La méthode kominsky saison 2

Vous voyez ces vieillards , pardon, ces personnes du troisième âge, que vous croisez dans la rue ou en voiture, ceux qui roulent lentement ? Ou dans les magasins, qui payent en liquide à la caisse ? Ces vieux qui vous font enrager au point de vous faire revoir votre position sur l’euthanasie ? Et bien Chuck Lorre a décidé d’en faire une série.

Si ce nom vous dit quelque chose c’est tout simplement qu’il s’agit du créateur des sitcoms Mon oncle Charlie et the big bang theory, pas le premier venu donc. Il s’essaye ici à la comédie dramatique pour un résultat plutôt réussi même si la série s’en sort mieux lors des moments de comédie pure. La première saison a d’ailleurs été reconpensé par deux golden globes, dont celui du meilleur acteur pour Michael Douglas.

Vu l’âge de ces protagonistes il serait aisé de comparer cette série avec Grace et Frankie, une autre série Netflix traitant du troisième âge mais, si les deux séries se rejoignent dans leur volonté de mettre en avant une frange de la population souvent ignorée par les médias, les séries s’éloignent sur d’autres aspects.

Défi du jour : réussir à descendre avant que ma vessie ne me lâche

La méthode kominsky se distingue en effet par un esprit caustique, nos deux vieux messieurs respectables degainent plus de punchline qu’il y en a dans un album de rap. Cette deuxième fournée de huit épisodes accentue le ton sarcastique au détriment des moments intimistes. Les bons sentiments n’ont pas vraiment leur place, même si les intrigues offrent quand même leur instants familial. le propos est plutôt de montrer la difficulté de vieillir dans un monde ou vieillir est interdit, la solitude qui s’installe, les problèmes de santé entre autres. L’humour acide est alors devenu un mécanisme de défense pour nos personnages qui font preuve de résilience face au temps qui passe.

Quand tu te marre à l’idée d’annoncer l’âge de ton petit ami à ton père

Les acteurs sont excellents, mention spéciale à Alan Arkin, qui vole la vedette à Michael Douglas. Tout le casting offre une prestation convaincante, voire bluffante par moments, notamment lors des cours de Sandy.

Une série mordante et touchante qui vous fera porter un regard nouveau sur nos personnes âgées.

Note : 8/10

Depuis 2018 / 28min / Comédie, Drame
Titre original : The Kominsky Method
De Chuck Lorre
Avec Michael Douglas, Ashleigh LaThrop, Alan Arkin
Nationalité U.S.A.

Le Mans 66 (Ford v. Ferrari) (Sortie cinéma le 13 /11/2019) de James Mangold avec Matt Damon, Christian Bale

Basé sur une histoire vraie, le film suit une équipe d’excentriques ingénieurs américains menés par le visionnaire Carroll Shelby et son pilote britannique Ken Miles, qui sont envoyés par Henry Ford II pour construire à partir de rien une nouvelle automobile qui doit détrôner la Ferrari à la compétition du Mans de 1966.

Chronique :Je vais juste « partager » mon ressenti, après avoir vu ce film en avant-première…Je précise avant que je ne suis pas un fan de voitures ni de courses, mais simplement un amateur de cinéma et fan de C. Bale.Eh bien j’ai adoré ce film, pour plusieurs raisons… D’abord un duo impressionnant des acteurs C. Bale et M. Damon: la relation d’amitié et de respect fonctionne à merveille! Ensuite une immersion totale dans le monde – passionné et dangereux – des pilotes et des voitures de cette époque des années 1960.

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On est vraiment pris aux tripes, on prend littéralement des « coups d’accélération » dans ce film, bref, pour les passionnés de voitures comme les néophytes on en prend plein la vue (et les oreilles) ! Enfin que dire du scénario et de l’histoire, juste un hommage à ces hommes qui relevaient des défis tous les jours, ainsi que le combat entre deux grandes marques automobiles…Comme l’ont dit certains, peu importe le titre du film, ce qui compte c’est de ressentir toute la renommée et l’importance de cette course d’endurance (on sue vraiment par moments avec les pilotes) qui est et restera mythique, à tous égards, en particulier hors de France…

Un film à ne pas manquer !
Note : 9/10
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J’accuse (Sortie cinéma 13 novembre 2019) De Roman Polanski Avec Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner

Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme.

J'ACCUSE de Roman Polanski

Chronique : L’homme et l’œuvre, l’œuvre et l’homme. Le débat, vieux débat, s’enflamme, plus que jamais. Mais  J’accuse ne nous semblera pas moins bon que si on parle où non de son réalisateur qu’est Polanski  Il se nimbera toutefois d’une lumière différente, inévitablement, parce qu’on ne peut pas, ou plus, voir un film sans tenir compte de son actualité. Parce que la libération de la parole des femmes depuis l’affaire Weinstein et le mouvement #MeToo il y a deux ans nous obligent à sortir d’une bulle purement cinématographique. Dans cette réflexion nécessaire, nous avons malgré tout des certitudes. Jamais appeller à la censure d’un film. Jamais substituer à la justice (les faits décrits par Valentine Monnier sont prescrits et Roman Polanski, qui clame son innocence par voie d’avocat, reste présumé innocent selon la loi). N’oublierons ni n’omettrons de rappeler, si nécessaire, que l’histoire du cinéma, comme toute l’histoire du monde, est aussi faite de domination et de violence.

Alors, on fait quoi d’un nouveau film de Polanski sur les écrans ? On le boycotte ? Ce serait présenter l’addition à Louis Garrel (Alfred Dreyfus), Jean Dujardin (Marie-Georges Picquart), à Hervé de Luze le monteur, à Alexandre Desplat le compositeur, à tous les artistes et techniciens qui ont fait un travail remarquable.

Séparer l’homme de l’œuvre  ? Impensable avec ce cinéaste-là. Imagine-t-on voir Le Pianiste (Palme d’or 2002) ou même Le Locataire sans se souvenir du gamin juif acculé dans le ghetto de Cracovie dans les années 40 ? Comment appréhender le climat de paranoïa, les représentations du mal et le cynisme dévastateur de nombre de ses films sans imaginer l’individu dont la mère est morte à Auschwitz et dont l’épouse Sharon Tate a été massacrée, enceinte, un soir de 1969 à Los Angeles (le drame a inspiré le dernier Tarantino).

J’accuse nous donne à voir un officier juif clamant son innocence alors qu’il est publiquement dégradé. L’analogie saute aux yeux. C’est ce qui a fait sortir Valentine Monnier de son silence. Le malaise vient ainsi s’ajouter aux nombreuses émotions qui nous traversent à la vision du film.

Le rythme et l’élégance du découpage, dont Polanski demeure un maître, sont pour beaucoup dans l’impression de fraîcheur que dégage le film. Le cinéaste parvient même à donner une dimension ludique à ce récit pourtant lesté de significations historiques fondamentales et finalement très actuelles.

Comme il l’a lui-même écrit, la vie de Roman Polanski est un roman. Mais dont l’épilogue, qui tend de plus en plus vers le sordide, lui échappe désormais totalement.

Note : 9,5/10

Réalisateur. Roman Polanski.

Interprètes. Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner, Grégory Gadebois, Mathieu Amalric…

Durée. 2 h 12.

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Que valent les premières séries TV d’Apple?

Ce n’est pas tous les jours que sort un produit Apple pas cher. Depuis vendredi, le géant de l’informatique a ouvert son service de vidéo en ligne, gratuit une semaine, puis seulement 6 francs par mois. Si l’on souscrit pour une année, on a une petite ristourne, le total est alors de 60 francs. Il faut changer le choix dans les réglages. Afin de jouer sur sa force de frappe dans les appareils, Apple offre une année d’Apple TV + lors de tout achat d’un téléphone ou une tablette.

Sur une Apple TV, l’apparition des fictions TV maison se révèle discrète: celles-ci sont noyées dans l’ensemble, et il faut même farfouiller un peu pour atteindre le bouton d’abonnement. Trois épisodes sont proposés par série, le reste viendra en diffusion hebdomadaire. L’outil se révèle assez fruste: on ne peut éviter ni génériques ni récapitulations.

Désormais, la firme à la pomme entre dans le cercle, qui s’agrandit, des robinets à images produisant du contenu, secteur pour l’heure dominé par Netflix. Que dire de ses premières propositions?

«The Morning Show»: on peut être déçu en bien

La tête de gondole est sans conteste la série coproduite et interprétée par Jennifer Aniston et Reese Witherspoon. Alex (l’ex-Friends, excellente) anime le Morning Show, institution télévisuelle depuis quinze ans, avec son collègue Mitch. Un matin alors qu’elle arrive au studio, elle apprend que celui-ci a été licencié pour harcèlement sexuel. Alex va devoir composer avec une direction de chaîne qui veut aussi la pousser dehors, et une jeune et remuante journaliste que la même direction pousse sous les projecteurs. Le feuilleton a été démoli aux Etats-Unis, on peut se montrer plus nuancé. La bonne idée réside dans le choix d’une narration en continu, chaque journée qui suit le licenciement de l’accusé. Cette temporalité donne une certaine densité au récit. Mais The Morning Show souffre du fait qu’elle risque de ne pas être une grande série sur le monde de la TV, pas plus que sur la question du harcèlement et de l’ère #MeToo.

«For All Mankind»: l’intrigante uchronie de Ronald R. Moore

La plus originale. Ronald R. Moore, qui avait piloté la saisissante Battlestar Galactica des années 2000, se pose la question: que se serait-il passé si les Russes avaient mis les premiers le pied sur la Lune, en 1969? Par ce postulat original, l’auteur développe une uchronie subtile, car sans grands retournements historiques. L’enjeu est d’abord de rattraper le regard, puis de reprendre la main dans la bataille spatiale. Le feuilleton constitue aussi une chronique des vies des astronautes et autres ingénieurs de la NASA, avec femmes et enfants, dans ces années 1960-1970. Agréable saga, mais à ce stade, on se demande toujours ce que Ronald R. Moore veut vraiment raconter.

«Dickinson»: Nouvelle-Angleterre puritaine et rap

L’essai paraît bancal, il énerve même parfois, mais il y a au moins une proposition. La scénariste Alena Smith esquisse une biographie de la poétesse Emily Dickinson lorsqu’elle a 18 ans et s’oppose toujours plus fortement à son milieu. La jeune femme vive et créative est dépeinte comme féministe avant l’heure, toujours en avance sur son époque. Cette ligne donne un caractère assez intempestif au propos. Le choix de séquences accélérées avec rock et rap d’aujourd’hui renforce le caractère plutôt agaçant de l’ensemble.

«See»: rhaaa, worf, plouf

Elle était fort attendue, c’est la pire de l’offre. Dans un futur assez lointain, à la suite d’un virus, il ne reste que 2 millions d’humains vivant dans les bois, et, surtout, devenus aveugles. Le curieux suit les batailles et déplacements d’une tribu poursuivie par l’armée d’une reine qui se masturbe en priant et qui entretient des torches dans son bastion, alors que tout le monde est non-voyant. Ça grogne, ça beugle et ça brame sans fin dans ce post-apocalyptique ennuyeux animé par de ridicules singeries. La seule intrigue qu’inspire cette ânerie consiste à comprendre ce que Steven Knight, le créateur de la singulière Peaky Blinders, compte faire dans ces marécages.

L’offre des débuts comprend également un documentaire animalier et quelques programmes pour enfants, dont un sympathique Snoopy dans l’espace, ou quand le petit chien fait tout pour devenir astronaute. En somme, pour aller chez Ronald D. Moore, le monde d’Apple est petit.

Au fond, même si elles n’ont aucun rapport entre elles, les premières fictions d’Apple ont un point commun clair: elles semblent écrites en roue libre, sans forte tension ni arcs structurés. Il leur manque, en fait, un caractère, de vraies personnalités d’auteurs.

Chronique de Nicolas Dufour

Rick & Morty / Saison 4 – Épisode 1 sur Adult Swim

Le retour de la série après une interruption de deux ans renforce certains de ses plus grands succès, prouvant que « Rick and Morty » valait la peine d’attendre.

Rick et Morty Saison 4 Premier Edge de Tomorty

Dans quelques années, lorsque quelqu’un rattrapera « Rick et Morty » au cours d’un après-midi de frénésie la première de la saison 4 constituera un arrêt curieux. Tout comme la première de la saison 3 furtive, abandonnée le jour du poisson d’avril 2017 dans un cas extrême d’ engagement , il est difficile de séparer cet épisode du contexte dans lequel il se produit.

Le dernier épisode « Rick and Morty » est arrivé il y a 25 mois et il est facile de voir ce retour dans les airs à la fois comme un signe de tête pour les fans de la part de fans de l’année passée et comme une sorte de réinitialisation provoquée par ce temps perdu. Cette idée, main dans la main, vient tout en haut de «Edge of Tomorty: Rick Die Repeat», comme Rick proclame qu’il va récolter les cristaux de la mort auprès de Forbojolon Prime, et Beth insiste pour que Morty ait son mot à dire quant à savoir s’il aurait dû ou non à suivre.

près que Morty ait donné un accord enthousiaste, la paire a atteint son objectif déclaré assez rapidement. En plus de la poignée de braconniers expédiés avec une série de tirs au laser brutalement efficaces, Morty rentre chez lui avec l’un des cristaux lui montrant une vision de sa mort pacifique avec sa longue bien-aimée Jessica à ses côtés. Déterminé à faire de cette version des événements une réalité, Morty enchérit chaque action pour suivre les visions kaléidoscopiques du cristal.

Sa première erreur envoie Rick à travers le pare-brise de son navire, l’empalant sur une stalagmite extraterrestre. «Rick et Morty» semble se surpasser en surpassant son propre grotesque, mais il y a une couche nouvelle dans la façon dont Morty traite de manière réaliste la vue du cadavre mutilé de Rick tout en écoutant les instructions de Hologram, Rick, sur la façon d’utiliser l’ADN pour le ramener vivre. Certes, Morty est entraînée par un désespoir désespéré, mais la série laisse encore une place pour démontrer à quel point le pauvre type est devenu insensible.

Tandis que Morty ignore ses protestations face à cette réalité, le subconscient de Rick tente de le ramener à la forme physique, le réanimant dans des cuves clones situées dans d’autres dimensions. Un petit problème: toutes ces réalités alternatives sont coincées dans les griffes du fascisme, qu’il s’agisse de variétés humaines, de crevettes ou d’ours en peluche. Pendant ce temps, Morty continue d’intensifier ses efforts pour assurer un avenir rempli de Jessica, finissant par utiliser les inventions de Rick pour devenir une super-entité guidée par des cristaux prête à détruire tout ce qui est vivant sur son passage.

« Rick et Morty » n’a jamais manqué de magie visuelle. Le design de Pickle Rick, chargé de logistique, ou la création d’un lieu comme Froopyland dans le monde coloré par Skittles ne se réalisent pas sans une attention méticuleuse aux détails qui inonde tant de cadres de la série. «Edge of Tomorty» est un rappel utile, car la série peut toujours livrer une histoire fascinante, même en sourdine. Hologram Rick marchant avec désinvolture devant le cockpit d’un navire en mouvement, la caverne de subsistance fluide de Morty et le tableau vraiment horrible à la fin de la bataille finale de l’épisode enflamment l’idée que des possibilités infinies ont souvent un prix, même si Rick et Morty obtiennent s’éloigner de l’épave relativement intact.

Rick et Morty Saison 4 Premier Edge de Tomorty

Et il est toujours satisfaisant d’entendre les performances du spectacle s’aligner sur cette idée. La saison 3 a eu une poignée d’épisodes qui se sont vraiment mués en morceaux énormes de gags autoréférentiels qui ont distrait (et d’une certaine manière ont nui) aux démarches entreprises ailleurs pour faire de cette expérience une série complète. «Edge of Tomorty» maintient l’impulsion devant lui en évitant de se cogner dans le dos pendant des moments comme l’approche dangereusement calme de Rick pour échapper aux braconniers («Une mort certaine, une mort certaine…»), les introductions des différents Ricks («Guêpe Morty a été sur des babillards de messages fous »), ou le frisson parfait que Chris Parnell met dans la prononciation de Jerry du mot« anime ».

L’équipe de la série, composée notamment de la réalisatrice d’épisodes Erica Hayes et de l’écrivain Mike McMahan, a clairement voulu revenir en arrière dans cette saison avec d’autres idées familières. «Les humains se retrouvent coupés en cubes» fait son retour, et cet épisode reprend l’idée de « Keep Summer Safe » ( Gardez l’été en sécurité ) et donne aux personnes restantes leur propre jeu de jambes. M. Goldenfold est encore une fois la victime cruelle des circonstances, cette fois le repas hurlant d’une famille de Wasp Smith. (Brandon Johnson n’obtient pas assez de crédit pour la part qu’il a prise dans ces camées. «Run, my babies!» Doit être l’une des lectures de ligne les plus étrangement tragiques des 32 épisodes de la série à ce jour.)

Ce n’est certainement pas la première fois qu’une décision de Morty a rapidement fait boule de neige dans une série d’événements qui condamneront la planète, et ce n’est certainement pas la première fois que «Rick et Morty» soutiennent que les nazis sont mauvais. Le fait que ces éléments ne se sentent pas comme des plaques de rechapage complètes est un accomplissement, et cela est principalement dû à la manière dont il introduit la suggestion de trucs bien plus horribles au-delà du cadre. (Où sont ces pieds cubes en cours d’exécution? Y a-t-il une larve, Mme Goldenfold, qui était au menu la nuit précédente?)

La première de la saison 4 ajoute une autre couche de compréhension au-delà de la vision clinquante. Les obstacles à la manière de Rick et Morty sont les intimidateurs, les autoritaristes et les attentes paralysantes de devoir mener une histoire jusqu’à son terme. Il est difficile de ne pas y voir une réponse directe à tout ce qui est projeté dans l’émission depuis son ascension fulgurante au sein de la culture. Avant la pause de la série, la composante vocale de la base de fans était devenue un fléau pour la réputation de la série, faisant des demandes et des lectures délibérées de la série avec une fréquence dominante.

Ainsi, la façon dont ces éléments familiers de la série – les Meeseeks, les cuves clonées, voire Gearhead – sont remixés dans «Edge of Tomorty» donne l’impression de ressembler, comme Morty, à une série affirmant qu’elle a son mot à dire là où elle se trouve. aller et combien de temps il faut pour y arriver. Rick and Morty est tellement basé sur l’orgueil de Rick qu’il est toujours plus intéressant de voir comment un jeune Morty, non oculaire, peut toujours trouver des moyens de suivre le rythme.

Note : 9,5/10

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The Mandalorian Saison 1 / Épisode 01 sur Disney +

Star Wars a toujours été fortement inspiré par les classiques westerns. Mais cela n’a jamais été aussi évident que dans The Mandalorian, la première série télévisée en direct pour la franchise et le titre phare du tout nouveau service de streaming Disney+. En dehors de quelques émissions de télévision animées destinées aux enfants, Star Wars a été en grande partie une marque qui a prospéré sur grand écran – les films originaux ont pratiquement inventé le concept moderne d’une superproduction estivale – mais peut-elle faire le saut vers un drame télévisé de prestige ?

Avec un seul épisode, il est difficile de dire si Disney a réussi, mais une chose est claire : The Mandalorian est parti sur les chapeaux de roue, et c’est peut-être la meilleure preuve que l’univers de Star Wars peut mener à un contenu convaincant qui n’est pas destiné aux enfants ou qui dépend de Luke Skywalker pour se produire.

Le premier épisode fait beaucoup de gros efforts pour acclimater les téléspectateurs à une partie de l’univers de Star Wars qui leur semble à la fois familière et nouvelle. Il y a le Mandalorien éponyme (Pedro Pascal), un chasseur de primes qui n’est pas sans rappeler Boba Fett, le préféré des fans des films. Le Mandalorien est en grande partie une ardoise vierge ; il est pour la plupart silencieux, toujours masqué, mais très bon dans ce qu’il fait : traquer et parfois tuer des voleurs et des contrebandiers pour de l’argent.

Nous suivons un cours accéléré sur le fonctionnement du système de chasse aux primes, avec la Bounty Hunters Guild – un concept de longue date de la Guerre des étoiles – que nous suivons littéralement comme une véritable main-d’œuvre syndiquée de chasseurs de primes. Il y a des conflits de travail au sujet de clients qui refusent de payer les taux de la guilde. C’est probablement la chose la plus plausible de l’épisode. Nous avons également un indice sur l’état actuel de la galaxie après la destruction de la seconde étoile de la mort et la chute de l’Empire. Il semble que les crédits impériaux ne soient pas en demande, de nos jours.

Il y a très peu de références explicites aux films jusqu’à présent. Contrairement à Rogue One et Solo (la première vague de films dérivés, qui pouvaient parfois se sentir étouffés dans leur désir d’expliquer et de référencer la saga principale), The Mandalorian se sent plus comme sa propre affaire. Bien sûr, il y a beaucoup d’accessoires Star Wars – les droïdes, les stormtroopers et les gens gelés dans la carbonite abondent – mais l’émission se sent moins dépendante des événements qui font tomber les noms et des camées de service des fans que des éléments passés. L’atmosphère très occidentale suggère que Disney tire les leçons de sa franchise à succès Marvel, qui a connu un énorme succès en abandonnant la formule MCU et les personnages dans différents genres. Tout comme Captain America : Le Soldat d’hiver est conçu dans la veine des films d’espionnage classiques ou les films Ant-Man sont modelés sur des vols super-héroïques, Le Mandalorien porte fièrement ses influences. Il est possible que cela change et que le fantôme de Dark Vador se montre dans l’épisode 3, pilotant le Millennium Falcon avec Luke Skywalker. Mais pour l’instant, le spectacle semble beaucoup plus à l’aise seul que les titres précédents.

Nous obtenons également la configuration de base pour le reste de la série. Après une série réussie de petits concerts de chasse à la prime, Greef Carga, le représentant local de la guilde, Carl Weathers, met le Mandalorien en contact avec un client mystérieux (le méchant anonyme de Werner Herzog, mais clairement affilié à l’Empire) qui offre une prime beaucoup plus difficile au nom de son associé, Dr Pershing (Omid Abtahi). La récompense ? Beskar, ou fer mandalorien, une substance incroyablement rare qui est utilisée pour fabriquer une véritable armure mandalorienne, qui peut dévier les blasters et même les attaques au sabre laser. Il va sans dire que les choses ne se passent pas sans heurts.

Contrairement aux héros de la Guerre des étoiles, dont le charmant Han Solo de Harrison Ford, le Mandalorian de Pedro Pascal est plutôt un chanteur solitaire dans la lignée de Clint Eastwood, ne parlant que quand il en a besoin. Il n’y a pas une tonne de profondeur, bien qu’il y ait un établissement clair du trope du « cœur d’or », malgré son sombre métier. (À un moment donné, il donne une partie de ses revenus pour soutenir les orphelins.) Il y a aussi une histoire tragique qui sera sans doute explorée dans de futurs épisodes. Pascal fait du bon travail, malgré les restrictions du rôle masqué, jouant le rôle avec une efficacité froide.

La grande question reste de savoir si The Mandalorian peut maintenir cet élan pour le reste de la saison et au-delà. Les huit épisodes de la première saison sont presque aussi longs qu’une trilogie complète de films Star Wars, ce qui en fait l’un des plus gros morceaux du canon en constante évolution de Star Wars.

Combiné à l’accueil peu reluisant des précédentes tentatives de retombées qui pèsent sans doute lourdement sur l’esprit de Disney et à la fin prochaine des films plus fiables de Skywalker Saga avec The Rise of Skywalker, qui doit sortir en décembre, The Mandalorian doit être plus qu’un simple bon spectacle. Il doit porter toute la franchise Star Wars en avant tout en fournissant également une raison pour des millions de personnes de payer un prix mensuel pour Disney+.

La comparaison la plus proche qui me vient à l’esprit est celle de Star Trek : Discovery de 2017, qui, de la même façon, a dû faire entrer une franchise de science-fiction de longue date dans une nouvelle ère tout en servant de principale incitation à s’abonner à un service de streaming par ailleurs très lourd de catalogues. Deux ans plus tard, on peut dire sans risque de se tromper que l’expérience de Discovery a été un succès à cet égard. CBS All Access est toujours en plein essor et la marque a été revitalisée avec une foule de nouveaux spectacles et de retombées en cours.

Le Mandalorien n’est peut-être pas le prochain Game of Thrones, et Disney+ peut ne pas réussir en tant que service. Mais ce qu’il y a ici jusqu’à présent, c’est une bonne émission de Star Wars TV, une émission qui reprend les traditions et les décors existants et les élargit d’une manière nouvelle et excitante. Pour l’instant, c’est plus qu’une raison suffisante pour regarder.

Note : 9/10

 

L’interview de Serge Brussolo pour la sortie de ANATOMIK le 13/11/2019

Avec la parution du nouveau livre de Serge Brussolo aux Éditions Bragelonne voici une interview en 18 points avec le maitre français souvent comparé à Steven King.

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Site de Serge Brussolo : https://brussolo-serge.pagesperso-orange.fr/

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L’interview de Serge Brussolo

1 : Que diriez-vous pour convaincre que l’histoire que vous écrivez est intéressante, importante et utile ?

Cela fait quarante ans que je publie, j’ai mes lecteurs fidèles, je pense que je n’ai pas à les convaincre que ce que j’écris va les intéresser, ils me font confiance. C’est du moins ce qui ressort des réactions que je reçois. Ils aiment le style d’histoires que je raconte, ils savent à quoi s’attendre. J’écris pour eux. Je n’ai jamais cherché à m’attirer un public généraliste, ce qui m’obligerait à faire trop de concessions. Certains éditeurs m’y ont encouragé, certes, mais ça ne me convenait pas. Le réalisme n’est pas mon élément naturel.

2 : À partir de quand le passé devient-il assez vieux pour être de l’histoire ? L’humain (dans le récit) pourquoi est-il un animal qui trébuche vingt fois sur le même caillou ?

La notion de passé est très relative. Quand j’évoque devant un jeune homme les événements de 1968 ça lui paraît aussi lointain que les Croisades ou la Guerre de Cent ans, or pour moi c’était hier. Einstein a écrit quelque chose à ce propos, je crois. L’homme ne tire jamais les leçons de l’expérience, il recommence perpétuellement les mêmes erreurs, c’est comme ça depuis la nuit des temps, et il en ira ainsi jusqu’à ce qu’il détruise la planète. Ce qui évolue, en revanche, ce sont les outils de destruction dont il dispose.

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3 : Comment démêler le vrai du faux dans les récits écrit pour un public qui dans son premier abord ne cherche pas un livre dit réaliste ?

Si l’on commence à se poser ce genre de question, on se gâche d’emblée le plaisir de la lecture ! Le lecteur doit jouer le jeu, se laisser prendre au piège du récit, s’abandonner au rêve, sinon ce n’est pas la peine d’ouvrir un roman, mieux vaut lire des traités de sociologie ou de mathématiques. C’est d’ailleurs pour cette raison que certaines personnes détestent les romans et les jugent inutiles.

4 : Est-il nécessaire d’avoir des connaissances solides dans un sujet pour arriver à en faire un livre ? La confiance que le public accorde à vos récits est-elle dangereuse ?

C’est sûr qu’il est préférable de ne pas dire de conneries dans un contexte réaliste, mais ce n’est pas tellement le domaine dans lequel j’évolue. La Fantasy ne prête pas le flanc à ce genre de critique. Maintenant, si l’on écrit un roman historique, il est préférable de savoir de quoi on parle. Cela dit, je ne vois pas en quoi raconter comment était fabriquée une armure peut s’avérer dangereux… A moins que le lecteur ne s’improvise forgeron ! Mais là cela relève de la bêtise. Il y toujours des esprits faibles, si l’on se met à censurer les livres à cause d’eux, on n’écrit plus rien.

5 : Que pensez-vous  de la multiplication des romans dits best-sellers ces dernières années ?

Les best-sellers ont toujours existé, ça n’a rien d’un phénomène nouveau. C’est le public, les médias et la publicité qui les fabriquent. Ils correspondent à une attente du public à un moment donné. Ils obéissent à un effet de mode, ainsi qu’à un certain conformisme, ce qu’on surnomme « l’effet moutonnier ». Puis le temps passe, et la plupart d’entre eux sont oubliés.

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6 : Voyez-vous le livre dématérialisé comme l’avenir de l’éducation et de l’information, et devrait-il donner plus de visibilité aux jeunes lecteurs ?

Il ne faut pas se leurrer, en tant que grand défenseur (et utilisateur) du ebook, j’ai pu me rendre compte qu’on se heurtait à une terrible résistance du public. Aux USA, le livre dématérialisé fonctionne très bien, il représente le quart des ventes totales du pays. En France, hélas, ce support ne prend pas, on est à peine à 4%.  A l’heure actuelle il est impossible de prévoir si le ebook a la moindre chance de survivre. Il faudrait que le jeune public s’y mette sans tarder car sinon les éditeurs laisseront tomber. Certains n’y croient déjà plus et se montrent très pessimistes. En ce qui me concerne, les ventes dématérialisées représentent 10% des ventes totales.

7 : L’idéologie a-t-elle sa place dans le récit ?

Chaque auteur à ses convictions, l’empêcher de les exprimer relèverait de la censure. C’est d’ailleurs un peu ce qui se passe avec la généralisation du « politiquement correct », des choses ou des mots qu’il ne faut ni prononcer ni évoquer… Maintenant qu’on soit d’accord ou pas avec les idées de l’auteur relève d’un autre débat. Il convient de se méfier de la pensée unique.

8 : Que pensez-vous du travail de Stephen King qui vous est souvent comparé?

Je connais mal Stephen King, je n’ai lu que deux romans : Salem et Shining. Son fantastique n’est pas le mien, il est très ancré dans le réalisme, ce qui n’est pas mon cas. Je préfère le franc délire, les frontières qu’on repousse, voir jusqu’où on peu aller trop loin. 

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9 : Est-il conseillé de juger un roman en s’appuyant sur nos mœurs actuelles ? Peut-elle se transformer en propagande ? 

Encore une fois tout cela est très relatif. La notion d’admiration est toujours tributaire d’un moment historique. Au XIXe siècle on trouvait tel ou tel roman génial, aujourd’hui on estime que ces mêmes oeuvres sont des bouses et leurs auteurs de gros nuls… Il en ira de même pour notre période. Les « grands » auteurs d’aujourd’hui passeront probablement pour des has been dans trois ou quatre décennies… en admettant qu’on lise encore!

10 : Selon vous, est-ce que la science-fiction nous permet de réfléchir à un futur plus ou moins proche et d’éviter ainsi de potentiels dangers ? dixit votre nouveau roman « Anatomik »

C’était, à l’origine, le but de la SF, à travers une métaphore de faire la critique de nos sociétés. Tous les auteurs n’ont pas suivi cette voie, et le genre a peu à peu évolué vers la simple distraction. Dans les livres qui me passent entre les mains, je détecte souvent une idolâtrie excessive de la technique. Une vénération de la Science qui confine à la religion. Ce manque de recul critique me gêne un peu.

11 : Que pensez-vous du paysage de la littérature dite de genre actuel et de son évolution ?

Pas grand-chose car j’en lis très peu. Je suis gêné par le formatage des genres comme le thriller qui ne nous présente plus guère que des histoires de serial killer, et cela depuis plus de vingt ans! ça m’ennuie, et ça a grandement contribué à m’éloigner du genre.`

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12 : Existe-t-il une concurrence entre les auteurs ?

Concurrence je ne sais pas, mais une grosse jalousie, oui c’est sûr, en dépit des grandes claques dans le dos que s’envoient les écrivains. Dès qu’on a le moindre succès, on devient un concurrent, et c’est mal vu.

13: Sont-ils plus suivis pour leur personne que pour leur contenu ?

Non, les auteurs ne sont pas des stars de cinéma. L’écriture reste un métier obscur, qui n’a rien de glamour ni d’excitant aux yeux de la plupart.

14 : L’argent nuit-il au métier ?

Etant donné le faible pourcentage des droits que touchent la plupart des auteurs j’aurais plutôt tendance à reformuler la question en « Le MANQUE d’argent nuit-il au métier? » Rappelons que 90% des écrivains sont obligés d’exercer un autre métier pour survivre. Les médias ne cessent de mettre en avant les auteurs fortunés, mais ils oublient de préciser que ces rares privilégiés sont extrêmement peu nombreux.

15 : Combien de temps passez-vous à écrire et quel sont vos loisirs extérieurs ?  

 Ecrire est pour moi un plaisir, donc un loisir à temps complet. La durée d’écriture dépend du livre, de l’humeur, des événements extérieurs. Trouver les idées peut prendre plusieurs années, l’écriture du manuscrit deux ou trois mois pour le premier jet, viennent ensuite les corrections. Il n’existe pas de règles. J’ai écrit certains roman en dix jours (comme Simenon) d’autres en un an, voire davantage.

16 : Malheureusement le cinéma et vous ne vous êtes pas donné rendez-vous, mais êtes vous cinéphile ?  Quels sont les films et séries que vous aimez ?

Je ne considère pas le cinéma comme une promotion, donc le mot « malheureusement » est de trop. Je n’ai aucun regret, mais plutôt un certain soulagement. J’ai refusé beaucoup de propositions parce que je ne voulais pas voir mes romans massacrés. Les scénarios qu’on me présentait étaient le plus souvent absurdes ou sans aucun rapport avec le livre.

Je n’ai rien d’un cinéphile, je reste un homme du livre. Pour moi, le cinéma est une aimable distraction, rien de plus, ça ne me passionne pas. Si je « regarde » une série, c’est d’un œil distrait, la plupart du temps en faisant autre chose.

17 : Comment voyez-vous votre avenir dans les prochaines années ?

A mon âge il est conseillé de ne pas faire de projets, mais plutôt de profiter de l’instant présent.

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18 : Pouvez nous donnez des indices sur vos prochaines sorties et où en sont vos projets jeunesses comme Peggy Sue où Elodie ?  

Les prochaines sorties sont sur mon site perso, dans les mois qui viennent je compte me focaliser sur l’auto-édition numérique (gratuite) pour des raisons de liberté d’écriture. Les contraintes éditoriales me sont devenues insupportables.  Je n’écris plus d’ouvrages « jeunesse » depuis presque dix ans. Ce cycle était lié à un éditeur, Olivier Orban chez Plon, qui me laissait toute liberté d’écriture (qu’il en soit remercié!) Je ne suis pas certain qu’aujourd’hui on me permettait d’écrire ce genre de texte, donc je préfère m’abstenir, je n’ai pas envie de batailler contre la censure, j’ai passé l’âge.

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Tout-petit Montessori – Mes vêtements en feutrine de Dr Delphine Roubieu et Mizuho Fujisawa | 3 octobre 2019

Le tout-petit a besoin de voir et de toucher pour appréhender son environnement et comprendre les choses. Grâce aux feutrines et aux cartes images, ce coffret lui propose une découverte sensorielle des vêtements et l’aide à développer un langage riche et précis.

Achat du coffret : https://amzn.to/2CyS4zv

Chronique : Conforme à la pédagogie Montessori,  cet coffet va aider les enfants qui on au toucher et à comprendre l’environnement ,cette exercice est un apprentissage très ludique.
Les feutrines sont belles ainsi que les cartes qui l’accompagne et présente l’apprentissage des sens et du langage grâce à cette activité.
Un livret mode d’emploi accompagne cette découverte qui constitue une belle préparation au développement.

Note : 9,5/10

 

  • Editeur : Nathan (3 octobre 2019)
  • Collection : Tout petit Montessori
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092789554

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Nous sommes Bob volume 2 : Nous sommes nombreux de Dennis E. Taylor

Résumé : Bob Johansson et ses copies ont désormais quitté la Terre depuis quarante ans, et sont à la recherche de nouvelles planètes habitables. Mais c’est la seule partie du plan encore viable. Une guerre globale a éclaté, éliminant 99,9% de l’espèce humaine. Un hiver nucléaire rend progressivement la Terre inhabitable. Un groupe d’extrémistes souhaite finir le travail et supprimer ce qui reste de l’humanité. Les sondes brésiliennes sont encore en activité et continuent à vouloir écarter toute concurrence. Et les Bob ont découvert une espèce capable de voyager dans l’espace qui considère toute forme de vie comme de la nourriture…

Chronique : La lecture du premier volume de la trilogie m’avait enthousiasmé grâce à son concept original et son style lui permettant d’introduire des concepts propres à la science-fiction de manière abordable.

Ce second volume confirme la place de la saga dans la longue histoire de la science-fiction. Une place à part tant l’auteur cultive un style léger et humoristique, en témoigne les nombreuses références à la culture pop, au détriment du style épique qui est de mise le plus souvent dans ce genre de récit. Un choix qui sert le plus souvent l’intrigue dans le bon sens, il est toujours amusant de lire les réactions des I. A. que sont devenus les bobs face aux dérives humaines. Le revers de la médaille est que l’auteur a bien du mal rendre palpitantes les différentes confrontations spatiales qui parsèment son œuvre. d’autant plus que ces lors de ces passages que l’auteur multiplie les termes techniques qui, à titre personnel, ne me parle pas.

Les chapitres les plus intéressants sont ceux où Bob et ses nombreux clones explorent l’espace et se prêtent à des études anthropologiques sur des espèces extra-terrestres. Chapitres durant lesquels Bob se rapproche le plus du concept d’humanité, le voir interagir et trouver une solution à chaque nouvel obstacle rencontré est vraiment plaisant.

L’histoire, éclatée entre différentes versions de Bob, espacé de plusieurs années-lumière, propose de nombreux rebondissements. Pourtant on ne ressent jamais de réelles difficultés pour les bobs. Ces immenses ordinateurs réfléchissant à la vitesse de la lumière trouvent très vite des solutions à tous les problèmes, empêchant ainsi la création d’un suspens haletant.

Malgré ses légers défauts la lecture de cette saga reste un plaisir de lecture agréable et distrayant.

Note : 8/10

Éditeur Bragelonne
Date de publication 12 septembre 2018
Langue Français
ISBN-13 979-1028111427

MASKEY ET MALEC : L’INTERVIEW !

Rencontre avec les auteurs de la bd : Follow me chez Glénat.

Lien de la chaine You tube de Maskey: https://www.youtube.com/channel/UCFfukyWXS7h1viyLMYLl19A

Lien de la Bd: https://amzn.to/34RsDW8

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L’INTERVIEW

Maskey

1. Quelles sont les thématiques que tu abordes sur ta chaîne ?

Ma chaîne parle de rap, de culture urbaine et j’essaie de me diversifier avec des contenus comme « rétroland » dans lesquels je parle des années 1990 et de ma jeunesse.

2. Le hip hop a une place centrale dans ta culture. Comment introduire cette dimension musicale dans la bande dessinée, un médium par définition muet ?

La culture urbaine est très importante pour moi et j’ai voulu illustrer cela à travers le personnage de Mike. J’ai vraiment voulu montrer le côté « mec qui galère » plutôt que le rappeur déjà installé, bling bling et riche, car je trouve que l’on caricature trop ce genre de rappeurs. Je voulais plutôt montrer un mec tellement passionné par le rap qu’il finit par devenir un micro vivant, je trouvais ça vraiment plus drôle que le cliché du rappeur qui a déjà percé.

3. Dans quelle mesure Follow me s’inscrit-il dans la continuité de ce que tu pratiques sur ta chaîne ?

À part quelques clins d’oeil, Follow me est très différent de ce que j’ai l’habitude de proposer. Je ne voulais pas tomber dans le piège de la personne influente sur internet qui se considère assez légitime pour faire une autobiographie romancée. Je ne me trouve pas assez intéressant pour faire quelque chose dans ce style-là. Pour rappeler ma chaîne j’ai juste gardé les couleurs et les thématiques « reptiliens/illuminatis » que j’ai adaptés à la BD. Mais sinon, le sujet est différent de ceux que j’aborde sur Youtube.

4. Te reconnais-tu dans un de tes personnages ?

Je me reconnais dans chacun des personnages. Je peux être mégalo comme Steve mais je suis prudent dans mes décisions comme Allan. Plusieurs facettes de ma personnalité ont été réparties dans chacun des personnages. J’ai préféré faire comme cela plutôt que de faire un personnage exactement comme moi.

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Malec

1. Tu t’es fait connaître notamment grâce aux vidéos mash up « Et si … était un anime » : comment t’es venue cette idée ? T’attendais-tu à un tel succès ?

À la base je voulais faire « Si The Witcher était un anime… », mais j’avais mis ça de côté pour développer d’autres projets. Puis, quelques mois plus tard, Narmak un youtuber américain a sorti un opening de Bob l’Éponge en mode manga et Maskey m’a dit : « Ça pourrait être une bonne idée de faire “Si Game of Thrones était un anime”, ça va cartonner ». Il m’a mis en relation avec Kronomuzik, un youtuber musicien de talent. Il a fait la musique, j’ai fait le chant et le dessin animé. Ça a tout de suite pris ! Ce qui m’a motivé à faire « Si Rick et Morty était un anime » avec mon collectif Malec & Co. qui a très bien marché lui aussi.

2. Tes dessins pour Follow me rappellent les univers de Seth Mac Farlane (American Dad, Family Guy). Est-ce une référence directe ? Quelle place occupe cet artiste et plus généralement l’animation américaine dans ton travail ?

C’est une volonté de Maskey. Il voulait un style similaire, ce que j’ai fait. Ce projet allait dans mon sens car j’aime Family Guy et American Dad, tant au niveau visuel qu’au niveau du ton. Et les séries américaines, leur rythme et leur humour, sont en général pour moi une grande source d’inspiration (South Park, Les Simpsons, Rick et Morty, etc.). Il y a beaucoup plus de liberté créative aux États-Unis qu’en France, donc plus de richesse. C’est très inspirant.

3. Follow me regorge de personnages hauts en couleurs, tant sur le plan psychologique que physique. Comment les avez-vous imaginés en terme de design ? Quel est ton personnage préféré ?

Maskey avait une vision très précise de ses personnages. Du coup, il me suffisait d’écouter ce qu’il me disait pour les mettre sur le papier. Mon perso préféré c’est Mike, le micro qui parle. Complètement absurde et idiot.

 

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