La Fabrique de poupées de Elizabeth MACNEAL| 3 octobre 2019

Londres, 1850. L’Exposition universelle va bientôt ouvrir ses portes dans le tout nouveau Crystal Palace, et les badauds se pressent pour venir admirer cette merveille. Parmi eux, Iris, modeste employée dans un magasin de poupées, à la beauté mâtinée de difformité, qui rêve de devenir artiste peintre.

Chronique : Londres 1850, où les préraphaélites ont ébranlé le monde artistique, où une jeune femme est fatiguée de peindre des poupées et veut s’exprimer dans l’art réel, Londres où un petit garçon ramasse de l’argent en apportant des carcasses d’animaux morts à un taxidermiste très particulier pour acheter de fausses dents pour lui et qui s’occupe aussi de sa sœur, et Londres qui se prépare pour la grande exposition, est l’endroit qui me fascine en même temps, et qui est effarouche. L’auteur a fait un grand travail en incorporant de nombreuses particularités de l’Angleterre victorienne dans l’intrigue, par exemple, prendre l’idée macabre de prendre des photos des enfants disparus et de peindre des poupées dites de deuil pour les mettre sur leur tombe ou recueillir tout ce qui peut être recueilli, en
Les personnages de ce roman sont magnifiquement représentés, leurs actions et leurs désirs exprimés de telle manière que je n’ai pas été laissé indifférent, et j’étais avec eux dans la boutique de poupées, dans l’atelier de l’artiste ou dans la cave pleine de curiosités, dont certaines vraiment morbides. J’avais de la peine pour Albie, un petit garçon qui économise pour s’acheter de fausses dents, car il ne lui restait plus qu’un crochet ( !), et pour s’occuper de sa sœur aînée du mieux qu’il pouvait. Iris Whittle est une héroïne merveilleuse, désespérée d’atteindre ses objectifs malgré l’ostracisme. Et Silas …….. Je crois qu’il est l’un des personnages les plus effrayants et les plus odieux que j’ai rencontrés dans les romans gothiques.
Si vous aimez les détails d’époque de la fiction historique, le drame et les surprises choquantes d’un thriller vous serez probablement charmés comme moi. Ceci, à mon avis, est à ne pas manquer. J’attendrai patiemment son prochain travail éblouissant. Mlle Macneal, vous avez un ardent fan. Un grand merci au Presse de la cité pour le livre.

Note : 9,5/10

Lien achat : https://amzn.to/2omrIxa

  • Broché : 364 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (3 octobre 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2258161606

51hClCMfsJL._SX309_BO1,204,203,200_.jpg

La Reine des mers de Linnea HARTSUYKER | 3 octobre 20

Ragnvald de Møre règne désormais sur le comté de Sogn. Les batailles menées au nom du roi Harald de Norvège l’éloignent cependant la plupart du temps de ses terres, ce dont profitent certains de ses proches pour tenter d’affaiblir son pouvoir. Svanhild, sa soeur, mène quant à elle la vie aventureuse dont elle rêvait aux côtés de Solvi, ennemi juré de Ragnvald. Mais cette liberté à un prix. L’ambition sans limites de Solvi le pousse en effet à reprendre la mer, au détriment de la santé de leur fils. Et tandis que la rébellion gronde face au projet du roi Harald d’unifier le pays, Ragnvald conçoit un plan pour en finir avec leurs opposants et ramener Svanhild à ses côtés…

Chronique : La trilogie viking a été comparée a Game of Thrones, ce qui, d’une certaine manière, est compréhensible. Les deux se composent d’une série de pages assemblées de fibres de bois moulues reliées par de lourdes couvertures et des dos. Les deux sont de dimensions rectangulaires et portables. Et tous deux sont des broyeurs d’araignées de première qualité si vous tombez sur un arachnide particulièrement agressif qui se précipite sur le sol de la cuisine. D’un autre côté, c’est injuste. Game of Thrones est une série si bien établie et si populaire que ces comparaisons peuvent mener à la déception, à la frustration et même à des furoncles.

La Reine des mers est le deuxième livre ici et il se déplace aussi vite (avec les mêmes frissons, frissons, et chaos norvégien) que le premier. L’auteure Linnea Hartsuyker donne vie aux personnages avec une telle vivacité que l’on peut pratiquement sentir les harengs marinés et entendre les cris d’agonie des membres et des phalanges des pioches de combat. Notre héros Ragnvald fait la guerre au roi Harald alors que sa sœur, Svanhild, navigue sur une mer agitée avec son plus grand ennemi, Solvi Hunthiofsson. Mais ces situations sont appelées à changer. Comme tout lecteur éduqué de Hägar l’Horrible le sait, les Vikings sont un peuple fier et ils ont facilement le nez hors de l’ordinaire. Cela signifie qu’avant que vous puissiez crier : « Valhalla, j’arrive ! » il y aura beaucoup de trahisons, de trahisons, de doubles-croix et de trahisons sans fausseté. L’intrigue est plus pointue que les points effilés au sommet d’un casque à cornes et les pages passent plus vite qu’Adrian Peterson en chargeant vers la zone d’en-but au U.S. Bank Stadium dans le centre de Minneapolis. La Reine des mers est une digne suite d’une belle série que même Odin, chef des Asgards, donnerait deux fois le pouce en l’air.

Note : 9 /10

Lien achat : https://amzn.to/2IvJO6M

  • Broché : 592 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (3 octobre 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2258143349

517HUSFF-iL._SX310_BO1,204,203,200_.jpg

 

Les lapins de la pleine lune de Camilla Pintonato | 3 octobre 2019

Dans la forêt tranquille, les lapins sont cachés. Ils attendent bien sagement que le soleil soit couché, puis ils pointent le bout de leur nez…
Pour fêter la pleine lune, ils préparent une surprise !

Chronique : Un véritable coup de cœur que on vous conseille de lire. Le lives est part contre destiné à des enfant de 5 ans. On va suivre le récit de  Lapins qui  vont préparer une surprise mise en images par Camilla Pintonato qui nous offre de superbe illustration et un texte au rythme assez rare pour un album pour enfant tout en trouvant les mots justes pour décrire les situations  Un album à acheter.

Note : 10/10

 

  • Album : 48 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (3 octobre 2019)
  • Collection : Album jeunesse
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1023512939

51pQ0qm4jML._SX490_BO1,204,203,200_.jpg

 

La fois où Mémé a tapé un clown de Vincent Cuvellier et Marion Piffaretti | 3 octobre 2019

Ma mémé, quand elle était petite, c’était pas encore ma mémé. Mais c’était déjà une sacrée marrante. Et une fois, un clown s’est moquée d’elle et Mémé s’est pas laissée faire. Ma mémé, faut pas la chercher.

Chronique :  Vincent Cuvellier et Marion Piffaretti nous offre une super histoire qui capture très bien le travail d’un type de personnalité plus indépendant, pris dans une situation sociale trop démonstrative, et offre une solution possible. Les petites illustrations sont tantôt cyniques, tantôt tendres ou même émouvantes.Avec des traits relativement simples pour ses personnages notre duo réussit à faire passer tout un panel d’émotions . Une lecture à la fois facile, drôle, et étonnante.

Note : 9,5/10

2

 

  • Album : 32 pages
  • Tranche d’âges: 3.0 années et plus
  • Editeur : Nathan (3 octobre 2019)
  • Collection : Les aventures de ma mémé
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092587692

1

 

Les animaux qui font peur ! de François Lasserre et Isabelle Simler | 12 septembre 2019

Ours féroces, loups sanguinaires, hiboux au bec acéré, araignées velues, frelons invasifs et autres chauves-souris s’agrippant aux cheveux…
Ce cahier fourmille d’anecdotes rigolotes, de légendes effrayantes, de jeux pour s’amuser avec des idées vraies ou fausses et de conseils pour mieux connaître – et avoir un peu moins peur – de cet inquiétant bestiaire tout en comprenant l’utilité de ces animaux dans la nature.

Chronique : François Lasserre et Isabelle Simler nous offrent des magnifiques livres d’activités sur le thème de la nature avec comme thème ici « Les animaux qui font peur » conçu pour jouer et grandir afin d’encourager la motricité fine, l’observation et la déduction à un âge ou apprendre passe par l’action et le toucher;  ce livre leur propose d’expérimenter leur motricité en jouant à des activités simples .Grâce aux illustrations; et activités à réalisé au stylo où crayons  l’enfant pourra s’amuser et peut faire marcher son imagination et créer ce qu’il souhaite selon son désir ! Les illustrations sont très jolies et pleines de couleurs.

Note : 9,5/10

 

  • Album : 38 pages
  • Tranche d’âges: 6 années et plus
  • Editeur : Nathan (12 septembre 2019)
  • Collection : Cahiers colibri
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092590138

51r1FVjxKdL._SX373_BO1,204,203,200_.jpg

 

Geek et savant de Mathieu Hirtzig, David Wilgenbus| 29 août 2019

Le numérique mène à tout, même à la culture générale !
La culture numérique en fait désormais partie, au même titre que la littérature ou l’histoire.

Chronique : Cet ouvrage propose, au lecteur, de partir à la découverte de l’Histoire du numérique. En effet, le lecteur est invité à suivre les aventures de ces femmes et de ces hommes qui ont construit, peu à peu, cette révolution, qu’est le numérique dont l’omniprésence dans notre quotidien ne peut être nié.
Au fil des pages, quel étonnement, de découvrir que cette révolution a démarré bien avant l’invention de l’ordinateur.

Note : 9/10

Chronique de SEP

Extrait :

 

  • Broché : 80 pages
  • Tranche d’âges: 9.0 années et plus
  • Editeur : Nathan (29 août 2019)
  • Collection : DOC CREA HORS COLLECTION
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092590103

1.jpg

 

Comment élever un super-héros saison 1

Après la perte des droits des séries Marvel Netflix se devait de rebondir et de proposer une nouvelle série pour les amateurs du genre. Cependant cette nouvelle licence tient-elle ses promesses ?

Comment élever un super-héros, ou raising Dion en version originale, est adapté d’un comics de Dennis Liu et Jason Piberberg publié en 2015. Deux ans plus tard Netflix commande une adaptation avec la participation de l’auteur en tant que producteur et réalisateur, il réalisera l’épisode 6 de la saison.

Avec un titre pareil on pourrait s’attendre à ce que la relation mère-fils soit au cœur de l’intrigue mais le manque d’alchimie entre les deux acteurs et l’aspect trop lisse de l’ensemble du show n’aide pas vraiment à ressentir de l’empathie pour cette famille.

La prestation du jeune Ja’Siah Young manque de conviction, il faut reconnaître que l’écriture de son personnage ne l’aide pas à révélé tout son talent. Durant les 9 épisodes il nous est présenté comme un gamin capricieux, qui n’a pas vraiment l’air de souffrir de l’absence de son père. Écrire le personnage d’un enfant n’est jamais facile, surtout lorsqu’il s’agit du personnage principal, mais cela n’excuse pas tout.

Alisha wainwright, dans le rôle de la mère courage, s’en sort mieux mais cela ne suffit pas à élever le niveau de la série. À part un dialogue où elle tente d’expliquer à Dion le concept de racisme elle n’a pas assez d’échange profond avec lui pour créer véritablement un lien. C’est bien simple on la voit plus souvent se débattre avec son patron exigeant et flirter avec un collègue que participer à l’éducation de son fils.

Le reste du scénario se déroule mollement sans originalité tout au long des épisodes. L’intrigue s’accélère dans les trois derniers épisodes, avec son lot d’incohérences et de facilité scenaristiques, mais n’offre rien d’autre qu’un résucé de la série heroes, qui n’est pas non plus un chef-d’œuvre.

Ce n’est pas avec cette série que Netflix va pouvoir muscler son catalogue super héroïque. Le propos paraît bien trop lisse et pas suffisamment approfondi pour être convaincant.

Note: 5/10

Titre original : Raising Dion
De Carol Barbee
Avec Alisha Wainwright, Ja’Siah Young, Jazmyn Simon
Nationalité U.S.A.

Ailleurs meilleur de Sophie Adriansen et Tom Haugomat | 5 septembre 2019

Je m’appelle Alassane, j’ai 15 ans et déjà je dois quitter ma famille et mon pays. M’en aller me fend le cœur, mais depuis la mort de mon père et la perte des terres que nous cultivions, je n’ai plus d’avenir ici. Je m’en vais donc en trouver un ailleurs.
Le chemin jusqu’à la France promet d’être long et semé d’embûches, entre les passeurs qui demandent toujours plus d’argent et les murs de barbelés érigés aux portes de l’Europe. Pourtant ma décision est prise : je pars pour un ailleurs meilleur.

Chronique : Depuis une trentaine d’années qu’elle écrit, Sophie Adriansen s’appuie sur des témoignages, des rencontres, des souvenirs pour chacun de ses ouvrages. On sait le succès rencontré par « Max et les poissons » ou encore « Papa est en bas ». Ce nouveau roman (dès 10 ans indique l’éditeur) n’y fait pas exception. Voici ce qu’elle écrit à la fin de l’ouvrage : « Un samedi de mai 2015, dans une librairie bretonne, j’ai fait la connaissance de deux adolescents. Ils avaient lu mon roman « Max et les poissons » ; c’était le premier livre qu’ils lisaient en français. […] L’un arrivait de Côte d’Ivoire, l’autre de République centrafricaine. Ils n’étaient pas encore des adultes, mais déjà plus des enfants. » Sophie Adriansen sait écouter. Comme elle sait construire un roman à partir de témoignages, en faire un livre à la fois poignant et attachant mais toujours dans le respect de ses jeunes lecteurs sans jamais tomber dans la mièvrerie ou la caricature.
« Ailleurs Meilleur » devrait être mis dans les mains de tous les enfants d’ici afin qu’ils comprennent que ces jeunes étrangers, ces migrants, ces déplacés, ces mineurs isolés – quel que soit le nom qu’on leur attribue – ne quittent jamais de gaité de coeur leur pays et leur famille.

Note : 9/10

Chronique de Joce22

Lien achat : https://amzn.to/2LVMPiY

  • Poche : 176 pages
  • Tranche d’âges: 10.0 années et plus
  • Editeur : Nathan (5 septembre 2019)
  • Collection : Poches Nathan
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092588206

41WE4awH3HL._SX331_BO1,204,203,200_.jpg

 

La vie simple – Jouer et grandir sans consommer de Philippe Godard, Marie-Christine Jacquet | 12 septembre 2019

Un guide pour cultiver une vie plus simple en apprenant à créer à partir de ce que nous offre la nature, pour réassurer l’enfant dans sa capacité à grandir de manière autonome, et lui donner du pouvoir sur son environnement.

Chronique : Un livre destiné aux parents qui choisit comme axe la simplicité volontaire, eh bien c’est super ! ça y est, nous avons déjà pu fabriquer une crécelle végétale – c’est le moment, en septembre ! – et puis nous sommes contents de voir que l’on peut rendre nos enfants autonomes et éveillés sans avoir à satisfaire leur moindre désir de technologies. Un ouvrage à conseiller et … à utiliser tout de suite avec nos enfants. Merci Nathan.

Note : 9,5/10

Extrait :

234

 

  • Broché : 1520 pages
  • Tranche d’âges: 3.0 années et plus
  • Editeur : Nathan (12 septembre 2019)
  • Collection : 365 activités
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092789562

1.jpg

 

Donne-moi des ailes pour sauver la planète de Nicolas Vanier| 19 septembre 2019

Le livre documentaire pour aider à sauver la planète et les animaux En suivant la migration des oies, on découvre les dangers qui menacent les différents paysages.
à chaque étape, Akka et Nicolas Vanier donnent les bonnes pratiques qui donnent de l’espoir.

Chronique :Un très beau livre qui permet de comprendre l’incroyable aventure de Christian et de son fils Thomas, suite au projet fou du père d’accompagner en ULM des oies naines , une espèce en voie de disparition, pour tenter de leur apprendre de nouvelles routes de migration .
C’est un très beau livre documentaire qui donne de nombreuses pistes pour protéger cette biodiversité trop souvent menacée. La diversité des écosystèmes représentés nous rappelle que les deux sont liés et que voir une espèce disparaître c’est également faire peser sur tout un écosystème un équilibre rompu.

Note : 9/10
Chronique de SEP

Extrait :

 

  • Album : 32 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Nathan (19 septembre 2019)
  • Collection : Nicolas Vanier
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092590790

1.jpg