Les faire taire: Mensonges, espions et conspirations : comment les prédateurs sont protégés de Ronan Farrow | 16 octobre 2019

En 2017, une simple enquête pour la chaîne de télévision NBC mène Ronan Farrow à une histoire dont on n’ose parler qu’à voix basse : un des producteurs les plus puissants de Hollywood serait un prédateur sexuel, protégé car il règne par la terreur et l’argent. Ainsi démarre l’affaire Harvey Weinstein.

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Chronique : C’est probablement un cliché de décrire ce livre comme ressemblant à un vrai thriller d’espionnage… mais il se lit vraiment parfois comme un vrai thriller d’espionnage. Les faire taire couvre en détail les coulisses du reportage de Ronan Farrow sur Harvey Weinstein, la façon dont il a été suivi par les agences de renseignement et les tactiques utilisées pour tenter de l’empêcher de faire publier son article.

La lecture de ce livre donne vraiment une vue d’ensemble de la façon dont Harvey a pu s’attaquer aux femmes pendant une si longue période de temps. Ses tactiques pour arrêter des journalistes au fil des ans sont expliquées clairement, et nous voyons de première main à travers les yeux de Ronan comment Harvey a réussi à convaincre NBC de tuer l’article. Au cours des interviews qui ont suivi les premières révélations de Ronan, il s’est toujours demandé pourquoi NBC ne voulait pas diffuser l’histoire et pourquoi il ne travaillait plus pour l’entreprise. Il disait toujours des choses comme : « Je ne veux pas être l’histoire, les femmes et les sources devraient être au centre de l’histoire. » Et même si le fait que les femmes soient le centre est important, l’histoire de Ronan en tant que journaliste est aussi impérative parce qu’elle montre comment une enquête avec des informations crédibles a été fermée et a maintenu les abus de Harvey dans l’obscurité.

Si vous pensez, « oh, j’ai lu les articles qui sont parut dessus, il n’y aura pas trop d’informations nouvelles dans ce livre »…. Réfléchissez encore. C’est extrêmement éclairant de voir le processus d’essayer de rapporter l’histoire à la NBC et d’être fermé à chaque fois, comparé à l’expérience que Ronan a été complètement soutenu par The New Yorker.

Ronan est également plus ouvert sur ses relations personnelles dans ce livre. Détailler comment, dans le passé, il n’a pas toujours soutenu sa sœur Dylan pour qu’elle soit publique dans ses allégations de violence. Il lui a ensuite montré comment il en était venu à la soutenir et lui a demandé son avis sur la façon d’interviewer les survivants. Certains des moments les plus drôles ou les plus agréables du livre sont commentés par le partenaire de Ronan, Jon Lovett (ou comme Ronan l’appelle, Jonathan). Et il y a un très beau point culminant à leur arc romantique à la fin du livre.

Bien qu’une grande partie de ce livre soit difficile à lire, les agressions sexuelles, les hommes puissants qui abusent de leur pouvoir, les compagnies qui couvrent les agresseurs au lieu de protéger les gens, et ainsi de suite, il y a aussi un sentiment d’espoir. Il montre un changement des temps, comment ces histoires peuvent être prises plus au sérieux aujourd’hui que par rapport au passé. Il fait la lumière sur tous les braves survivants et sources qui ont risqué leur carrière et leur sécurité pour venir en aide aux autres.

Je pense que c’est un triomphe de l’écriture non-fictionnelle. Il est rapide, captivant du début à la fin, exhaustivement vérifié, sérieux quand il le faut, mais il a aussi des moments amusants et pleins d’espoir. Jetez un coup d’œil à celui-là.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 446 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (16 octobre 2019)
  • Collection : Documents, Actualités, Société
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2702167357

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Les illusions de Jane Robins

Résumé : Callie a toujours vécu dans l’ombre de sa sœur, Tilda, à qui tout réussit. Celle-ci est actrice et forme un couple heureux avec Felix, un riche banquier, alors que Callie vit seule et végète dans la librairie où elle travaille. Si elle admire toujours autant sa sœur, elle ne peut néanmoins s’empêcher de penser que quelque chose se cache sous ce vernis de perfection. Tilda ne serait-elle pas sous l’emprise de Felix, dont les comportements obsessionnels sont de plus en plus inquiétants ? Ou bien Callie se fait-elle des illusions ? N’est-ce pas plutôt elle qui a un problème avec la réussite de Tilda ? Lorsque Felix décède d’une crise cardiaque, les relations entre les deux sœurs prennent un tour complètement inattendu.

Chronique : Il y a deux sous-genres de romans policiers que je trouve particulièrement « casse-gueule », le thriller psychologue et le thriller domestique. Alors quand un auteur décide de marier les deux le risque est d’autant plus grand.

Entendons-nous bien, je ne me suis pas ennuyé à la lecture de ces bien pâles illusions, le style de l’auteur et la narration immersive maintiennent suffisamment l’attention pour continuer la lecture. Le problème vient surtout d’un manque de tension. La prétendue révélation finale se laisse doucement présager à mesure que l’on avance dans l’intrigue. Le jeu manipulateur des personnages est aussi subtil qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine.

Le personnage principal de Callie se révèle décevant, d’abords inquiétante dans ses rapports ambiguës avec sa sœur, puis tout simplement agaçante par son côté ingénue. Elle est tout simplement un personnage trop fade et pas vraiment attachante pour porter un récit sur autant de pages.

Le livre a le mérite d’attirer l’attention sur le douloureux sujet du feminicide en mettant l’accent sur la détresse ressenti par certaines femmes, prisonnières d’une relation toxique. Toutefois cela ne suffit pas à relever le niveau du récit.

Je passe assez rapidement sur l’aspect psychologique du récit. Mis à part Callie, qui est le personnage principal, la psychologie profondes des autres personnages est à peine effleuré.

Malgré des efforts louables, l’auteur ne parvient à illusionner personne d’autre que son personnage principal. Et moi de me dire que j’ai suffisamment laissé ma chance à ce sous-genre pour passer à autre chose.

Note : 5/10

Éditeur Sonatine
Date de publication 4 octobre 2018
Langue Français
Longueur du livre 360
ISBN-10 2355846294

Atypical saison 3

S’il y a bien un genre de série dans lequel Netflix excelle c’est bien les feel-good séries,ou dramedie si vous appréciez les néologismes, c’est à dire celles qui vous mettent du baume aux cœur et le sourire au lèvres. Ou pour reprendre une célèbre humoriste, vous mettent des paillettes dans les yeux.

Faciles à produire, ces séries pullulent sur la plate-forme, Grace et Frankie, dead to me, la méthode kominsky et bien d’autres encore mais atypical conserve ma préférence. Certes cette troisième saison ne révolutionne rien mais la formule est rodée et se montre toujours aussi efficace.

Pas de plan de caméra renversant, pas de narration alambiqué à coups de flash-back, dans ce genre de série tout repose sur les dialogues et les acteurs. De ce côté là la série a fait ces preuves. Les acteurs sont toujours aussi impeccables, on aurait apprécié d’avoir un peu plus de nouvelles têtes même si l’arrivée de Sara Gilbert et Éric Mccormack égaillent encore plus la série.

Sara Gilbert vu dans the big bang theory

La série ronronne gentiment durant les quatre premiers épisodes puis vient le dîner organiser par Paige, véritable ressort comique de la saison, et nous offre alors une scène de groupe délicieuse. C’est là que le show révèle toute sa saveur; dans l’alchimie entre ses jeunes acteurs.

Pendant ce temps-là les deux parents, interprétés par Jennifer Jason Leigh et Michael Rapaport, jouent à je t’aime moi non plus sans que cela ne soit lassant. Là encore l’alchimie entre les deux acteurs fonctionne à merveille et une scène de coiffure dans la cuisine suffit à le mettre en évidence.

Une relation frère sœur toujours aussi bien mené

Une série qui n’apporte rien d’original mais delivre son lot de bonne humeur et de bons sentiments sans tomber dans la niaiserie. Et franchement en ces temps de grisaille, de pluie et d’orage que pourrait on demander de plus ?

Ne répondez « une raclette !!! » la raclette est hors-concours.

Note: 8/10

Depuis 2017 / 30min / Comédie, Drame
Nationalité U.S.A.

Forçats de Bedouel et Perna (6 novembre 2019)

Résumé : Eugène Dieudonné lutte pour sa liberté. Albert Londres contre l’injustice. Ensemble, ils vont changer l’histoire du bagne.

Chronique : La sortie en intégrale de cette œuvre magistrale est l’occasion pour tous ceux qui l’avaient loupé, comme moi, de rattraper leur retard.

Forçats revient non pas sur une mais bien sur deux pages noires de l’histoire française, à savoir le procès à charge d’Eugène Dieudonné et le bagne de Cayenne.

Les dialogues ciselés ramènent à la surface un passé que beaucoup voudraient oublier. Le langage soutenu qu’emploie Eugène Dieudonné pour raconter son calvaire éclaire d’une lumière crue le sort des bagnards.

Si j’ai été déçu au départ que les auteurs ne se penchent pas plus sur l’errance de Dieudonné dans la jungle ou sur son séjour au Brésil, j’ai fini par comprendre que le but n’était pas de livrer un parcours exhaustif de la vie de cet homme courageux mais de donner un aperçu de sa vie, de son combat.

L’absence de colorisation n’est pas anodine. La balance entre les blancs et ses grands aplats de noirs nous rappelle qu’aussi sombre et sordide qu’elle a été, cette histoire est aussi celle d’un homme qui ne s’est jamais avoué vaincu.

Soulignons les dessins élégants et les traits expressifs qui renforcent l’attrait de cette œuvre qui représente un véritable devoir de mémoire.

Enfin il est à noter le magnifique travail des éditions Les arènes sur cette intégrale. Avec son papier glacé et sa couverture rigide d’un noir ténébreux, elle est l’écrin parfait pour ce qui est plus qu’une simple BD.

Note: 10/10

Éditeur Les Arènes

Date de publication 6 novembre 2019

Langue Français

Longueur du livre 116
ISBN-10 271120183X

Petite Chose de Lisa Brennan-Jobs (6 novembre 2019)

Elle est née dans une ferme, a été baptisée dans un champ, puis élevée parmi les hippies de Palo Alto. Lisa Brennan-Jobs a vécu une enfance hors norme, entre son père, Steve Jobs, créateur génial et froid de la firme Apple, et sa mère, Chrisann Brennan, artiste au tempérament bohème.

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Chronique : Si vous connaissez Steve Jobs, vous savez qu’il était un peu con. Bizarre. Exigeant. Sans compromis. C’est fastidieux. Asocial.

Maintenant, imagine-le comme un parent. Un parent réticent.

Lisa Brennan-Jobs est heureuse de vous décrire cette expérience. Elle est la fille de Jobs et de sa petite amie du lycée, Chrisann Brennan. Jobs depuis le début ni Lisa qui était son enfant quand elle était clairement. Même après un test génétique, il a quand même protesté. Lisa raconte son enfance jusqu’à l’âge adulte, prise entre sa mère hippie, émotionnellement instable, et les emplois éloignés et cruels. C’est une sacrée histoire. Aucun d’entre eux, y compris la manipulatrice Lisa, ne s’en sort très bien.

C’est l’histoire de Lisa, donc c’est l’histoire de sa vie de grandir et de révéler Jobs de son point de vue en tant que sa fille.

Une autre figure centrale du livre est la mère de Lisa, qui l’a souvent déplacée d’un endroit à l’autre, et à côté des années d’enfance de Lisa, les ordinateurs Apple s’imposaient à la fois dans la culture pop et chez une tonne d’utilisateurs, apportant non seulement notoriété mais également questions. Pourquoi Jobs était-il si réticent à reconnaître l’existence de sa fille alors qu’il passait encore du temps avec elle à l’occasion ? Pourquoi le choix du nom de l’ordinateur « Lisa » était-il un tel mystère ? Pourquoi Steve n’avait-il aucun problème avec ses beaux-enfants et ses collègues, mais Lisa a été largement ignorée ? Pendant ce temps, Lisa finit par emménager avec son père, mettant en lumière une relation à la fois tendue et dysfonctionnelle, mais toujours fondée sur une affection désespérée.

Steve Jobs lui-même est décédé et ne peut donc pas parler pour lui-même sur le sujet, donc ce qui est embelli ici  reste un peu brumeux. Pourtant, il met en lumière un côté moins glamour de l’atmosphère de l’Amérique des années 1980 et de l’insensibilité de l’environnement derrière toute cette rhétorique sur les rêves et l’imagination. Il s’agit moins de Steve Jobs que d’une fille qui essaie de comprendre le monde étrange et faussement idyllique dans lequel elle a passé son enfance.

Note : 9 /10

  • Broché : 560 pages
  • Editeur : Les Arènes (6 novembre 2019)
  • Collection : AR.TEMOIGNAGE
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2711201953

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Le second disciple de Kenan Görgün (6 novembre)

Résumé : Xavier Brulein, ancien militaire de retour du Moyen-Orient, est écroué après une rixe sanglante dans un bar. En prison, il rencontre Abu Brahim, prédicateur islamiste, l’un des cerveaux du terrible « attentat de la Grand-Place ». Seul membre de son réseau capturé, Brahim est convaincu d’avoir été sacrifié.
Converti avant sa remise en liberté, Xavier devient Abu Kassem. Il infiltre une cellule terroriste pour démasquer ceux qui ont trahi Brahim, devenant l’instrument de sa vengeance, un homme machine que rien ne saurait faire dévier de sa mission : « En comparaison, le 11-Septembre sera l’enfance de l’art. »

Chronique :Tout commence par la description d’une zone industrielle que l’on croirait tout droit sortie d’un conte apocalyptique avant d’enchaîner sur l’enfance chaotique de Xavier, l’anti-héros de cette histoire.

En une trentaine de pages l’auteur met une claque à toute la production littéraire française. Il dégaine une idée par paragraphe, son style est à la fois visuel, frénétique, métaphorique, cynique, humaniste et j’en passe.

Si l’auteur se contentait de son style riche et puissant mais non il faut en plus qu’il brosse le portrait saisissant de deux hommes qui n’ont plus rien à perdre. Pour éviter de nous perdre dans ce duo tragique l’auteur pratique une narration double. On a presque l’impression d’avoir une autre plume tant les deux récits diffèrent dans leur style. Cependant ils se rejoignent tellement sur d’autres points que ce n’est guère gênant.

On a donc xavier d’un côté, gamin sans repères, soldat sans histoire, assassin. Un homme brisé par la vie et qui voit dans la religion un ultime recours, un dernier refuge. Les chapitres qui lui sont consacrés sont de vrais dialogues intérieurs dans lesquels les mots filent à la vitesse de la pensée. Ils sont parfois scandés et répétés tels des mantras. Un peu comme les lignes de code qu’alignent les machines pour parvenir à réaliser leurs objectifs. Dans ces chapitres transparaît l’urgence du personnage, l’urgence de sa mission, l’urgence de se réaliser et de réalisé quelque chose, enfin.

De l’autre côté on a Abu Brahim, gamin heureux, jeune homme en colère, terroriste. Ses chapitres sont écrits à la deuxième personne du singulier. Une pratique peu courante qui renforce l’immersion dans l’esprit de cet homme rongé par la haine et qui va voir ces convictions volés en éclats. C’est une autre urgence qui apparaît dans ces chapitres-là, l’urgence de reconquérir sa vie, l’urgence de la vengeance.

À travers les yeux de ces deux personnages, c’est un portrait de l’Occident peu reluisant qui nous est offert. Entre les lignes percutantes on devine la misère sociale, la faiblesse des politiques, l’incompréhension entre communautés, la bêtise des médias. C’est un déferlement d’idées et de concepts à chaque page.

À cela s’ajoutent des chapitres qui vont faire office d’interlude et de compte à rebours jusqu’à l’explosion finale mais pas celle à laquelle on s’attend.

Il y aurait tant et tant de plus à dire sur ce roman magistral mais il faut surtout retenir que c’est une œuvre qui va prendre les lecteurs à contre-courant, il ne s’agit pas d’un polar ni d’un récit d’espionnage mais d’une tragédie en trois actes où chaque personnage va jouer son rôle jusqu’au dénouement final.

Note : 10/10

Date de publication : 6 novembre 2019
Éditeur : Les Arènes
Langue : Français
ASIN : B07ZTMFMYV

Test DVD : Aïlo : une odyssée en Laponie (06 Novembre 2019) de Guillaume Maidatchevsky avec Aldebert

Aïlo : une odyssée en Laponie raconte le combat pour la survie d’un petit renne sauvage, frêle et vulnérable face aux épreuves qui jalonnent sa première année. Son éveil au monde sauvage est un véritable conte au cœur des paysages grandioses de Laponie.
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Chronique : Super film! Les superbes paysages, les magnifiques images ainsi que la façon dont l’histoire est racontée fait que l’on s’attache très vite à ce petit renne. Au delà de la belle histoire, dans un double niveau de lecture, le film essaie de faire prendre conscience du dérèglementent climatique, mais sans faire la moral. La narration faite avec beaucoup d’humour par le chanteur Aldebert fait bien rigoler les petits (et les grands!). Les images que ce soit des paysages ou des animaux sont sublimes et nous plonge en Laponie, une vraie invitation au voyage qui soulève aussi les problèmes liés à la pollution sans être moralisateur.
Note : 9,5/10
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Vidéo : Une image au piqué affuté, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes. Belle tenue des noirs. Les ambiances sont parfaitement retranscrites et le support se révèle d’une grande efficacité. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble.
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Son : Le son bénéficie d’une grande qualité sonores.Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique.
Bonus : Les coulisses de l’enregistrement avec Aldebert (3′)
Aïlo, le clip (4′)
Bande-annonce
  • Réalisateurs : Guillaume Maidatchevsky
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.39:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 6 novembre 2019
  • Durée : 83 minutes

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Test DVD : Ibiza (06 novembre 2019) de Arnaud Lemort avec Christian Clavier, Mathilde Seigner

Philippe et Carole, tous deux divorcés, viennent de se rencontrer.
Très amoureux, Philippe est prêt à tout pour se mettre les deux ados de Carole dans la poche. Il propose un deal au fils aîné : s’il a son bac, c’est lui qui choisit leur lieu de vacances

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Chronique : On est prévenus d’avance de ce qu’on va voir et on y va en connaissance de cause. Une comédie estivale familiale à la fois fun et touchante. Beaucoup de quiproquos amusants et Clavier a un rôle qui lui correspond parfaitement. Ce qui est marrant surtout c’est que son personnage ne veut que du calme et de la tranquillité et il est obligés de subir des vacances à Ibiza pour faire plaisir à sa compagne et surtout aux enfants de celle-ci. Dépaysement et décalage générationnel et de caractères garantis !

Choisir la capitale mondiale des clubs pour les vacances et l’après Bac, quoi de mieux. Sauf lorsque dans la famille figure un cinquantenaire pas du tout près à ce genre d’endroit, préférant tranquillité et musiques douce. Puis l’on découvre quand même le bon cliché en début de film.

Et l’on sera plonger là aussi, dans le cliché réel .Christian Clavier est réellement à son aise et livre un jeu comme lui seul sait le faire. Ses mimiques culte, sa manière de parler, tout est un délice. Et en départ pour l’île, je me dit qu’enfin, l’ambiance sera plus studieuse. Paysage naturels sublimes, météo 0 problèmes, climat tous ce qu’il y à de meilleur en plein été.

Prises sur les panneaux des clubs, annonces des Dj set à venir, grosses voitures mais surtout pour eux (un magnifique Hummer jaune et noir) qui nous met automatiquement dans l’ambiance.

La très bonne suite comique et qui mélangera à merveille tous les problèmes de nos personnages. Une dernière scène aura été concluante en plusieurs point.

Globalement, si l’Ibiza même est moyennement exploitée, on y retrouve un très bon humour, de bonnes scènes, des acteurs très bons, des prises géniales sur l’environnement naturel de l’île, quelques scènes supplémentaires en club auraient été géniale pour remplir le contrat à 100%. Une très bonne aventure accessible à toutes et à tous.

Note : 8,5/10

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Image : Cette production de plans de paysage de l’ile est juste superbe et  peut sembler un peu fluide à certains moments, mais je soupçonne qu’il s’agit d’un problème de source et que ce transfert dvd n’est pas en cause. La netteté est plus forte dans les gros plans, ce qui révèle une bonne texture et des détails fins. Les plans larges sont un peu plus doux mais offrent quand même une bonne netteté. Les couleurs sont bien saturées et les niveaux de noir sont agréables. Les détails des ombres sont abondants et le film a l’air bien en mouvement.

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Audio : Le mixage offre de nombreux panoramas d’éléments d’action pour supporter la musique. Le dialogue est clair et net, que ce soit via les canaux centraux ou surround. La voix et les pas des personnages entourent le spectateur.  La partition et la bande-son sonnent bien, et les éléments sont bien équilibrés.

Bonus  : Pas de bonus vidéo

 

  • Acteurs : Christian Clavier, Mathilde Seigner, Leopold Buchsbaum, Pili Groyne, JoeyStarr
  • Réalisateurs : Arnaud Lemort
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 6 novembre 2019
  • Durée : 83 minutes

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Chambre froide (6 Novembre 2019) de David Koepp

1987. Des débris de la station spatiale Skylab tombés dans le désert australien ont libéré les spores d’un champignon génétiquement modifié hautement létal. Bilan : vingt-six morts, le corps atrocement mutilé. Les deux agents gouvernementaux et la microbiologiste dépêchés sur place arrivent trop tard pour sauver quiconque, mais ils parviennent à prélever un échantillon du fongus et à le confiner dans un complexe de stockage militaire au Kansas, dans un environnement qui devrait l’empêcher de se développer.
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Chronique: À l’heure où chaque nouvelle parution dans les librairies n’est pas seulement un livre mais aussi, bien souvent, le premier volume d’une trilogie posant les bases de tout un univers David Koepp prend le contre-pied de cette tendance avec son premier roman à l’intrigue certes simple mais malicieuse et trépidante.

Comme sa carrière est mis en avant par l’éditeur on sait déjà que l’auteur est habitué à l’écriture. Il a participé à l’élaboration de nombre de Blockbuster fameux. Il connaît parfaitement les rouages permettant d’embarquer le lecteur dans une histoire captivante.

Pourtant son style se révèle moins cinématographique que l’on pourrait s’y attendre. Si ces personnages sont bien écrits ce sont les passages consacrés à l’antagonisme principal qui retiennent l’attention. L’auteur s’amuse à personnifier ce champignon déterminé à proliférer à tout prix. Cela en devient drôle lorsqu’il compare les tentatives de prolifération aux différentes villes américaines où terrifiant lorsqu’il détaille les processus chimiques à l’œuvre dans cette machine à tuer.

Ce style comico angoissant rattrape quelques soucis de narration, notamment un flash-back assez brutal au début du livre mal amené.

Le récit se dévore comme ce champignon dévore les organismes dont il prend possession, construit comme un compte à rebours à la tension grandissante. On suit le combat des personnages pour la survie de l’humanité avec délectation.

À mi-chemin entre Alien, pour l’aspect huis clos durant une partie du récit, et la nuit des morts-vivants, David Koepp nous offre une honnête série B qui vous tiendra en haleine lors de ces longues nuits automnales .

Note : 8,5/10

  • Broché : 352 pages
  • Editeur : HarperCollins (6 novembre 2019)
  • Collection : HarperCollins
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1033904380

American son de Kenny Leon

Synopsis : Deux parents mixtes réunis dans un commissariat de police de la Floride pour chercher des réponses sur la disparition soudaine de leur fils de 18 ans, Jamal. Mais, alors que la mère de l’adolescent cherche à assembler les pièces du puzzle, elle se retrouve confrontée à de nombreux préjugés, à des perspectives qui s’entremêlent ainsi qu’à la relation tendue avec son ex-mari.

Avant d’être un film que propose Netflix sur sa plate-forme, American son est une pièce de Christopher Démons-Brown qui fit beaucoup parler d’elle lors de sa représentation à broadway. Il faut dire qu’elle offre un portrait glaçant de l’Amérique contemporaine.

Ou plutôt deux Amériques, qui se font faces d’un air mauvais, les mâchoires crispées et les poings serrés. Deux Amériques qui ne se comprennent pas et ne cherchent même plus à se comprendre. À l’image de ce jeune officier, d’une maladresse inouïe, qui en vient à demander le nom de rue de son fils à une mère dévoré par l’angoisse. Incapable de comprendre l’inquiétude grandissante de cette mère et d’instaurer un climat de confiance, il va en quelques instants aligné les poncifs racistes et accroître ainsi le malaise.

La mère, Kendra, impeccablement interprétée par Kerry Washington, que l’on a déjà pu voir dans la série scandal, assiste à l’effondrement de son univers en à peine 90 minutes. Alors que ses espoirs de retrouver son fils s’amenuisent elle ne voit pas d’autres alternatives que de se radicaliser face à des forces de l’ordre engoncé dans un discours déshumanisé qui n’offre guère d’espérance à laquelle se raccrocher.

Le constat est amer. À aucun moment les deux parties ne parviennent à s’entendre voir à s’écouter. On ressort du visionnage de ce huis-clos, au casting resserré convaincant, inquiet quant au futur d’une Amérique divisé ou la question raciale n’a jamais été aussi prégnante.