La Bouche du Diable De Jeff Wadlow | Par Aja Gabel, Myung Joh Wesner Avec Kathryn Newton, Lana Condor, Gavin Casalegno

Des amis partent en Thaïlande pour l’aventure, mais se retrouvent piégés dans des grottes sous-marines avec un prédateur mortel. Alors que l’oxygène diminue, d’anciennes tensions refont surface dans leur lutte désespérée pour survivre.

Il faut aborder La Bouche du Diable avec le bon état d’esprit : celui d’un film de série B qui ne cherche jamais à être réaliste. Une fois cette règle acceptée, le nouveau thriller de Jeff Wadlow devient un divertissement assumé, où l’on prend autant de plaisir à sursauter qu’à sourire devant les situations les plus improbables.

Le point de départ est simple : une bande d’amis en vacances en Thaïlande décide d’explorer des grottes sous-marines avant de se retrouver enfermée avec un prédateur aussi féroce qu’affamé. L’oxygène se raréfie, les tensions explosent et chaque galerie devient un piège potentiel. Rien de très crédible, mais ce n’est clairement pas l’objectif.

Le scénario enchaîne les clichés du survival avec une générosité presque attachante. Les décisions absurdes des personnages, les retournements invraisemblables et les apparitions du monstre participent finalement au charme du film. Plutôt que de chercher la logique, mieux vaut se laisser porter par cette succession de péripéties complètement décomplexées.

Kathryn Newton et Lana Condor apportent suffisamment d’énergie pour rendre leurs personnages attachants, tandis que Gavin Casalegno complète efficacement cette équipe de survivants plus courageux que prudents.

Jeff Wadlow privilégie le rythme et le spectacle. Les décors aquatiques créent une véritable sensation d’étouffement et certaines séquences sous-marines fonctionnent particulièrement bien. Les effets spéciaux restent inégaux, mais participent finalement au côté « popcorn movie » de l’ensemble.

Au final, La Bouche du Diable n’est pas un grand film d’horreur, et il ne prétend d’ailleurs jamais l’être. C’est le genre de long métrage que l’on regarde entre amis, en acceptant de rire autant des situations improbables que des scènes de tension.

À prendre totalement au second degré. Entre survival, monstre géant et situations improbables, La Bouche du Diable offre un divertissement sympathique qui ne révolutionne rien, mais qui remplit parfaitement son rôle si l’on accepte de laisser son esprit critique à l’entrée de la grotte

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