Test DVD : Spider-Man: Far From Home (13 Novembre 2019) de Jon Watts avec Tom Holland, Jake Gyllenhaal

L’araignée sympa du quartier décide de rejoindre ses meilleurs amis Ned, MJ, et le reste de la bande pour des vacances en Europe. Cependant, le projet de Peter de laisser son costume de super-héros derrière lui pendant quelques semaines est rapidement compromis quand il accepte à contrecoeur d’aider Nick Fury à découvrir le mystère de plusieurs attaques de créatures, qui ravagent le continent !

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Chronique : Spider-Man est le cadeau qui continue à donner. Et Disney veut une plus grosse part de ce cadeau. Sony et Disney se sont disputés le partage des revenus des films Spider-Man de Sony et le destin du personnage au sein de l’univers cinématographique. Mais si c’est le chant du cygne de Spider-Man dans le cadre de l’empire MCU de Disney, il en vaut la peine. Le film explore Spider-Man à la suite de ce qui s’est passé dans les deux Avengers : Infinity War et Avengers : Endgame (et son intrigue est construite autour d’événements majeurs des deux films). Le film traite de la foi de Spider-Man en lui-même et de la foi que d’autres ont placée en lui tout en combattant un méchant qui veut prendre le manteau de Spider-Man a été donné. Le film traite des concepts de foi, de confiance, de perception et de devoir qui suscitent la réflexion, forçant le personnage-titre à grandir dans les pouvoirs qui lui ont été donnés, et non seulement à grandir autour d’eux.

L’histoire est conçue pour explorer les luttes de Peter Parker avec son identité, son but et ses capacités. Dans le film, le regretté Tony Stark lui confie un pouvoir et une technologie incroyables, mais il croit qu’il est incapable, et donc aussi peu disposé, à exercer autant de pouvoir. Il a pris la décision d’y renoncer rapidement et sans beaucoup de réflexion ou de consultation sérieuse. Il le laisse tomber sur la première personne qu’il trouve qui est prête à l’accepter, la première personne en qui Peter juge digne de prendre le manteau, d’assumer le fardeau qu’il veut si désespérément abandonner. Bien sûr, l’individu à qui il l’accorde n’est que trop heureux de l’accepter. Mysterio n’est pas du tout celui qu’il prétend être, et il est en fait tout le contraire de Peter : il cherche le pouvoir, la gloire, la responsabilité, qu’il croit être tout à fait à lui. Le film explore quelques secrets qui façonnent son passé et enhardissent ses motivations, mais le film se concentre uniquement sur le choc entre le héros réticent et le méchant malavisé et ce qui sépare leurs poursuites et définit véritablement l' »héroïsme ». C’est un concept intéressant que le film explore avec satisfaction à l’intérieur des grandes fractures qui en résultent.

Certes, le film ne laisse pas passer trop longtemps sans divers extravagances visuelles pour rappeler à tous qu’il s’agit d’un film de super-héros, pas seulement d’une étude de personnage contemplative avec plus que quelques nuances qui donnent à réfléchir. Spider-Man n’échappe pas au film sans passer par la sonnerie physique. Les batailles sont de grande envergure et conçues de façon unique, en grande partie grâce aux motivations du méchant et à la façon dont il atteint ses objectifs. Les combats sont à la fois à grande échelle et intimement définis, et Spider-Man se retrouve non seulement à combattre la méchanceté, mais aussi à se battre pour sauver ceux qu’il aime ; ses camarades de classe sont en danger perpétuel, y compris une fois, dans une des meilleures et plus drôles scènes du film, plus ou moins par inadvertance de sa propre main (ou commande vocale suivant le cas). Le film regorge d’effets qui s’intègrent parfaitement dans les composantes de l’action en direct. C’est un spectacle moderne à l’apogée de ce que la technologie actuelle peut offrir, et les cinéastes utilisent cette technologie pour compléter plutôt que définir le film, même s’il est d’une telle ampleur et fait intimement partie intégrante des histoires plus grandes et plus humaines.

Note : 9/10

Vidéo :  Le Spider-Man : Far from Home, photographié numériquement, s’affiche sur dvd avec un transfert 1080p pratiquement parfait. L’image est claire, riche et pousse le format à ses limites. Chaque détail est précis, bien défini et complexe. Les composants de base sont toujours à la pointe du progrès : les détails de la peau sont intimement précis, les tissus vestimentaires (y compris les différents tissus Spider-Man et autres costumes) révèlent facilement leur complexité inhérente, et de nombreux sites européens sont vivants avec une précision extrême et des détails fins jusqu’aux plus petites saveurs locales et aux besoins du bâtiment. Les couleurs éclatent avec une saturation impressionnante et une plénitude tonale. Certes, le rouge et le bleu Spider-Man et le bleu et le vert Mysterio sont parmi les points forts, mais les fans de Blu-ray peuvent s’attendre à des vêtements, des tons de peau et des niveaux de noir impressionnants. Le bruit est presque inexistant et il n’y a pas d’autre source ou d’autres défauts d’encodage à noter.

Audio : Avec Spider-Man : Far from Home il n’y a aucune lacune technique à signaler dans cette présentation. C’est tout à fait l’écoute avec tout en bon état de fonctionnement, y compris des scènes d’action robustes, basses lourdes qui ne veulent jamais de tonnerre bas de gamme mais qui ne cherchent jamais à équilibrer ce contenu sonore prodigieux avec des détails fins et des éléments fluides. Les scènes d’action sont robustes et pleinement efficaces, combinant une large couchette avant extensible, une intégration surround précise et sans effort, et une sortier en harmonie. La bande-son est régulièrement et délicieusement précise dans tous les domaines, y compris les détails de remplissage de l’environnement, comme les effets sonores de martèlement parfaitement placés dans l’hôtel en construction dans lequel séjourne la classe de Peter à Venise ou le tintamarre de la foule générale lorsqu’il est en déplacement dans les lieux animés de la ville. La musique est énergique, large, profonde et vraie. La clarté est parfaite et la fluidité et le placement sont sans défaut. Le dialogue est clair et bien hiérarchisé tout en étant ancré dans un lieu naturel et avant-centre.

 

  • Acteurs : Tom Holland , Samuel L. Jackson, Jake Gyllenhaal, Marisa Tomei, Jon Favreau
  • Réalisateurs : Jon Watts
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Sony Pictures
  • Date de sortie du DVD : 13 novembre 2019
  • Durée : 125 minutes

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Le diable dans la peau de Paul Howarth

Résumé : Australie, Queensland, 1885. Une vague de sécheresse conduit la famille McBride au bord de la ruine. Lorsque la pluie revient enfin, la famille pense être tirée d’affaire. Mais le destin en a décidé autrement. Un soir en rentrant chez eux, Billy et Tommy, les jeunes fils McBride, découvrent leur famille massacrée. Billy soupçonne immédiatement leur ancien vacher aborigène. Les deux garçons se tournent vers John Sullivan, leur riche et cruel voisin, pour qu’il les aide à retrouver le coupable. Sullivan fait appel à la Police aborigène, menée par l’inquiétant inspecteur Edmund Noone. Les frères McBride vont alors être entraînés dans une chasse à l’homme sanguinaire à travers l’outback désertique. Témoin impuissant des ravages que laisse la petite troupe dans son sillage, Tommy ouvrira les yeux sur le vrai visage de la colonisation australienne.

Chronique : les pages les plus sanglantes de l’histoire d’un pays en font souvent les récits les plus poignants.

Et sanglante la conquête de l’Australie par le fier homme blanc l’a été c’est un fait connu de tous. Mais éloigné comme nous le sommes de ce pays on a tendance à oublier ce que cela implique en réalité. Heureusement Paul Howarth est là pour nous le rappeler.

Le récit est donc un western et dès le début l’auteur nous fait bien comprendre qu’ici règne la loi du plus fort. Nul shérif héroïque pour défendre la veuve et l’orphelin ici, qui détient les terres détient le pouvoir et l’emprise sur les hommes. Une ambiance bien sombre malgré la sécheresse magnifiée par le style de l’auteur. Sous sa plume c’est l’outback australien qui prend vie, le bush poussiéreux et hostile. Mais toujours moins hostile que les prédateurs pibèdes qui le hantent.

Bien plus qu’une peinture sauvage de l’Australie du 19 siècle, le roman est surtout un récit initiatique. On suit le jeune Tommy, dont l’enfance vient de prendre fin brutalement, tout au long de son périple ses convictions vont être mises à rude épreuve. Il est le témoin moral de cette expédition vengeresse qui va peu à peu remettre en cause tout ce qu’on lui a appris sur la place des aborigènes dans la société de cette époque. Désemparé face à la vague de violences auquel il doit prendre part malgré lui, il refuse cependant d’enterrer son humanité.

Son personnage se heurte à un autre, celui de Noone, véritable miroir inversé de Tommy. Noone est censé représenter la justice et la loi mais se révèle être un être cynique, nihiliste, corrompu et cruel. Il méprise ouvertement la religion ainsi que les pauvres diables qui se croient puissants, comme cet ogre insatiable de Sullivan finira par s’en rendre compte. Doté d’une intelligence de prédateur, il repère très vite en Tommy un égal, voir un rival, qu’il va tenter de convertir à sa vision pervertie du monde avant de comprendre que leurs conceptions du monde sont diamétralement opposé.

Le livre s’achève sur une fin douce amer où l’auteur nous montre que les traumatismes sont toujours aussi vivaces et l’apaisement un rêve inaccessible.

Un premier roman magistral et sans concessions.

Note : 9 /10

Éditeur Denoël
Date de publication 18 octobre 2018
Langue Français
Longueur du livre 432
ISBN-10 2207137767

La Guerre des Mondes (Canal+) de Howard Overman avec Gabriel Byrne, Elizabeth McGovern, Léa Drucker / Series TV Canal +

Nouvelle adaptation de l’oeuvre d’Herbert George Wells, cette adaptation télévisée plus moderne séduit par son audace narrative et sa construction originale qui nous balade de l’Angleterre à la France, notre monde qui, en réalité, a sombré.

« Un signal venu des étoiles prouve l’existence d’une vie extraterrestres. Hélas, le monde n’a pas le temps de s’interroger qu’une attaque fulgurante décime une bonne partie de la population mondiale. »

Derrière ce show se cache Howard Overman qui a déjà oeuvré avec succés sur la série LES MISFITS. Cet habitué des budgets serrés nous propose une version anxiogène d’une invasion d’êtres venus d’ailleurs.

Ici, point de destructions massives mais une attaque qui décime une grosse partie de la population du globe. À l’instar de WALKING DEAD et ses milliers de victimes la série ne nous épargne rien! Voir les rues de Londres et Paris figées, des corps allongés à perte de vue à quelque chose de dérangeant. Par la suite, certaines scènes violentes, tout autant visuellement que psychologiquement, scotchent les spectateurs. C’est sans concessions!

Le casting est exceptionnel, Gabriel Byrne (Vikings), toujours impeccable, et Elizabeth McGovern (Downton Abbey) touchante et parfaite dans son rôle, ça c’est pour nos amis d’outre-Manche. Mais aussi la talentueuse Léa Drucker (Le Bureau des Légendes) et l’imposant Adel Bencherif (Ad Vitam) en Colonel plutôt dynamique, ça c’est pour le côté français.

Les SFX sont très bons, et les musiques retranscrivent une ambiance de fin du monde avec leurs sonorités rythmées, presque hynotiques très bon score!

Bref, j’aime beaucoup cette GUERRE DES MONDES, le miroir de nos peurs actuelles, une vision de nos vies qui basculent, d’un seul coup ! Car là est la réussite de la série, jouer sur la fiction qui s’insinue dans notre réalité, en quelque sorte. Brillant!

Je conseille vivement la vision de ces 8 épisodes très réussis, une série imparfaite certes, mais qui réinvente les codes d’un genre, subtilement, et ça c’est bien joué!

L’Abominable de Dan SIMMONS| 17 octobre 2019

En 1924, la course pour parvenir au plus haut sommet du monde s’interrompt brutalement suite à la terrible disparition des célèbres alpinistes George Mallory et Sandy Irvine. L’année suivante, trois hommes – un poète britannique vétéran de la Grande Guerre, un guide de montagne français et un jeune idéaliste américain – tentent à leur tour leur chance. Mais quelqu’un, ou quelque chose, les poursuit, et, à 8 500 mètres d’altitude, alors que l’oxygène vient à manquer, l’expédition vire bientôt au cauchemar.

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Chronique : J’adore le travail de Simmons. Hyperion est parmi mes préférés. Je suis particulièrement impressionné par son souci du détail ; sa capacité à transformer de grandes quantités de connaissances techniques en une histoire est impressionnante.

Simmons présente une vision vivante et nette de l’ascension, mais le véritable protagoniste est l’Everest : « Les pentes verticales abruptes des pentes abruptes des vents glaciaux, des linceuls nuageux, des brumes et des mythes abandonneront lentement ses mystères mortels à une autre équipe – qui, dans leur désir de conquérir Sa Majesté – pourrait être trop mal équipée pour faire face à ses dangers.
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Après un début lent, l’action tant attendue a été bien accueillie, le cœur battant à un rythme effréné et rapide. Là-haut, alors que les alpinistes faisaient l’expérience d’horribles découvertes inattendues et de sensations fortes, le lecteur était momentanément à bout de souffle. La question perplexe entourant la disparition de Percival était une tournure intrigante (quoique pas tout à fait surprenante étant donné l’époque à laquelle tout cela s’est produit).

Étant un fan de fiction surnaturelle, ma seule petite bête noire était la publicité trompeuse de ce conte comme étant surnaturel et dans ce livre il a plutôt choisi d’utiliser la métaphore abominable d’un monstre d’un autre genre.

Néanmoins, si vous pouvez contourner cet aspect du livre, il faut dire que la dernière partie du roman est excitante et très bien écrite. L’abominable est un livre qui fonctionne brillamment la plupart du temps. Il ne fait aucun doute qu’il est bien écrit, captivant et passionnant ,il est peut-être trop lent, trop complexe et trop complexe pour certains. C’est un pendant intéressant de la Terreur.

C’est détaillé, c’est habilement fait et pourtant…. ce n’est pas parfait, et à mon avis, certains aspects peuvent ennuyer énormément le lecteur. Il y a beaucoup à gagner et à apprécier en lisant L’abominable, mais je soupçonne qu’il y a des aspects que certains lecteurs n’aimeront pas et que certains pourraient considérer comme controversés.

Note 8,5/10

  • Broché : 660 pages
  • Editeur : Robert Laffont (17 octobre 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 222121868X
  • ISBN-13 : 978-2221218686

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Roma Aeterna (3 octobre 2019) de Robert SILVERBERG

Robert Silverberg illustre en tableaux successifs l’histoire fictive d’un Empire romain qui a connu bien des vicissitudes, des guerres et des crises politiques mais qui, depuis deux mille ans, n’a jamais cessé d’exister et de faire régner, avec quelques interludes sanglants, la Pax Romana. Le christianisme y est inconnu, car les Juifs n’ont pu quitter l’Égypte des pharaons. Quelques siècles plus tard, un envoyé spécial de l’empereur particulièrement perspicace liquide proprement un prophète d’Arabie avant qu’il ait eu le temps de fonder l’islam. Ainsi, l’Empire perdure, avec ses dieux auxquels personne ne croit plus. Une uchronie saisissante par celui qui a reçu le titre de Grand Maître de la science-fiction pour l’ensemble de son oeuvre.

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Chronique : Robert Silverberg, un nom exalté dans les milieux de la science-fiction, livre un Disneyland virtuel de spéculation et de spectacle basé sur le principe que l’Empire romain ne décline jamais et ne tombe jamais. Plus un recueil de nouvelles interreliées qu’un roman, ROMA ETERNA tisse adroitement une histoire alternative dans laquelle Moïse, Jésus et Mahomet sont tous mis à l’écart, de sorte que la montée des juifs, des chrétiens et des musulmans n’a jamais la chance d’empêcher l’expansion mondiale de Rome ; et il le fait d’une manière absolument crédible, et absolument exaltante.

Je crois que l’élément que beaucoup ont critiqué (le fait que les événements se produisent très lentement, et que l’Empire apparaît comme omniprésent, au point que les empereurs dont la vie a passé des millénaires sont encore admirés et rappelés par les Romains de la postérité), est précisément celui qui donne au livre un goût caractéristique et unique. Qu’importe que l’histoire que nous connaissons finisse par « se répéter » dans ce monde de Pax Romana, avec ses guerres contre les barbares, sa renaissance, sa découverte de l’Amérique, y compris la révolution française et soviétique…

Le fait est que, comme l’Empire romain ne disparaît jamais, la notion d’éternité et de permanence (et le sens de la nécessité historique) devient une condition sine qua non du monde décrit par Silverberg, et rend donc plausible cette lenteur du passage de l’histoire, ce regard perpétuel sur le passé qui est en même temps présent, car, sinon, comment pourrait-on parler de Rome éternelle ? Sans un autre « pouvoir universel » qui s’y oppose (lire le christianisme, l’islamisme ou la croyance de masse qui offre une véritable alternative à un monde impérial, à une pax romana éternelle), qu’est-ce qui pourrait entraver sa survie ?

Le livre offre plus que des rêves de grandeur (et de décadence), il nous montre exactement ce que nous avons pu connaître avec Pachacutec ou Tupac Inca Yupanqui, mais dont il n’y a aucun souvenir…

Note : 9,5/10

 

  • Poche : 535 pages
  • Collection : Science-fiction
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2253089885

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Nous, La Vague / Drame De Jan Berger, Dennis Gansel / Série Netflix

Un groupe d’ados rêve d’un avenir meilleur. Leur leader, un nouvel étudiant, recrute quatre outsiders pour mener le combat, mais la situation dégénère rapidement.
Chronique : Cette série Netflix à pris comme décision assez risqué de supprimer le personnage du professeur pour le remplacer par le cliché habituel de l’ado beau gosse mystérieux qui vit dans un milieu compliqué avec qui il aura une relation avec la bourré du lycée. Le problème majeur avec cette série c’est qu’on bascule d’un extrême à un autre. On a les gentils extrêmes gauches écologistes et les méchants riches ou les méchants nazis. Ce qui n’empêchera pas nos personnages d’utiliser toutes sortes de Mac et D’Iphone qui a mon avis ont un bel impact sur l’environnement. Je veux dire oú sont les modérée, est ce que ceux qui sont pas d’accord avec les idées de la vague sont tous des néo nazi. Il y a pas un seul élèves dans ce lycée qui ose prendre la parole contre eux alors que leurs vidéos font des milliers de vues, pourtant la vague n’est pas fasciste dans cette série, elle ne se montre pas non plus discriminante. Et puis enfin la fin vous fera demander si les scénaristes ont lu le le livre ou vu le film puisque là   la vague ça va c’est cool il y a pas de débordements et ça fini en happy ending.
Note : 4/10
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Dolemite Is My Name 25 octobre 2019 / 1h 58min / Biopic, Comédie De Craig Brewer Avec Eddie Murphy, Wesley Snipes, Mike Epps / Film Netflix

Quand Hollywood l’a écarté dans les années 1970, le talentueux Rudy Ray Moore décide de se produire ses propres œuvres, dont le célèbre film de blaxpoitation « Dolemite »

Chronique :Dolemite is my Name » est un film Netflix signant le retour d’Eddie Murphy à l’écran après une pause de huit années (je ne compte pas « Mille Mots » qui a été tourné en 2008 même s’il n’est sorti qu’en 2012), entrecoupée seulement d’un film, « Mr Church ». L’acteur nous revient dans un rôle à mi-chemin entre le drame (le côté biopic un peu sérieux) et la comédie (les vannes et le caractère grotesque des personnages). Il incarne Rudy Ray Moore, un véritable humoriste et comédien qui tourna quelques films de blaxploitation à la fin des années 70. C’est donc un biopic et un film historique, sur une figure très excentrique et guidée par sa soif de célébrité. Le sujet est donc classique mais le personnage est tellement haut-en-couleurs que le scénario pouvait accoucher d’une histoire intéressante. C’est ce qu’il a fait et l’on se retrouve avec la retranscription d’une partie de l’histoire de la blaxploitation. En cela, « Dolemite is my Name » mérite le coup d’oeil. En revanche, je suis plus circonspect sur le traitement de l’histoire. En effet, la mise en scène est fade, la photographie est parfois un peu trop sombre, le film n’est pas forcément bien éclairé … C’est embêtant. D’autant plus lorsque les vannes font rarement mouche parce qu’elles ne parlent pas forcément à un spectateur hors communauté afro-américaine ou parce qu’elles cherchent juste la vulgarité (mais est pour autant fidèle aux vannes rimées de Rudy Ray Moore). J’aurai vu « Dolemite is my Name » une fois. J’aurai appris quelques trucs sur un courant ciné et sur un personnage excentrique. Mais ça s’arrêtera là : je ne pense pas le revoir un jour.

Note : 7,5/10

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The Laundromat : L’affaire des Panama Papers 18 octobre 2019 / 1h 36min / Drame De Steven Soderbergh Avec Antonio Banderas, Gary Oldman, Meryl Streep / Film Netflix

Après s’être fait extorquer l’argent de son assurance, une veuve en colère enquête jusqu’au Panama, où deux avocats rusés dissimulent de l’argent pour les super riches

Chronique : Clairement avec the Laundromat j’ai l’impression que Soderbergh essaye de faire pour les Panama Papers ce qu’a fait McKay pour la crise financière avec the big short… Et ça prend plus ou moins. Disons que le film est plaisant à suivre, je me suis bien marré, on a Banderas et Oldman en narrateurs (et en grands « méchants » de l’histoire) qui sont à fond pour cabotiner et en faire des caisses avec des accents pas possibles… Faut dire que le film commence et ils sont en train de donner de l’argent à des hommes préhistoriques… Ils servent à expliquer un peu tout ce merdier, mais je dois dire que ça ne suffit pas forcément et très vite je me retrouve un peu perdu dans tout ce bordel. Le film essaye de raconter de manière ludique différents aspects des sociétés écrans. La partie avec Meryl Streep (étonnamment correcte dans son rôle de petite mamie) sert à montrer comment ils s’en servent pour faire des assurances bidons qui ne rembourseront jamais rien à personne…

La partie avec l’africain (franchement rigolote) je suppose que c’est pour montrer que ces sociétés ne valent rien en réalité et sont juste une façade modifiable à souhait. Par contre j’ai eu plus de mal à cerner la partie avec les chinois et Matthias Schoenaerts. Je ne sais pas si c’est vraiment un commentaire sur les sociétés écrans ou si c’est un commentaire sur le chantage, la Chine… je suis un peu perdu.

Ou alors c’est juste pour dire que les chinois utilisent aussi les sociétés écrans pour contourner les règles strictes contre la corruption… Pareil, Meryl Streep veut acheter un appartement et elle ne peut pas… J’avoue ne pas trop avoir capté le rapport avec le sujet… Peut-être pour parler de l’entre-soi ? Mais encore une fois, c’est agréable à regarder… chaque segment du film est bien réalisé et chose notable, pour une fois la photographie du film n’est pas totalement immonde, les chouleurs sont chatoyantes, ça fonctionne vraiment bien. En fait c’est plus au niveau « pédagogie » que j’ai des doutes sur le film. Disons que je ne savais pas grand chose de cette affaire avant de voir le film, juste que des gens utilisaient des sociétés écrans… et en sortant du film, ben j’ai pas appris grand chose non plus… Je sais juste que des gens utilisent des sociétés écrans… Disons que le côté ludique prend totalement le dessus sur la volonté d’informer les gens sur les Panama Papers et sur leur gravité. Et c’est dommage…

J’ai presque honte de dire ça, mais le film aurait gagné à formuler peut-être la leçon à retenir de chaque chapitre plus explicitement. En tous cas, c’est plaisant, même si ça aurait mérité d’être plus fou, plus pertinent et surtout plus compréhensible.

Reste que c’est un film politique, qui prend clairement parti contre l’évasion fiscale… mais qui malheureusement arrive un peu tard. Comme si toutes ces stars qui défilent voulaient se racheter une virginité, comme si l’Amérique voulait se racheter une virginité… alors qu’il est trop tard, le mal est fait.

Note : 8/10

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Le Roi (The King) 2019 de David Michôd avec Timothée Chalamet, Robert Pattinson / Film Netflix

Hal, jeune prince rebelle, tourne le dos à la royauté pour vivre auprès du peuple. Mais à la mort de son père, le tyrannique Henri IV d’Angleterre, Hal ne peut plus échapper au destin qu’il tentait de fuir et est couronné roi à son tour. Le jeune Henri V doit désormais affronter le désordre politique et la guerre que son père a laissés derrière lui, mais aussi le passé qui resurgit, notamment sa relation avec son ami et mentor John Falstaff, un chevalier alcoolique.

Chronique : Quelques belles scènes jalonnent le récit en plus de l’agréable sentiment de retoucher, de très loin néanmoins, aux délicieuses sensations des lectures de Shakespeare sur les affres des monarques anglais. Les costumes, les lumières et la bande son sont tous de bonne facture et complètent la panoplie positive du film.
Hélas les quelques intuitions intéressantes du récit sur la force et le droit sont très souvent ruinées par quelques dialogues maladroits, le zénith de la maladresse intervenant en toute fin de film avec les banderilles censées être incisives mais pourtant si naïves et vaines de Catherine de Valois.

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Autre déception, l’absence de face à face équilibré entre Henry V et Louis, et je ne parle pas des armes, mais d’une confrontation de présence, de comportement, de charismes, voire, rêvons un peu, d’idée et d’idéal. Le vrai duel intéressant, et plutôt prometteur, à tous ces titres, entre Harry et Henry nous est dérobé dès la première partie du récit.

À défaut de produire des séries de qualité (à quelques rares exceptions près), côté film Netflix commence à trouver le ton. Ça paye d’insister avec de vrais réalisateurs aux commandes. Plus que recommandable pour les fans de Michod et les autres. (Petite reco, Outlaw King dans le même genre est très bon aussi). Seule fausse note, la prestation de Pattinson relativement gênante… Chalamet est en revanche magnétique.

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Le Jeu du Chuchoteur de Donato Carrisi | 2 octobre 2019

En pleine nuit d’orage, l’appel au secours d’une famille. Autour de leur maison, un homme à capuche qui rôde. La police n’arrive qu’au petit matin. Le spectacle d’un carnage: du sang partout. Mais aucun corps. Ni parents. Ni enfants.

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Chronique : Après le finale plein d’adrénaline et surprenante du tome précédent Maria Elena Vasquez démissionne et décide de devenir mère, abandonnant son travail dans les limbes. Pour la première fois, elle a mis sa fille Alice devant ce qui était sa mission : retrouver les personnes disparues. Maintenant, Elle vit au bord d’un lac, essayant d’avoir une vie normale. Mais l’obscurité qu’elle a toujours ressentie en la cherchant, ne veut pas la laisser partir, et l’arrivée de Johanna Shutton, brise son calme la ramène au pire de ses cauchemars.

Elle verra Mila se lancer dans une course folle contre la montre, en compagnie d’une vieille amie qui ne refuse pas son aide. Et encore une fois, les ténèbres engloutissent le lecteur, lui faisant croire ce qu’il n’est pas, et lui donnant l’illusion d’avoir compris de découvrir alors, après quelques pages, que rien n’est comme il paraît, car…..

Commencer à lire un livre de Carrisi, c’est comme monter sur un siège de montagnes russes et commencer une folle aventure, dans laquelle vous ne pouvez pas prédire où vous finirez, et quels virages vous prendrez. Une fois de plus, nous suivrons Mila dans une enquête quelque peu surréaliste, qui nous mènera dans un monde sans règles, où tous les désirs les plus pervers peuvent être satisfaits, où il n’y a ni loi ni punition, rencontrant des personnages incroyablement caractérisés qui restent longtemps gravés dans l’esprit du lecteur.

Mais c’est le personnage de Mila qui frappe le plus pour le meilleur et pour le pire. Son alexithymie la rend extrêmement originale et sert d’excuse à plusieurs de ses attitudes vraiment incroyables. Sa folle curiosité qui la met en danger et son incapacité à évaluer soigneusement les risques auxquels elle est confrontée, sont des aspects qui finissent par l’isoler de ses amis, mais qui lui permettent presque toujours de garder le sang froid nécessaire pour relier des lambeaux d’indices. Sa force, véritable talon d’Achille, est son désir de savoir et cette pathologie qui ne lui permet pas de ressentir des émotions.

Mais il y a un prix à payer. Le manque d’empathie était une affinité dangereuse avec les monstres qui se nourrissent de la souffrance de leurs victimes sans pouvoir avoir pitié d’elles.
Je veux voir ce qu’il y a derrière le rideau, regarder le magicien dans les yeux et démasquer le tour.

Ici, pour la première fois, nous commençons à mieux connaître Alice, un personnage qui semble destiné à avoir de plus en plus de profondeur, et sur qui pèse l’ombre de ce père qui est si important pour elle, mais qui en réalité ne l’a jamais vraiment connue.

Carrisi est un écrivain incroyablement talentueux, capable de tisser des intrigues extraordinairement complexes, qui captivent jusqu’à la dernière page. Ses fins alors, qui ouvrent toujours de nouvelles lueurs nous laissent avec le désir de découvrir ce qui n’est pas encore arrivé, parce que le mal ne peut pas être arrêté, il y’a toujours quelqu’un qui attend pour frapper dans l’ombre. Pour chaque question à laquelle on répond, il y en a d’autres qui attendent des explications.

C’était un livre que j’ai lu sans pouvoir le clore jusqu’à la fin, et cela m’a vraiment donné des émotions fortes. Il peut être lu comme Autonome mais après avoir lu les précédents, il permet une vue d’ensemble beaucoup plus articulée et détaillée, offrant une expérience de lecture beaucoup plus complète et intéressante, qui ne peut échapper à ceux qui aiment le genre.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 380 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (2 octobre 2019)
  • Collection : Suspense Crime
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2702166776

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