Magie sous haute tension de Antonin Boccara (Auteur), Julie Bringer (Auteur), Kristelle Rodeia (Illustrations)

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Un roman-jeu innovant, illustré et grand format, dans le Paris de 1900 où l’Exposition universelle bat son plein…

Avec Magie sous haute tension, Antonin Boccara, Julie Bringer et Kristelle Rodeia proposent un roman-jeu original mêlant enquête, énigmes et défis d’adresse dans le Paris de la Exposition Universelle de 1900.

Le livre suit Léonie, jeune acrobate parcourant les villes avec son talent spectaculaire. Lorsque son ami Siméon, magicien, disparaît mystérieusement, l’aventure bascule dans une enquête pleine de secrets et d’illusions.

L’originalité du projet repose sur son aspect interactif. Le lecteur ne se contente pas de suivre l’histoire : il participe directement à l’enquête grâce à des jeux de réflexion et des défis physiques utilisant une simple pièce de monnaie.

Les épreuves de pichenettes et d’adresse donnent au livre une dimension ludique très concrète, presque proche du jeu de société ou du livre d’aventure interactif.

L’univers de Paris en 1900 apporte une ambiance particulièrement riche. Entre magie de scène, inventions modernes et fascination pour le progrès, la Belle Époque devient un terrain idéal pour le mystère et l’émerveillement.

Les illustrations de Kristelle Rodeia renforcent cette atmosphère élégante et fantastique, inspirée des spectacles, des foires et du Paris électrique du début du XXe siècle.

Le système de points et les différents épilogues encouragent également la rejouabilité. Selon les performances du lecteur, l’aventure peut prendre plusieurs directions.

L’ajout de contenus accessibles via QR Code — chanson et tour de magie — prolonge encore l’expérience au-delà du livre lui-même.

Magie sous haute tension se distingue ainsi par son mélange d’enquête, de narration interactive et d’univers historique immersif.

Un roman-jeu inventif et captivant, qui transforme le lecteur en véritable apprenti illusionniste au cœur du Paris magique de 1900.

Éditeur ‏ : ‎ hélium Date de publication ‏ : ‎ 20 mai 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 176 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2330220855 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2330220853

Au titre d’une enfance heureuse de Manuel VERLANGE

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Deux jeunes filles. Dix-sept ans. Des amies jumelles. De la musique au bord d’une piscine, une soirée arrosée, la douceur voluptueuse du jour qui tombe avec la délicatesse soyeuse d’une robe.

Avec Au titre d’une enfance heureuse, Manuel Verlange construit un roman intime et mélancolique autour des conséquences d’une nuit d’été et des choix impossibles qui façonnent plusieurs vies.

Le récit débute dans une atmosphère presque suspendue : deux adolescentes de dix-sept ans, une soirée au bord d’une piscine, de la musique, l’insouciance apparente de la jeunesse. Mais cette douceur estivale bascule rapidement vers le drame lorsqu’une grossesse inattendue vient bouleverser l’équilibre fragile des personnages.

Marie-Élisabeth se retrouve confrontée à une situation qui dépasse largement son âge. Entre peur du jugement familial, poids des attentes sociales et confusion émotionnelle, elle doit prendre une décision intime et douloureuse.

Le contraste entre les deux familles, entre Brussels et Miami, renforce la dimension sociale et affective du roman. Chaque environnement impose ses règles, ses silences et ses contradictions.

L’originalité du livre réside surtout dans son point de vue narratif. L’histoire est racontée par l’enfant lui-même, conçu cette nuit-là. Ce choix donne au récit une tonalité singulière, à la fois tendre, douloureuse et réflexive.

Le roman interroge la manière dont les secrets familiaux se transmettent et façonnent les existences. Derrière les apparences et les décisions prises dans l’urgence subsistent des traces durables.

Manuel Verlange privilégie une écriture sensible, attentive aux émotions et aux non-dits. L’ambiance oscille constamment entre lumière estivale et gravité intérieure.

La question centrale du livre dépasse finalement la seule grossesse adolescente : qu’est-ce qu’une enfance heureuse lorsque sa naissance elle-même est liée à la peur, au doute et au silence ?

Au titre d’une enfance heureuse s’impose comme un roman sur la mémoire, la transmission et les choix qui marquent plusieurs générations.

Un récit délicat et bouleversant, porté par une voix originale qui cherche à comprendre l’histoire même de sa naissance.

Éditeur ‏ : ‎ Le Lion Z’Ailé de Waterloo Date de publication ‏ : ‎ 7 mars 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 304 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2390661114 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2390661115

Au risque de se perdre de Monique Coant-Blond

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« Qui serait assez fou pour ne pas saisir le Graal quand il est à portée de main ? » Meurtri par le naufrage d’un mariage trop tranquille, Hugo échoue dans le Finistère, à Audierne, sur les traces d’un amour de jeunesse.

Avec Au risque de se perdre, Monique Coant-Blond propose un roman profondément humain, porté par les paysages du Finistère et par des personnages en quête de reconstruction.

Le récit suit Hugo, homme fragilisé par l’effondrement silencieux d’un mariage devenu trop lisse, trop prévisible. Son arrivée à Audierne ressemble d’abord à une fuite, mais aussi à une tentative de retrouver quelque chose de perdu : un ancien amour, peut-être une ancienne version de lui-même.

Sur place, deux rencontres vont bouleverser son équilibre. Celle de Jocelyn, homme marqué par l’abandon et la violence de la vie, donne au roman une intensité particulière. Le personnage apparaît comme un survivant, façonné par les blessures mais incapable de renoncer totalement aux autres.

Le lien qui se crée entre Hugo et Jocelyn est immédiat, presque inquiétant dans sa rapidité. Le roman interroge cette manière qu’ont parfois certaines rencontres de s’imposer comme une évidence, même lorsqu’elles menacent de tout déséquilibrer.

À cette amitié s’ajoute une relation passionnelle qui entraîne Hugo dans une zone de danger moral et émotionnel. Désir, trahison et remise en question des principes personnels traversent le récit.

La Bretagne occupe une place essentielle dans l’atmosphère du livre. Les paysages marins, à la fois apaisants et rugueux, deviennent le reflet des personnages : beauté fragile, violence contenue, solitude omniprésente.

Monique Coant-Blond privilégie une écriture introspective, attentive aux failles et aux contradictions humaines. Les émotions naissent davantage des silences et des tensions intérieures que des grands effets dramatiques.

Le roman explore ces moments où l’on franchit des limites sans réellement comprendre pourquoi, porté par le besoin d’exister autrement.

Au risque de se perdre s’impose ainsi comme un récit sensible sur le désir de renaissance, les attachements imprévisibles et les dérives affectives.

Un roman intense et mélancolique, où les tempêtes intérieures répondent aux paysages sauvages de la Bretagne.

Éditeur ‏ : ‎ Le Lion Z’Ailé de Waterloo Date de publication ‏ : ‎ 26 février 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 240 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2390661327 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2390661320

Petits bonheurs d’été de Beckycas

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Retrouvez 40 adorables coloriages cosy pour vous évader et vous détendre tout en profitant des belles journées d’été !

Avec Petits bonheurs d’été, Beckycas propose un livre de coloriage pensé comme une parenthèse estivale et apaisante, entre détente créative et atmosphère cocooning.

L’ouvrage rassemble quarante illustrations mettant en scène de petits animaux dans des décors de vacances chaleureux : plages ensoleillées, montagnes paisibles, piscines, villages fleuris ou encore road trips en van.

Le livre s’inscrit pleinement dans l’esthétique « cosy » très populaire dans les ouvrages de coloriage actuels. Chaque scène cherche à transmettre une sensation de calme et de douceur plutôt qu’un simple défi graphique.

Les personnages — chatons randonneurs, ours à la plage, koalas dégustant des glaces — apportent une dimension immédiatement attachante. Leur présence transforme chaque page en petit moment de confort visuel.

Le coloriage devient ici une activité de relaxation proche de l’art-thérapie. Les illustrations invitent à ralentir, expérimenter des palettes estivales et profiter d’un moment créatif sans pression.

Graphiquement, les dessins privilégient des formes simples et lisibles, adaptées aussi bien aux débutants qu’aux amateurs de coloriage plus détaillé.

L’univers développé par Beckycas repose beaucoup sur les ambiances : couchers de soleil, végétation tropicale, objets du quotidien estivaux. Chaque page cherche à évoquer l’idée d’évasion et de vacances idéales.

Petits bonheurs d’été s’adresse autant aux passionnés de coloriage qu’aux lecteurs en quête d’un moment calme et réconfortant.

Un livre lumineux et relaxant, parfait pour prolonger l’esprit des vacances à travers des scènes pleines de douceur et de soleil.

ASIN ‏ : ‎ B0GGHP1FD4 Éditeur ‏ : ‎ 404 Editions Date de publication ‏ : ‎ 11 juin 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 80 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1032411063

Coloriages cosy : adorables peluches Livre de coloriages adorable et relaxant Activités Loisirs créatifs Cute & cosy Art thérapie Coloriages adultes Labubu, Sonny Angel et autres peluche de Daniele Sapuppo (Illustrations)

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Retrouvez 45 adorables coloriages de peluches et figurines tendances pour vous relaxer !

Avec Adorables peluches — 45 coloriages trop mignons, Daniele Sapuppo propose un livre de coloriage entièrement dédié à l’univers kawaii et aux figurines devenues emblématiques des réseaux sociaux et des collections tendance.

L’ouvrage rassemble quarante-cinq scènes mettant en avant des personnages comme Labubu, Sonny Angel ou encore Hacipupu. Chaque illustration plonge dans un décor chaleureux et fantaisiste pensé pour favoriser détente et créativité.

Le livre mise avant tout sur une esthétique « cute and cosy ». Forêts enchantées, goûters improvisés, chambres étoilées ou ateliers de pâtisserie composent des univers doux et réconfortants, très inspirés de l’imaginaire pastel contemporain.

L’objectif n’est pas uniquement de colorier, mais aussi de créer une ambiance. Les illustrations invitent à jouer avec les teintes douces, les lumières et les textures pour personnaliser chaque scène.

Le format s’adresse autant aux amateurs de coloriage relaxant qu’aux passionnés de culture kawaii et de figurines design. Le plaisir vient autant de la détente que de l’immersion dans ces petits mondes miniatures.

Graphiquement, les dessins privilégient les formes rondes, les détails délicats et une composition très lisible, idéale pour expérimenter différentes palettes de couleurs.

Le livre s’inscrit dans la tendance actuelle des ouvrages de coloriage axés sur le bien-être et la relaxation créative.

Adorables peluches transforme ainsi le coloriage en moment cocooning, entre douceur visuelle et imagination.

Un ouvrage réconfortant et plein de charme, parfait pour s’évader dans un univers pastel peuplé de créatures adorablement craquantes.

ASIN ‏ : ‎ B0G7W32KRV Éditeur ‏ : ‎ 404 Editions Date de publication ‏ : ‎ 16 avril 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 96 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1032410868

La fille des vagues de Erin Hortle

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Après L’Octopus et moi (Dalva, 2021 et 10/18,2022), Erin Hortle nous entraîne de nouveau sur les rivages des îles de Tasmanie où l’on rencontre Neika, jeune femme passionnée d’ornithologue, de nature sauvage, d’amour et de surf. Un grand roman d’évasion sensible et plein de finesse.

Avec La fille des vagues, Erin Hortle poursuit son exploration des paysages sauvages de Tasmanie dans un roman sensible, où nature et émotions humaines se répondent constamment.

Le récit prend place sur l’île de Bruny, territoire battu par les vents et l’océan, qui devient bien plus qu’un décor : un espace vivant, presque organique, en lien direct avec l’état intérieur des personnages.

Neika, héroïne du roman, a grandi entre l’océan, les oiseaux et une famille atypique composée de ses deux pères. Cette enfance façonnée par la nature lui a donné une relation presque instinctive au monde sauvage.

Aujourd’hui devenue ornithologue, elle étudie les migrations des puffins. Mais derrière cette recherche scientifique se cache une interrogation plus intime : les animaux ressentent-ils eux aussi le manque, l’attachement, la douleur amoureuse ?

La rencontre avec Nathanial agit comme un révélateur émotionnel. Le roman mêle alors observation de la nature et exploration sentimentale, dans une narration très contemplative.

Erin Hortle construit un texte où les sensations occupent une place essentielle : le bruit des vagues, le vent, le sable, les cris des oiseaux. Cette écriture sensorielle donne au récit une grande douceur mélancolique.

La mer et le surf deviennent des prolongements de l’état intérieur de Neika. Les mouvements de l’océan accompagnent ses hésitations, ses désirs et ses blessures.

Le livre interroge aussi les liens entre humains et monde animal, sans jamais tomber dans un discours théorique. Les oiseaux migrateurs apparaissent comme un miroir des trajectoires humaines, faites de départs, de retours et de quêtes affectives.

La fille des vagues s’inscrit dans une littérature de la nature profondément émotionnelle, où les paysages participent pleinement au récit.

Un roman délicat et immersif, imprégné d’écume et de silence, qui explore les mouvements du cœur à travers ceux de l’océan et des oiseaux.

Éditeur ‏ : ‎ Dalva Date de publication ‏ : ‎ 13 mai 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 448 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2487600586 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2487600584

La grande nuit de Biru de Jérémy Pailler (Auteur)

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Biru était un petit gecko timide, qui menait une vie tranquille et monotone dans le creux d’une vieille statue. Il ne sortait que par nécessité, préférant rester à l’abri, loin du tumulte du monde.

Avec La grande nuit de Biru, Jérémy Pailler propose un album jeunesse poétique sur la peur du monde extérieur et le courage de sortir de sa routine.

Biru, petit gecko discret et timide, vit caché dans une vieille statue. Son existence est réglée par l’habitude : il évite le bruit, les rencontres et tout ce qui pourrait perturber son quotidien. Cette tranquillité rassurante devient presque une prison.

Le récit bascule lorsqu’une nuit, la statue s’anime soudainement. Cet événement fantastique pousse Biru hors de son refuge et l’entraîne dans une aventure qu’il n’aurait jamais imaginée.

L’histoire fonctionne comme un conte initiatique. À travers cette sortie forcée dans l’inconnu, Biru découvre un monde plus vaste, vivant et imprévisible. Ce voyage devient aussi une manière d’apprendre à dépasser sa peur.

L’album met en avant des thèmes accessibles aux jeunes lecteurs : la timidité, la curiosité, le changement et l’ouverture aux autres. Biru apparaît comme un personnage auquel beaucoup d’enfants peuvent facilement s’identifier.

Le fantastique reste doux et merveilleux. L’animation de la statue donne au livre une atmosphère presque onirique, où la nuit devient un espace d’aventure plutôt qu’une source d’angoisse.

Graphiquement, l’univers semble privilégier une ambiance chaleureuse et immersive, mêlant ombres nocturnes et moments de découverte lumineuse.

Jérémy Pailler construit un récit simple mais efficace, centré sur l’évolution émotionnelle de son héros plus que sur l’action spectaculaire.

La grande nuit de Biru s’inscrit dans la tradition des albums jeunesse qui utilisent l’aventure fantastique pour parler de confiance et de transformation intérieure.

Un livre tendre et rassurant, qui montre que les plus grandes aventures commencent parfois juste en osant quitter sa cachette

Éditeur ‏ : ‎ KALEIDOSCOPE Date de publication ‏ : ‎ 6 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 48 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2378883439 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2378883430

Je suis la dernière elfe de Marion Mousse (Dessins), Martin Quenehen (Scenario)

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L’éternité, c’est long, surtout vers la fin. Lif, la dernière Elfe sur Terre, le sait bien : à 1 534 ans (et toujours avec une tête de teenager), elle en a plus qu’assez. Mais, alors qu’elle est sur le point de se foutre en l’air, elle découvre à Paris un moyen de rentrer chez elle : la légendaire épée Tyr…

Avec Je suis la dernière elfe, Martin Quenehen et Marion Mousse signent une bande dessinée de fantasy urbaine mélancolique et nerveuse, où immortalité et désillusion se croisent dans un monde contemporain en crise.

Le personnage de Lif constitue immédiatement le cœur du récit. Dernière représentante de son peuple, âgée de plus de quinze siècles mais coincée dans l’apparence d’une adolescente, elle traverse le temps avec une lassitude profonde. Son immortalité n’a rien d’un privilège : elle est devenue un poids.

Le livre s’ouvre sur cette fatigue existentielle. Lif ne croit plus vraiment en l’humanité ni en son propre avenir. Mais la découverte à Paris de l’épée légendaire Tyr change brutalement la donne. Cet objet mythique représente une possible porte de retour vers son monde disparu.

Le récit bascule alors vers une aventure plus explosive, lorsque des groupes néo-nazis cherchent eux aussi à s’emparer du pouvoir lié à l’épée. La fantasy rencontre ici des problématiques contemporaines, notamment autour de l’extrémisme et de la fascination pour les mythes détournés.

Le personnage de Jean, jeune journaliste, agit comme contrepoint à Lif. Son regard plus humain et plus optimiste pousse l’elfe à reconsidérer son rapport au monde et à l’idée même de sauver une humanité qu’elle juge perdue.

L’album joue ainsi sur plusieurs registres : action, humour noir, mélancolie et critique sociale. L’univers fantastique sert à questionner la place des idéaux dans une époque désabusée.

Graphiquement, Marion Mousse développe un style expressif et dynamique, parfaitement adapté à cette fantasy urbaine énergique et parfois chaotique.

Je suis la dernière elfe s’impose comme une œuvre hybride, mêlant mythologie, aventure moderne et réflexion sur l’usure du temps.

Une bande dessinée sombre et vivante, où une immortelle désabusée doit choisir entre abandonner le monde… ou lui donner une dernière chance.

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN Date de publication ‏ : ‎ 13 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 192 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203251484 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203251489

Je suis fille de rage de Jean-Laurent Del Socorro

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Avril 1861 : la guerre de Sécession éclate.

Avec Je suis fille de rage, Jean-Laurent Del Socorro mêle histoire et fantastique dans une relecture puissante de la American Civil War, où la Mort elle-même vient rappeler le prix humain du conflit.

Le roman débute en avril 1861, au moment où la guerre de Sécession éclate. Très vite, des signes inquiétants apparaissent dans le bureau d’Abraham Lincoln : des traits de craie se multiplient sur les murs, comme un décompte macabre des victimes du conflit.

Cette présence mystérieuse prend forme à travers la Faucheuse, personnage central du livre. Le dialogue qu’elle entretient avec Lincoln donne au récit une dimension presque théâtrale et philosophique. La guerre n’est plus seulement un affrontement politique ou militaire : elle devient un poids moral impossible à ignorer.

L’originalité du roman tient à cette confrontation directe entre pouvoir et mortalité. Chaque hésitation du président entraîne de nouvelles morts, matérialisées par ces marques blanches qui envahissent peu à peu l’espace.

Le livre explore également la question de l’esclavage. La Mort pousse Lincoln à agir, non seulement pour arrêter le massacre, mais aussi pour mettre fin à une injustice fondatrice. Le fantastique sert ici à renforcer les enjeux historiques et éthiques.

Jean-Laurent Del Socorro développe une écriture dense et évocatrice, capable d’alterner souffle épique et moments plus intimes. Le roman s’inscrit dans cette fantasy historique qui utilise le merveilleux pour éclairer les fractures du réel.

La présence constante de la Faucheuse donne au récit une tonalité sombre, presque gothique, où chaque décision politique semble hantée par les morts qu’elle provoque.

Comme dans ses autres œuvres inspirées des mythologies et des grands récits historiques, l’auteur interroge ici le rapport entre destin, pouvoir et violence.

Je suis fille de rage s’impose comme un roman fort et singulier, où la fantasy devient un outil pour revisiter l’Histoire avec intensité.

Une œuvre puissante et mélancolique, qui transforme la guerre de Sécession en dialogue tragique entre l’humanité et la Mort.

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 13 mai 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 512 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226495185

Une petite dose de tremblement de Michael Conrad (Auteur), Noah Bailey (Illustrations)

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Nos rêves nous appartiennent-ils vraiment ?

Avec Une petite dose de tremblement, Michael Conrad et Noah Bailey proposent une bande dessinée psychologique et inquiétante, à la frontière entre cauchemar, paranoïa et réflexion sur la nature même des rêves.

Le récit suit Ginn, une étudiante hantée par des cauchemars récurrents mettant en scène un homme qu’elle ne connaît pas. Ce point de départ installe immédiatement une atmosphère étrange, où le sommeil devient un territoire instable et menaçant.

L’apparition d’un prospectus affichant le visage de cet inconnu — accompagné de la question « Avez-vous rêvé de cet homme ? » — fait basculer l’histoire vers une dimension plus troublante encore. La frontière entre expérience intime et phénomène collectif commence alors à se fissurer.

Le livre joue précisément sur cette perte de repères. Les rêves ne sont plus seulement des productions personnelles de l’esprit : ils semblent liés à quelque chose d’extérieur, peut-être contrôlé, peut-être partagé.

À travers l’enquête que mène Ginn, la bande dessinée déconstruit progressivement la perception de la réalité. Chaque révélation remet en cause ce que l’héroïne croit comprendre d’elle-même et du monde qui l’entoure.

Graphiquement, Noah Bailey développe une esthétique fortement onirique. Les visuels alternent entre scènes du quotidien et visions déformées, créant un sentiment constant de malaise et d’incertitude.

Le récit évoque certaines grandes œuvres du fantastique psychologique, où le danger ne vient pas d’un monstre identifiable mais de l’effondrement progressif de la réalité elle-même.

Le thème du contrôle mental et de l’intrusion dans l’espace intime du rêve donne également au livre une dimension presque paranoïaque.

Une petite dose de tremblement s’impose ainsi comme une œuvre étrange et immersive, où l’angoisse naît autant des images que des questions qu’elles soulèvent.

Une bande dessinée fascinante et dérangeante, qui transforme le sommeil en territoire de manipulation et de peur.

ASIN ‏ : ‎ B0GGH5Z6MR Éditeur ‏ : ‎ 404 Editions Date de publication ‏ : ‎ 21 mai 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 152 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1032411162 Poids de l’article ‏ : ‎ 1,07 Kilograms