La Fille au 22 (6 mai 2016) de Anna-Véronique EL BAZE

Léa s’ennuie. Son existence terne ne lui apporte ni bonheur, ni désir. Mariée trop jeune, elle s’étiole dans une vie de couple médiocre. Sa seule évasion, cette fille de mafieux la trouve dans la lecture. Une vraie boulimie. Un livre en entraîne un autre. Puis survient une rencontre. C’est le déclic qui la fait basculer. Léa se transforme physiquement et moralement. Elle commence à tuer…

Critique : Ce roman est un court thriller, court mais intense. Dès le début, nous sommes captivés par l’héroïne redoutable et troublante, à la petite fille et femme, dont les souvenirs ont tatoué dans sa mémoire, une histoire avec laquelle, elle joue au quitte au double. Nous traversons une série de tableaux dont le but est de nous emmener en voyage au bout de l’enfer, mais cet enfer-là constitue un puzzle dont nous ne ressortons pas indemnes. Léa est le profil de femme terne sur lequel on ne se retourne pas. Son quotidien serait morne et triste si elle ne pensait pas à s’évader au cours de ses lectures. Sa came, c’est le polar noir, celui qui lui procure le sentiment d’être vivant et où elle puise ses explosives montées d’adrénaline. Jusqu’au jour où la frontière entre le réel et la fiction devient si étroite que le danger gagné, bascule.
L’écriture est sublime, féminine, incandescente, évaporée. La séduction opère avec le personnage de Léa qui nous trouble jusqu’à l’obsession perverse, ultime et assassine. L’ambiance est sombre, prédatrice, les scènes sont cinématographiques. L’auteur subjugue avec une insolente légèreté… Un roman classe, prodigieux aux volutes aussi intrigantes que captivantes. Toute la dynamique repose sur ce personnage féminin autant redouté que fantasmé.

Note : 9/10

 

  • Broché: 192 pages
  • Editeur : Le Cherche Midi (26 mai 2016)
  • Collection : Thrillers

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Petits Secrets, grands mensonges (31 août 2016) de Liane Moriarty

Meurtre ou tragique accident ? À la fête de l’école, quelqu’un a trouvé la mort. Mais qui est vraiment responsable du drame ?
Trois femmes à la croisée des chemins, des ex-maris et leurs nouvelles épouses, des familles recomposées (ou décomposées), qui cachent tous ces redoutables petits mensonges que l’on se raconte à soi-même pour continuer de vivre… Après Le Secret du mari, best-seller international, Liane Moriarty nous plonge une fois encore dans l’univers clos de ces quartiers résidentiels qui dissimulent derrière leurs jolies façades d’inavouables secrets. Avec elle, le sourire n’est jamais loin des larmes.
Critique: L’auteure nous propose de suivre non pas 1 mais 3 personnages principaux et fait penser à une série, The affair, où l’on sait d’emblée qu’un meurtre a été commis puisque l’histoire alterne entre le passé et le présent avec l’inspecteur qui interroge tous les suspects sans que l’on connaisse l’identité de la victime. C’est le même procédé original qui est utilisé ici avec une narration linéaire qui nous rapproche de la mort violente d’un des protagonistes dont chaque fin de chapitre est marquée par des dialogues des parents d’élèves avec l’inspecteur.
Si ce procédé peut déstabiliser certaines personnes, il a le mérite de l’originalité. Le roman met par contre du temps à se mettre en place puisqu’on revient 6 mois en arrière, avant le meurtre. Toutefois, le suspense est bien ménagé et le rythme s’accélère à mi-chemin, avec un final insoupçonné pour ma part. On se dit à certains moments que les scènes sont exagérées, mais sans trop d’excès non plus.
Au final, la lecture se révèle fluide et très agréable.Une série va bientôt sortir basée sur ce roman, sous le nom « Big Little Lies », avec Nicole Kidman dans le rôle de Céleste, Reese Witherspoon dans le rôle de Madeline et Shailene Woodley dans le rôle de Jane.
Note : 9/10
  • Broché: 500 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL
  • Collection : LITT.GENERALE

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Non, j’irai pas ! (25 août 2016) de Ghislaine Roman et Csil

Non, j’irai pas … A L’ECOLE ! Les petites (et grandes) peurs de la rentrée pointées de façon poétique par Ghislaine Roman et Csil. Peur de la séparation, de la cantine, de l’échec, des nouveaux copains, de la maîtresse, de la punition… Mais finalement, tous vont mettre leurs angoisses dans leur poche et les angoisses sont bien vite oubliées.

Critique : Un livre d’actualité en cette rentrée scolaire. Tout est basé sur les visages des enfants qui font leur rentrés des classes. Le dessinateur à sur prendre et mette cette angoisse qui semble hanter ses petits enfants qui on un manque de courage et d’effort. Face à cette rentrée des classes.Chacun va chercher et trouve une bonne excuse pour mieux se dérober! Un album qui présente l’hésitation, et l’incertitude des enfants lorsqu’ils sont confrontés à l’inconnu.

Note : 8/10

 

  • Editeur : Editions Frimousse (25 août 2016)
  • Langue : Français

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Super Loup fait un super rêve (25 août 2016) de Prisca Le Tandé et Jean Leroy

Même les rêves de Super Loup sont super ! Cette fois, Super Loup va pouvoir montrer ses forces…dans l’espace ! Car la terre est devenue trop petite pour ses exploits…

Critique :Un nouveau tome de Super Loup qui n’a peur de personne et va ici se prendre pour un super héros intergalactique.
Un texte court, rythmé et répétitif qui nous permet, à la suite de Super Loup, de vouloir faite des exploits; on croisera Giga Souris, des Martiens etc. Et puis de l’humour tout simple et qui fait du bien… Les illustrations enfantines très colorées enrichissent le texte en en développant les points forts. Super Loup le fanfaron a des mimiques irrésistibles en toutes circonstances. Un moment plaisir dont il serait dommage de se passer.

Note : 9/10

  • Album: 28 pages
  • Editeur : Editions Frimousse (25 août 2016)
  • Collection : Tralala Itou

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Vive l’Heure du Gouter ! (7 septembre 2016) de Nathalie Desforges

Le goûter ou le « 4 heures » est un moment incontournable de gourmandise et de partage avec les enfants. Pourquoi ne pas prolonger cette pause conviviale autour d une délicieuse lecture ? Cet album illustré décline dans la bonne humeur les différents goûters possibles et propose au jeune lecteur d interagir à chaque double-page par le biais de questions à hauteur de petit gourmand.

Critique :Un livre comme les « cherche et trouve« , des livres qui savent mêler le jeu, le développement des facultés d’observation et l’apprentissage ce qui n’est pas si fréquent! Et celui-ci réussit ce challenge à merveille. Classés par biscuits (petits beurres, éclairs…), de nombreux biscuits, sont présentés garce à un petit jeu sur chaque page. En les tournant les pages une belle illustration, drôle et colorée, replace en situation les biscuits à découvrir. Les enfants et leurs parents se régalent à chercher la réponse avec leurs enfants. Il fera des heureux à coup sûr, et tout le monde y trouvera son compte, que ce soit pour passer un bon moment ou améliorer sa motricité ce livre est une très belle idée de cadeau, mais sans limite d’âge, tant que l’observateur est curieux!                                          

Note : 9/10

  • Album: 32 pages
  • Editeur : GLENAT (7 septembre 2016)
  • Collection : Vitamine

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Le petit livre qui dit encore ! (7 septembre 2016) de Swann Meralli et Carole Crouzet

Encore des céréales ! Encore la télé ! Encore le parc ! Encore le bain ! Encore ! Encore ! Encore ! Doudou et grand-père ont du mal à suivre la joyeuse fillette toujours aussi enthousiaste dans tout ce qu elle entreprend : manger son goûter, jouer à la console, chanter à tue-tête, jouer au parc avec ses copains, prendre son bain, etc.
Mais qu est-ce qui pourrait bien lui ôter l envie d en demander plus ?

Critique : Un album très court pour les tous petits 3-5 ans, qui permettra de mieux appréhender la phase que tout parent connaît et redoute qui est celle d’Encore. Une belle façon de faire passer un message aux enfants qui ne se rendent pas toujours compte qui est comme la petite fille de l’album. Les petits adoreront et les parents aimeront le raconter en prenant le ton. Il y a peu de texte (à part l’Encore« ), ce qui laisse une grande place pour les illustrations vraiment réussies.
La petite fille rousse de l’histoire est vraiment craquante malgré son fichu caractère. Une manière douce de détendre l’atmosphère et de rire ensemble.

Note : 9,5/10

  • Album: 32 pages
  • Editeur : GLENAT (7 septembre 2016)
  • Collection : JEUNESSE

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Les enquêtes de l’inspecteur Higgins – tome 22 La malédiction de Toutankhâmon (1 septembre 2016) de Christian Jacq

Après la découverte, en 1922, de la tombe de Toutânkhamon, remplie de trésors, se
propagea la rumeur d’une malédiction, causant plusieurs victimes.
Rumeur ou réalité ? Cinq meurtres sont revendiqués par le spectre de Toutânkhamon, qui éliminera quiconque voudrait, comme les victimes, toucher à sa momie, au nom de la recherche scientifique.

Critique : La nouvelle enquête d’Higgins nous entraîne dans le monde de l’Égypte avec Cinq meurtres sont revendiqués par le spectre de Toutankhamon. L’inspecteur va-t-il réussir à découvrir le coupable, à moins que d’autres personnes soient impliquées… Secrets, suspicions, ragots, révélations sur une grande énigme connut de tous, voilà ce que vont trouver Higgins et Marlow.
Une nouvelle fois, Christian Jacq nous plonge dans un nouvel univers lors de l’enquête qu’il nous propose quand il s’agit de la psychologie des personnages, si bien que tout le monde paraît suspect. Plus l’histoire avance, plus la tension augmente, C’est toujours aussi plaisant de suivre Higgins dans son cheminement et de vouloir trouver le coupable au fil des éléments qu’il note dans son petit carnet. Il n’y a jamais de précipitations mais de la réflexion. Cette fois-ci Marlow reste un peu plus en retrait. N’excellent volet des enquêtes de l’inspecteur Higgins. Bien entendu, l’affaire en question est bien plus compliquée qu’il n’y paraît au premier abord. Heureusement, l’inspecteur ne se laisse pas duper et arrive à démêler le vrai du faux.
Note : 8/10

 

  • Broché: 215 pages
  • Editeur : XO (1 septembre 2016)

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Les grands mystères judiciaires (18 août 2016) de Pierre Guelff

Comment faire face aux policiers ou enquêteurs qui outrepassent leurs droits ? Faut-il avoir peur des flics? – Pourquoi des victimes de maltraitances sont-elles restées très souvent (et trop longtemps) aux côtés de leurs bourreaux ? – Les experts judiciaires « psys » sont-ils aussi fiables que les experts « scientifiques » ? – Plus de 80% des citoyens n’ont pas confiance en la justice. À tort ou à raison ? Découvrez :  – parmi de grandes affaires, l’ « Affaire Pirson » (du nom d’un père accusé de la noyade volontaire de ses deux enfants) avec ses rebondissements spectaculaires, poignants et douloureux qui prirent des années à trouver un verdict. – des intrigues, des secrets familiaux, des jalousies assassines.  – une escalade violente du machiavélisme pour échapper à la justice.

Critique : Nous avons souvent l’habitude d’entendre dans l’actualité ce qui sa passe dans les tribunaux de nombreux faits divers aberrants, cependant certains passent entre les mailles du filet, Pierre Guelff, chroniqueur et journaliste radio-TV nous en présente une quinzaine qui valent le détour.
Le travail entrepris par Pierre Guelff est une véritable mine d’informations et nous permet de voir ce qui n’a pas été mis en avant, des affaires pourtant tout aussi importantes que d’autres, mettant en scène la sauvagerie, la folie, en bref l’irréparable. Des situations dramatiques qui remuent les tripes, mais qui nous permettent de voir ce que peut représenter un procès . Pour chaque affaire l’auteur fait un bref résumé de la situation, nous livrent les témoignages des personnes concernées directement ou indirectement et nous donnent le verdict à la fin. Ce qui est appréciable, c’est que l’auteur ne nous submerge pas de terme judiciaire complexe, tout est fait simplement, clairement et de façon concise.
Ce livre est une très beau découvert qui mérite d’être découvert, le travail de Pierre Guelff est vraiment génial et rien pour ça il mérite qu’on s’y intéresse de près !

Note : 8/10

 

  • Editeur : PIXL (18 août 2016)
  • Langue : Français

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Une Singularité nue (1 septembre 2016) de Sergio DE LA PAVA

Casi est un avocat new-yorkais qui n’a jamais perdu un procès. Fils d’immigrants colombiens, il vit chichement à Brooklyn jusqu’au jour où un collègue lui propose le crime parfait qui le mettra définitivement à l’abri du besoin. Devant cette opportunité, c’est d’abord son sens éthique de la justice et de la morale qui va vaciller, puis sa personnalité, enfin, son univers tout entier…
C’est une façon de résumer le livre. Il y en aurait d’autres, beaucoup d’autres, tant les événements qui se multiplient autour de Casi sont nombreux et variés. Une singularité nue est en effet un roman hors normes, si atypique qu’il n’a d’abord pas trouvé d’éditeur. Sergio De La Pava l’a donc publié à compte d’auteur et cet ouvrage est devenu un véritable phénomène, couronné par de nombreux prix et élu Meilleur roman de l’année par les médias. Ambitieux et hilarant, truffé de personnages attachants, à la fois réaliste et hystérique, voici un thriller incroyable qui force l’admiration par ses dimensions dantesques et son sens jazzé de la phrase.

Critique : Cette lecture annonçait un monument de la littérature américaine et… on est bien face à un livre incroyable mais qui ne va pas plaire à tout le monde.
On débute face à un très bon premier chapitré d’accroche qui nous peint le quotidien d’un avocat à la défense lors de la remise de ses cas. On est complètement immergé dans la cour et on comprend le dur labeur qu’est le leur. Devoir défendre une personne avec qui il parle juste pendant cinq minutes, avant d’espérer l’empêcher de finir en prison.
Puis on entre dans le sujet avec une mise en scène un peu lente mais qui permet de faire connaissance avec les protagonistes et de faire en crescendo la mise en place de l’intrigue. La seconde partie prend son envol et on a une construction bien menée pour un « casse ».
Le sujet de la cour américaine est mis en avant. Avec comme ligne de fuite : travailler pour atteindre une certaine forme de perfection. C’est notre société de consommation qui est mise à nu. On nous présente une société perdue où seule l’argent et la reconnaissance semblent avoir encore un sens. C’est donc cet esprit que nous avançons et que nous rencontrons nos personnages. Entre le rêve et la réalité la barrière semble bien mince.
Un roman qui prend son temps mais qui refermer est tout simplement un chef-d’oeuvre.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 850 pages
  • Editeur : Le Cherche Midi (1 septembre 2016)
  • Langue : Français

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Tant que dure ta colère (1 septembre 2016) de Asa Larsson

Une nouvelle enquête de Rebecka Martinsson
Au nord de la Suède, à la fonte des glaces, le cadavre d une jeune fille remonte à la surface du lac de Vittangijärvi. Est-ce son fantôme qui trouble les nuits de la procureure Rebecka Martinsson ? Alors que l enquête réveille d anciennes rumeurs sur la mystérieuse disparition en 1943 d un avion allemand dans la région de Kiruna, un tueur rôde, prêt à tout pour que la vérité reste enterrée sous un demi-siècle de neige…
Après Le sang versé et La piste noire, Asa Larsson, nous entraine une fois encore dans une intrigue aussi complexe qu envoûtante, où elle dissèque les recoins les plus obscurs de l âme humaine.

Critique : Ce roman suit l’enquête de la procureure Rebecka Martinsson dans la région de Kiruna que connaît parfaitement l’auteur puisqu’elle a grandi dans cette région située au-delà du cercle polaire arctique, à l’extrême nord de la Suède. Ce livre fait partie d’une série de cinq ouvrages (le sang versé et la piste noire sont déjà parus)
L’enquête est bien menée, il y a un vrai jeu entre les personnages, les policiers qui ont des ressentiments à la suite d’événements passés…
Ce livre est écrit à deux voix, à la troisième personne habituelle en alternance avec ce que ressent Wilma qui meurt au début de l’histoire, une façon de faire parler les morts, mais sans y glisser d’invraisemblances . Nous sommes dans un village du nord de la Suède, le printemps n’en finit pas d’arriver lorsque le corps de la jeune fille est découvert et que commence alors l’enquête. C’est la vie d’une petite ville, ce que certains aimeraient cacher de leurs actions durant la Seconde Guerre mondiale, ces démons que l’on voudrait rester enfouis, le pouvoir de protagonistes qui ont leurs propres lois et savent ne jamais se faire prendre, les doutes de Rebecka sur sa relation avec Mans et la volonté de rester vivre ici, loin de la ville. Les personnages du substitut et de la « flic », sont bien détaillés et une fois cette histoire commencée on a hâte de comprendre la motivation des assassins.
Un bon polar qui ce lit très rapidement pour le plus grand bonheur de ses lecteurs.

Note : 9/10

 

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (1 septembre 2016)
  • Collection : LITT.GENERALE517Y2oM-J5L._SX341_BO1,204,203,200_.jpg