[Test DVD] Dernier train pour Busan de Yoo Gong ( 17 décembre 2016)

Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l’état d’urgence est décrété. Les passagers du train KTX se livrent à une lutte sans merci afin de survivre jusqu’à Busan, l’unique ville où ils seront en sécurité…

Contenu et spécification:

Making of
Featurette
Bande-annonce et teaser

Critique Film: Quand un énième film de zombies arrive à vous prendre les tripes durant deux heures et à vous émouvoir jusqu’aux larmes lors d’un final époustouflant, l’exploit vient tout droit de Corée du Sud. Le film s’intitule «Dernier train pour Busan» et fera date dans l’histoire d’un genre cinématographique rongé jusqu’à l’os. Séoul 2016, Seok-Woo, jeune père fraichement divorcé et sa fille Su-an embarquent dans le train express pour Busan retrouver la mère de la fillette. Le réalisateur insiste sur la difficile relation du père, jeune trader dans les biotechnologies  et sa fille qu’il délaisse au profit de son travail. Ce duo familial sera le fil conducteur de ce drame horrifique majeur. Après une présentation des différents protagonistes de l’histoire, le train peut démarrer et l’horreur aussi. Une personne contaminée ayant pu entrer dans un wagon, propagera le virus de rame en rame à une vitesse éclair. Les impressionnantes contorsions des infectés et leur rapidité sont autant d’atouts pour entretenir une horreur allant crescendo. Quelques flashs infos crépitent sur les écrans du train annonçant un chaos sans précédent dans le pays, alors qu’à l’intérieur du train s’annonce une course contre la mort. Ponctué de scènes au suspense ravageur et d’hallucinantes poursuites, le réalisateur nous plonge dans un trip oscillant entre «Zombie» de Roméro pour le côté claustro et son remake «L’armée des morts» pour la partie horreur. On connaissait la qualité du cinéma sud-coréen en matière de thriller («Memories of murder», «J’ai rencontré le diable») ou encore le fantastique («The Host», «Snowpiercer» drame ferroviaire lui aussi !) mais avec «Dernier train pour Busan», nous tenons là un pur chef-d’œuvre !

  • Acteurs : Yoo Gong, Kim Soo-an, Jeong Yu-mi, Ma Dong-seok, Choi Woo-sik
  • Réalisateurs : Yeon Sang-ho
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1), Coréen (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : ARP Sélection
  • Date de sortie du DVD : 17 décembre 2016
  • Durée : 113 minutes

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Je suis une fille de l’hiver (27 octobre 2016) de Laurie Halse Anderson

Lia et Cassie étaient meilleures amies depuis l’école primaire, chacune a développé son propre trouble alimentaire qui ne les mène nulle part si ce n’est au désastre. Les  » filles de l’hiver « , prisonnières de glace dans des corps fragiles, et concurrentes dans la course mortelle à la minceur. Maintenant qu’elles ont 18 ans, elle se sont éloignées l’une de l’autre.

Critique :Malgré l’atrocité du sujet entamé, ce livre a vraiment un côté poétique. Laurie Hals utilise des images poétique pour décrire des choses reluisantes – le titre constitue un bel exemple de ce procédé. Le sujet en soi est extrêmement sérieux, d’autant plus dans un monde où il faut absolument être mince voire carrément maigre. La maladie ici traitée est l’anorexie mentale/adolescente et c’est d’autant plus fort parce que c’est dans la tête de l’héroïne que tout se joue : une volonté de maigrir, de ne pas manger qui amène des mensonges et une perte des repères.
L’auteure nous parle avec douceur de sujets graves. On se rend alors compte du mal être qui les rongent ; elles se pensent moches, nulles et trop grosses, elles manquent d’estime, de confiance et d’amour de soi. Des notions souvent difficiles à conquérir, que les filles anorexiques vont apprendre lentement à bâtir pour se sortir de ce cercle sans fin.
Voici un livre très touchant à lire. Bien qu’il soit relativement court, l’auteure arrive à nous délivrer un message fort et à nous faire réfléchir sur un sujet grave, sorte de phénomène de mode, qu’est l’anorexie.
L’auteure nous ouvre les yeux sur cette maladie si répandue qu’est l’anorexie. Ne vous laissez pas berner par la douce écriture : elle cache en fait une terrible thématique.

Note : 9/10

  • Broché: 315 pages
  • Editeur : La belle colère (27 octobre 2016)
  • Collection : ROMAN

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La maison des enfants (3 novembre 2016) de Charles Lambert

Dans un manoir délabré vit Morgan Fletcher, héritier défiguré d’une fortune aux origines mystérieuses. Morgan consacre sa vie de reclus à l’étude, se tenant à l’écart des miroirs et du lac au bout de son jardin. Un jour, deux enfants, Moïra et David, viennent frapper à sa porte. Morgan recueille les deux orphelins, les laissent s’installer à leur guise dans le manoir que régente sa gouvernante, Engel. Bientôt, cette étrange société trouve son équilibre dans le silence et le respect des secrets de chacun. Mais voilà que d’autres enfants viennent trouver refuge chez Morgan, qui s’en satisferait volontiers s’il ne venait rapidement à leur trouver un comportement étrange. Car ces enfants polis, discrets, aimables et déterminés semblent chercher quelque chose dans sa maison, et il apparaît bientôt qu’ils ne l’ont pas choisie par hasard.
Entre le conte gothique, l’horreur et la fable politique, Charles Lambert, auteur anglais prolifique, et lauréat de prix littéraires, nous offre avec cette Maison des enfants un voyage de l’autre côté du miroir qui n’est pas sans rappeler le film Les Autres.

Critique: Quelle est la nature de cette « maison des enfants »? Et surtout quelle est la mission que les enfants doivent accomplir? On suppose que derrière toutes ces énigmes se cachent des événements liés à la seconde guerre mondiale, à un monde consumé par la haine et la convoitise. L’auteur arrive avec prouesse à nous intégrer au point de vue de Morgan, qui reste dans l’incompréhension de ce qui lui arrive. Derrière un langage très imagé et poétique, les ombres se cachent parées de tristesse et de joie. A la fois sombre et drôle, ce récit hautement évocateur se joue des clichés du récit pour emprunter un style voisin des contes de Tim Burton aux images douces amères et grinçantes d’une triste réalité pourtant si tendrement poétique.
Onirique, fantastique, naïf et transcendant… Et pour peu que l’on aime ce genre on pénètre facilement dans cet univers riche et si intéressant L’ auteur décrit les sentiments avec beaucoup de sensibilité et de poésie tout en réservant une large place à l’imaginaire.

Note : 9/10

  • Broché: 233 pages
  • Editeur : Anne Carrière (3 novembre 2016)
  • Collection : ROMAN

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Lux (6 octobre 2016) de Maud Mayeras

2016. Antoine Harelde débarque à Ceduna, dans les terres arides du sud de l’Australie.
Vingt ans auparavant, il a passé un été dans cette petite ville perdue et, en l’espace de trois mois qui l’ont vu quitter l’adolescence, il a connu la joie, l’amitié, l’amour et l’horreur.
Aujourd’hui il est un homme. Il n’a pas oublié, il n’a rien pardonné.
Mais la justice prend d’étranges et inquiétantes couleurs à la lumière de l’apocalypse.

Chronique : On n’est pas vraiment dans un thriller mais sans doute pas loin, difficile de classer et même de juger le livre de Maud Mayeras qui surprend
C’est un livre court mais  intense, compliqué à résumer et délicat à critiquer tant il dérange, bouscule, envoûte et repousse à la fois.
Pffiou l’auteure nous a soigné un sacré moment de lecture qui ne laisse pas indifférent mais je me demande encore si j’ai aimé ou pas cette histoire.Lux est un roman en trois parties que l’on pourrait intituler pour la première : Ant , l’Australie et l’élément détonateur , la seconde : Antoine l’homme , le retour et la vengeance et enfin la dernière qui pourrait ressembler à : le chaos , la réserve.
Dans Lux on chemine avec Antoine, français d’origine qui revient à Ceduna en Australie après vingt ans d’absence dans un but bien précis. Antoine est un homme assez solitaire et il semble imprégné d’une souffrance liée à des événements qui se sont déroulés quelques vingt années auparavant et qui l’ont marqué définitivement. Hunter, est un adolescent qui a laissé une empreinte inaltérable dans la vie d’Antoine durant cette année 1996 ou celui-ci a vécu en Australie avec sa mère. C’est un jeune homme au rire et sourire communicatif avec une personnalité forte et dont on sent dans la description de l’auteur, la fascination et l’influence qu’il exerce sur les autres.
Hunter a une soeur Lark , qui est très attirée par Antoine et qui retrouve cet élan du coeur des années plus tard lorsqu’ Antoine revient .
Le récit alterne entre aujourd’hui et l’année 1996 où ; ce qu’ Antoine, Hunter et Lark vont vivre aura des répercussions inexorables quelques vingt années après , ceci mêlé à leurs sentiments exacerbés ainsi qu’aux événements cataclysmiques qui se déroulent autour d’eux.
Les chapitres de ce livre sont très courts, les lieux sont parfaitement décrits et on ressent l’ambiance, les couleurs de ce coin d’Australie très facilement. Puis quand la fin de livre approche, alors là toute l’histoire est vue d’un œil nouveau !
Et on comprend que l’auteur. gère parfaitement le choix de ses mots !
Un livre qui ne ressemble à aucun autre.

Note : 10/10

  • Broché: 252 pages
  • Editeur : Anne Carrière (6 octobre 2016)
  • Collection : THRILLER

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Offrez le cadeau idéal pour les fêtes avec FAMILY QUIZZ: Test de « Cinéma » & « Cuisine »

Cinéma : Le jeu des cinéphiles et fans de séries ! qui incarne le loup de wall Street ? de quelle couleur sont les minions ? dans quel quartier de new York se déroule Friends ? quel film révéla la chanteuse L ou a ne ? qui sont les 3 frères ? quel comédien jouait Fox Mulder dans the x files ? lancez le dé et Testez vos connaissances grâce au quiz cinéma et séries TV tendance !

Cuisine : Le jeu pour tous les gourmands ! quelle est l’origine du mot « biscuit » ? dans quel pays déguste-t-on des « dépanadas » ? que signifie chambrer un vin ? quel vin de Bordeaux rend heureux ? quel gâteau fut créé pour célébrer une Course cycliste ? de quel région vient le comté ? Testez vos connaissances d’épicurien en répondant au quiz « cuisine et vin », ce jeu va ouvrir vos papilles !

Critique : Voilà une boite de jeu qui vous permettra de vous amuser tout en développant votre connaissance ici sur la cuisine et le vin où le cinéma et les série TV
Ce jeu peut se jouer à partir de 12 ans.
Vous pouvez jouer de 2 à 10 joueurs.
Une partie dure en moyenne entre 15-25 minutes.
Les jeux sont constituer de 60 cartes de 6 questions recto verso et une question 1 rapporte 1 points , la question 2 rapporte 2 points et ainsi de suite. Cependant on peut avoir 3 modes de jeu pour relever un peu le jeu .
Pour ce qui est des règles , la description rapide car il y a :
Le « mode Pro » : les joueurs répondent aux questions selon la difficulté pour gagner un maximum de points mais avec un maximum de risque !
Le « mode Défi » : avec le dé on répond à la question correspondante au chiffre indiqué sur le dé et on remporte les points correspondants .
Le mode Aléatoire qui correspond un peu au mode Défi mais on ajouté un lancé de dé en plus pour marqué des points additionnel .
La boite du jeu et les cartes sont de très bonne qualité .
Ce jeu est excellent car il peut être sorti à tous moments lors de soirée ou repas entre amis ou en famille et il apporte un petit coté compétition très apprécié ! Un super cadeau pour les fêtes de fin d’année.

Note :9,5/10

Poids de l’article 272 g
Dimensions du produit (L x l x h) 13 x 7,5 x 13 cm
Recommandation d’âge du fabricant : 4 – 12 ans
Valeur(s) éducative(s) Découvrir, expérimenter
Langue(s) Français
Référence fabricant FAM-CS-348701
Nombre de joueurs 10 joueurs
Produit à monter soi-même Non
Batterie(s) / Pile(s) requise(s) Non

Nous autres simples mortels (21 novembre 2016) de Ness,Patric

Et si vous n’étiez pas l’Élu ? Si vous n’étiez pas destiné à être un héros ? Celui qui est censé combattre les zombies, ou ce nouveau truc, là, complètement dingue, avec les lumières bleues. Il y a des choses tellement plus importantes que la énième fin du monde ! Si vous étiez comme Mikey ? Qui veut simplement avoir son bac, passer ce dernier été avec ses amis et, enfin, embrasser Henna (ou plus). Juste se sentir capable de découvrir l’extraordinaire dans sa vie si ordinaire…

Critique : Après son roman : » Quelques Minutes après minuit » Patrick Ness reviens avec un roman où l’on suite un groupe d’amis pendant la période qui précède juste le bac…nous sommes face à une histoire écrite avec une double narration qui met beaucoup l’accent sur les problèmes des adolescents teinté d’humour dans une histoire somme toute classique.Le récit met du temps à s’installer avant de démarrer mais cela nous permet à nous attacher aux personnages du livre.  Le livre nous plonge dans un univers dans lequel tous les repères sont bouleversés.
Ce qui étonne également, c’est la violence de l’histoire, alors qu’elle est destinée à des adolescents. Les protagonistes ont beaux être des ados rien ne leur est épargné de la cruauté et de la barbarie . L’intrigue ne cesse de monter en puissance, enchaînant les révélations et les rebondissements à un rythme effréné. Impossible pour le lecteur de rester de marbre, tant les personnages sont crédibles et attachants tel que Mikey, Mel, Jared, Henna. Ce sont des héros très attachants et humains. L’écriture est simple, épurée et les pages se tournent sans difficulté. Ces glissements furtifs dans l’étrange n’enlèvent rien à une réflexion juste sur le difficile passage à l’âge adulte.

Note : 9,5/10

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (21 novembre 2016)
  • Collection : ROMANS ADO

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Une Maison a Hanter (8 novembre 2016) de De Cadier Morgane

Petit fantôme fête aujourd hui ses 1000 ans. C est un grand jour et il est temps pour lui de trouver sa propre maison à hanter. En route à la recherche de son propre foyer, il trouvera d abord une toute petite et mignonne maison d oiseaux et ensuite un vieux bateau sous l eau, mais aucun de ces endroits ne lui convient. Mais quand il trouve enfin une maison dont la fenêtre est restée ouverte, il est découvert par Nathan, un petit garçon qui n a pas du tout peur de lui.

Critique : Un très joli album jeunesse dont les illustrations sont  trais bien travailler et nous font entrer dans cette belle histoire de fantôme à la Casper auquel les enfants se feront un plaisir d’écouter et les plus grand de profiter de ce beau moment de lecture et d’amitié entre un fantôme qui ne sais faire peur et un enfant heureux d’avoir un ami hors norme. L’écriture en est aussi la force de ce conte qui est très bien écrit tout en finesse et douceur. Plusieurs thèmes y sont abordées avec la séparation avec ses parents et sont envol  vers de nouvelle rencontres, tels que l’entrée en crèche où l’école et surtout  l’amitié grâce à Nathan.  Ici le fantôme est adorable, pas méchant pour un sous mais un ami qu’on souhaiterai avoir.

Note : 9,5/10

  • Cartonné: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Balivernes (8 novembre 2016)
  • Collection : Calembredaines

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Le Fantôme Qui Ecrivait des Romans (8 novembre 2016) de Sanvoisin Eric

Antonin est un fantôme. Assassiné alors qu il était adolescent, il hante la maison abandonnée par la secte de son père. Il parvient un jour à interagir avec un ordinateur. Touche de clavier après touche de clavier, il écrit un roman qu il parviendra à faire éditer sous couvert de l anonymat offert par internet. Très loin de là, en Nouvelle- Calédonie, Emilia, une jeune fille anorexique, tombe amoureuse de Leï, le personnage du roman d Antonin. Elle parvient à contacter l auteur par email et lui demande d écrire la suite du livre qu elle a tant aimé..

Critique : Un roman coup de cœur comme il en arrive si peu ses dernier temps. Un livre magnifique écrit avec tant de justesse qu’il est dur de sans détaché. Avant d’en écrire sa chronique un des seul point négatif est sa couverture, très belle mais qui n’attire pas l’attention ce qui est un peu dommage. Cette histoire réunit trois jeunes adolescents, avec leurs problèmes et grave au thème de la lecture ils vont se rencontrer.
Chacun des personnages à ses défauts, ils ne sont pas des top models , malheureusement  chacun est proche de la mort et n’on rien pour nous faire aimer mais c’est là où l’auteur grâce à son écriture  arrive à nous toucher à sa manière dans leurs imperfections, leurs espoirs déçus. A l’intérieur de se beau roman l’auteur aborde des sujets fort et qui peuvent toucher les lecteurs tels que l’anorexie, la mort, la folie et de manière assez brut pour nous secouer en tant que lecteur. Grace à cette pointe de fantastique on arrive à comprendre sont but final qui n’est pas simple et à nous faire comprendre l’acception de ce que l’on est et de ce qu’on sera demain . L’a adolescence étant un age dur ils nous montre trois jeunes qui n’arrivent à entrer dans le moule de la société. Le grand défit de l’auteur étant de nous faire vivre trois huis clos avec trois personnages qui ne se voit pas et qui sont chacun solitaire et dans leurs coins; Antonin notre fantôme écrivain qui ne peut sortir de son corps ni de la  maison où il est mort; Emilia à cause de son anorexie ne veux sortir de sa maison et Lei enfermer dans un hôpital psychopathique et étant le personnage du roman d’Antonin ne peut accéder au monde réel, mais c’est là toute la magie du livre, l’évasion à travers les mots et l’écriture. La douceur de l’écriture fait que on lit ce livre très vite mais on vit aussi comme eux  par un écho que ce soit par un chien conteur où par une voix.

Note : 9,5/10

  • Broché: 224 pages
  • Editeur : Balivernes (8 novembre 2016)
  • Collection : ROMANS ADOS

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L’arbre et le fruit (17 mars 2016) de Jean-François Chabas

Jewel ne comprend pas. Où est passée Maman?
Devra-t-elle rester avec Papa, maintenant?
Cette perspective lui fait peur. Mais il ne faut pas qu’Esther le sente. C’est sa petite soeur, elle doit la protéger. En fait, Maman est à l’hôpital psychiatrique. Parce que Papa lui fait du mal. Parce que Papa les terrorise.
En grandissant, Jewel comprend peu à peu que si son père est malfaisant, d’autres personnes sur la terre méritent qu’on les aime et qu’on se batte.

Critique : Un roman sur la maltraitance et la violence faite aux femmes
qui raconte la vie perturbée de deux fillettes américaines dans les années 1980. le décalage dans le temps permet de prendre de la distance sans rien perdre de l’actualité de ces violences dont on sait qu’elles sont encore trop souvent tues et qu’elles s’affranchissent des classes sociales. le père de Jewel et d’Esther exerce justement une très honorable profession : il est notaire. Qui pourrait imaginer que cet homme affable, apprécié en société se transforme en monstre lorsqu’il passe la porte de son domicile . Dans un climat de violence quotidien, deux filles et leur mère subissent la tyrannie du père, figure autoritaire et brutale. Au regard de la société, cet homme est parfait, au regard de sa famille, il est un monstre. La mère se renferme, persuadée de ne pouvoir échapper à son sort et décide même de subir des enfermements volontaires en hôpital psychiatrique, où l’éloignement et les médicaments lui permettent d’oublier cet homme.
Ces filles elles, restent, et se construisent face à la peur que leur inspire ce père et l’absence réconfortante d’une mère. Choisiront-elles le même chemin que leur mère ? Céderont-elles face à la crainte, où choisiront-elles de s’émanciper pour se construire une autre vie ? Ce court roman est sans pitié dans ses propos, il est exactement le film des familles détruites par la violence gratuite.
Non ce n’est pas simple d’écrire une critique sur ce sujet, et pourtant ce sont des choses qui se passent au quotidien.Certaines femmes arrivent à se sauver, à sauver leurs enfants, mais pas toutes malheureusement. Ce livre offre la possibilité de délivrer une parole qui souvent reste enfermée et propose une solution finale à un public de jeunes adolescent qui pourrait être confronté à cette problématique. Sur le sujet difficile et ô combien casse-gueule des violences familiales, l’auteur livre un récit qui nous prend au coeur, au ventre et au cerveau. Un vrai moyen de faire comprendre la complexité de ces relations de domination aux lecteurs, jeunes ou moins jeunes, doublé d’un récit d’espoir, de bienveillance et de quête du bonheur.

Note : 10/10

 

  • Broché: 128 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (17 mars 2016)
  • Collection : Scripto
  • Langue : Français

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La maison de Winnie l’Ourson (27 octobre 2016) de Alan Alexander Milne et Ernest H. Shepard

– Toi, tu as une maison, Cochonnet, et moi, j’ai une maison, et Hibou et Kangou et Lapin ont chacun leur maison, mais le pauvre Hi-han n’a rien. Aussi, voici à quoi j’étais en train de penser : construisons-lui une maison.
– Ça, dit Cochonnet, c’est une idée magnifique.
La version originale, dans toute sa beauté, de la suite des aventures de Winnie l’Ourson et de ses amis.

Critique : Winnie et ses amis vivent des jours heureux dans leur jolie forêt. Jour après jour, il leur arrive de nouvelles aventures, et cela amuse beaucoup Christopher Robin.
C’est vraiment mignon tout plein. L’édition qui m’a été offerte comporte d’autant plus les illustrations originales de E. H. Shepard qui embellissent un récit destiné aux petits, mais toujours sympathique pour les plus grands. le genre oscille entre nouvelles et roman, puis qu’aucun chapitre ne se suit vraiment ou ne nécessite la lecture du précédent pour comprendre.
Toutes ces petites créatures vivent dans un monde merveilleux et insouciant qu’il est parfois triste de lire puisque tout leur semble facile. On aimerait vraiment être avec Tigrou, Porcinet et les autres, vivre leur quotidien pour oublier le nôtre, s’amuser de la gentille et bienveillante bêtise de Winnie. Car on a tendance à oublier le caractère profond de nos compagnons d’enfance. Si Winnie n’est pas très intelligent, il cherche toutefois, entre deux pots de miel, le bien de ses amis. Et le magnifique paradoxe vient du fait que c’est le moins intelligent qui compose de magnifiques poèmes et chansons. Comme quoi, le plus bête n’est pas toujours celui auquel on pense. Belle leçon d’humilité…
Derrière sa timidité, Porcinet est quant à lui fort attachant et montre qu’un handicap (ici le bégaiement) n’empêche en rien l’amitié d’autrui. Sa gentillesse montre d’ailleurs encore une fois qu’il faut aller au-delà des apparences.
Maître Hibou représente tout l’inverse de Winnie : il se dit intelligent mais ne sait même pas lire. Il fait lui-même une faute en écrivant son nom, alors qu’il se prétend érudit. Il est même la référence pour ses amis. Mais on s’aperçoit toujours très vite qu’ils se sortent tous des mauvaises situations sans son aide.
Le cynisme de Bourriquet n’est là que pour montrer à quel point la vie est plus belle avec des amis.
Ces personnages sont de très bon exemples pour éduquer les petits sur la tolérance et l’amitié, et pour rappeler aux grands que même si ces contes représentent un idéal, cet idéal peut se trouver. Et quitte à ne pas le trouver dans les autres, il faut essayer de le trouver en nous. C’est sans doute un message d’espoir, qui, pour aller plus loin, invite à s’aimer les uns les autres et à vivre en communauté. On sait aujourd’hui combien les habitants de cette planète ont des difficultés à aimer l’autre…

Note : 10/10

 

  • Album: 208 pages
  • Tranche d’âges: 8 – 10 années
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (27 octobre 2016)
  • Collection : BIBLIOTHEQUE GA

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