742063X

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Masques à métalliser de Eugénie VARONE | 16 janvier 2020

Ta pochette contient tout le nécessaire pour créer de magnifiques masques métallisés : 6 masques avec des surfaces autocollantes prédécoupées, 4 feuilles de transfert métallique pour les décorer et 1 mètre d’élastique. Déguise-toi tout en créativité !

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Chronique : Une pochette sous le signe des masques à métalliser qui donneront vie à des superbe animaux. Cette pochette de Gründ et Eugénie VARONE demande et fait travailler la créativité de l’enfant qui ici est très simple, cela demande de la minutie et de l’attention . Les enfants en sont fans et cela les occupent bien et intelligemment.  Si il y à une critique à faire c’est que il y à pas assez de feuilles de transfert métallique .Un jeu éducatif, artistique et ludique par excellence ! Développe l’habileté manuelle et le sens des couleurs.

Note: 9,5/10

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  • Broché : 5 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Grund (16 janvier 2020)
  • Collection : Mes créations
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2324025582

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Une cosmologie de monstre de Shaun Hamill

Résumé (si l’on peut dire) : « Dans Une Cosmologie de monstres, Shaun Hamill allie brillamment les univers angoissants de H.P. Lovecraft avec l’histoire contemporaine d’une famille menacée de destruction par des forces surnaturelles. Il réussit son coup, parce que ces braves gens pourraient être nos voisins. L’horreur ne fonctionne que lorsque nous nous attachons aux personnes concernées ; nous nous attachons aux Turner, et leurs cauchemars deviennent les nôtres. La prose de Hamill est sobre, tout simplement belle. Voilà à quoi ressemblerait un roman d’horreur signé John Irving. J’ai adoré ce livre, et je pense qu’il vous plaira aussi. »
Stephen King

Chronique : Il est rare que je me plonge dans la lecture d’un livre sans avoir lu le résumé figurant sur la quatrième de couverture. C’est une habitude, c’est comme lorsqu’on rentre dans l’eau, on trempe d’abord les orteils avant de s’immerger entièrement. La quatrième de couverture permet de savoir dans quel genre de livre on s’aventure, même si cela n’empêche pas les mauvaises surprises, c’est un bon moyen de repérer les livres qui vont nous accrocher.

Cette introduction, plus longue qu’à l’accoutumé, pour bien vous faire comprendre mon ressenti de lecture par rapport à ce premier roman de l’auteur. La quatrième de couverture se résume à une citation attribué à Shephen King et les personnes qui m’en avaient parlé sont resté évasives quant à la teneur de l’histoire. Cependant l’évocation de l’univers de Lovecraft m’a suffi pour ouvrir cette cosmologie de monstre.

Je ressors de ma lecture assez satisfait, même si mes attentes, ou plutôt fantasmes de lecture, n’ont pas été combler. De manière, peut être un peu naïve, je m’attendais à un récit angoissant où la folie côtoie l’horreur mais en fait il s’agit avant tout du récit du destin d’un homme, Noah Winters, et de sa famille. Une fois compris que la mythologie lovecraftienne restera en toile de fond, je me suis mis à vraiment apprécier ma lecture.

L’auteur a un talent indéniable pour mettre en scène ses personnages et créer des relations intimes et puissantes entre les membres de cette famille maudite. Pendant 400 pages l’auteur va nous plonger au milieu de cette famille, de ces moments de tendresse jusqu’aux drames les plus tragiques et ce sur au moins quatre décennies. Un talent narratif qui parvient à masquer la lenteur de l’intrigue et le manque de suspens de manière générale.

Les descriptions auraient mérité d’être plus détaillé et mise en scène de manière plus inquiétante mais c’est un défaut pardonnable tant l’auteur parvient à incarner la famille Turner grâce à son style fluide et intime.

Un livre à déconseiller aux amateurs de Lovecraft qui s’attendraient à un récit étouffant d’angoisse mais tous ceux qui apprécient les chemins de vie gorgés d’émotions et mâtiné de fantastique devraient jeter un œil un ce premier roman prometteur.

Note: 8/10

Éditeur Albin Michel
Date de publication 2 octobre 2019
Langue Français
Longueur du livre 416
ISBN-10 2226439048

Test DVD : Le Bazar de la charité (15 janvier 2020) avec Audrey Fleurot, Julie de Bona

Paris, 4 Mai 1897. Un incendie dévastateur détruit en quelques minutes le Bazar de la Charité, l’édifice abritant une manifestation caritative très courue, faisant plus de 120 morts , essentiellement des femmes de la haute société et leur personnel. À cette occasion, trois femmes, Adrienne De Lenverpre, Alice De Jeansin, et sa bonne Rose Rivière voient leur destin bouleversé. Usurpation d’identité, amours interdites, changement radical de vie, émancipation, cette mini-série nous plonge dans la société parisienne de la fin du 19e siècle, en suivant le destin romanesque de ses trois héroïnes.

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Chronique : Très bonne série ! C’est une série de fiction alors je conseille ceux qui cherchent la vérité historique d’aller regarder un documentaire à la place. Le jeu est splendide, mention spéciale à Camille Lou qui déverse sa peine au milieu des flammes. Sa sensibilité amplifiée amplifie ce qui nous fait vivre pleinement l’horreur de ce drame. Son jeu est si bouleversant qu’elle rend les « victimes inoubliables de la charité » définitivement inoubliables. Quel bel hommage à toutes les âmes disparues si brutalement… Je vais commencer par les aspects un peu plus négatif de la technique cinématographique pour revenir au positif. Pour commencer, je vais évoquer le fait qui me pose le plus de problème, c’est ce que Laura Mulvey appelle le « male gaze ». En effet, la série se prétend féministe pourtant on continue d’avoir une érotisation excessive du corps de la femme. Les femmes contrôlent l’action certes mais ça en fait une série féminine par féministe. Un autre aspect qui me pose un peu problème c’est le non respect des règles du cinéma classique. Il y a, lors de la scène de spoiler: dans l’épisode 1, une rupture de la règle des 180 degrés qui me semble non justifiée. Il y a ensuite une scène spoiler: . Dans cette scène, le réalisateur a tenté de matérialiser l’attente par un sommaire, sauf que le sommaire ne s’étend que sur deux plans alors c’est très déroutant. Pendant cette scène encore, ils ont tenté de montrer l’attente par la musique sauf que celle-ci brise l’ambiance qu’ils ont réussi à mettre en place. De plus, il n’y a pas de distanciation ici alors la musique insulte presque l’image. Voilà les quelques points négatifs. Allons maintenant vers les points positifs. A partir de l’épisode 3, la technique cinématographique est moins dans le spectacle et s’affine admirablement. L’ocularisation interne au début de cet épisode est tout à fait admirable. Alors que Rose se réveille, la caméra prend l’inclinaison de sa tête pour montrer qu’on est dans son regard. C’est vraiment ingénieux ! Dans l’épisode 4, mon épisode favoris pour l’instant, il y a une longue scène dans la chambre d’Alice Spoiler: dans l’épisode 1, une rupture de la règle des 180 degrés qui me semble non justifiée. Il y a ensuite une scène spoiler: . Dans cette scène, le réalisateur a tenté de matérialiser l’attente par un sommaire, sauf que le sommaire ne s’étend que sur deux plans alors c’est très déroutant. Pendant cette scène encore, ils ont tenté de montrer l’attente par la musique sauf que celle-ci brise l’ambiance qu’ils ont réussi à mettre en place. De plus, il n’y a pas de distanciation ici alors la musique insulte presque l’image. Voilà les quelques points négatifs. Allons maintenant vers les points positifs. A partir de l’épisode 3, la technique cinématographique est moins dans le spectacle et s’affine admirablement. L’ocularisation interne au début de cet épisode est tout à fait admirable. Alors que Rose se réveille, la caméra prend l’inclinaison de sa tête pour montrer qu’on est dans son regard. C’est vraiment ingénieux ! Dans l’épisode 4, mon épisode favoris pour l’instant, il y a une longue scène dans la chambre d’Alice. spoiler: . Vous remarquerez un mouvement admirable de la caméra puisqu’elle suit spoiler: . spoiler: . S’en suit un champ contre champ en gros plan entre le père et sa fille. Le gros plan sur Alice permet de mettre en évidence le visage défait de la jeune femme et la douceur de ses traits. A contrario, le gros plan sur son père nous fait voir un personnage grossier, violent et presque dégoûtant. Cette échelle nous permet de renforcer les sentiments que nous avons au moment même par rapport aux personnages. Dans les points positifs, je voudrais aussi parler de la scène de l’incendie. Cette scène est douloureuse, interminable. La longueur de celle-ci permet au spectateur d’éprouver l’horreur autant que les personnages. Il est témoin de chaque fait, de chaque brûlure, de chaque seconde qui passe; il est là, dans l’incendie. Alors que le spectateur se croit sauvé, le réalisateur le piège encore plus. Par exemple alors spoiler: . On aimerait sortir, la faire sortir, que l’enfer s’arrête enfin mais il ne s’arrête jamais. C’est bien ce qu’on ressenti les victimes de l’incendie du Bazar de la Charité.

Note : 9/10

 

  • Acteurs : Audrey Fleurot, Julie de Bona, Stéphane Guillon, Gilles Cohen, Aurélien Wiik
  • Réalisateurs : Alexandre Laurent
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 3
  • Studio : TF1 Studio
  • Date de sortie du DVD : 15 janvier 2020
  • Durée : 416 minutes

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