Des nouvelle de la Taïga : Anthologie des écrivains iakoutes du XXe siècle (15 avril 2018) de Emilie Maj et Arthur Hugonnot

Au coeur d’un monde sauvage peuplé d’esprits, nous, humains, partageons nos histoires avec les arbres centenaires, les roches silencieuses, les lacs paisibles et les animaux sauvages. Bienvenue en Iakoutie, terre où la nature est souveraine et où l’homme réalise comme une évidence qu’il en fait pleinement partie. L’immensité de la taïga nous tend les bras, énigmatique, sous la chaleur écrasante du soleil d’été et par le froid extrême de l’hiver polaire. Dans ses profondeurs, la forêt boréale semble renfermer les secrets du monde, être la source même de la vie : cette origine absolue à laquelle nous aspirons sans cesse à revenir.

Chronique : Une superbe anthologie pour s’évader.  Ces textes sélectionnés atteignent à leur but, voilà un ouvrage qui vous donnera en tous les cas enviez de vous plonger en en Iakoutie,chaque auteur possède bien évidemment un style et une façon de faire qui lui est propre, mais l’ensemble se lit avec une grande fluidité sans que jamais l’ennui ou la répétition ne s’installe ce qui permet de découvrir dix Nouvelles de la Taïga dans l’Extrême-Orient russe par six auteurs contemporains iakoutes aux côtés de personnages attachants et tourmentés tour à tour drôles, touchants, surprenants ou envoûtants, chacun des textes présents ne manquera en tout cas pas de séduire les amoureux de contes de l’est. Outre la qualité des nouvelles, on peut également saluer la présence au sein de l’ouvrage de préface au début de chaque texte expliquant l’auteur de l’œuvre.
Qu’il s’agisse de rendre hommage à ces écrivains ou tout simplement d’amener de nouveaux lecteurs à découvrir cette univers dans les deux cas le pari est parfaitement réussi
Une anthologie qui vaut le détour.                            

Note : 9,5/10

 

 

  • Broché: 160 pages
  • Editeur : Boréalia Editions (15 avril 2018)
  • Collection : Les Nordiques

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Quand la Lune descendit sur terre (15 mars 2018) de Charlotte Boucault (traductrice) et Jüri Mildeberg

À travers les textes de ce recueil, vous découvrirez la vision de la vie et la relation à la nature du peuple mansi sur les rives de l’Ob, en Sibérie occidentale.
Ainsi, dans les 18 contes de ce recueil, vous appendrez : pourquoi, selon les Mansis, l’écureuil a le dos rayé ; pourquoi le lièvre a les lèvres coupées, de longues oreilles et une courte queue ; comment l’homme a doté le renne de bois et comment le corbeau est devenu noir ; pour quelle raison le chien et l’homme sont devenus amis ; qui est Moshnê, fille et soeur des ours…

Chronique : Ce livre est un petit bijou de fantaisie : une sorte d’Almanach du peuple mansi ; avec ces 18 de leurs contes  pourrez facilement entrer dans leurs histoires et ma vous prendrez surtout plaisir à les relire.
Les illustrations de Jüri Mildeberg sont fines et élégantes et accompagnées des plus beaux poétiques qui jouent avec les mots et les références à l’imaginaire mythique et symbolique. Un superbe cadeau pour les petits et les grandes qui voyageront avec cet ouvrage précieux dans les beaux contres proposées.

Note : 10/10

 

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  • Editeur : BOREALIA; Édition : BOREALIA (15 mars 2018)
  • Langue : Russe

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La mer ! (31 mai 2018) de Piotr Karski

Un livre d’activités qui vous donnera tout un océan de connaissances sur la mer et fournira de nombreuses heures de plaisir!

Chronique : Bravo à Piotr Karski et au édition De la Martinière jeunesse pour ce superbe cahier d’activité conçu pour toute la famille. Richement illustré, ludique et simplement beau à regarder, vous y trouverez de quoi alimenter vos après-midi avec des coloriages, activités de plein air, toutes les pages de ce bloc sont dédiées à l’apprentissage du monde marin, son écosystème, et toute la biodiversité qui s’y rattache et vous connaîtrez les secrets des éponges, des méduses et des anémones de mer, vous dessinerez un navire à passagers et un sous-marin. Visitez le récif de corail, examinez les épaves oubliées et tentez votre chance en tant que chercheur de trésor de pirates. Magnifique !

Note : 9,5/10

 

  • Album: 224 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : De la Martinière jeunesse (31 mai 2018)
  • Collection : LIVRES ACTIVITE

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Sang famille (16 mai 2018) de Michel Bussi

 » Tel un soleil brutal, la lumière du phare des Enchaînés inonde la pièce. Une seconde à peine. Puis l’obscurité reprend le dessus, simplement percée du halo des lampes torches.
Je vais mourir ici.  C’est une certitude.  Une seule question me hante, la dernière : jusqu’où sont-ils prêts à aller pour me faire avouer ? A fouiller ma mémoire, comme s’ils pouvaient en arracher les souvenirs qu’ils convoitent ?

Chronique : L’île de Mornesey, dans la Manche. C’est là où décide de partir Colin, quinze ans, un orphelin persuadé que son père est encore vivant. Sur cette île où il a vécu jusqu’à l’âge de six ans, il espère comprendre ce qui est arrivé à ses parents et pourquoi pas, retrouver son père. Mais sa quête réveille bien des secrets enfouis et il va vite se trouver en grand danger. Deux truands en cavale, un étudiant en droit déterminé, un journaliste hâbleur, une secrétaire de mairie midinette, un notaire détenteur d’un dossier explosif …beaucoup de personnes croisent son chemin. A qui faire confiance ? En quoi est-il l’élément essentiel pour comprendre le secret de cette mystérieuse « folie Mazarin » auquel tant de monde semble s’intéresser ? Bussi a depuis longtemps prouver sa capacité à créer des ambiances propres à happer le lecteur dès les premières pages et « Sang famille » est l’un de ses meilleurs romans avec des personnages aux caractères bien trempés, des rebondissements inattendus. Que dire de plus que lorsqu’on commence un roman de Michel Bussi on ne peut plus le lâcher tant l’ambiance et l’intrigue sont passionnantes. Et comme à chaque fois, arrivée à la fin le lecteur est un peu triste de quitter les personnages. « Sang Famille » n’échappe pas à cette règle. Un roman qui va au-dela du polar un véritable roman d’aventures et de mystères.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 420 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (16 mai 2018)
  • Langue : Français

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Je sais ce que je mange – Les bananes (24 mai 2018) de Anne-Claire Leveque et Nicolas Gouny

La banane pousse à l’état sauvage depuis plus de 7 000 ans. Et pourtant, nous ne la consommons que depuis deux siècles Pourquoi ? Eh bien parce qu’avant, ce fruit était plein de pépins ! Heureusement pour nous, des botanistes se sont penchés sur la question ! Découvrez comment la banane est cultivée, transportée jusquà nos étals et ses nombreuses qualités.

Chronique : Un superbe livre sur les bananes. Les explications sont simples sans être simplistes, le style est soigné et il très bien fait : graphisme, explications relatives à la vie des abeilles. avec un texte clair et très instructif; pour une sensibilisation à la protection des bananiers, auprès des enfants, il est formidable !
Les bananes constituent un fruit peu complexe mais en parler est un belle exercice . Il s’agit d’autant plus d’un défi que l’auteur a relevé, bravo ! Un livre que même les adultes vont en  apprendre  grâce à ce petit livre !!!

Note : 10/10

 

  • Album: 40 pages
  • Editeur : RICOCHET (24 mai 2018)
  • Collection : Je sais ce que je mange

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Je sais ce que je mange – Je cuisine les pieds sur terre (22 mars 2018) de Isabelle Francesconi et Nicolas Gouny

Cuisiner, c’est facile! Oui, mais encore faut-il savoir quels produits cuisiner? Comment les choisir? Pain perdu, crêpes, beurre fait maison, bonbons au miel, troucha, mini-pizzas, riz cantonnais Une vingtaine de recettes expliquées pas à pas, faciles à réaliser par des enfants. Et surtout, un petit guide pour apprendre à décrypter les étiquettes, pour consommer local et de saison!

Chronique :Ce livre est magnifique. La couverture donne vraiment envie et les illustrations  à l’intérieur sont superbes ! Ce livre, en rayon on ne peut pas le rater si on en cherche un dans ce style tellement la couverture donne envie ! Je sais ce que je mange démontre la connexion entre la nourriture saine et équilibre cérébral mais de manière vitaminée et ludique. Très beau livre pour les enfants  avec des recettes appétissantes et faciles à réaliser, donne des idées pour changer des habitudes quotidiennes! En plus, pas onéreux, donc à la portée de tous le monde . Si vous voulez un livre qui vous permettent de comprendre les intérêts, si vous avez besoin d’inspiration pour vos recettes quotidiennes, si vous êtes intéressé(e)s par une alimentation  local et de saison ce livre est adapté pour vous et les enfants suivront.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 40 pages
  • Editeur : DU RICOCHET (22 mars 2018)
  • Collection : Je sais ce que je mange

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Mauvaises mines (23 mai 2018) de Jonathan Munoz

Le directeur des éditions Couicoui devrait être content : le nouvel album des aventures de Pin-Pin le petit lapin, fleuron de son catalogue jeunesse, se vend comme des petits pains. Problème, celui-ci n’a visiblement pas été relu… Certaines de ses répliques semblent être destinées à un public plus adulte. Beaucoup plus adulte. Pour éviter le scandale éditorial du siècle, notre éditeur et son assistant vont devoir se mettre en quête des exemplaires imprimés pour les faire disparaître définitivement. Sauf que pendant ce temps, l’auteur, lui, travaille déjà sur son prochain ouvrage. Et il compte bien aller encore plus loin…

Chronique : Un recueil d’humour noir, très noir et très réussi ! Des dessins superbes (parfois dans l’horreur), très parlants, des phrases qui accrochent, une belle remise en question sur certains points de notre société. Le lecteur y voit des soldats mutilés, des mers d’urine, des vieillards sodomisés ou encore une martyre sur le point de se faire exploser .  Sébastien Munoz tire sur toutes les cibles, il n’y a pas de censure et il n’y a pas de tabous. L’ensemble s’avère sympathique, souvent amusant, mais présente ses limites, notamment un rythme de lecture assez rapide et une trame narrative un peu mince, assurée par quelques pages racontant la poursuite de l’écrivain dépressif.Mais au delà de cet humour bien barré, c’est surtout la richesse graphique de l’artiste qu’il faut admirer sans modération. Il saute d’un style à l’autre, s’amuse à enrichir ses dessins de textures sombres, de lumières très habilement dosées et d’un réel sens de l’atmosphère.

Note : 9/10

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  • Album: 96 pages
  • Editeur : Glénat BD (23 mai 2018)
  • Collection : GlénAAARG !

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Donald’s Happiest Adventures (23 mai 2018) de Lewis Trondheim et Nicolas Keramidas

Un matin comme les autres : Donald se lève de la patte gauche et reçoit un appel de Picsou. Après leurs aventures aux quatre coins du monde avec Mickey, son oncle a besoin de lui pour une nouvelle chasse au trésor. Mais Donald se rend compte que, peu importe l’étendue des richesses qu’il lui envoie chercher, son oncle ne sera jamais satisfait. Picsou a beau être un vieux canard pingre et acariâtre, il veut la même chose que tout le monde : le bonheur. Aussi décide-t-il d’envoyer son neveu à la recherche de cet inestimable trésor ! Mais pour le colérique et malchanceux Donald, trouver le secret du bonheur semble mission impossible.

Chronique :Kamidas et Trondheim revisitent avec brio Donald et toute la famille Canard, en utilisant le même subterfuge qu’avec Mickey, soit la divulgation de pseudo pages jaunies de vieux magazines oubliés : d’où les rendus vieillis, taches d’encre, bandeaux d’annonce à chaque page, chute comique à chaque fin de page, etc… Un vrai collector! De plus, ces pages impérissables s’élèvent au niveau des plus grands philosophes des Lumières, puisqu’il y est question, ni plus ni moins, de nous donner les clés du Bonheur! Donald’s Happiest Adventures reprend les mêmes ingrédients que son prédécesseur, avec davantage de réussite : là où les aventures de Mickey étaient d’abord une succession d’épisodes effrénés et tordants, celles de Donald posent avec finesse des questions de fond comme le rapport entre l’argent et le bonheur ou la question du bonheur dans une dictature (la caricaturale Brutopie n’étant pas sans rappeler la Corée du Nord). Une mention spéciale au professeur Donald Dingue, subtile caricature du savant. Les dessins de Keramidas sont toujours aussi réjouissants, avec des couleurs vives et des personnages expressifs.

Note : 9,5/10

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  • Album: 48 pages
  • Editeur : Glénat Disney (23 mai 2018)
  • Collection : Créations originales

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Sorceline – Tome 01: Un jour, je serai fantasticologue ! (18 avril 2018) de Sylvia Douyé et Paola Antista

Sorceline vient d’entrer à l’école de cryptozoologie pour développer sa passion : l’étude des animaux légendaires ! Analyses de comportements, soins magiques ou dressage sont au menu. Mais les places sont chères et la compétition rude pour obtenir le précieux diplôme. En plus des gorgones, vampires et autres griffons, Sorceline va devoir apprendre à mieux connaître ses nouveaux camarades. Certains deviendront ses amis ; d’autres, ses rivaux.

Chronique : Sorceline est une BD jeunesse mais plus sombre et complexe que ce à quoi l’on pourrait s’attendre. L’histoire est à plusieurs niveaux et les personnages sortent de l’ordinaire, à commencer par Sorceline et son caractère bien trempé. Certains sont également plus mystérieux que d’autres…
Beaucoup d’événements ont lieu durant la nuit ce qui donne des planche assez sombres mais aux graphismes superbes. L’histoire est empreinte de mystère mais s’y rajoute de l’amitié entre ados, un peu de jalousie, de la compétition et bien sûr, de la magie.

 Note : 9/1071uFBefSMkL.jpg

  • Album: 48 pages
  • Editeur : Vents d’Ouest (18 avril 2018)
  • Collection : Jeunesse

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The Beauty – Tome 01 (14 mars 2018) de Jason A. Hurley

C’est un fait : notre société est obsédée par l’apparence physique. À travers les médias ou la publicité, la beauté nous est imposée comme l’idéal suprême à atteindre. Et s’il y avait un moyen de la garantir éternellement ? Et si ce moyen était une maladie sexuellement transmissible ? Dans un monde où la grande majorité de la population a déjà été « contaminée » par la perfection physique, deux agents du FBI vont enquêter sur les origines de ce mystérieux virus et découvrir que la beauté a un prix… et qu’elle peut vous coûter la vie.

Chronique  Une série de bandes dessinées d’horreur/sci-fi avec une prémisse fascinante : Et si, dans notre obsession de la beauté/attraction, nous pouvions devenir plus beaux chaque jour ? Mais que faire si (et voici la partie horreur), la beauté est aussi une maladie sexuellement transmissible ? Bien sûr, l’idée de notre obsession nationale pour la beauté/attraction est bien documentée, consternante, et peut-être dans une certaine mesure inévitable, dans le processus de propagation de l’espèce, mais nous sommes maintenant familiers avec les histoires ridiculement obsessionnelles de personnes ayant subi de multiples chirurgies plastiques, et nous savons tout sur l’industrie de la beauté de plusieurs milliards de dollars. Et nous savons que les maladies sexuellement transmissibles sont une condition d’attraction ; nous risquons la maladie pour l’attraction. Cette série commence de façon prometteuse, comme une sorte de commentaire de science-fiction devenu thriller d’horreur. Au début de l’histoire, peut-être que la moitié de la population est infectée par La Belle, et personne ne semble particulièrement inquiet ; c’est-à-dire, jusqu’à ce que les gens semblent s’enflammer spontanément ! L’œuvre d’art contribue aux surprises effrayantes. Vous avez les clichés habituels de l’histoire du crime : les poursuites à pied et les fusillades, un chef de police stressé qui garde une bouteille de whisky dans son bureau (malheureusement il ne dit pas des choses comme « Vous êtes hors limite, Kowalski ! » ou « Avez-vous une idée des dégâts que vous avez causés – le maire a mon cul !! ) et il y a un sénateur maléfique derrière tout ça  !   Ce roman graphique fait réfléchir à quel point il est réaliste, que la plupart des gens échangeraient leur santé en échange d’être physiquement attirant.  La cupidité des hommes et à la façon dont les gens se nourrissent souvent de la faiblesse des autres pour leur profit personnel Est aussi un des sujet traiter.   Quoi qu’il en soit, on le recommande vraiment, vraiment, vraiment à tout le monde.

Note : 9,5/10

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  • Album: 160 pages
  • Editeur : Glénat Comics (14 mars 2018)
  • Collection : Comics

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