Les bêtises de Nina (3 mai 2018) de Caroline Fait et Mathilde George

Un jour comme tous les autres jours, Nina, une petite fille haute comme trois pommes, qui n’aime rien tant que jouer, lire des livres de contes, manger des gâteaux et s’amuser, fait une petite bêtise de rien du tout. Puis une autre, et encore une autre, et de petite bêtise en petite bêtise, pour ne pas être punie, elle fait surgir toute une bande d’amis fabuleux de son imaginaire. C’est ainsi qu’apparaissent une girafe, un éléphant, un crocodile et trois petits cochons, qui sont supposés être les fautifs et qui, au fil des sottises, deviennent réels.

Chronique : Ce livre est une très belle découverte, Merci à Caroline Fait et Mathilde George pour cette petite pépite de 32 pages, le livre est avant tout destiné aux tout jeunes lecteurs mais il se lit à deux niveaux de lecture, la première est un niveau de lecture douce où Nina qui se comporte en tant que petite fille dans son monde  et la seconde celle de l’adulte où l’auteur présente ce phénomène et montre que la plupart des enfants savent que leur imagination  n’existe pas vraiment et que les autres ne le voient pas. Mais certains, surtout parmi les plus jeunes, y croient fermement.
Ce livre est touchant et frais avec un petit plus avec les dessins. Un livre à lire.

Note : 10/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : De la Martinière jeunesse (3 mai 2018)
  • Collection : ALBUMS

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Test DVD : Pitch Perfect 3 ( 2 mai 2018) de Trish Sie avec Anna Kendrick, Rebel Wilson

Après avoir remporté les championnats du monde, les Bellas se retrouvent séparées et réalisent qu’il n’existe pas de perspective de travail qui permette de faire de la musique avec sa bouche. Mais lorsqu’on leur offre la chance de se retrouver une nouvelle fois sur scène pour une tournée à l’étranger, ce groupe de nerds se réunit pour une dernière nouvelle aventure musicale.

Chronique : Ce troisième volet est comme le second différent du premier. Trish Sie qui succède à Elizabeth Banks garde le même esprit à savoir un film musical avec une grosse partie comédie. C’est cet aspect qui est toujours le cas avec notamment cette intrigue sur le père d’Amy, mais l’ensemble est plus équilibré. On passera facilement sur ce scénario incohérent qui manque d’intérêt par contre les différentes prestations semble plus nombreuses que dans le précédent opus sont toujours aussi divertissantes et réussies. C’est sans surprise à ce niveau que le film s’en sort le mieux. Mention spéciale pour Anna Kendrick qui chante toujours merveilleusement ! En résumé, Pitch Perfect 3 clôture l’histoire des Bellas et on est bien content de ce qui se passe à la fin mais c’était peut-être le film qui n’était pas nécessaire. On notera quand même de très belles chansons et quelques bons passages même si d’autres sont assez lourds et des fois complètement fous ! A voir si vous êtes fan des deux premiers.

Note : 8/10

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Test DVD

IMAGE : Pitch Perfect 3 offre un traitement HD littéralement impeccable. La définition est au taquet, sans le moindre défaut apparent de compression, le piqué d’une belle précision, la profondeur de champ très satisfaisante et les couleurs éclatantes de naturel  un sans faute.

SON : Le mixage DTS-HD Master Audio 5.1 s’avère parfaitement clair et immersif, mais n’oublie pas non plus d’en imposer pendant les passages les plus riches en action qui se révèlent d’un dynamisme échevelé, avec des effets multi-canaux dans tous les sens

BONUS:  Des scènes coupée  s’accompagne de l’inévitable bêtisier, aux fous rires assez communicatifs.

 

  • Acteurs : Anna Kendrick, Rebel Wilson, Elizabeth Banks, John Michael Higgins, John Lithgow
  • Réalisateurs : Trish Sie
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Espagnol, Islandais, Hindi, Danois, Portugais, Arabe, Finnois, Néerlandais, Norvégien, Suédois, Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 2 mai 2018
  • Durée : 89 minutes

 

A la plage (3 mai 2018) de Susanna Mattiangeli et Vessela Nikolova

La plage est un endroit à part, hors du temps, le seul où l’on a le droit de se promener à moitié nu et de ne rien faire d’autre que de paresser toute la journée. On y suit une petite fille qui s’éloigne petit à petit du parasol rouge familial à la recherche de coquillages et nous offre une vision réjouissante de la plage, de ses joies et de ses désagréments !

Chronique : Dans la narration suspendue et distraite d’une fillette de 5-6 ans, nous nous trouvons dans l’immobilité d’une journée à la plage, l’une de ces journées chaudes, d’une couleur un peu incertaine avec l’ocre du sable et le céleste ciel pâle cela devient presque confus. Une famille composée de maman, papa, fils aîné, fille cadette et grand-mère commence à charger et aller vers une plage libre , puis la journée commence. Il y a un monde grouillant qui bouge, un picotement de gestes qui se déroulent simultanément et dont l’enfant semble presque inconscient ou peut-être observateur simplement silencieux.

C’est vraiment une histoire suspendue et intrigante celle de la plage : on peut suivre méticuleusement les raisonnements et les descriptions de l’enfant («Sous le sable il y a plus de sable.» Après un certain temps tu creuses, il y a aussi des bâtons, des cartes de glace et Quelques bouchons: sous l’autre sable il y a encore plus de sable, mais humide, à la fin un étang arrive … ») ou se perdre parmi les silhouettes silencieuses qui entourent le texte, imaginant, reconstruisant et appréciant chaque moment que la talentueuse Vessela Nikolova a impressionné et fixé le monde autour (la première phrase est un corollaire, par exemple, un échantillon de gestes et d’humanité vraiment agréable l’été: le dessin des serviettes de plage, la recherche du journal, l’incrematura, l’étape des balles gonflantes et les gilets de sauvetage, la distribution des masques et aussi l’attente concentrée qui caresse le sable comme pour reconnaître un vieil ami). Les deux histoires, le textuel et le visuel, coulent, s’entremêlent (galeries vraiment enchanteresses de pieds, de visages, de visages d’enfants, de bateaux …) et s’éloignent, mais comme la sonnerie d’une cloche argentine, au lever du regard de l’enfant ils s’unissent: «Je ne dois pas partir. Ce n’est pas difficile, rappelez-vous juste que notre parapluie est rouge et juste en face de la mer ». Le parapluie rouge est le point d’ancrage du petit voyageur qui semble toujours être immobile, mais est-ce vraiment comme ça?

Des tables densément peuplées de détails esquissés et organisés par affinités logiques ou similitudes, par catégories ou similitudes et probablement représentées par la vérité en été, alternent avec des tableaux de large portée collective dans lesquels on se confond et ne se reconnaît pas, étrangement comme des tables il peut s’agir d’une plage bondée: « Je me retourne, le dos devient devant, le voici de là ». Nous suivons le regard du protagoniste puis son sens de la désorientation: il y a des dessins précis avec des couleurs, des nuances, des expressions et des postures qui ont l’exactitude de la photo et la chaleur pâteuse du dessin. Puis, parmi les fragments de vie et les personnes dont l’enfant est entouré, une voix émerge: «à un certain point, parmi les voix il y a des noms et parmi beaucoup de noms il y a les miens».

Le jour est passé et le sentiment est que tu ne t’es pas trop éloigné du parapluie et que rien ne s’est passé du tout, mais est-ce vraiment le cas?

Le voyage d’un enfant, la découverte sans filtres d’un espace à travers l’expérience, un carnet de notes visuelles et de pensées, une aventure riche qui vous rendra nostalgique de la mer et de la chaleur.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 40 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (3 mai 2018)
  • Collection : ALBUM JEUNESSE

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Max et Lapin – Dans le ventre de maman (3 mai 2018) de Astrid Desbordes et Pauline Martin

Ce matin, les parents de Max lui expliquent que, bientôt, il sera grand-frère.
Dans le ventre de maman, il y a un bébé.
– Un bébé ici ? Mais c’est tout petit, dit Max.

Chronique : Une histoire courte et simple mais pleine de tendresse sur ce que les adultes appellent « l’annonce ». Le ton est bienveillant, les valeurs jolies et l’ambiance intemporelle.
On sait que la répétition est essentielle à l’épanouissement cérébral et affectif et cette série permet d’anticiper les rituels et de les rejouer à l’infini afin de leurs expliquer au mieux leurs quotidiens.

Note : 9,5/10

 

  • Relié: 24 pages
  • Editeur : Nathan
  • Collection : MAX ET LAPIN

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Timoto aime très beaucoup sa maman (3 mai 2018) de Rémi Courgeon

Timoto écrit un poème d’amour à sa maman. Même s’il ne sait écrire que deux mots,  » Timoto  » et  » Maman « , il a beaucoup d’inspiration…
Mais un poème, ça ne suffit pas : Timoto veut offrir des fleurs à sa maman, heureusement il y en a sur le balcon ! Timoto est sûr qu’elle va être très contente !

Chronique : Une petite histoire simple pour parler d’un sujet important : l’amour maternel et de ce qui fait notre identité mais on peut facilement élargir le sujet à l’ensemble des caractéristiques physiques ou de personnalité. L’album est un peu court mais l’adulte peut poursuivre la réflexion avec son jeune lecteur une fois l’histoire lue. Un livre à lire et à relire.

Note : 9,5/10

 

  • Relié: 32 pages
  • Editeur : Nathan (3 mai 2018)
  • Collection : TIMOTO

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Timoto veut un vrai cheval (3 mai 2018) de Rémi Courgeon

Timoto regarde un film de cowboy avec son papa. Ça lui donne envie de faire du cheval.
Papa l’emmène faire du poney, mais un poney, c’est nul, ce n’est pas un vrai cheval ! Finalement Papa fait très bien l’affaire comme cheval, non ?

Chronique : Cette nouvelle série à un graphisme magnifique, un ton cocasse, une série qui va  plaire aux enfants et aux parents. En peu de pages, Rémi Courgeon retrace les sentiments des enfants qui se sentent différent de leur entourage et encore plus particulièrement au sein de leur famille. Il montre aussi combien les adultes se préoccupent de ces questions et essayent de trouver des solutions. Pas de vulgarité , beaucoup de sensibilité, d’humour et d’émotion, avec au final de très belles valeurs véhiculées comme le dépassement de ses appréhensions et timidités, la vigilance quant aux jugements hâtifs sur ceux qu’on ne connaît pas, la capacité à faire une énorme différence dans la vie des autres quand on en a l’envie et qu’on souhaite la partager.
Un magnifique livre, à offrir sans hésitation.

Note : 9,5/10

 

  • Relié: 32 pages
  • Editeur : Nathan (3 mai 2018)
  • Collection : TIMOTO

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Piège conjugal (3 mai 2018) de Michelle RICHMOND

Alice, ancienne rockeuse reconvertie en avocate, et Jake, psychologue, s’aiment, l’avenir leur appartient. Pour leur mariage, un riche client d’Alice leur offre un présent singulier : l’adhésion au  » Pacte « . Le rôle de ce club très select ? Garantir à ses membres un mariage heureux et pérenne, moyennant quelques règles de conduite : décrocher systématiquement quand le conjoint appelle, s’offrir un cadeau tous les mois, prévoir une escapade trois fois par an… mais surtout, ne parler du Pacte à personne. Alice et Jake sont d’abord séduits par l’éthique, les cocktails glamour et la camaraderie que fait régner le Pacte sur leur vie… Jusqu’au jour où l’un d’eux contrevient au règlement. Le rêve vire au cauchemar. Mais, l’adhésion au Pacte, c’est comme le mariage : pour le meilleur… et pour le pire.

Chronique : La combinaison parfaite de bizarre, d’étrange et d’effrayant ! Alice et Jake reçoivent un cadeau très étrange pour leur mariage. Une boîte fermée à clé, avec les compliments de leur nouvel ami Finnegan, le nouveau client d’Alice. La boîte contient également une note cryptée qui sera révélée à leur retour de leur lune de miel. Sonnettes d’avertissement ! Bien sûr, cela aurait été l’occasion de s’en aller. Frapper que…. s’enfuir, et accepter de ne jamais ouvrir la boîte. Oh non, pas du tout ! La curiosité a tué le chat…..  Jake semble remettre en question le niveau d’amour et d’engagement d’Alice dès le début. Peut-être que ce pacte de mariage serait une bonne chose pour aider à garder sa nouvelle femme. Mais maintenant, le Pacte contrôle tous les aspects de leur vie. Ils peuvent partir ? Si, en fait, le Pacte les laisse partir ? Ce livre nous accroche dès le début et on ne peux absolument pas le poser ! On arrete pas de penser, où cela peut-il aller ? Il y a une partie de vous qui va secouer la tête et dire « Oh allez ! C’est de la folie ! » Puis cette petite voix intérieure dit…. « Mais si ? » Il va un peu loin de la fin profonde dans le dernier tiers du livre, et le rythme implacable ralentit. Mais allez, ce rythme rapide et furieux ne pouvait pas continuer sans arrêt ! Quelque chose devait donner.  La fin est, eh bien…. Vous n’aurez qu’à décider par vous-même.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (3 mai 2018)
  • Langue : Français

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La Valse des mouettes (3 mai 2018) de Madeleine MANSIET-BERTHAUD

La jeune Gabrielle vit avec son père Denis, qui tient le café le Mascaret, à Meschers, village de pêcheurs de l’estuaire de la Gironde. Elle devient auxiliaire au phare de Cordouan, le  » Versailles des mers « , situé à sept kilomètres en mer sur le plateau de Cordouan. Même si le lieu ravive le souvenir de Léa, sa mère morte lors d’un naufrage dix ans plus tôt, elle s’y sent bien. Parfois, au-dessus de sa chambre, vient se percher une mouette à la gorge noire. Pour la jeune fille, c’est comme si cet oiseau des mers lui transmettait des messages de la disparue. Parmi les gardiens, il y a Alexis, de dix ans son aîné, dont elle tombe amoureuse. Quand la guerre est déclarée, Meschers se vide de sa jeunesse et Alexis disparaît sans plus donner de nouvelles… Sur la côte, les Allemands ordonnent la construction du mur de l’Atlantique, et l’extinction des feux de Cordouan.

Chronique : Condensé de cette œuvre de génie : Traité avec justesse, l’ouvrage est d’une qualité littéraire remarquable. Madeleine MANSIET-BERTHAUD nous livre ici un condensé d’émotion et de tendresse. Dans un esprit de rédemption, Gabrielle va déployer tout son savoir-faire avec l’énergie qu’elle lui reste pour se remettre sur le bon chemin … Madeleine MANSIET-BERTHAUD raconte une histoire simple, banale, qui pourrait concerner n’importe lequel d’entre nous, ce qui fait qu’on s’y identifie facilement avec un sentiment d’abandon, maltraitance et culpabilité sont les thèmes abordés qui portent en nous l’immense présence d’un être fort qui nous a appris la vie et nous transmet des valeurs et que l’on croyait invincible où le lecteur se replonge quelques décennies en arrière. Des moments beaux et touchants, un amour et une complicité, l’histoire d’une complicité intergénérationnelle.  Un très beau moment de lecture..

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 368 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (3 mai 2018)
  • Langue : Français

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Chanson douce (3 mai 2018) de Leïla Slimani

«Louise ? Quelle chance vous avez d’être tombés sur elle. Elle a été comme une seconde mère pour mes garçons. Ça a été un vrai crève-cœur quand nous avons dû nous en séparer. Pour tout vous dire, à l’époque, j’ai même songé à faire un troisième enfant pour pouvoir la garder.» Lorsque Myriam décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise et sont conquis par son aisance avec Mila et Adam, et par le soin bientôt indispensable qu’elle apporte à leur foyer, laissant progressivement s’installer le piège de la dépendance mutuelle.

Chronique : Chaque être humain porte en lui un grain de folie.
Chacun est fréquemment ou occasionnellement traversé par des idées folles, d’horrible pensées.
Quel concours de circonstances, quelle sorte d’événement vont pousser un être humain à franchir les barrières et commettre des actes inhumains ?
Voilà la question qui traverse ce livre.
Et cette question, Leïla Slimani nous la jette à la figure d’une façon violente, crue, perverse… et magistrale.
Le ton est donné dès le début, elle n’y va pas par quatre chemins : « Le bébé est mort. »
Suit une description ultra réaliste des crimes et de la scène de crime. En quelques lignes, le lecteur sait tout : la nounou a tué les deux enfants dont elle avait la charge, et ce, d’une façon terriblement violente, comme dans un accès de rage.
C’est terrible, ça vous prend aux tripes, ça vous donne presque physiquement la nausée.
Le premier chapitre est une horreur. En quelques phrases simples et efficaces, Leïla Slimani nous plonge dans l’abomination la plus totale. Mieux que ne le feraient n’importe quelles images. Quand le poids des mots dépasse le choc des photos…
Mais alors : puisque l’on sait tout dès le début, qu’y a-t-il à lire après ? Qu’y a-t-il d’intéressant à découvrir, puisqu’ apparemment il n’y a plus de suspense ?
C’est là qu’intervient la construction ingénieuse. Après l’horreur exposée, l’auteur nous plonge dans la normalité la plus banale.
Un retour en arrière dans lequel on apprend à connaître le couple formé par Paul et Myriam, leurs deux enfants et leur vie de famille relativement classique.
Le travail des parents, l’embauche de la nounou, la recherche d’un équilibre entre vie familiale et professionnelle : on est tellement immergé dans ce quotidien que l’on a soi-même connu ou que connaissent tant d’amis, de voisins, qu’on en oublie la fin de l’histoire.
Au passage, Leïla Slimani nous livre quelques réflexions très justes sur la maternité, sur la place que prennent les enfants  sur les doutes et les interrogations que le fait de devenir parent fait naître : faut-il ou non reprendre son travail, est-ce rentable financièrement, doit-on culpabiliser ?
Tant de questions banales, courantes, traitées sans aucune mièvrerie mais avec une grande justesse.
Et cette banalité détourne l’attention du lecteur… c’est très habile.
Quand la fin revient, on n’en est que plus abasourdi, plus choqué.
Leïla Slimani a écrit là un roman phénoménal. Un texte dévastateur.

Note : 10/10

 

  • Broché: 256 pages
  • Editeur : Folio (3 mai 2018)
  • Collection : Folio

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Timoté fait du vélo (3 mai 2018) de Emmanuelle MASSONAUD et Mélanie COMBES

Timoté est un petit lapin qui, au fil des albums, partage sa vie avec ses copains et sa famille. Aujourd’hui, Timoté va enfin essayer son nouveau vélo. Après quelques tentatives un peu difficiles, Timoté peut désormais rouler à coté de maman pour aller au parc mais, attention, il faut respecter les consignes de sécurité et le code de la route ! Il va aussi apprendre à prêter son joli vélo à ses copains. Beaucoup d’émotions en perspective !

Chronique : Un Timoté est toujours une une jolie histoire à raconté au enfants. Les couleurs du livre sont à la fois vives et douces et animent des dessins tendres et ronds. Il y a des détails charmants dans les illustrations. le jeune lecteur est invité à chercher des petites choses dans la page, à faire marcher son imagination et son observation. Il y a aussi un jeu des différences à la fin de l’album. L’album est adorable, Timoté et sa famille sont si mignons !

Note : 9/10

 

  • Relié: 24 pages
  • Editeur : Grund (3 mai 2018)
  • Collection : TIMOTE

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