Influenceur beauté fauché, Gabriel Rose rêve de devenir comédien. Mais il n’a ni le talent ni les contacts. Après un énième casting raté, il rencontre Stanislas, un fils à papa de la jeunesse dorée, qui lui propose de lancer une marque de bijoux. Gabriel y voit l’opportunité d’accéder au gotha parisien, où tout semble facile, en apparence… En parallèle, il se lie avec Pauline, une jeune chercheuse en écologie politique. Tiraillé entre deux mondes, Gabriel cherche sa place entre image et réalité, désir d’ascension, et besoin d’amour.
Avec Microstar, Léopold Kraus signe une chronique contemporaine mordante sur le culte de l’image, les réseaux sociaux et l’illusion de la réussite. Entre satire sociale, comédie dramatique et récit initiatique, le film dresse le portrait d’une génération en quête de reconnaissance dans un monde où les apparences valent souvent plus que les convictions.
Gabriel Rose, influenceur beauté sans le sou, rêve de percer comme comédien. Après une succession d’échecs, une rencontre avec Stanislas, héritier fortuné évoluant dans les cercles les plus privilégiés de Paris, lui ouvre les portes d’un univers où luxe, influence et opportunisme semblent être les seules règles. Mais l’arrivée de Pauline, jeune chercheuse engagée en écologie politique, remet progressivement en question ses ambitions et son rapport au succès.
Le scénario explore avec intelligence le fossé entre deux visions du monde : celle d’une société obsédée par la visibilité, la consommation et le prestige social, et celle portée par une génération qui cherche encore à donner du sens à son engagement. Sans jamais sombrer dans la caricature, Léopold Kraus observe les contradictions de son époque avec un regard à la fois ironique et empathique.
Abraham Wapler compose un personnage principal particulièrement crédible, partagé entre son désir d’ascension sociale et son besoin d’authenticité. À ses côtés, Félix Lefebvre incarne avec justesse l’insouciance d’une jeunesse privilégiée, tandis que Raïka Hazanavicius apporte beaucoup de finesse au personnage de Pauline, véritable contrepoint moral du récit.
La mise en scène alterne habilement entre l’esthétique lisse des réseaux sociaux et une approche plus naturaliste des moments d’intimité. Ce contraste souligne efficacement le décalage entre l’image que chacun construit et la réalité de ses doutes, donnant au film une identité visuelle cohérente avec son propos.
À travers le parcours de Gabriel, Microstar questionne la valeur du succès, la fabrication des identités numériques et le besoin de trouver sa place dans une société dominée par l’apparence. Derrière son humour et son regard satirique, le film offre une réflexion étonnamment sensible sur les aspirations d’une génération.
Une satire contemporaine fine et intelligente, portée par un casting convaincant. Léopold Kraus signe un premier film lucide sur les illusions de la célébrité et la difficulté de rester fidèle à soi-même.
