Florent Pagny – Olympia 2026 : un retour en majesté pour le premier soir du « 65 Tour » à l’olympia

Après une première partie de tournée triomphale à guichets fermés, Florent Pagny a lancé ce 16 juin sa résidence parisienne à l’olympia , point d’orgue du « 65 Tour ». Une série de vingt dates dans la salle mythique qui confirme l’immense attente du public autour du chanteur.


Dès son entrée sur scène, l’accueil est impressionnant. Le public réserve à Pagny une ovation debout avant même les premières notes. Plus qu’un concert, cette soirée prend des allures de célébration. Après les épreuves de santé traversées ces dernières années, chaque apparition du chanteur possède désormais une dimension particulière.
Vocalement, Florent Pagny impressionne. Sa voix conserve cette puissance et cette profondeur qui ont fait sa réputation. Les grands classiques s’enchaînent avec une aisance remarquable : Savoir aimer, Chatelet Les Halles, déclenchent des chœurs géants dans toute la salle. Le public connaît chaque parole et accompagne son artiste du début à la fin.


La scénographie reste volontairement sobre. Pas d’effets spectaculaires inutiles : ici, tout repose sur les chansons, les musiciens et la présence de l’artiste. Un choix cohérent avec l’esprit de cette résidence à l’Olympia, où l’émotion prime sur la démonstration technique.
Entre deux morceaux, Pagny échange avec sincérité. Il remercie son public pour son soutien indéfectible et laisse transparaître une émotion palpable. Ces instants de proximité donnent au concert une dimension presque intime malgré une salle comble.


Le moment le plus fort de la soirée survient lorsque l’Olympia tout entier reprend en chœur plusieurs refrains emblématiques. On mesure alors à quel point Florent Pagny occupe une place singulière dans le paysage musical français. Peu d’artistes peuvent se vanter de fédérer plusieurs générations avec une telle évidence.
Après plus de deux heures de concert, le chanteur quitte la scène sous une nouvelle standing ovation. Ce premier Olympia du « 65 Tour » tient toutes ses promesses : une voix intacte, un répertoire exceptionnel et une émotion omniprés .

Le Goût du métal – histoire complète de Bruno Duhamel

Dans la région, les trésors, ça ne court pas les rues. Mais les boulots non plus. Léo n’a ni l’un ni l’autre. Pourtant, ce n’est pas faute de chercher. Le problème, c’est la méthode.

Bruno Duhamel aime raconter les petites gens, les vies ordinaires et les personnages cabossés par l’existence. Avec Le Goût du métal, il signe une nouvelle bande dessinée à la fois drôle, touchante et profondément humaine.

Léo n’a pas grand-chose pour lui. Sans emploi, sans véritable projet et hébergé chez sa sœur qui commence sérieusement à perdre patience, il passe son temps entre petits espoirs et grandes désillusions. Lorsque celle-ci lui fixe un ultimatum de trois mois pour trouver du travail, il décide enfin de prendre les choses en main. Enfin, à sa manière.

Après s’être essayé à la pêche à l’aimant, il investit dans un détecteur de métaux, persuadé qu’il tient là une idée de génie. Mais ce qui devait être un simple passe-temps va rapidement l’entraîner dans une aventure bien plus compliquée que prévu.

Sous ses airs de comédie rurale, Le Goût du métal parle avant tout de précarité, de solitude et de la difficulté à trouver sa place lorsque la société semble avancer sans vous. Bruno Duhamel aborde ces thèmes avec beaucoup de tendresse et un humour qui fait souvent mouche.

Léo est un personnage immédiatement attachant. Un peu paresseux, souvent maladroit, parfois naïf, il accumule les mauvaises décisions mais conserve une forme d’optimisme désarmante qui donne envie de le suivre jusqu’au bout de son aventure.

Comme souvent chez l’auteur, les personnages secondaires occupent également une place importante. Chacun apporte sa personnalité, ses défauts et ses qualités à un récit qui sonne juste du début à la fin.

Graphiquement, Bruno Duhamel reste fidèle à son style chaleureux et expressif. Ses dessins donnent beaucoup de vie aux décors ruraux et aux personnages, tout en renforçant les moments d’humour comme les passages plus émouvants.

Derrière la quête improbable de trésors enfouis se cache finalement une réflexion sur ce que chacun cherche réellement dans la vie : une place, une reconnaissance, un peu de bonheur ou simplement la possibilité d’avancer.

Drôle, sensible et porté par des personnages très humains, Le Goût du métal est une bande dessinée qui se lit avec le sourire et laisse une agréable impression une fois la dernière page tournée.

ASIN ‏ : ‎ B0G4VH7TH1 Éditeur ‏ : ‎ Bamboo Date de publication ‏ : ‎ 1 avril 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 64 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1041110360

A l’école: La bande de Bobby de Niniwanted

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Aujourd’hui, Bobby et ses amis entrent enfin à l’école et ils sont loin d’imaginer le tourbillon de découvertes qui les attend !

La première rentrée est une grande étape dans la vie d’un enfant. Entre l’excitation de la découverte et les petites inquiétudes liées à l’inconnu, cette journée peut susciter beaucoup d’émotions. Avec À l’école !, Niniwanted accompagne les plus jeunes dans cette aventure avec douceur, humour et bienveillance.

Cette fois, Bobby et ses amis découvrent les joies de l’école. Du réveil du matin jusqu’au retour à la maison, le livre passe en revue toutes les étapes qui composent une journée de classe : la séparation avec les parents, les premières activités, les rencontres avec les autres enfants, les passages aux toilettes, les moments de jeu, la sieste et bien sûr les retrouvailles tant attendues en fin de journée.

L’autrice aborde chaque situation avec simplicité et beaucoup de tendresse. Les petites peurs et les interrogations des enfants sont prises au sérieux tout en étant dédramatisées grâce à l’humour et à des personnages attachants auxquels les jeunes lecteurs peuvent facilement s’identifier.

Le grand intérêt de cet album est de permettre aux enfants de se familiariser avec l’univers scolaire avant même d’y entrer. En découvrant ce qui les attend, ils peuvent mieux comprendre ce qu’ils vont vivre et aborder cette nouvelle étape avec davantage de confiance.

Les illustrations colorées et pleines de vie rendent la lecture particulièrement agréable. Elles regorgent de petits détails qui parlent directement aux tout-petits et donnent envie d’explorer chaque page.

Comme dans les autres titres de la collection, Niniwanted parvient à trouver le juste équilibre entre information et divertissement. Le livre rassure sans être moralisateur et prépare les enfants à l’école de façon naturelle et positive.

À l’école ! est ainsi une excellente lecture à partager avant la rentrée ou lors des premiers jours d’école. Une histoire tendre, drôle et réconfortante qui aide les enfants à transformer leurs appréhensions en curiosité et en enthousiasme pour cette nouvelle aventure.

ASIN ‏ : ‎ B0GM4Y66X9 Éditeur ‏ : ‎ MARTINIERE J Date de publication ‏ : ‎ 5 juin 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 32 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1040126058

Au dodo !: La bande de Bobby de Niniwanted

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Bobby et ses amis le savent bien : quand vient le soir, c’est l’heure du dodo !

Le moment du coucher n’est pas toujours le plus simple de la journée. Avec Au dodo !, Niniwanted transforme pourtant cette étape parfois compliquée en un instant de douceur, de jeu et de complicité.

Dans cet album plein de tendresse, Bobby et ses amis se préparent à aller dormir. Mais avant de rejoindre le pays des rêves, chacun possède son propre petit rituel. Certains ont besoin d’une chanson, d’autres d’un gros câlin, d’un doudou bien précis ou encore d’une astuce secrète pour éloigner les monstres imaginaires.

À travers ces différentes habitudes, le livre montre aux enfants qu’il existe mille façons de se sentir rassuré au moment du coucher. Chaque personnage trouve ce qui lui convient le mieux, dans une ambiance chaleureuse et réconfortante.

L’un des aspects les plus réussis de l’album est son côté interactif. L’enfant est invité à participer à la lecture en choisissant le rituel qu’il préfère ou celui qui lui ressemble le plus. Cette dimension ludique favorise l’échange avec les parents et permet de faire du coucher un moment positif plutôt qu’une contrainte.

Les illustrations colorées et pleines de douceur participent largement au charme de l’ouvrage. Les personnages sont attachants, expressifs et immédiatement familiers pour les jeunes lecteurs.

Derrière son apparente simplicité, Au dodo ! accompagne les enfants dans l’apprentissage d’une routine du soir rassurante. Il aborde avec bienveillance les petites peurs nocturnes et les besoins de réconfort qui accompagnent souvent l’heure du coucher.

Pensé comme une véritable histoire du soir, l’album invite à ralentir, à partager un moment calme et à préparer doucement l’arrivée du sommeil.

Un livre tendre et rassurant qui aidera les plus jeunes à apprivoiser le moment du coucher tout en offrant un joli moment de partage en famille.

ASIN ‏ : ‎ B0GM53CZN6 Éditeur ‏ : ‎ MARTINIERE J Date de publication ‏ : ‎ 5 juin 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 32 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1040126041

Fraîches Festival 2026 : quand les idées rencontrent la scène

le Fraîches Festival a transformé La Caserne en un véritable laboratoire culturel où débats, rencontres, créations artistiques et musique se sont succédé jusqu’au cœur de la nuit. Pensé comme un événement célébrant la diversité, l’inclusivité et la liberté d’expression, le festival a réussi à créer un dialogue permanent entre engagement sociétal et propositions artistiques.

Tout au long de la journée, conférences, tables rondes et ateliers ont permis d’aborder de nombreuses thématiques contemporaines dans une atmosphère ouverte et bienveillante. Mais c’est également sur scène que le festival a trouvé une partie de son identité.

La soirée s’est progressivement transformée en rendez-vous musical avec une série de showcases qui ont apporté une dimension plus émotionnelle et festive à l’événement. Parmi les moments marquants, les prestations de Marine, Jeanne et Rori ont particulièrement retenu l’attention. Chacun dans son univers a su créer une proximité immédiate avec le public, offrant des performances intimistes qui contrastaient avec l’effervescence des espaces de discussion.

L’un des temps forts de la soirée est sans doute venu de l’apparition finale de Clara Delevingne. Très attendue par le public présent, elle a conclu la programmation musicale dans une ambiance chaleureuse et fédératrice. Son passage a parfaitement incarné l’esprit du festival : réunir des artistes, des créateurs et des festivaliers autour d’une même envie de partage et d’expression.

Le cadre atypique de La Caserne a largement contribué à cette réussite. Les différents espaces permettaient de passer naturellement d’un débat à un concert ou d’une rencontre à une performance artistique, renforçant ce sentiment de liberté qui caractérise l’événement.

Avec cette édition 2026, Fraîches confirme sa volonté de proposer un format hybride où la culture ne se limite pas à la scène mais devient également un terrain d’échange et de réflexion. Une proposition originale qui réussit à faire cohabiter engagement, découverte et plaisir collectif sans jamais sacrifier l’un au profit de l’autre.

Les Résistants de la cité bleue de David Moitet

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Élèves le jour. Résistants la nuit.

Les Résistants de la Cité bleue est un roman jeunesse engagé qui mêle aventure, suspense et réflexion sur la tolérance à travers un univers peuplé d’animaux anthropomorphes.

Lorsque Lin, une jeune lapine de seize ans, arrive avec sa famille dans la Cité bleue, elle pense avoir enfin trouvé un refuge après l’attaque de son village par les loups. Tout semble promettre un nouveau départ. Pourtant, derrière l’apparente tranquillité de la ville, quelque chose ne tourne pas rond.

L’élection d’un maire aux idées conservatrices fait rapidement basculer l’atmosphère. La peur de l’autre s’installe peu à peu, les préjugés se multiplient et les lapins deviennent les victimes de discriminations de plus en plus visibles. Face à cette montée de l’injustice, Lin refuse de détourner le regard.

Avec l’aide de ses nouveaux amis, elle décide de s’engager et de résister. Ensemble, ils vont tenter de défendre leurs droits, leur liberté et les valeurs d’égalité qui semblent progressivement disparaître de la Cité bleue.

David Moitet utilise avec intelligence les codes du roman d’aventure pour aborder des thèmes très actuels. Derrière les lapins, les lièvres et les loups se dessinent des questions universelles sur le rejet de l’autre, la peur, la manipulation politique et l’importance de l’engagement citoyen.

L’un des points forts du roman réside dans ses personnages. Lin est une héroïne courageuse, déterminée et attachante, qui refuse d’accepter l’inacceptable. Son parcours montre qu’il est possible d’agir même lorsque l’on se sent petit face à un système qui semble plus fort que soi.

Le récit reste accessible aux jeunes lecteurs tout en proposant plusieurs niveaux de lecture. Les plus jeunes y trouveront une aventure rythmée et pleine de rebondissements, tandis que les lecteurs plus âgés pourront y voir une réflexion sur les mécanismes de discrimination et la nécessité de défendre les valeurs démocratiques.

Entre roman initiatique, récit de résistance et aventure collective, Les Résistants de la Cité bleue délivre un message fort sans jamais sacrifier le plaisir de lecture.

Un roman captivant et intelligent qui rappelle que le courage commence souvent lorsqu’on décide de ne plus rester silencieux face à l’injustice.

Éditeur ‏ : ‎ Didier Jeunesse Date de publication ‏ : ‎ 10 juin 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 240 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2278133764 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2278133765

Les Couleurs du mal : Noir : Explication de la fin

Avec Les Couleurs du mal : Noir, deuxième volet de la saga policière adaptée des romans de Małgorzata Oliwia Sobczak, Netflix poursuit l’histoire du procureur Leopold Bilski à travers une enquête plus intime et plus sombre encore que celle de Rouge. Cette fois, la disparition d’un enfant dans une petite ville de Cachoubie fait ressurgir des secrets enfouis depuis des décennies.

Une enquête qui dépasse le simple fait divers

Au fil de ses investigations, Bilski découvre que la disparition du jeune garçon n’est pas un événement isolé. Derrière cette affaire se cache une série de non-dits, de crimes anciens et de responsabilités que toute une communauté a préféré ignorer pendant des années. Ce qui semblait être un enlèvement devient progressivement le symptôme d’un mal beaucoup plus profond.

La vérité derrière la disparition

Le final révèle que plusieurs habitants influents de la ville connaissaient depuis longtemps certains faits liés aux disparitions d’enfants et aux violences passées. Par peur, par intérêt ou par culpabilité, ils ont contribué à maintenir le silence. L’enquête de Bilski met alors au jour un système de protection mutuelle où chacun a fermé les yeux pour préserver une apparente tranquillité.

Un dénouement amer

Contrairement aux thrillers classiques où la résolution de l’enquête apporte un sentiment de justice, Les Couleurs du mal : Noir choisit une conclusion plus nuancée. Certes, les responsables sont identifiés et certaines vérités éclatent enfin au grand jour. Mais le film rappelle que les conséquences des actes passés ne disparaissent jamais complètement.

La disparition de l’enfant agit comme un révélateur : elle oblige toute une communauté à affronter ce qu’elle a tenté d’enfouir. La justice peut établir les faits, mais elle ne peut effacer les traumatismes ni réparer entièrement les vies brisées. Cette vision pessimiste mais réaliste constitue l’un des thèmes centraux du film.

Le parcours de Leopold Bilski

Comme dans le premier film, Bilski apparaît moins comme un héros triomphant que comme un homme confronté à la complexité humaine. Son enquête lui permet de résoudre l’affaire, mais elle lui rappelle également que la vérité est souvent plus douloureuse que le mensonge. Cette dimension mélancolique renforce la tonalité sombre qui caractérise l’ensemble de la saga.

Une fin fidèle à l’esprit de la saga

Loin du thriller spectaculaire, Les Couleurs du mal : Noir privilégie une approche psychologique et sociale. Le film s’intéresse autant aux conséquences du silence collectif qu’à l’identité du coupable. Sa conclusion laisse une impression durable : celle d’un monde où les blessures du passé continuent de façonner le présent.

Les Couleurs du mal : Noir De Adrian Panek | Par Adrian Panek Avec Jakub Gierszal, Marianna Zydek, Andrzej Chyra

Lorsqu’un jeune garçon disparaît dans une petite ville paisible, un procureur fraîchement muté commence à découvrir des liens inattendus avec une ancienne affaire.

Avec Les Couleurs du mal : Noir, le cinéma polonais livre un thriller sombre et efficace qui plonge le spectateur dans une enquête aussi complexe que troublante. Adapté du roman de Małgorzata Oliwia Sobczak, le film explore les secrets enfouis d’une petite communauté où les apparences sont loin de refléter la réalité.

Tout commence par la disparition d’un jeune garçon dans une ville côtière apparemment tranquille. Chargé de l’affaire, un procureur récemment arrivé découvre rapidement que ce nouveau drame pourrait être lié à une ancienne enquête jamais totalement résolue. Plus il progresse, plus il se heurte à un mur de silence, de mensonges et de complicités.

L’une des grandes qualités du film réside dans son atmosphère. Dès les premières scènes, une tension sourde s’installe. Les rues désertes, les paysages balayés par le vent et les visages fermés des habitants créent un climat oppressant qui accompagne parfaitement le récit. La mise en scène privilégie l’ambiance à l’action, laissant progressivement émerger le malaise.

Le scénario joue habilement avec les codes du polar nordique et du thriller psychologique. Les révélations sont distillées avec patience, permettant au spectateur de reconstituer progressivement les pièces d’un puzzle particulièrement sombre. Le film évite les effets spectaculaires inutiles pour privilégier une enquête réaliste et crédible.

Le personnage du procureur constitue le véritable fil conducteur de l’histoire. Déterminé mais fragile, il avance dans une affaire qui semble toucher l’ensemble de la communauté. Son regard extérieur permet de mettre en lumière les dysfonctionnements d’une société où chacun semble avoir quelque chose à cacher.

Au-delà de l’enquête criminelle, Les Couleurs du mal : Noir s’intéresse également aux traumatismes du passé, aux blessures familiales et aux conséquences du silence. Cette dimension humaine apporte une profondeur bienvenue à un récit qui aurait pu se limiter à un simple polar.

Certains spectateurs pourront trouver le rythme volontairement lent, notamment dans sa première partie. Mais cette construction progressive contribue largement à l’efficacité du final, particulièrement tendu et émotionnellement marquant.

Les Couleurs du mal : Noir est un thriller solide et atmosphérique qui séduira les amateurs d’enquêtes sombres et de mystères criminels. Porté par une ambiance maîtrisée, une intrigue bien construite et des personnages crédibles, le film confirme le savoir-faire du cinéma polonais dans le registre du polar psychologique.

Quand les loups reviendront de E. J. Swift

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En 2070, deux femmes s’assoient autour d’un feu un soir de Beltaine, la veille du 1er mai, et reviennent sur l’histoire de leur vie.

Quand les loups reviendront est un roman à la fois intime et profondément engagé qui imagine l’avenir de notre relation avec la nature à travers le destin de deux femmes liées par un même espoir : voir un jour les loups revenir sur les terres britanniques.

En 2070, autour d’un feu de Beltaine, Lucy et Hester reviennent sur les cinquante années qui ont façonné leur existence. À travers leurs souvenirs se dessine une fresque sensible où l’histoire personnelle rejoint les grands bouleversements écologiques de notre époque.

Lucy grandit dans le contexte de la pandémie de 2020 et découvre très tôt, auprès de sa grand-mère, un profond amour du vivant et des oiseaux. Cet héritage l’amènera à consacrer sa vie à la protection des écosystèmes et à la restauration d’espaces naturels fragilisés.

Hester, documentariste passionnée, suit quant à elle une autre voie. Née le jour de la catastrophe de Tchornobyl, elle se rend dans la zone d’exclusion pour filmer les animaux qui ont recolonisé ce territoire abandonné par les humains. Cette expérience marque le début d’une réflexion sur la place du vivant et sur la capacité de la nature à renaître lorsque l’homme s’efface.

Au fil des décennies, leurs chemins se croisent et se répondent dans une Grande-Bretagne en pleine transformation. Manifestations écologistes, combats citoyens, deuils, amours et engagements dessinent un récit profondément humain où les enjeux environnementaux ne sont jamais dissociés des émotions et des choix de vie des personnages.

E. J. Swift réussit à parler d’écologie sans jamais tomber dans le discours militant ou démonstratif. La nature occupe une place centrale, mais elle est avant tout vécue à travers les regards, les souvenirs et les espoirs de ses héroïnes. Les oiseaux, les chiens errants, les forêts, les paysages restaurés et bien sûr les loups deviennent les symboles d’un monde qu’il reste encore possible de préserver.

L’écriture, douce et contemplative, laisse une grande place aux émotions et à la beauté des paysages. Derrière les préoccupations écologiques se cache avant tout une réflexion sur la transmission, le temps qui passe et la responsabilité que chaque génération porte envers celles qui lui succéderont.

À la fois roman d’anticipation, récit de vie et ode au monde sauvage, Quand les loups reviendront offre une vision lucide mais profondément porteuse d’espoir de l’avenir.

Une lecture sensible et lumineuse qui rappelle que protéger la nature, c’est aussi préserver une part essentielle de notre humanité.

ASIN ‏ : ‎ B0GMW7DXP9 Éditeur ‏ : ‎ Bragelonne Date de publication ‏ : ‎ 10 juin 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 408 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1028141950

Les Mystères de Byton Cove : Le fantôme de la crique

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C’est le printemps, et la dernière session de l’année universitaire commence pour Ruby et ses amis !

Les mystères continuent de planer sur Byton Cove dans ce nouveau tome où Ruby se retrouve une fois de plus entraînée dans une enquête aussi intrigante qu’émouvante.

Alors qu’elle commence enfin à prendre ses marques à l’université et intègre le département de photographie pour poursuivre sa passion, Ruby espère pouvoir se concentrer sur sa nouvelle vie. Mais lorsqu’une femme la contacte pour élucider la disparition de son fils survenue vingt-huit ans plus tôt, elle ne peut résister à l’appel de cette affaire restée sans réponse.

L’enquête débute autour d’un mystère particulièrement troublant. Arturo a disparu une nuit dans les bois de Williams Wood sans jamais être retrouvé. Le seul témoin potentiel est son jeune frère Gabriel, qui affirme depuis toujours que son frère a été enlevé par des extraterrestres. Une théorie qui semble improbable mais qui pousse Ruby, Charles et leurs amis à explorer toutes les pistes possibles.

Ce qui rend ce tome particulièrement intéressant, c’est la manière dont il joue avec les légendes urbaines, les théories du complot et les croyances populaires tout en gardant les pieds dans une véritable enquête policière. Au fil des indices, les certitudes vacillent et les apparences se révèlent souvent trompeuses.

L’autrice parvient également à maintenir un équilibre réussi entre l’enquête et la vie étudiante de Ruby. Entre ses études, ses projets photographiques, ses amitiés et ses interrogations personnelles, l’héroïne continue d’évoluer et de gagner en profondeur.

L’atmosphère de Byton Cove fonctionne toujours aussi bien. Cette petite ville côtière conserve ses secrets, ses mystères et son charme particulier qui donnent envie de tourner les pages pour découvrir ce qui s’est réellement passé.

Les personnages secondaires apportent également beaucoup à l’histoire, notamment les membres du club international qui participent activement aux recherches et enrichissent les échanges tout au long du récit.

Avec Le Fantôme de la crique, la série confirme son talent pour mêler suspense, émotion et aventure. Une lecture captivante qui séduira les amateurs d’enquêtes, de mystères et de récits adolescents portés par des personnages attachants.

Un nouveau tome réussi qui nous replonge avec plaisir dans les secrets de Byton Cove et rappelle que certaines vérités mettent parfois des décennies avant de refaire surface.

Éditeur ‏ : ‎ FLEURUS Date de publication ‏ : ‎ 5 juin 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 352 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2215199415 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2215199410