AniMalcolm (1 février 2018) de David Baddiel

Malcolm déteste les animaux. Tous les animaux.
Alors, quand, lors d’une classe verte, il se retrouve métamorphosé en tortue, c’est la catastrophe !
Et le pire, c’est qu’il change d’espèce à chaque fois qu’il s’assoupit !
Tour à tour chat, mouton ou cochon, Malcolm découvre un monde délirant, bien plus drôle que celui des humains.

Chronique : Dans cette histoire David Baddiel réussit chaque fois brillamment à exploiter le genre de « l’épanouissement des désirs », du changement de parents à l’utilisation d’un contrôleur qui fonctionne sur les gens, et maintenant – se transformant en un autre animal! Au cours d’un voyage de trois jours, le pauvre Malcolm habite divers corps d’animaux de ferme, en apprenant un peu plus sur leur vie et leurs capacités en cours de route, et en réalisant graduellement qui il veut être. Et où. Mais peut-il y arriver? Une lecture légère et amusante, Baddiel nous donne un regard imaginatif sur la façon dont les chats grimpent et les tortues se parlent – la façon dont Malcolm communique entre les espèces est aussi intelligente. Le cheminement de l’histoire est évident, mais on aime la façon dont Baddiel emmène Malcolm dans diverses incarnations et vies, et fait participer l’ensemble de la ferme à la poussée finale pour l’amener là où il doit finir. Très drôle, le professeur myope aux pauvres tortues qui courent après tout le monde dans des élans de folie. Un bon message à la fin et une lecture facile pour les 9 ans et plus.

Note : 9,5/10

 

  • Nombre de pages : 309 pages
  • Editeur : Seuil jeunesse (1 février 2018)

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Les avants-après déco de Monsieur Benoît (31 janvier 2018) de Monsieur Benoît et Sandrine Fournier

Envie de réaménager votre cuisine à votre goût ? De revoir la décoration de votre chambre en y apportant une touche de couleur ? D’optimiser l’espace dans votre salon pour le rendre plus convivial et chaleureux ?

Chronique : Vous avez envie de changement dans la décoration de votre chambre mais n’avez ni l’inspiration, ni les moyens pour faire appel à un pro ? Monsieur Benoît, qui a officié dernièrement dans L’atelier déco sur France 2, vient de sortir un livre présentant 15 avant-après de relooking déco. Pas à pas et en images, Monsieur Benoît décortique toutes les étapes de réaménagement qu’il a lui-même réalisé chez ses clients, de la chambre au salon, en passant par la cuisine et même la cave. Suivant la même méthode à chaque fois (il expose l’organisation du chantier, puis les travaux de rénovation, et enfin l’aménagement en lui-même et la décoration), celui-ci prend soin de nous montrer comment optimiser l’espace, tout en proposant des astuces et des tutos façon DIY déco : poser des carreaux, réaliser une lampe potence, fabriquer une banquette-lit, créer une lampe lumineuse etc. Avec Monsieur Benoît, on apprend peu à peu à repenser la fonctionnalité d’une pièce, comment tirer profit d’un petit espace ou intégrer des rangements, sans oublier les petits détails déco qui changent tout comme le choix d’une matière ou d’une couleur plutôt qu’une autre.

Note : 9,5/10

 

  • Relié: 224 pages
  • Editeur : Larousse (31 janvier 2018)
  • Collection : Mode

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Boca Nueva, Tome 2 : Salpêtre (24 janvier 2018) de Sylvain Almeida et Youness Benchaieb

Le quartier du Récif est en pleine ébullition. Bandits manchots, magie interdite, espions venus du froid, inventeurs ratés… Heureusement que Riggs peut compter sur sa jeune recrue Ese pour démêler un peu tout ça.. C’est que dans la famille Kululu, on a du flair et on sait mettre les pieds dans le plat quand il le faut !

Chronique : Ce deuxieme tome de « Boca Nueva », oeuvre du duo Sylvain Almeida et Youness Benchaieb, va vous faire mourir de rire. La cité-état sortie de leur imagination avec tous ses habitants animalesques est des plus réussies. Un monde où la pègre est à l’oeuvre, où la contrebande gangrène une cité marchande florissante. Au beau milieu de ce flot constant de migrants cherchant du travail surgit Ese, un blanc-bec gentiment naïf, qui se fera embobiner par le lieutenant de police ripoux, qui pensait avoir trouvé le bouc-émissaire parfait pour sa petite combine. Et le voilà catapulté agent de police, aux côtés de Riggs, un flic canin un brin bourru. Magie, coups-fourrés et humour sont de la partie dans ce second tome divertissant, qui pose les bases d’une intrigue classique mais prenante. Pas question, cependant, de se prendre au sérieux ! L’humour est constamment au rendez-vous et le dessin de Youness Benchaïeb, dans la droite ligne de celui d’un Lewis Trondheim, alloue aux protagonistes des apparences anthropomorphes… parfois difficilement précisables. Salpêtre et Charbon devraient finir ce triptyque original et diablement sympathique.

Note : 9/10

 

  • Album: 105 pages
  • Editeur : Casterman (24 janvier 2018)
  • Collection : SERIES

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Si c’est pour l’éternité (8 février 2018) de Tommy Wallach

Enchanté. Moi, c’est Parker. J’ai 17 ans, je suis moyennement mignon et j’aime sécher les cours pour traîner dans les halls des hôtels chics de San Francisco. J’en profite pour perfectionner mes techniques de pickpocket.
Ah et je n’ai pas prononcé un mot depuis la mort de mon père, il y a 5 ans.
Voilà, vous savez (presque) tout.
Mais laissez-moi vous raconter l’évènement le plus marquant de ma vie : ma rencontre avec Zelda Toth et ce jour où j’ai décidé de tout faire pour lui redonner le goût à la vie.

Chronique : Un livre dans la veine ado de notre époque et avec qui le lecteur s’engage par ce lycéen de 17 ans qui a arrêté de parler après la mort de son père colombien dans un accident de voiture. Mais Parker écrit. C’est donc un latino muet qui joue aux échecs et écrit des histoires. Pas exactement M. Popularité. Il ne va pas beaucoup à l’école et sa mère est une hôtesse de l’air en deuil qui boit beaucoup. Pour rester au sec pendant les 12 heures requises avant de prendre l’avion, elle se prépare pour le petit-déjeuner au Bloody Marys si elle a un vol de nuit. Parker s’élève tout seul et a eu recours à la petite délinquance – le pickpocket qui traîne dans les hôtels. Zelda est mûre pour la cueillette, séduisante et aux cheveux argentés, elle a laissé une liasse d’argent liquide sur sa table du petit-déjeuner, et Parker est prompte à s’en sortir, mais doit retourner avec méchanceté pour son journal, qu’il a laissé derrière lui. Il l’emporte avec lui, non seulement pour communiquer, mais aussi pour écrire. Il a une vision imaginative du monde, et Zelda est un peu intriguée. Elle n’est pas tout à fait l’adolescente qu’il (et nous) avons d’abord pensé, et il n’est pas capable de la tromper comme il trompe sa mère et son thérapeute. Il s’agit d’une histoire d’entrée dans l’âge adulte avec une tournure pour laquelle on vous demandera de suspendre l’incrédulité. L’effet de Zelda, d’abord sur Parker et ensuite sur la mère de Parker, est intéressant, mais l’effet de Parker sur elle est également intéressant. C’est peut-être un innocent, mais il est perspicace. Ses parents s’aimaient beaucoup, mais son père était un auteur déçu et de mauvaise humeur.  En explorant San Francisco avec Zelda, il nous laisse un peu dans sa tête et elle lui ouvre le monde. Avant Zelda, il y avait des choses auxquelles il n’avait jamais pensé. Il le compare à quand il était petit et son père l’ a emmené pêcher en Alaska. Parker s’est fait mordre, a joué à la ligne pour attraper le poisson avec les gens qui l’acclamaient, puis ils se sont tus.  Il y a quelque chose d’incroyablement réaliste dans les personnages que Tommy Wallach crée, ils sont imparfaits, souvent peu sûrs, mais le plus important, c’est que les lecteurs peuvent s’identifier à eux à un certain niveau. Parker choisit de ne pas parler et gère son propre chagrin en interne. Il ne cherche pas à être secouru et ne cherche certainement pas une romance tourbillonnante, mais il est amoureux de Zelda et de ses contes. Il était beau et tissé avec une touche de fantaisie, tout à fait inattendue mais néanmoins incroyable.

Note : 9/10

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Nathan (8 février 2018)
  • Collection : GRAND FORMAT DI

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C’est moi le grand frère (1 février 2018) de Benjamin Perrier et Jules

Un album tendre, joyeux et inventif pour accompagner ce moment si particulier où l’on apprend que l’on ne sera plus seul pour partager les inoubliables jeux d’enfance, tout autant qu’un album pour soulager la crainte des parents de décevoir en annonçant le sexe du bébé à naître. Car quoi de mieux qu’un petit frère pour inventer chaque jour de nouveaux jeux? Rien, à part une petite sœur!

Chronique : Cet album est vraiment sympa ! Doux, tendre et drôle à la fois, c’est un bel hommage aux grand frère un peu originaux, un peu doux-dingues. Les dessins sont beaux, doux et nous emmènent parfaitement dans cette histoire. On découvre avec plaisir l’univers de ce garçon et de son envie d’apprendre et de jouer avec une autre personne. Très beau et mignon.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : De la Martinière jeunesse (1 février 2018)

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Mon île (1 février 2018) de Stephanie Demasse-pottier et Seng soun Ratanavanh

Cette île sans nom cernée par un fil de couture prend toutes les formes possibles, un dos de baleine, une boule à neige, la tête d’un enfant, un coquillage, un globe terrestre. C’est une île qui invite au partage et à laisser libre cours à la puissance créative de l’imagination, comme quand, enfant, on sait animer et habiter « pour de vrai » une maison de poupée.

Chronique : Cet album est écrit tel une comptine célébrant le jeu. La narration joue sur le désir, l’envie et une forme de suspens. Nous voyons ce qu’observe où imagine cette enfant. En plaçant le lecteur à cette exercice de style les deux auteurs montrent la liberté de l’imaginaire des enfants. C’est une sorte d’évasion et de partage . C’est une petite mélodie qui s’installe et rend la lecture légère. Les illustrations tout en contrastes déboussolent au début mais séduisent l’œil très rapidement.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : De la Martinière jeunesse (1 février 2018)

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La Vérité même (10 janvier 2018) de James Rayburn

Dans un Vermont enseveli sous la neige, deux hommes attaquent une école élémentaire à la mitraillette. Kate Swift, mère de famille, stoppe la tuerie en les abattant froidement. Puis, sans attendre qu’on la félicite, elle s’enfuit avec sa fille au Canada. Qui est donc cette femme au comportement si étrange ? Une ex-tueuse de la CIA qui ne peut se permettre de voir sa véritable identité révélée sans craindre pour sa vie et celle de son enfant. Commencent alors pour elles une cavale sur trois continents et la recherche effrénée du seul homme qui pourrait les sauver de cette existence faite d’errances et de fausses identités.

Chronique : Un livre qui commence  brutalement. Dès le premier chapitre, Kate se révèle. Agressive, protectrice, prête à tout, elle va perdre sa couverture et quitter la vie qu’elle menait tranquillement avec sa fille. Dès lors, c’est la fuite, jusqu’au bout du monde. Qui sera son (ses) partenaire(s) ? Qui la soutiendra ?
Kate Swift est plus confiante. Elle connaît les protagonistes de ce roman : leur passé, ce qu’ils ont été, à qui elle peut accorder sa confiance. Elle fait un bout de chemin seule… cela ne durera pas.
Ce n’est pas une seule vie que l’on suit. A la manière de « Je suis Pilgrim », on voyage, on traque, on fuit, on plonge dans des existences peu glorieuses. Les ennemis ne sont pas toujours ceux qu’on croit. Les victimes peuvent être aussi dangereuses. Les prédateurs sont sans merci.
L
a trame de ce roman est très bien fait, le rythme aussi. Les chapitres sont courts. La narration va à l’essentiel. C’est parfois violent, mais cette dureté ne s’étale pas sur des pages. .Au fil des pages, dans une atmosphère sulfureuse, les pièces d’un gigantesque puzzle se mettent en place et impuissant, le lecteur passe par toutes les émotions : la peur, le doute, l’espoir, la colère …. Un excellent roman bien abouti et à l’intrigue recherchée.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 416 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (10 janvier 2018)
  • Collection : Cal-Lévy- R. Pépin

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Le Pouvoir (3 janvier 2018) de Naomi Alderman

ET SI LES FEMMES PRENAIENT ENFIN LE POUVOIR DANS LE MONDE ENTIER ?             Aux quatre coins du monde, les femmes découvrent qu’elles détiennent le « pouvoir ». Du bout des doigts, elles peuvent infliger une douleur fulgurante – et même la mort.Soudain, les hommes comprennent qu’ils deviennent le « sexe faible ». Mais jusqu’où iront les femmes pour imposer ce nouvel ordre ?

Chronique : Les femmes, grâce à un organe apparu au niveau d’une clavicule, possèdent un nouveau pouvoir: celui d’infliger une douleur fulgurante, et même la mort. Elles ne sont pour autant pas invincibles, mais la peur a changé de camp et les hommes sont devenus le sexe faible.
Aux États-Unis, en Arabie Saoudite,dans un petit État d’Europe de L’Est et bientôt aux quatre coins du monde, les femmes s’organisent, une nouvelle religion apparaît . Mais celles qui détiennent désormais le pouvoir vont-elles se comporter mieux que les hommes ? La richesse du Pouvoir provient notamment des différents points de vue abordés. On fait face à des protagonistes de nationalité, genre et milieux différents. Cela apporte beaucoup à l’intrigue et cela élargit également l’horizon du propos.
Les faits contés peuvent être durs, terriblement durs. Toutefois, ce qui est encore plus horrible, c’est que cela est déjà réel. Certaines violences, certains comportements existent d’ores et déjà dans nos sociétés actuelles ; ils sont simplement mis dans un rapport de force différent à ce que l’on connaît aujourd’hui.
L’auteur a cherché à nous remettre en question et à nous montrer que le schéma dominant-dominé, peu importe dans quel sens nous le prenons, n’est pas la solution. L’égalité des genres est une notion du féminisme que certaines personnes ont tendance à omettre.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 400 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (3 janvier 2018)
  • Collection : Littérature Etrangère

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Reckless (Tome 1-Le sortilège de pierre)4 janvier 2018 de CorneliaFunke

En découvrant un monde extraordinaire derrière le miroir de son appartement new-yorkais, Jacob Reckless pensait avoir trouvé la liberté. Mais un jour, Will, son jeune frère, déjoue la vigilance de Jacob et le suit à travers le miroir. Victime d’un maléfice, il se transforme en monstre, brisant ainsi le cœur de celle qu’il aime… Reckless n’a que deux jours pour le sauver !

Chronique :Un livre dans la pur tradition de Tolkien, avec la connectivité émotionnelle des histoires modernes. L’idée moderne de prendre des contes de fées intemporels et de « révéler » leurs origines vraies, beaucoup plus sombres, est une idée que Funke met en scène dans ce roman où un jeune homme nommé Jacob s’échappe de la douleur de sa jeunesse, à travers un miroir, et choisit d’affronter ses peurs dans un autre monde, beaucoup plus magique. Car il danse entre les deux, il s’embrouille de plus en plus dans le monde imaginaire que celui dont il est né. Puis, un jour, son frère plus jeune, plus doux et vulnérable le suit, et le désastre frappe. Jacob, un chasseur de trésors désormais endurci par la calamité, ainsi que sa renarde Fox (une femme qui façonne les changements de vitesse), doivent tout risquer pour trouver un moyen de sauver la vie de son frère. Cela signifie qu’il faut traiter avec un nain souvent trompeur, une impératrice connivente, des licornes assoiffées de sang, et l’astuce extrêmement puissante des sœurs fées. L’amour de Jacob n’est jamais dit, et sa dévotion semble manquer. Mais ce sont ses actes et sa bravoure qui prouvent le lien de fraternité. Comme le font les vrais anti-héros, il crée une place dans votre cœur quand vous savez que vous devriez prendre soin d’un autre. Funke  fait un travail fantastique en tissant cette histoire magique de courage face à l’adversité, et les liens de l’amour (oui, il y a une fille dans le mélange) et des frères.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 368 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (4 janvier 2018)
  • Collection : Pôle fiction

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Le sel de nos larmes (4 janvier 2018) de Ruta Sepetys

Hiver 1945. Quatre adolescents, chacun né dans un pays différent, chacun hanté par sa propre guerre. Parmi les milliers de réfugiés fuyant à pied, le destin les a réunis pour affronter le froid, la faim, la peur, les bombes… et embarquer sur le « Wilhem Gustloff », un navire promesse de liberté.

Chronique : Avec ce livre on s’immisce dans l’atrocité de la seconde guerre mondiale et la fiction s’entremêlent dans un roman historique basé sur des faits réels. En effet, Ruta Sepetys a effectué de nombreuses recherches et s’est rendue dans différents pays pendant 3 ans pour regrouper le plus d’informations possibles sur la plus grande catastrophe maritime de l’histoire : le naufrage du Wilhelm Gustloff alors qu’il était rempli de réfugiés. Elle se serait inspirée de l’histoire d’une cousine de son père, survivante du naufrage.
Le fait que le récit soit porté par 4 voix totalement différentes est vraiment une superbe idée. On a à la fois le point de vue d’un soldat nazi et le discours d’une jeune polonaise… C’est vraiment la meilleure façon de capturer l’histoire dans sa globalité et les enjeux pour chacun d’entre eux. Le sel de nos larmes ne contient pas de jugement. De ce fait, il dénonce les atrocités de la guerre et ce qui est trop longtemps resté sous silence sans choisir de camp en dehors de celui des réfugiés.
Les personnages des réfugiés sont vraiment très attachants et on tremble à chaque instant pour eux. Vont-ils mourir ? Vont-ils survivre ? Le suspense est haletant jusqu’à la dernière page.
Le personnage du soldat allemand est mégalomaniaque, dans la toute puissance et totalement délirant sur une jeune femme qu’il a connu et qui l’a beaucoup marqué. Par conséquent on le déteste au premier abord et puis on voit bien qu’il a un clair trouble du cours de la pensée avec un quasi automatisme mental, comme si ses pensées lui étaient dictées. L’histoire est criante de faits réels et le récit est emprunt de beaucoup de valeurs, de principes, de respect. L’écriture est fluide et agréable. Vous ne pouvez clairement pas continuer à vivre sans connaître la vérité sur cette effroyable catastrophe maritime qui aurait du marquer les esprits à l’époque mais qui a été ignoblement passée sous silence sous prétexte d’un contexte de guerre.

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 496 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (4 janvier 2018)
  • Collection : Pôle fiction

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