La Dernière séance De Pan Nalin | Par Pan Nalin Avec Bhavin Rabari, Bhavesh Shrimali, Richa Meena

En 2010, dans l’Inde rurale, Samay, 9 ans, découvre le cinéma et en tombe éperdument amoureux. Grâce à son amitié secrète avec le projectionniste du village, il vit sa passion depuis la cabine de projection, alors que la fin de l’ère du 35 mm menace de faire disparaître la magie qui les unit.

Avec La Dernière séance, Pan Nalin livre une déclaration d’amour bouleversante au cinéma. À travers le regard émerveillé d’un enfant découvrant la magie de la projection en pellicule, le cinéaste signe un récit initiatique empreint de nostalgie, célébrant la puissance des images et la transmission entre les générations.

Dans une petite ville de l’Inde rurale en 2010, Samay, neuf ans, voit sa vie basculer lorsqu’il découvre une salle de cinéma. Fasciné par les films autant que par les mystérieuses machines qui les projettent, il noue une amitié secrète avec le projectionniste. Mais alors que la révolution numérique s’impose progressivement, le monde du 35 mm s’apprête à disparaître, emportant avec lui tout un savoir-faire.

Le récit dépasse rapidement la simple chronique d’enfance pour devenir une réflexion sur la naissance d’une vocation. Pan Nalin montre avec une grande délicatesse comment une passion peut transformer le regard d’un enfant et ouvrir un horizon bien plus vaste que celui de son quotidien. La fascination de Samay pour les bobines, les faisceaux lumineux et les mécanismes de projection rappelle combien le cinéma est avant tout un art artisanal, fait de patience et d’émerveillement.

Bhavin Rabari impressionne par la sincérité de son interprétation. Son regard curieux et son enthousiasme communicatif portent le film de bout en bout. À ses côtés, Bhavesh Shrimali et Richa Meena incarnent avec justesse des personnages qui accompagnent cette initiation au septième art.

La mise en scène de Pan Nalin sublime autant les paysages ruraux que l’intérieur de la cabine de projection. Les jeux de lumière, les bobines de pellicule et le bruit caractéristique des projecteurs deviennent les véritables héros du film, conférant à chaque séance une dimension presque magique. Cette esthétique chaleureuse nourrit un profond sentiment de nostalgie sans jamais tomber dans la simple idéalisation du passé.

Au-delà de son hommage au cinéma argentique, La Dernière séance parle avant tout de transmission, de curiosité et de rêves. Il rappelle que les plus grandes passions naissent souvent d’une rencontre inattendue et que la magie du cinéma réside autant dans ceux qui le fabriquent que dans ceux qui le découvrent.

Un hommage tendre et lumineux au cinéma, porté par un jeune acteur bouleversant et une mise en scène pleine de poésie. Pan Nalin signe une œuvre universelle qui célèbre la magie des salles obscures.

Laisser un commentaire