La folle Bataille – Lézards contre rectangles (11 janvier 2018) de Steve Antony

Depuis la nuit des temps, les Lézards verts et les Rectangles rouges étaient en guerre. Les Lézards verts faisaient tout pour battre les Rectangles rouges, mais les Rectangles rouges étaient très malins. Les Rectangles rouges faisaient tout pour battre les Lézards verts, mais les Lézards verts étaient vraiment très forts. Jusqu’au jour où…

Chronique : Les lézards verts et les triangles rouges sont en guerre. Ils poussent et tirent. Certains veulent se battre, d’autres veulent se cacher. Trouveront-ils jamais un compromis? Un lézard a demandé pourquoi ils se battaient, mais s’est fait écraser par un rectangle rouge. Puis un rectangle rouge a dit: »Assez c’est assez! » et ils ont trouvé un moyen de partir en paix. C’est une histoire très simple de guerre et de paix. Comment tout peut s’arranger et en tirer une conclusion. Il est illustré avec beaucoup d’effet par le triangle rouge poussé sur la page pour écraser les lézards verts.  Il y a toutefois une résolution à la fin. Tout d’abord, l’auteur montre à juste titre que le conflit est épuisant – et ensuite, lorsqu’une trêve est annoncée, l’arrangement à la fin est plutôt efficace. Plutôt que de résoudre le conflit en homogénéisant les différences entre les deux camps, l’aurteur montre que les deux camps peuvent avoir de grandes différences, mais qu’ils peuvent vivre côte à côte – d’une manière surprenante.`

Note : 9/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : De la Martinière jeunesse (11 janvier 2018)
  • Collection : ALBUMS

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Sens dessus dessous ! Mon livre des contraires (11 janvier 2018) de Susan Hood et Jay Fleck

Allumé. Éteint. Endormi. Réveillé. Les contraires, c’est facile ? Pas si vite !
« Trouverait-on les souris MINUSCULES s’il n’y avait pas les IMMENSES éléphants ?
Pourrait-on dire qu’un chien est PETIT si d’autres n’étaient pas GRANDS ?
Qu’est-ce qui est en haut ? Qu’est-ce qui est en bas ?
La réponse dépend de ta place à toi.

Chronique : Les livres éducatifs et divertissants sont toujours gagnants, c’est-à-dire s’ils captent l’attention de l’enfant, suscitent son intérêt et fournissent des illustrations et du texte qui s’avèrent justes et durables. Il y a beaucoup de livres à « compter » et un bon nombre de livres qui enseignent les formes et, oui, les opposés. L’auteur, Susan Hood, a présenté une nouvelle perspective sur les opposés. La perspective est ce dont il s’agit dans la plupart des choses de la vie, que vous regardiez les arbres du sommet des montagnes ou des plaines. Comment on regarde les choses de son propre point de vue. La présentation dans un texte rimant ce qui est proche et ce qui est loin et comment ils sont opposés est prise en compte avec des perspectives diverses. Un regard sur fort et faible, proche et lointain, puis l’auteur déclare qu' »une hypothèse imprudente peut être une erreur. » Là encore, il faut regarder les choses plus d’une fois ou d’un point de vue différent change notre façon de voir les choses. C’est un très bon livre avec de jolies illustrations qui sont simples, épurées et amusantes. Un bon livre éducatif et divertissant.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : De la Martinière jeunesse (11 janvier 2018)
  • Collection : ALBUMS

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Lazarus, Tome 1 : Pour la famille (10 janvier 2018) de Michael Lark et Santiago Arcas

Dans un futur proche et dystopique, les gouvernements ne sont plus que des concepts archaïques : le monde n est plus divisé par zones géographiques mais par frontières financières. La richesse est synonyme de pouvoir, mais elle n est l apanage que d une poignée de familles qui la conservent jalousement. Le reste de l humanité peut bien aller au Diable… Dans chaque famille, une personne est élue pour subir un entrainement intensif, et obtenir le meilleur de ce que l argent et la technologie peuvent offrir. Cette personne est à la fois la main qui frappe et le bouclier qui protège ; le représentant et le gardien de son clan, son… Lazarus ! Dans la famille Carlyle, le Lazarus est une femme, sexy et redoutable, baptisée Forever. Laissée pour morte dans un combat sans merci, Forever ne devra son salut qu à ses insoupçonnables ressources. Mais est-elle prête à affronter la vérité ? Ceci est son histoire…

Chronique : Lazarus, une série signée par l’excellent duo Greg Rucka et Michael Lark à l’origine, entre autres choses, de la série Gotham Central. Habitué des séries policières comme Whiteout, Queen & Country ou Gotham Central mais aussi des comics de super héros chez DC et Marvel, Rucka signe cette fois-ci dans un genre totalement différent, la science-fiction.
Si le concept de Lazarus est quelque peu vu et revu, avec ces super-soldats issus de manipulations génétiques, la dystopie, le post-apocalyptique, les clans, etc, ce qui fait la force du récit est le travail exceptionnel de Greg Rucka sur la caractérisation (la création de ses personnages) ainsi que sa narration. En effet, l’excellente capacité de Rucka à créer des personnages fait qu’il est capable de créer des personnages vrais et consistants et de faire que certains de ces personnages-là sont attachants. Enfin certains, juste un ou deux, les lazares, Forever et Joaquim qui, finalement, se montrent être les personnages les plus humains de la série bien qu’ils ne soient que des êtres artificiels. En plus, en partant d’un concept simple et connu, Rucka parvient à nous emmener dans une histoire pleine de rebondissements et de suspense, avec des intrigues pleines de mystères. Il rend le récit réellement captivant et passionnant qu’il est difficile d’en décrocher. Il apporte par la même occasion un peu de neuf au concept. Le plus intéressant restant les personnages et la narration. En plus de quoi le rythme est parfaitement géré alternant entre phases d’action, moments de tension et retours au calme.

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Point plaisant de la série, le petit côté Game of Thrones moderne avec les trahisons, les manipulations et les alliances qui rythment le récit ainsi que les assassinats et les abandons au sein même des familles. De surcroit, il y a d’importants enjeux politiques qui sont développés et on sent que cela va grossir au fur et à mesure pour prendre une sacrée ampleur dans le récit. Les bases de l’univers qui sont posées ici annoncent une suite d’envergure qui ne peut être que meilleure.
Si Rucka est un maitre de la narration et de la caractérisation, Michael Lark est lui un maitre de la mise en page. Dynamisme, design des personnages et des décors, tout est excellent. Visuellement, l’univers est une merveille, l’aspect post-apocalyptique collant parfaitement bien au style de l’univers. Lark restranscrit réellement bien l’action et la violence sans trop en faire, mais en tout cas avec talent.

Note : 9/10

 

  • Album: 144 pages
  • Editeur : Glénat Comics; Édition : édition de luxe (10 janvier 2018)
  • Collection : COMICS

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Black Magick, Tome 1 : Réveil (10 janvier 2018) de Nicola Scott et Greg Rucka

Flic ou sorcière tout est une histoire de vocation. Rowan Black travaille à la criminelle de Portsmouth. En bonne flic, elle a pas mal de choses à cacher. Dont une en particulier : c’est aussi une sorcière. La nuit, elle participe a des rituels secrets – quand ils ne sont pas interrompus par le boulot. Le jour ou elle est appelée en urgence pour régler une prise d’otages, Rowan découvre que le criminel connaît sa véritable identité. Et qu’il n’est sans doute pas le seul. Alors que la lumière se fait sur son passé, l’avenir de Rowan devient soudain beaucoup plus obscur…

Chronique :  L’attention du lecteur est tout de suite attirée par les créateurs : Greg Rucka et Nicola Scott. La couverture annonce bien la thématique du récit : un croisement entre 2 genres, policier et magie. Le récit commence dans le vif du sujet avec une cérémonie qui relève d’un dogme non explicite, avec des femmes et des hommes simplement recouverts d’un voile, laissant apparaître leur nudité, avec une déclamation relative au renouveau qui accompagne les saisons. Les ustensiles font d’abord penser à une pratique de type Wicca, puis à du (néo)paganisme, ce premier tome ne permettant pas de trancher. Au vu du titre de la série, le lecteur est animé d’une curiosité quant aux spécificités de la magie évoquée. Il scrute donc les cases pour voir comment elle se manifeste. L’aspect concret des dessins de l’artiste permet de voir les étoffes posées sur les épaules des sorcières, de distinguer leur région pubienne (mais il ne s’agit pas de gros plans), de détailler les accessoires : bandeau muni de bois de cervidés, épis de maïs, gerbe de blé, statuettes, pentagramme, amulettes, etc. L’artiste montre ces accessoires de manière prosaïque et factuelle, sans dramatisation, sans ornementation baroque. Le lecteur voit donc des individus à l’apparence normale, au comportement normal (pas de regard halluciné, pas de gestes théâtraux) les utiliser de manière pragmatique. Les quelques éclats de couleurs (une demi-douzaine en tout et pour tout) indiquent que le récit intègre bien des manifestations d’énergie magique, et s’inscrit donc dans le genre fantastique au sens large.
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Les dessins de Nicola Scott permettent au lecteur de regarder un monde réaliste, riche et consistant. Les personnages ont des morphologies normales, tant pour les femmes que pour les hommes, et l’artiste n’insiste pas sur les attributs sexuels. Lorsque le preneur d’otage exige que Rowan Black se déshabille pour s’assurer qu’elle n’a pas d’arme et pour lui enlever son micro, la dessinatrice la représente en sous-vêtements fonctionnels et basiques, à l’opposé de dessous chics et affriolants. De la même manière, elle représente des tenues vestimentaires variées reflétant pour partie la personnalité de celui qui la porte. Ainsi Rowan Black a une préférence pour les vêtements basiques (jean, teeshirt, blouson), alors qu’Alex préfère les robes un peu plus habillées. Morgan Chaffey préfère les pulls aux chemises, et Stepan Hans porte un veston.
Arrivé à la fin du tome il a plus eu l’impression de lire un prologue qu’un chapitre complet. Il s’est produit plein d’éléments mystérieux tels que le tatouage que porte Rowan Black au-dessus du sein gauche, la main disparue de Bruce Dunridge, la mystérieuse organisation à laquelle appartient Stepan Hans, le symbole du marteau sur le briquet, le vrai nom de Rowan Black, et bien d’autres encore. Pourtant le lecteur a l’impression que le récit n’a pas pris sa véritable ampleur.
Ce premier tome de Black Magick est très intriguant avec une partie graphique de haute volée qui s’astreint à raconter l’histoire, sans essayer de lui voler la vedette. Comme le montre la couverture, Greg Rucka mélange 2 genres (fantastique à base de sorcières et policier), et réalise un prologue bien mené, mais tout à fait assez substantiel.

Note : 8,5/10

 

  • Editeur : Glénat Comics (10 janvier 2018)
  • Collection : COMICS

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L’Enfant de mon mari (18 janvier 2018) de Deborah O’CONNOR

Heidi et Jason ne forment pas un couple ordinaire : elle a perdu sa petite fille, il cherche désespérément son fils, Barney, enlevé cinq ans plus tôt. Ces drames les ont rapprochés. Un jour, en déplacement pour son travail, Heidi aperçoit dans une arrière-boutique un garçon qui pourrait bien être Barney. Emmené sur place, Jason refuse d’y croire. Mais Heidi n’en démord pas. L’intuition vire à l’obsession, et la jeune femme se plonge dans une enquête qui fragilise son couple. Jason lui cache-t-il quelque chose ? L’impossible deuil de sa fille a-t-il rendu Heidi paranoïaque ? À qui peut-elle se fier ? Mais surtout, qui est cet homme trouble qui accompagne le petit garçon partout ? Une adrénaline de chaque instant, jusqu’au dénouement, dérangeant et moite.

Chronique : Jason et Heidi sont un couple marié qui ne semblent pas avoir grand-chose en commun, si ce n’est le fait que tous deux ont perdu un enfant. Heidi a eu une fille Lauren qui a été enlevée et, à mesure que nous lisons le livre, nous recevons des informations sur son meurtre. Le principe du roman est un outil inventif à utiliser au fur et à mesure que l’on parvient à comprendre pourquoi Heidi est comme elle et que son comportement commence à avoir plus de sens. L’information qui nous est donnée n’est pas graphique, mais c’est d’autant plus troublant! Quand Heidi pense qu’elle a vu le fils disparu de Jason, Barney, elle a du mal à comprendre pourquoi Jason ne le voit pas tout de suite. Sa détermination à poursuivre son enquête la met en contact avec Tommy. Les scènes où Tommy et Heidi sont ensemble devinrent de plus en plus troublantes au fur et à mesure que le livre avance. Ce livre joue sur les craintes de tous les parents, qu’un jour, sans que ce soit de notre faute, un enfant puisse être perdu ou enlevé. Cette histoire a été surutilisée récemment, mais c’est une des meilleurs, l’écriture en est particulièrement limpide et tout s’enchaîne sans grosse prise de tête !  Une belle surprise pour ce début d’année.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 352 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (18 janvier 2018)

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La Chanson d’Orphée (4 janvier 2018) de David Almond

« Je suis celle qui reste. Je suis celle qui doit raconter. Je les ai connus tous les deux, je sais comment ils ont vécu et comment ils sont morts ».Claire est la meilleure amie d’Ella Grey. Elle était là au moment du coup de foudre avec le beau et mystérieux Orphée. Celui qui a rendu Ella si vivante et qui a causé sa perte. Celui qui est prêt à descendre dans les profondeurs des enfers pour la ramener.

Chronique : La Chanson d’Orphée est une histoire douloureusement belle et envoûtante. L’écriture est exquise. Les mots sont de la poésie. L’histoire d’amour est fragile, tendre et déchirante. C’est fascinant. C’est époustouflant. C’est très, très tragique. Et si très, très triste. Cette relecture moderne du mythe d’Orphée et d’Eurydice a une belle qualité éthérée. Dans le présent, l’histoire et les personnages semblent intemporels. Expérimenter l’histoire d’amour d’Orphée et d’Ella à travers les yeux de l’amie d’Ella. L’inévitable fatalité de leur sort, la cruauté de leur destin, emplissent chaque moment de cette histoire de mélancolie. Mais les mots de l’auteur, et la façon dont ils coulent, infusent cette histoire de légèreté et de beauté. Orphée et Ella ne sont pas des ados amoureux comme les autres. Leur amour est instantané et éternel et tellement plus grand que les deux, même si leur temps ensemble est incroyablement bref. Ella est prête à accepter Orphée pour l’errance, le libre-esprit qu’il est et à le partager avec le monde. Et Orphée est prêt à retourner en enfer, presque littéralement, pour Ella. Ils sont parfaitement assortis, ce qui rend ce qui leur arrive d’autant plus pénible. David Almond a écrit une histoire qui est puissante, mais délicate, émotionnelle, surprenante, merveilleuse. Son écriture est rafraîchissante, différente, captivante, fascinante, dévorante. Son narrateur est sympathique, intéressant, inhabituel et sympathique. Pauvre Claire. Pauvre Orphée. Pauvre, pauvre Ella. Leurs vies se sont tellement entremêlées et à cause de cela, ceux qui sont restés ont été laissés plus qu’un peu brisés. La Chanson d’Orphée est une histoire qui vous fera démêler pièce par pièce jusqu’ à ce que vous soyez complètement défait. Vous allez pleurer la perte de ces personnages. Vous aurez envie de lire ceci encore et encore juste pour connaître ces personnages une fois de plus et de lire ces mots qui vous intrigueront, vous encercleront, vous transporteront. C’est un récit poignant et absolument brillant de cette tragique histoire. Et il est parfait pour ceux qui recherchent quelque chose de mémorable, incroyable, extraordinaire.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 288 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (4 janvier 2018)
  • Collection : Grand format littérature

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Test DVD : BARRY SEAL : AMERICAN TRAFFIC (16 janvier 2018) de Doug Liman avec Tom Cruise, Sarah Wright

L’histoire vraie de Barry Seal, un ancien pilote de la twa, arnaqueur dans l’âme, recruté de manière inattendue par la CIA afin de mener à bien l’une des plus grosses opérations secrètes de l’histoire des Etats-Unis. Il profitera de l’occasion pour diversifier ses activités en tant que passeur de drogue pour le cartel de Medellín et servira en même temps les intérêts de la DEA…

Chronique : « Barry Seal : American Traffic » est un film à l’image de son héros, fantasque, drôle, impertinent et même hallucinant !!! C’est comme si la personnalité de ce phénomène nommé Barry, s’imprimait dans le grain de la pellicule pour déteindre totalement sur l’esprit de cette folle histoire ! Car à la manière dont ces faits réels nous sont contés, on ne peut qu’écarquiller nos yeux et nos oreilles pour croire et assimiler ce qui nous est montré à l’écran ! En effet, il va falloir s’accrocher au parcours ubuesque de ce pilote débauché par la CIA pour bifurquer vers d’autres horizons imprévus et totalement différents ! Le spectateur va aimer ce régaler du procédé façon théâtre qui consiste à faire parler le héros en voix off via ses fameuses cassettes VHS dont l’existence nous est expliquée « in fine » ! Quel personnage, quelle tête brûlée ! Enthousiaste, téméraire, fonceur, ce Barry à travers son vécu exceptionnel, vont nous faire passer deux heures dignes d’une expérience insensée que l’on aura même du mal à croire et à imaginer !  L’enchaînement des épisodes de sa vie ne sont que des véritables coups de théâtre dont le nombre vaudra bien celui des liasses de dollars qui coulent à flot jusqu’à ne plus savoir qu’en faire !… Le tout est en plus servi avec un rythme d’enfer, un superbe humour décalé par rapport à la gravité des événements historiques d’ailleurs fort édifiants, instructifs et intéressants ! Il est même rare d’apprendre ou de redécouvrir des faits marquants d’une façon si originale… Tom Cruise nous fait donc ici un véritable show, une vraie performance où l’acteur prouve ses talents et sa forme olympienne, alors que la mise en scène s’amuse et nous amuse avec quelques gags et bricolages plus drôles les uns que les autres… Et pour conclure, il faut bien avouer que Doug Liman nous a concocté là une réalisation étonnante, passionnante à suivre, et même jubilatoire dans son ensemble !

Note : 9/10

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TEST DVD :

Image : Avec un contraste étonnant entre l’ancrage dans le réel de la photographie (style documentaire) et le surdosage des couleurs lié au traitement comique, le rendu global de Barry Seal – American Traffic s’avère très satisfaisant, collant notamment parfaitement au côté outrancier que le film revendique. Un rendu joliment renforcé ici par une colorimétrie extrêmement précise en termes de définition.

Son: Du côté des pistes audio, la VO s’illustre en  Master Audio 5.1, tandis que la VF doit se contenter d’un encodage DTS Digital Surround 5.1. Les deux parviennent à tirer leur épingle du jeu mais la VO est tout de même à privilégier pour pouvoir profiter pleinement de toute la profondeur et la densité sonore du long-métrage, en particulier lors des séquences dans les airs.

Bonus : Au-delà des scènes coupées, on appréciera ainsi tout particulièrement les informations délivrées sur le vrai Barry Seal ou la conversation entre Tom Cruise et Doug Liman. Rien d’exceptionnels, bien sûr, mais suffisamment tout de même que pour prolonger un tant soit peu l’expérience de visionnage.

 

  • Acteurs : Tom Cruise, Sarah Wright, Domhnall Gleeson, E. Roger Mitchell, Jesse Plemons
  • Réalisateurs : Doug Liman
  • Format : PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Néerlandais, Français, Allemand, Suédois, Finnois, Italien, Turc, Islandais, Danois, Arabe, Hindi, Norvégien
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 16 janvier 2018
  • Durée : 110 minutes

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Le Yéti et l’oiseau (11 janvier 2018) de Nadia Shireen

Dans la forêt lointaine vivait un yéti. C’était la bête la plus énorme, la plus poilue, la plus effrayante qu’on ait jamais vue.Tout le monde avait peur de lui. Et il était complètement seul.
Un jour, quelque chose atterrit sur sa tête.C’était un oiseau. Un petit oiseau qui n’avait pas du tout peur du yéti.

Chronique : La « bête la plus GRANDE, la plus poilue, la plus effrayante  » est solitaire. Personne dans la forêt ne voulait jouer avec lui jusqu’ à ce que quelqu’un d’autre tombe du ciel et montre à tout le monde à quel point il pouvait être amusant et gentil. Ce message et cette amitié ont sauté des pages! Illustrations qui font sourire le lecteur et suivre chaque mouvement, chaque lambeau et chaque chevelure des personnages. Parfait! Notre héros Yéti est comme une guimauve géante et poilue! On souhaite lui faire un gros câlin dés la première page! Son petit sourire doux et doux brille sur son visage. Le blanc brille sur les pages, faisant resplendir l’Oiseau rouge de couleur et de vie. Mais ce qui fait de ce livre d’images l’une de des lectures un vrai coup de coeur de ce début d’année c’est le message simple et doux. Ne jugez pas un livre par la couverture. Un message arrive avec tant d’amusement, d’amour et de vie pour les jeunes lecteurs . Un message qui doit être répété à maintes reprises. Nous devrions tous nous rappeler de regarder au-delà des apparences ou des réputations ou même des grognements pour voir le cœur de quelqu’un. Ce livre donnent à l’idée et au message un nouvel aspect et une nouvelle apparence.

Note : 10/10

 

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Nathan (11 janvier 2018)
  • Collection : ALBUMS NATHAN

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Timoto n’est pas un tigre (11 janvier 2018) de Rémi Courgeon

Le orange, c’est nul. Timoto ne veut plus être un tigre. Alors il se déguise en zèbre, en girafe, en éléphant.

Chronique : Cette nouvelle série à un graphisme magnifique, un ton cocasse, une série qui va  plaire aux enfants et aux parents. En peu de pages, Rémi Courgeon retrace les sentiments des enfants qui se sentent différent de leur entourage et encore plus particulièrement au sein de leur famille. Il montre aussi combien les adultes se préoccupent de ces questions et essayent de trouver des solutions. Pas de vulgarité , beaucoup de sensibilité, d’humour et d’émotion, avec au final de très belles valeurs véhiculées comme le dépassement de ses appréhensions et timidités, la vigilance quant aux jugements hâtifs sur ceux qu’on ne connaît pas, la capacité à faire une énorme différence dans la vie des autres quand on en a l’envie et qu’on souhaite la partager.
Un magnifique livre, à offrir sans hésitation.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Nathan (11 janvier 2018)

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Timoto sait déjà bientôt nager (11 janvier 2018) de Rémi Courgeon

Timoto aime bien aller à la piscine. Au moins, là-bas, on a le droit de jouer avec l’eau. À la piscine, les frites sont bien plus grosses qu’à la maison. Il y a même un maitre nageur avec un bâton pour bien mélanger l’eau. À la maison, Timoto s’entraine à traverser la piscine sans respirer. Sous le tapis bleu, c’est difficile, mais Timoto y arrive !

Chronique : Une petite histoire simple pour parler d’un sujet important : l’acceptation et l’estime de ce que l’on est, de ce qui fait notre identité mais on peut facilement élargir le sujet à l’ensemble des caractéristiques physiques ou de personnalité. L’album est un peu court mais l’adulte peut poursuivre la réflexion avec son jeune lecteur une fois l’histoire lue. Un livre à lire et à relire.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Nathan (11 janvier 2018)
  • Collection : TIMOTO

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