Les Suicidées (22 mars 2017) de Val McDermid

Une série de suicides attire l’attention du profiler Tony Hill : les défuntes sont toutes des femmes ayant revendiqué leur engagement féministe sur Internet, et elles ont toutes été victimes de cyberharcèlement. Mais ces suicides en sont-ils vraiment? Quel genre de tueur en série chercherait à camoufler ainsi ses crimes? Et que signifient les livres de Sylvia Plath et de Virginia Woolf retrouvés à leurs côtés?
L’enquête s’avère vertigineuse et Tony Hill est amené à refaire équipe avec Carol Jordan, encore fragilisée par ses propres démons. Avec l’aide d’une hackeuse de génie et d’une brigade d’élite, ils se lancent à la poursuite d’un tueur obsessionnel.
Dans Les Suicidées, Val McDermid reforme son duo de choc et signe un polar à vous glacer le sang, aux enjeux plus contemporains que jamais.

Chronique : Ici lecteur ressentira une impression de redite entre l’ancien roman qu'(est  Une victime idéale et Les suicidées, car les thématiques sont proches. La force de l’auteur est de rendre attractif ses récits.
Le serial killer de Une victime idéale cherchait la femme parfaite, imaginant pouvoir dresser ses victime avant de les tuer car aucune ne répondait à ses exigences d’un autre temps ; celui de Les suicidées veut punir des femmes ayant épousé la cause féministe, selon un scénario mettant en scène les suicides des auteurs les plus célèbres connues pour leur engagement féministe, Virginia Woolf, Sylvia Plath, Alexandre Pizarnik, Anne Sexton.
Mais, c’est sans compter sur les talents et la sagacité de nos héros que le besoin de popularité du gouvernement remettra en selle dans des circonstances rocambolesques.
Un roman agréable à lire, bourrée de références, très proche de la réalité et maitrisant parfaitement la problématique des réseaux sociaux et du harcèlement anonyme impuni qui traverse l’enquête.
Une écriture dynamique, des personnages attachants avec un univers dans lequel le cyberespace prend toute sa place et qui va jusqu’à donner une sensation de vertige et provoquer l’angoisse au quotidien. Un roman qui se lit vite.

Note : 9/10

  • Broché: 416 pages
  • Editeur : FLAMMARION (22 mars 2017)
  • Collection : LITTERATURE ETR

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Test Blu-ray : Divorce (31 mai 2017) avec Sarah Jessica Parker, Thomas Haden Church

Frances, une mère de famille new-yorkaise dans la force de l’âge, décide de « recommencer » sa vie avec l’aide de ses amies Dallas et Diane, et songe même au divorce. Mais son mari ne l’entend pas de cette façon.

Chronique : Une nouvelle série HBO est toujours un petit événement mais quand celle-ci est emmenée par Sarah Jessica Parker le petit événement devient grand. Pour signer son retour sur le petit écran, la star de Sex and City a choisi une show assez loin de celui qui l’a révélé il y a quelques années. Fini le glamour et les paillettes new yorkaises et bienvenu la mère de famille travailleuse, débordée et prisonnière d’un mariage dans lequel elle n’est pas heureuse. Divorce raconte le parcours d’un couple qui après de nombreuses années de mariage et deux enfants décident de se séparer. Un choix que font des millions de couples mais qui est pour la première fois le centre d’une émissions télé. Divorce n’est pas une comédie et s’approche plutôt du drame. Très différent de ce que nous propose les autres séries de la chaîne, Divorce est un ovni qui va diviser. Une excellente série américaine sur le divorce.  Beaucoup d’humour noir et grinçant à nous faire mourir comme dans le film la Guerre des Roses.

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Test Blu-Ray :

Image : Pour une série le master intermédiaire augure obligatoirement d’un excellent résultat en terme d’image pour cette édition. Une image splendide piquée, très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails .

Son : Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique avec les dialogues que ce soit en vo et en vf donnent  du volume et  ne se laissent pas déborder par des effets sonores .

Bonus : Côté Bonus, les commentaires audio de l’actrice Sarah Jessica Parker, Paul Simms (prod. exec.), Tom Sharpling et Adam Resnick sont très bon et vous feront redécouvrir la série.

 

  • Acteurs : Sarah Jessica Parker, Thomas Haden Church
  • Audio : Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (DTS-HD 5.1), Français (Dolby Digital 2.0), Castillan (Dolby Digital 2.0)
  • Sous-titres : Castillan, Allemand, Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Nombre de disques : 2
  • Studio : Warner Bros.
  • Date de sortie du DVD : 31 mai 2017
  • Durée : 250 minutes

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Test Blu-ray : Tous en scène (30 mai 2017) de Garth Jennings

Buster Moon est un élégant koala qui dirige un grand théâtre, jadis illustre, mais aujourd’hui tombé en désuétude. Buster est un éternel optimiste, un peu bougon, qui aime son précieux théâtre au-delà de tout et serait prêt à tout pour le sauver. C’est alors qu’il trouve une chance en or pour redorer son blason tout en évitant la destruction de ses rêves et de toutes ses ambitions: une compétition mondiale de chant. Cinq candidats sont retenus pour ce défi : Une souris aussi séduisante que malhonnête, un jeune éléphant timide dévoré par le trac, une truie mère de famille débordée par ses 25 marcassins, un jeune gorille délinquant qui ne cherche qu’à échapper à sa famille, et une porc épic punk qui peine à se débarrasser de son petit ami à l’égo surdimensionné pour faire une carrière solo. Tout ce petit monde va venir chercher sur la scène de Buster l’opportunité qui pourra changer leur vie à jamais.

Chronique Film :  Sublime  ! Pas une seule scène est superflue, tout est bien calibré dans ce film d’animation que ce soit au niveau des caricatures animales des personnages, au niveau des sons puisant dans une immense culture musicale contemporaine, au niveau de l’ambiance générale de l’histoire qui n’aura de cesse de vous donner le sourire (Voir un cochon se trémousser sur « Bad Romance » de Lady Gaga est un moment inoubliable !) ou encore dans l’introduction des beaux moments d’émotions qu’on peut s’imaginer connaitre nous aussi tout au long de notre existence (La fierté d’un père, le soutien inconditionnel d’une famille, …). Avec Zootopie on est facilement tenté de faire la comparaison et d’insinuer que l’idée a déjà été prise et exploitée, mais pas du tout ! Réellement ce film d’animation est différent de celui de Disney, il n’est pas là pour dénoncer quoi que ce soit mais plutôt pour redonner une vague d’espoir avec l’idée que quand on veut avec certitude et conviction une chose on peut l’avoir, quelque soit les difficultés auxquelles on sera confrontées. Allez jusqu’au bout de vos rêves sans jamais lâcher, quelque soit votre âge ou votre milieu social.  La qualité du film (à voir en version originale) se place aussi dans le casting cinq étoiles : Matthew McConaughey, Reese Witherspoon, Scarlett Johansson et John C. Reilly.

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 Test Blu-ray :

Image : Une image splendide piquée, très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails . Malgré les nombreux décors de la cette perfection visuelle est particulièrement saisissante et le master intermédiaire augure obligatoirement d’un excellent résultat en terme d’image pour cette édition. Une image splendide piquée, très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails .

Son : Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique avec les dialogues que ce soit en vo et en vf donnent  du volume et  ne se laissent pas déborder par des effets sonores . La musique fait vibrer l’installation et plonge le spectateur dans une certaine mélancolie .

Bonus : Côté Bonus, les making of sont intéressants ce qui qui nous permet de découvrir de l’intérieur la création du film, et les trois petits courts métrages sont vraiment trés rigolo pour les enfants. Du très bon travail

Making of
Clips avec paroles :
– « Faith »
– « Set It All Free »
Chante et danse ! « Faith »
Le réseau de Tous en scène
Le meilleur de Gunter
Les mini films :
– « Gunter fait du babysitting »
– « Coup de foudre »
– « Le coach de vie d’Eddie »
Making of des mini films

 

  • Réalisateurs : Garth Jennings, Christophe Lourdelet
  • Format : PAL
  • Audio : Néerlandais (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Néerlandais, Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures
  • Date de sortie du DVD : 30 mai 2017
  • Durée : 103 minutes

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Test Blu-ray : xXx : Reactivated ( 30 mai 2017) de D.J. Caruso avec Vin Diesel, Donnie Yen

Xander Cage, sportif de l’extrême devenu agent d’élite, sort de l’exil qu’il s’était imposé, pour affronter le redoutable guerrier alpha Xiang et son équipe. Il entre dans une course impitoyable afin de récupérer une arme de destruction massive connue sous le nom de Boîte de Pandore. Recrutant une toute nouvelle équipe d’experts accros à l’adrénaline, Xander se retrouve au coeur d’une conspiration menaçant les gouvernements les plus puissants du monde.

Chronique Film : Xander Cage reprend du service et apparemment il veut que ça se sache ! Tu prends « XXX » et tu mets plus de cascades, plus de punchlines, plus de nanas, plus de tout en fait, et tu obtiens « XXX reactivated ». Le réalisateur D.J. Caruso fait fort concernant les scènes d’action ! C’est du grand n’importe quoi du début à la fin, à tel point d’ailleurs que l’on perd le côté un petit peu sérieux du premier opus pour virer quasiment dans la parodie. Et Vin Diesel , malin comme il est, nous refait le coup de « Fast and Furious », une fine équipe, des grands méchants, des vannes et de l’action non stop. En revanche et contrairement à la saga FF, la réalisation connait ici quelques ratés qui ce qui est difficilement acceptables à ce niveau là. Donnie Yen, une fois encore au top et qui apporte un vrai plus, à l’instar de Tony Jaa qui se lâche gentiment ici.. Clairement, l’ambiance a changé mais le spectacle est largement au rendez-vous et pour peu que l’on sache se détendre, le moment est bien agréable quoique très prévisible.  Ce Nouvelle épisode est dans la continuité des deux premiers points de l’action, de l’humour par moment aussi rendre le film relativement agréable à regarder.

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 Test Blu-ray :

Image : L’image est belle est très propre ce qui donne au  film un aspect un peu plus en phase avec l’action Les couleurs sont un peu délavés mais prennent un éclat surprenant et bien dosé dès lors que l’on rentre dans l’action. Les ambiances sont parfaitement retranscrites et le support se révèle d’une grande efficacité. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble

Son : Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique. Par contre, les dialogues manquent parfois de volume et se laissent déborder par des effets sonores parfois envahissants surtout au moment de la scène final  . La musique fait vibrer l’installation et plonge le spectateur dans une violence de scènes d’action .

Bonus : Côté Bonus, les making of sont intéressants ce qui qui nous permet de découvrir de l’intérieur la création du film, les difficultés du réalisateur et surtout ses impressions au fur et à mesure que le tournage progresse. Du très bon travail

Bêtisier
« Jamais deux sans trois » : le retour de Xander Cage
« Je ne vis que pour ça ! » : Cascades
« Des rebelles, des tyrans et des fantômes » : le casting
« Ouvrir la boîte de Pandore » : sur le tournage

  • Acteurs : Vin Diesel, Donnie Yen, Deepika Padukone, Kris Wu, Ruby Rose
  • Réalisateurs : D.J. Caruso
  • Audio : Japonais (Dolby Digital 5.1), Italien (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Hindi (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1), Anglais
  • Sous-titres : Suédois, Français, Néerlandais, Norvégien, Italien, Japonais, Finnois, Hindi, Danois, Espagnol
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Paramount Pictures
  • Date de sortie du DVD : 30 mai 2017
  • Durée : 106 minutes

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Bonjour Mizi : Le goûter de Pomi & Koko fait du sport (25 mai 2017) de Pierre & Missy

  • Pomi s’attaque à un gâteau plus gros qu’elle, invente un nouveau sport, le glisse-banane, se fait un chapeau de fraises rouges et un ami carotte-pomme avec de grandes oreilles ! Mais ce qu’elle préfère le plus, c’est de se concocter un jus de pommecarottebananeananas à partager avec son amie Mizi !
  • Koko le sportif fait du foot, du ski, de la trotinette. Il invite Pomi à jouer à la marelle, à aller à la piscine, à faire du trampoline et les deux amis retrouvent Mizi et Théo pour une belle partie de foot … Le sport avec ses amis, c’est encore plus rigolo !

Chronique : Bonjour Mizi est une nouvelle collection pleins d’humour les personnages sont curieux et éveillé auquel les plus jeunes lecteurs pourront s’identifier. Ils incarnent les enfants qui grandissent, audacieux plein de fantaisie et d’imagination.  Voici une nouvelle série avec beaucoup d’humour ! Douceur, respect et bienveillance comme toujours avec ces personnages écrit et illustré avec beaucoup de douceur  cette série aborde habilement des problématiques rencontrées par des tout petits en proposant des histoires courtes et originale qui laissent place à l’imaginaire.

Note : 9/10

 

  • Album: 24 pages
  • Tranche d’âges: 1 – 4 années
  • Editeur : Giboulées (25 mai 2017)
  • Collection : BONJOUR MIZI !

 

Les trois petits coquins (4 mai 2017) de Quentin Blake

Les trois petits coquins sont trois petits singes… insupportables, Tim, Sam et Lulu. Un texte malicieux du maître Quentin Blake qu’il a confié à Emma Chichester Clark : un duo d’exception pour un album indispensable, chargé de joie de vivre et de drôlerie.

Chronique : Quentin Blake a écrit l’histoire, et Emma Chichester Clark a fait les illustrations. Si jamais une paire de gens a compris l’amusement de faire un livre d’images, ce sont ces deux. Hilda Snibbs a trois petits singes appelés Tim, Sam et Lulu, et ils ne sont pas toujours très bons Ils font le désordre et c’est terribles dans sa maison, et elle n’est pas satisfaite … mais quand, un jour, elle rentre à la maison et la maison est ordonnée et les trois petits singes ne sont pas en évidence, elle est éperdue. Bien sûr, les parents et les enfants ont eu une sorte de relation amusante sur le rangement . C’est un beau livre sur le parallèle du rangement  et ces trois petits singes sont vos enfants.
Hautement recommandé.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 36 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 7 années
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (4 mai 2017)
  • Collection : ALBUMS JEUNESSE

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La Case de l’oncle Tom (18 mai 2017) de Harriet Beecher-Stowe

Esclave dans un grand domaine agricole du Kentucky, le vieux Tom a toujours été bien traité. Mais son propriétaire a des dettes et doit se résigner à le vendre. Arraché à sa famille, Tom passe de maître en maître comme marchandise. Que va-t-il devenir dans les redoutables plantations du Sud où les esclaves meurent d’épuisement ?

Chronique : Un indispensable de la littérature jeunesse puisque c’est à la fois un roman très dur mais également très émouvant. Très dur puisqu’il traite de la terrible condition de l’esclavage mais émouvant puisque le premier propriétaire du vieux Tom, un esclave noir, traitait ce dernier, tout comme ses semblables, d’égal à égal et surtout avec bonté. Tom sera ensuite racheté une deuxième fois par le père d’ Evangéline Saint-Clare, une jeune fille qu’il a sauvé de la noyade et avec laquelle il s’est lié d’amitié. Mais, la vie de Tom bascule une nouvelle fois lorsque son nouveau maître est poignardé et qu’il est revendu une nouvelle fois. Dans sa nouvelle demeure, il connaîtra l’enfer puisque, refusant de battre les autres esclaves comme le lui demande son nouveau propriétaire, c’est lui qui en fera les frais.
Superbe roman de Harriet Beecher Stowe publié peu de temps avant la guerre de Sécession où se trouvent les thèmes de la déshumanisation (celle des esclaves notamment), de la cruauté émanant de certains hommes de pouvoir (pouvoir qui s’assimile principalement à l’argent et dans ce cas précis, à la couleur de la peau) mais aussi ceux de l’amitié et de la bonté humaine. Un chef d’œuvre tout simplement émouvant et plein d’aventures, et qu’il se lit très facilement.

Note : 10/10

 

  • Poche: 496 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 18 années
  • Editeur : Folio Junior (18 mai 2017)
  • Collection : Folio Junior Textes classiques

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La face cachée de Margo ( 18 mai 2017) de John Green

Margo Roth Speigelman, le nom qui fait fantasmer Quentin depuis toujours. Alors forcément, quand elle s’introduit dans sa chambre, un soir, pour l’entaîner dans une expédition vengeresse, il la suit. Mais au lendemain de leur folle nuit blanche, Margo a disparu. Quentin saura-t-il décrypter les indices qu’elle a laissées derrière elle ?

Chronique : Ce livre est un récit touchant, bouleversant, profondément humain et terriblement réaliste. Quentin, Ben, Radar et Lacey sont profonds et vraiment captivants. Margo, quant à elle, est une héroïne que l’on à mal à cerner. Son personnage est tellement éphémère, fragile et mystérieux. Le roman n’a incontestablement pas la puissance de « Nos étoiles contraires » : les enjeux y sont moins forts, moins poignants, le ton est plus léger, et on est un peu plus proche de la réalité ordinaire d’un adolescent. Ce n’est pas un défaut, car c’est précisément le récit de la vie d’un ado ordinaire, un peu routinier, qui va voir son quotidien provisoirement bouleversé par son amour de jeunesse, Margo. Et cette plongée dans l’univers de son héros, Quentin, John Green la réussit à merveille.
Il s’agit au final d’une leçon sur la philosophie de vie, assez largement tronquée dans le film, mais explicitée plus clairement dans la fin du livre, sans vouloir en révéler plus. Le tout est, comme on en a pris l’agréable habitude avec l’auteur, truffé de références culturelles diverses et variées avec notamment un hymne à l’œuvre du poète Walt Whitman.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 400 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (18 mai 2017)
  • Collection : Pôle fiction

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Ces liens qui nous séparent (11 mai 2017) de Ann Brashares

Sasha et Ray passent tous leurs étés dans la vieille maison de famille de Long Island. Depuis l’enfance, ils partagent tout, lisent les mêmes livres, courent les mêmes sentiers sablonneux vers la plage, dorment dans le même lit. Mais ils ne se sont jamais rencontrés !Car le père de la jeune fille a été marié avec Lila, la mère de Ray. Et depuis leur séparation houleuse, chacun a refait sa vie et veille à ce que leurs nouvelles familles ne se voient jamais en même temps dans la maison des vacances. Mais cet été, le destin s’en mêle, aidé d’Emma, Quinn et Mattie, leurs trois sœurs irrésitibles. Les chemins de Ray et Sasha vont enfin se croiser. Et bien des certitudes vont voler en éclats.

Chronique : Ces liens qui nous séparen est une histoire magnifiquement écrite sur la famille, la perte et la croissance en tant que famille tout en attirant l’attention sur le sujet sensible de la race et des préjugés. Ann Brashares ne cesse de nous étonner de sa capacité d’écriture. Si ses mots étaient une image, elle capturerait chaque instant parfaitement. Il y a un drame familial qui est aussi grand que la plage … peut-être encore plus grand. Les personnages sont fantastiques et vous donnent l’espoir même quand ils sont à leur plus bas point.
Aucune famille n’est parfaite et cette famille n’essaie pas de faire semblant d’être. L’histoire se concentre sur la relation entre Sasha et Ray. Ils partagent à peu près tout, sauf les frères et sœurs. Les choses sont plus intéressantes parce qu’elles ne se sont jamais rencontrées. Chacune de leurs familles respectives tourne en partageant une maison, qui ne crie pas l’unité! Les deux ans, ces deux personnes doivent faire face à tant d’émotions tout en essayant d’amener leurs familles ensemble. Est-ce que ces deux sont assez matures pour gérer les difficultés d’une famille fracturée? Le développement et la croissance de Ray et Sasha sont une joie à lire. Ils nous rappellent toute l’importance d’accepter les autres, indépendamment du genre, de la race ou des croyances religieuses.
Peu importe les obstacles auxquels ces personnages sont confrontés, ils continuent d’être une famille qu’ils souhaitent l’admettre ou non. Chaque famille a ses secrets, mais posséder à eux peut vraiment promouvoir la croissance. Ce livre vous fait espérer même après que cette famille soit brisée.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (11 mai 2017)
  • Collection : ROMANS ADO

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Endgame : Missions: L’intégrale (27 avril 2017) de James Frey

Tout a commencé avant l’appel d’Endgame.Plongez au cœur de la vie des héros et des secrets de leur entrainement. Marcus doit choisir entre l’amitié et son destin. Chiyoko lutte pour rester la Joueuse de sa lignée. Kala apprend le prix de l’amour. Alice comprend pourquoi elle se bat. Hilal découvre qu’il y a plusieurs façons de sauver le monde. Aisling suivra-t-elle la voie de son père, le Joueur rebelle ? La pacifique Shari sera-t-elle assez forte pour défier les traditions ? Pourquoi Maccabee est-il un Joueur impitoyable ? Quelqu’un veille dans l’ombre sur Jago mais est-ce pour son bien ? Qui a changé An liu en monstre ? Comment Sarah est-elle devenue Joueuse ?Onze joueurs, onze missions, rassemblées en un livre : découvrez le préquel de la trilogie Endgame.Endgame est une réalité. Engame a commencé.Il n y aura qu’un seul vainqueur.

Chronique : Pour pouvoir participer avec succès au « Endgame », jeu final organisé par des extra-terrestres, quatre jeunes gens représentant quatre tribus primitives, les Minoens, les Sumériens, le peuple de Mu et les Kooris, doivent s’entrainer très durement et éliminer tous leurs adversaires. En Crète, Markus, le roi de l’escalade, doit choisir entre son amitié pour Alexander, son plus redoutable concurrent, et son destin de Joueur. Dans un désert du Moyen-Orient, Kala apprend le prix de l’amour avec son petit ami Alad. Au moment fatidique, elle n’aura pas la moindre hésitation. Au Japon, Chiyoko luttera jusqu’à la mort contre Akira, sa rivale plus brillante qu’elle, pour rester la Joueuse de sa lignée. En Australie, Alice devra liquider de sang froid un terroriste pour comprendre le sens de la terrible mission qui l’attend.
« Endgame », à en lire ce prequel de plus de 480 pages, s’annonce comme une efficace série d’horreur et de science-fiction pour ados. Les quatre personnages sont présentés successivement au fil des chapitres qui sont autant d’histoires différentes. On se doute qu’ils s’affronteront dans les épisodes suivants et on imagine très bien quel genre d’ambiance va régner dans cette trilogie annoncée. La violence plus ou moins gratuite, la compétition sans la moindre pitié, la rage de vaincre et de tuer. Endgame a commencé. Endgame est un combat sans merci. Il n’y aura qu’un seul vainqueur. Encore et toujours un univers de jeu vidéo, plein de sang, de mort, et de haine. Style efficace, à l’américaine, très page-turner, qui ne peut qu’accrocher. Âmes sensibles s’abstenir. A réserver à des ados avertis et sachant faire la part des choses.

Note : 9/10

 

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (27 avril 2017)
  • Collection : ROMANS ADO

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