La Fille-Sortilège (2 février 2017) de Pavlenko,Marie

Erine pensait avoir tout perdu lorsqu’elle a été rejetée de la Cité des Six par les Clans, lorsqu’elle est devenue une orkla. Pourtant, elle a réussi à survivre, grâce à Malcor, le déterreur de cadavres. Maintenant que celui-ci est mort, c’est elle la déterreuse. Mais sa vie risque d’être, une nouvelle fois, bouleversée. En effet d’étranges phénomènes semblent se produire parmi les Clans : épidémies, pénuries… On raconte même que la magie serait en train de disparaître, mettant la Cité des Six en péril. Avec La Fille-Sortilège, Marie Pavlenko crée un univers original et un personnage de jeune femme forte et volontaire. Elle n’en oublie pas pour autant l’aventure et la justesse d’écriture. Autant d’ingrédients qui lui ont valu de recevoir le prix Elbakin, catégorie Jeunesse, en 2013.

Chronique : Au beau milieu du désert se trouve une cité dirigée par six clans. Chacun est doté d’une capacité magique spéciale permettant de commander les éléments, les végétaux ou encore les animaux. Afin de transmettre son savoir-faire, chaque clan initie ses membres dès l’adolescence. Mais voilà, Erine a décidé de changer de groupe et a été bannie. La voici condamnée à vivre avec les orklas, les reclus de la cité. Sa vie paisible a basculé. Pour survivre, elle doit désormais déterrer des cadavres, dans le plus grand secret. En exécutant sa basse besogne, l’héroïne découvre qu’un complot, menaçant la survie de la cité des six, se trame. La jeune Erine va devoir faire preuve de courage pour tenter de sauver les gens qu’elle aime.
L’histoire est originale tout en reprenant les codes récurrents de la fantasy. L’intérêt du roman réside principalement dans ses personnages si complexes et si attachants. Même si l’héroïne occupe une place prépondérante, les personnages secondaires sont extrêmement importants et très bien travaillés. Chacun a un passé, plus ou moins douloureux, qui va dicter sa ligne de conduite. J’ai vraiment beaucoup aimé cette multitude de personnalités. L’intrigue est également haletante et passionnante.
La magie est présente tout au long du roman et cette forme de magie est vraiment très intéressante et cette idée très bien exploitée par l’auteure. Et surtout, rien n’est laissé au hasard, pas d’interrogation sur cette source de pouvoir car l’auteure réussit à tout nous dévoiler au cours de l’histoire. Son style est très fluide pour de la fantasy.
L’univers est très sombre et certains sujets abordés par l’auteur sont même durs et cruels, les violences physiques, les viols…et cela sans tomber dans le glauque et le morbide.
On est plongé dans un monde plein d’inventions, mais tous les personnages sont justes, cohérents, incroyablement proches de nous.

Note : 9/10

 

  • Poche: 448 pages
  • Editeur : Folio (2 février 2017)
  • Collection : Folio SF

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Les noirs et les rouges (16 février 2017) de Alberto Garlini

Stefano Guerra, étudiant d’extrême droite, naît à la politique en 1968. Alors qu’il participe aux affrontements à Rome, il commet l’irréparable : il tue par accident un jeune homme qu’il voulait seulement menacer. Ce crime marque le début d’une longue dérive, du militantisme à la clandestinité, de la politique à la violence, dans un monde où hommes d’État, criminels et agents des services secrets se mêlent. Au bout du compte, qui est Stefano Guerra ? Un tueur psychopathe, un terroriste ? Un Pinocchio moderne, un exalté ? Ou un dangereux idéaliste, engagé dans une cavale qui pourrait bien se révéler sans issue ?

Chronique : Un livre dérangeant et bouleversant sur le parcours politique d’un soldat fasciste dans l’Italie contemporaine (1968-1971). Une initiation à la haine viscérale de l’ordre bourgeois et une invitation à la rédemption où le roman de Garlini est d’une puissance incroyable. Fulgurant, dans la description des combats et des corps à corps ; dense, dans son évocation des luttes intestines ou des rapports entre communistes et fascistes. Quand Alberto Garlini décélère quelque peu, le romancier sait se faire poète et philosophe : le séjour en Afghanistan et le dénouement en Terre de feu sont époustouflants. Et que dire de l’histoire d’amour entre Stefano et Antonella : elle est passionnelle, exacerbée, suicidaire, d’un romantisme noir comme le charbon ce roman montre bien la porosité entre leur monde,certains milieux anarchistes,la police et le banditisme;de beaux portraits alternent avec des morceaux de bravoure :les scènes de bataille de la Valle Giulia ,entre autres,montrent une grande maîtrise du métier d’écrivain.

Note : 8,5/10

 

  • Poche: 928 pages
  • Editeur : Folio (16 février 2017)
  • Collection : Folio Policier

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Chez qui se cache Michel le chat ? (19 janvier 2017) de Harnett,Kathie

Le chat de la rue des Lilas a autant de noms qu’il y a d’habitants : Michel, Petit-Bidou, Fripon, Patachou… Tout le monde l’adore ! Pourtant, il reste une maison dans laquelle il n’a encore jamais mis les pattes.

Chronique :Chez qui se cache Michel le chat ? est une histoire amusante qui envoie aussi un grand message sur les gens dans votre communauté. Les enfants aimaient ce chat et sa variété stupide de noms. Le chat de la rue a une manière gentille et douce de nous rappeler toute l’amitié, la valeur des animaux et ce que c’est d’avoir un sens à la communauté. Chacun appel le chat par un nom différent et personne ne se rend compte qu’il les visites tous jusqu’à ce qu’il disparaisse; Et puis personne ne pense à regarder la maison de leur voisin âgé. Les illustrations sont faites avec des tons doux et subtils; Le chat est toujours expressif et les membres de la communauté sont divers. Avec une fin attachante et heureuse, et un texte simple, Chez qui se cache Michel le chat ? est parfait pour les lecteurs débutants et les petits.

Note : 9/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 années
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (19 janvier 2017)
  • Collection : ALBUMS JEUNESSE

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Jeannot Lapin (9 février 2017 de Potter,Beatrix

« Un beau matin, un petit lapin était assis près d’une souche d’arbre. Il dressa l’oreille en entendant le pas trottinant d’un cheval. Un cabriolet passa sur la route ; il était conduit par Monsieur MacGregor. Madame MacGregor portait son chapeau des grands jours ».

Chronique : Très bon classique que Jeannot Lapin qui est le cousin de Pierre qu’il passe prendre pour aller dans le jardin de Monsieur MacGregor, profitant qu’il soit sorti en compagnie de son épouse. Mais Pierre est encore sous le choc de son aventure et bien qu’il aie très envie de récupérer sa veste et ses chaussures, il n’est pas à l’amusement et tremble de peur au moindre bruit. Bientôt ils tombent sur une chatte qui les pousse à se cacher pendant des heures, ils ne seront sauvés et sévèrement punis que par la perspicacité du père de Jeannot.
Cet album reste dans la même ligné que celui de Pierre, on y retrouve les mêmes ingrédients tant que niveau du l’histoire que du graphisme. La punition donnée par le père de Jeannot est par contre plus violente que celle de la mère de Pierre puisqu’il a recours au châtiment corporel, une fessée à coup de baguette de bois… Mais ça marche toujours aussi bien et il est agréable de suivre l’aventures des petits lapins. Une histoire simple, des dessins doux et une morale pour édifier les enfants, voilà de quoi se composent les historiettes de Beatrix Potter.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 40 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (9 février 2017)
  • Collection : L’heure des histoires

 

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La Baleine et l’Escargote (9 février 2017) de Donaldson,Julia et Scheffler,Axel

L’escargote de mer rampait sur son rocher en contemplant les flots et les bateaux à quai. Et elle regardait et elle gémissait et elle soupirait :  » La mer est profonde et la terre est ronde… Oh ! j’aimerais tant découvrir le vaste monde !  » Voici la belle histoire de l’escargote qui voulait voir du pays et de son amie, la baleine gris-bleu, qui l’emmena faire un tour du monde sur sa queue.

Chronique :  Donaldson et Scheffler les deux créateurs du Gruffalo nous entraine dans une histoire irrésistible remplie d’aventure et d’amitié avec une véritable incitation à la découverte et au voyage. Comme les précédents livres du duo l’histoire est simple mais assez riche pour être exploitée pour les enfants. Le vocabulaire est répété, certaines phrases aussi, ce qui permet de jouer l’histoire ou de travailler certains sons. Le livre est coloré et agréable, un vrai bonheur.

Note : 9/10

  • Broché: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (9 février 2017)
  • Collection : L’heure des histoires

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Alice au pays des merveilles (9 février 2017) de Emma Chichester Clark

D’après l’œuvre originale de Lewis Carroll

Chronique : Emma Chichester Clark nous offre ce grand classique adapté et illustré pour les jeunes enfante et on en ressort ébloui de cette lecture . Le monde imaginé par Lewis Carroll est très bien transposé surtout par la douceur des dessins et de ce monde de convenances absurdes, de non-sens complet et d’une imagination débridée et qui arrive à évoquer ces moments demi-somnolents où les pensées flottent comme des nuages dans le ciel et s’enchaînent sans lien apparent. La disparition du chat dans l’arbre est une des plus belles pages illustrées telle une peinture.
La richesse créative est partout et on a hâte de relire la version d’origine mais avec les superbes dessins d’Emma Chichester Clark .

Note : 9/10

 

  • Album: 48 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (9 février 2017)
  • Collection : L’heure des histoires

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L’amie prodigieuse, II : Le nouveau nom (23 février 2017) de Ferrante,Elena. Lu par Marina Moncade

«Si rien ne pouvait nous sauver, ni l’argent, ni le corps d’un homme, ni même les études, autant tout détruire immédiatement.» Le soir de son mariage, Lila, seize ans, comprend que son mari Stefano l’a trahie en s’associant aux frères Solara, les camorristes qu’elle déteste. De son côté, Elena, la narratrice, poursuit ses études au lycée. Quand l’été arrive, les deux amies partent pour Ischia. L’air de la mer doit aider Lila à prendre des forces afin de donner un fils à Stefano.

Chronique : Magnifiquement raconté par Marina Moncade ce livre est une très bonne surprise. N’ayant pas lu « l’Amie Prodigieuse »  c’est l’occasion de ce plongé dans ce récit bien loin du conte de fée. On apprend que Lisa est devenue la signora Caracci et avec tout ce que cette nouvelle condition implique : privilèges, statut, respect, belle maison … mais elle est malheureuse car son mari la bat, l’a trahie et elle n’a pas pu poursuivre ses études. De son côté, Elena continue d’étudier brillamment et se rapproche davantage du monde cultivé, de l’intelligentsia auprès d’autres fréquentations ; on sait qu’elle ira loin dans la vie même si elle ne se sent pas toujours à la hauteur en raison de ses origines.
Par moment, on déteste vraiment Lila et son caractère bien trempé, on la trouve abjecte, sans cœur et puis on la plaint aussi. L’histoire d’amitié qui les lie est fort complexe et sort des sentiers battus !
La richesse du caractère des personnages qui paraissent si réels, les liens qui se tissent entre eux et les changements de situation inattendus nous poussent à vouloir connaître la suite. Et Marina Moncade arrive à nous passionné durant 16h où l’on évolue avec les personnages et leur milieu : on y parle de la culture et de l’importance de s’en sortir pour fuir la pauvreté, de l’argent qui ne fait pas le bonheur, de l’amour, la misère …  Une très belle découverte et un récit qui s’écoute tel un turn over.

Note : 9,5/10

 

  • CD
  • Editeur : Gallimard (23 février 2017)
  • Collection : Ecoutez lire
  • Langue : Français

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Profil bas (2 février 2017 de Nugent,Liz

« Mon mari n’avait pas l’intention de tuer Annie Doyle, mais cette petite menteuse l’avait bien cherché ». Lydia vit dans une superbe demeure dublinoise avec son mari, le très respectable juge Fitzsimons, et leur fils adolescent. Ils forment une famille unie et heureuse. Il manque juste un petit quelque chose pour que le bonheur de Lydia soit total… et ce petit quelque chose, elle est prête à tout pour l’obtenir. Même à tuer ? Comme dans Oliver ou La fabrique d’un manipulateur (Denoël, 2015), Liz Nugent nous livre les pensées les plus sombres d’un être capable de causer la perte de tous ceux qu’elle aime sans éprouver le moindre remords.

Chronique :Profil bas est un roman effrayant rempli de jeux de puissance, nauséabond de secrets où la culpabilité et la folie sont au rendez-vous. C’est la recette parfaite pour un thriller psychologique sombre et tordu. On lit ce livre d’une traite. Il nous pend du début et on ne peut pas le poser. Il est clair dès le début qu’une série de catastrophes se met en marche et qu’on est fasciné et repoussé par ce qui s’y passe. Liz Nugent a écrit une histoire impressionnante remplie de suspense et de terribles surprises.
Le style d’écriture est facile à lire avec un contraste entre la manière accessible que l’auteur écrit et les choses horribles qui se produisent dans l’histoire. On se sent fasciné et indigné en même temps. L’écriture de Liz Nugent est comme un spectacle de théâtre, elle est le maître de marionnettes qui contrôle tout et tout le monde et elle sait exactement quand elle a besoin de tirer quelle corde. Cela rend cette histoire extraordinaire.
Profil bas est un livre étonnant. C’est une histoire dont on s’en souviendra. Il y a tellement de bonté dans certains des personnages principaux, mais il y a aussi un grand mal. C’est une histoire remplie d’oppositions, de scrupules et de décisions impossibles avec beaucoup de torsions et de tours intéressants et l’auteur réussit à surprendre le lecteur encore et encore. La fin est fantastique et inattendue, créative et brillamment mise en scène. Si vous aimez le genre du policier à suspense, vous ne voulez pas manquer cette histoire.

Note : 9/10

 

  • Broché: 400 pages
  • Editeur : Denoël (2 février 2017)
  • Collection : POLICIER – SUSP

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Joyeux anniversaire & Bonne nuit ! (2 février 2017) de Yu-hsuan Huang

Tire, tourne et déplace les volets dans les livres.

Chronique : Deux livres solide, adapté aux petites mains, cette collection permettent aux enfants de déplacer les animaux qui jouent à cache dans les pages; avec plein de belles couleurs, ses deux livres abordent soit l’anniversaire où la nuit. Ce sont des livres faciles à lire, pas très long du coup parfait pour un enfant d’environ 2 ans. Cela aide l’imaginaire de l’enfant à travailler sur le sujet du livre et le fait que le livre est avec des tirettes fait que l’enfant y joue.

Note : 9/10

 

  • Album: 10 pages
  • Editeur : Editions Gründ (2 février 2017)
  • Langue : Français

 

Drôles d’oiseaux (2 février 2017) de Lucy COUSINS

Au fil des grandes pages colorées de ce livre, des oiseaux multicolores parlent, s’agitent et invitent le petit lecteur à faire de même : chanter comme le coq, sautiller comme le moineau ou encore se dandiner comme le pingouin.
Un bel album signé Lucy Cousins, la créatrice de Mimi la souris.

Chronique : Lucy COUSINS signe un album où mes enfants vont s’amuser avec les oiseaux. On connait l’auteur surtout avec Mimi la souris mais grâce à ce superbe album avec des illustrations simples et agréables l’enfant s’amuse de manière ludique et fait marcher sa motricité fine afin de découvrir mille est une merveille à faire avec les oiseaux.

Note : 9/10

 

  • Album: 40 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Grund (2 février 2017)
  • Collection : Le coin des histoires

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