Chronique musique — Movie de Sofiane Pamart

Avec Movie, Sofiane Pamart confirme sa place à part dans le paysage musical français : celle d’un pianiste qui ne compose pas seulement des morceaux, mais des images.

Dès les premières notes, l’intention est claire. Le piano n’est pas ici un instrument classique au sens traditionnel, mais un outil narratif. Chaque piste fonctionne comme une scène, une séquence presque visuelle, où les silences comptent autant que les envolées.

L’album s’inscrit dans une esthétique épurée, reconnaissable : motifs répétitifs, mélodies accessibles, montée progressive en intensité. Mais là où Pamart se distingue, c’est dans sa capacité à créer une atmosphère immédiate. On n’écoute pas Movie, on s’y projette.

L’influence du cinéma est assumée. Les compositions évoquent des bandes originales, sans jamais s’attacher à une image précise. Cette liberté permet à l’auditeur de construire son propre film intérieur. Chaque morceau devient un espace ouvert, une invitation à l’imaginaire.

Le son, souvent cristallin, parfois plus dense, joue sur les contrastes. Entre fragilité et puissance, l’album avance sur une ligne fine, évitant l’excès tout en maintenant une tension émotionnelle constante.

Ce qui frappe, c’est aussi la cohérence. Movie ne cherche pas la démonstration technique. Il privilégie une écriture simple mais maîtrisée, qui touche par sa justesse plutôt que par sa complexité.

Dans une époque où la musique instrumentale trouve un nouveau public, notamment via les plateformes et les réseaux, Sofiane Pamart s’impose comme une figure clé de ce renouveau.

Verdict : un album immersif et accessible, qui transforme le piano en écran mental et confirme le talent de conteur musical de Sofiane Pamart.

56 jours de Catherine Ryan Howard

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Le thriller érotique à l’origine de la série diffusée sur Amazon Prime Vidéo dès le 18 février 2026 avec Dove Cameron dans le rôle de Ciara !

Avec 56 jours, Catherine Ryan Howard construit un thriller psychologique sous tension, ancré dans un contexte contemporain immédiatement reconnaissable : celui du premier confinement lié au Covid-19.

Le roman repose sur une structure temporelle fragmentée. Trois lignes se superposent : la rencontre entre Ciara et Oliver, leur installation rapide sous le même toit, et la découverte d’un corps dans l’appartement. Ce jeu de temporalités crée une tension constante, chaque chapitre venant éclairer — ou brouiller — les précédents.

Le point de départ est presque banal : une rencontre dans un supermarché. Mais très vite, le contexte du confinement accélère les choses. Le huis clos s’impose comme une évidence narrative : deux inconnus, enfermés ensemble, sans échappatoire.

Ce dispositif permet à l’autrice d’explorer les mécanismes de la relation. Qui est vraiment l’autre ? Que cache-t-il ? L’intimité forcée devient un terrain propice aux révélations… et aux mensonges.

Le roman joue sur la méfiance. Chaque détail, chaque comportement peut être interprété de différentes manières. Le lecteur, comme les personnages, avance sans certitude.

L’aspect « érotique » reste ici suggéré, intégré à la dynamique de séduction et de rapprochement, sans jamais prendre le pas sur le suspense. Il sert à renforcer l’ambiguïté du lien entre Ciara et Oliver.

Catherine Ryan Howard maîtrise le rythme, alternant moments de tension et révélations progressives. L’intrigue repose sur une construction précise, orientée vers un dévoilement final.

Le cadre de Dublin, presque déserté par le confinement, renforce l’atmosphère. L’extérieur n’offre aucun refuge, accentuant l’effet de huis clos.

56 jours s’impose ainsi comme un thriller contemporain, qui utilise une situation familière pour en révéler le potentiel inquiétant.

Un roman efficace et tendu, où la proximité devient danger, et où l’amour naissant peut cacher une mécanique bien plus sombre.

Éditeur ‏ : ‎ L’Archipel Date de publication ‏ : ‎ 8 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 360 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2809853177 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2809853179

Les disparus d’As Covas de Susana Fortes

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Août 1979, trois enfants disparaissent à As Covas : les frères Cadavid et Blanca Suances, âgés de 12 à 8 ans. Le lendemain, la fillette est retrouvée indemne. Des deux garçons, nulle trace… 25 ans plus tard, quand leurs ossements sont exhumés, Blanca revient en Galice pour tenter de comprendre ce qui s’est passé cette nuit-là. Un roman d’atmosphère, noir, puissant et singulier.

Avec Les disparus d’As Covas, Susana Fortes signe un roman noir d’atmosphère, où le mystère s’inscrit dans la mémoire d’un lieu autant que dans celle des personnages.

Le récit prend racine en 1979, dans un village de Galice. Trois enfants disparaissent lors d’une fête. Le lendemain, seule Blanca est retrouvée, vivante mais amnésique, loin de là. Les deux garçons restent introuvables. Ce point de départ, brutal et inexpliqué, installe une énigme qui va hanter le roman.

Vingt-cinq ans plus tard, la découverte des ossements relance l’histoire. Blanca revient sur les lieux, accompagnée d’un journaliste. Ce retour constitue le cœur du livre : une enquête, mais aussi une confrontation avec un passé enfoui.

Le roman s’éloigne du thriller classique pour privilégier une approche plus lente, presque introspective. L’enquête progresse par fragments, à l’image de la mémoire de Blanca. Les souvenirs reviennent par bribes, sans jamais former immédiatement un tableau clair.

Le village joue un rôle central. Marqué par l’histoire — notamment les traces laissées par la guerre civile — il apparaît comme un espace de silence et de non-dits. Les habitants, les tensions anciennes, les secrets transmis ou dissimulés participent à l’opacité du récit.

Susana Fortes construit ainsi une atmosphère dense, où le mystère ne tient pas seulement aux faits, mais à l’impossibilité de les reconstituer entièrement. La vérité semble toujours partielle, incertaine.

La dimension personnelle de Blanca renforce cette approche. Son retour est aussi une quête identitaire, liée à son histoire familiale et à ce qu’elle a perdu.

L’écriture, élégante et retenue, privilégie l’ambiance à l’action. Le roman avance par touches, créant un sentiment d’étrangeté et de tension diffuse.

Les disparus d’As Covas s’impose comme un roman noir singulier, qui joue avec les codes du genre pour proposer une expérience plus sensorielle et mémorielle.

Un livre envoûtant, où le passé affleure sans jamais se laisser totalement saisir, et où les silences parlent autant que les faits.

Éditeur ‏ : ‎ L’Archipel Date de publication ‏ : ‎ 12 février 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 243 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2809850429 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2809850420

Lettre du Japon de Marie Kondo

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Une plongée intime dans l’âme japonaise par Marie Kondo, une véritable lettre d’amour au Japon qui offre une réflexion universelle sur la façon dont les traditions culturelles peuvent enrichir notre vie quotidienne.

Avec Lettre du Japon, Marie Kondo s’éloigne du strict cadre du rangement pour proposer un ouvrage plus personnel, ancré dans ses racines culturelles. Ce livre se présente comme une réflexion intime sur l’influence du Japon dans sa manière de penser, de vivre et d’organiser le quotidien.

L’autrice structure son propos autour de six principes — chérir, maîtriser, considérer, savourer, purifier, harmoniser — qui prolongent et approfondissent l’esprit de la méthode KonMari. Ici, il ne s’agit plus seulement de trier, mais de repenser notre rapport au monde à travers les objets, les gestes et le temps.

Le livre fonctionne comme un voyage sensoriel. Japon y est évoqué à travers ses saisons, ses rituels et ses sensibilités esthétiques. La cérémonie du thé, l’attention portée aux détails ou encore la culture du « kawaii » participent à cette immersion.

Plusieurs concepts clés de la culture japonaise irriguent l’ouvrage. Le mottainai, par exemple, valorise le respect des objets et le refus du gaspillage. L’ikigai, souvent évoqué, renvoie à la quête de sens et à la raison d’être. L’acceptation de l’imperfection, proche de l’esthétique du wabi-sabi, traverse également le texte.

Marie Kondo propose ainsi une réflexion élargie : comment trouver un équilibre dans un monde saturé d’informations et d’objets ? Comment ralentir, observer, apprécier ?

Le ton est apaisé, presque méditatif. Loin d’un guide pratique classique, le livre privilégie l’évocation, l’expérience et l’introspection.

Lettre du Japon s’adresse autant aux lecteurs déjà familiers de son approche qu’à ceux qui s’intéressent à la culture japonaise et à ses philosophies du quotidien.

Un ouvrage délicat et inspirant, qui invite à ralentir, à porter un autre regard sur ce qui nous entoure et à retrouver une forme d’harmonie intérieure.

Éditeur ‏ : ‎ First Date de publication ‏ : ‎ 26 mars 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 288 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2412107327 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2412107324

Des choux et des reines de Katherine Pancol

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Sophie a sauté dans le premier train pour Rouen avec, pour seul bagage, son chien Sherlock.

Avec Des choux et des reines, Katherine Pancol propose un roman centré sur l’émancipation et la reconstruction, porté par une héroïne en rupture.

Le point de départ est immédiat : Sophie fuit. Sans plan, sans bagage, accompagnée seulement de son chien, elle quitte une relation toxique dès qu’une opportunité se présente. Ce geste, impulsif mais vital, donne au récit son énergie initiale.

Rouen devient alors un lieu de transition. Ni point d’arrivée, ni simple décor, la ville incarne un espace où tout est à réinventer. Sophie s’y confronte à elle-même, à ses choix passés et à ce qu’elle souhaite devenir.

Le roman s’inscrit dans une dynamique de reconstruction progressive. Loin d’une transformation instantanée, le parcours de l’héroïne passe par des étapes : rencontres, doutes, tentatives. Katherine Pancol privilégie une approche humaine, attentive aux fragilités.

Le personnage de Sophie est construit sur une tension entre vulnérabilité et volonté. Marquée par une relation d’emprise, elle doit réapprendre à décider, à exister par elle-même. Cette évolution constitue le cœur du récit.

L’écriture, fluide et accessible, s’appuie sur des dialogues vivants et une narration proche des émotions. L’autrice conserve un équilibre entre gravité des thèmes — notamment les relations toxiques — et moments plus légers, parfois teintés d’humour.

Le chien Sherlock, compagnon fidèle, apporte une présence rassurante, presque symbolique, dans ce parcours incertain.

Des choux et des reines s’inscrit dans la continuité de l’œuvre de Katherine Pancol, attentive aux trajectoires féminines et aux chemins de résilience.

Un roman sensible et accessible, qui explore la possibilité de se reconstruire après l’emprise, avec douceur et détermination

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 29 avril 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 192 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226512497 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226512499

Le piège de Olivier Bal

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 » Tu n’auras nulle part où te cacher. Je serai là. Partout. « 

Avec Le Piège, Olivier Bal construit un thriller de traque implacable, où le face-à-face entre deux hommes devient un jeu mental aux règles mouvantes.

Le roman repose sur une idée forte : une chasse qui dure depuis dix ans. Harry Miller poursuit Frank Lombardo à travers les États-Unis, mais refuse de le capturer immédiatement. Il le laisse reconstruire une vie, s’ancrer quelque part… avant de tout faire basculer à nouveau. Ce cycle, presque rituel, installe une tension singulière.

Ce qui intrigue, c’est l’intention. Pourquoi prolonger ainsi la traque ? Pourquoi laisser respirer sa proie avant de refermer le piège ? Le roman se nourrit de ces questions, jouant sur l’incertitude des motivations.

La relation entre Miller et Lombardo dépasse la simple opposition. Elle devient une forme de duel psychologique, où chacun existe à travers l’autre. Le chasseur semble dépendre de sa proie autant qu’il la contrôle.

L’arrivée de Leah, enquêtrice extérieure à ce face-à-face, introduit un troisième regard. À travers elle, le lecteur interroge la situation : qui est réellement coupable ? Qui manipule qui ? Sa position, entre observation et implication, renforce le trouble.

Olivier Bal construit son intrigue sur un renversement progressif des perceptions. Les rôles de chasseur et de proie se brouillent, laissant place à une zone grise où les certitudes s’effondrent.

Le rythme est tendu, porté par une alternance de points de vue et une montée en pression constante. Chaque révélation vient reconfigurer l’ensemble, jusqu’à remettre en question la nature même du « piège ».

L’écriture reste efficace, directe, au service d’une mécanique narrative précise.

Le Piège s’impose ainsi comme un thriller psychologique, centré sur l’obsession, la manipulation et la perception.

Un roman sous tension, où la traque devient un miroir déformant, et où la vérité se cache peut-être là où on ne la cherche pas.

Éditeur ‏ : ‎ XO Date de publication ‏ : ‎ 23 avril 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 411 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2374489396 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2374489391

Le Hameau de Niko Tackian

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UN FLEUVE. TROIS VIES. UN SECRET.

Avec Le Hameau, Niko Tackian déploie un thriller à dimension européenne, structuré autour de plusieurs trajectoires qui convergent lentement vers un même point de bascule.

Le roman repose sur une construction chorale. Trois personnages, trois lieux, trois histoires en apparence indépendantes : Paul à Paris, confronté à une lettre venue du passé ; Dmitri en Ukraine, musicien devenu soldat cherchant à fuir la guerre ; Léna à Berlin, engagée dans une quête de vérité après la mort de sa sœur. Chacun avance dans un récit distinct, mais relié par un fil invisible.

Ce fil, c’est le Danube. Le fleuve devient l’axe narratif du roman, traversant les frontières et reliant les destins. Il incarne à la fois la continuité et le déplacement, mais aussi une forme de menace latente. Le récit progresse comme son courant : lent, inévitable, chargé de secrets.

Le « Hameau », lieu central évoqué dès le titre, agit comme un point de convergence. Mystérieux, interdit, il cristallise les enjeux du roman. C’est vers cet espace que les trajectoires tendent, sans que les personnages en mesurent immédiatement les implications.

Niko Tackian installe une atmosphère sombre, marquée par l’errance, la fuite et la mémoire. Les paysages — urbains ou naturels — participent à cette tonalité, renforçant l’impression d’un monde fragmenté.

Le roman explore des thématiques contemporaines : héritage familial, conséquences de la guerre, quête de justice. Ces éléments s’entrelacent dans une intrigue qui privilégie la tension progressive plutôt que l’action immédiate.

L’écriture est tendue, efficace, avec une alternance de points de vue qui maintient le rythme et l’attention. Les révélations sont distillées avec précision, construisant une montée en puissance.

Le Hameau s’inscrit dans la continuité du travail de Tackian, mêlant suspense et atmosphère, avec une attention particulière portée aux trajectoires humaines.

Un thriller dense et immersif, où les destins s’entrecroisent au fil d’un fleuve chargé de secrets, jusqu’à un point de rencontre inévitable.

Éditeur ‏ : ‎ Calmann-Lévy Date de publication ‏ : ‎ 25 mars 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 400 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2702191614 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2702191613

L’Autre moi de Franck Thilliez (Auteur)

Ici, le cauchemar commence.

Avec L’Autre moi, Franck Thilliez plonge dans un thriller psychologique où les frontières entre science, mémoire et perception deviennent instables.

Le roman s’ouvre sur un lieu clos et intrigant : Longepin, base ultra-sécurisée nichée au cœur de la Grande Chartreuse. Ce décor, à la fois isolé et contrôlé, installe immédiatement une atmosphère de suspicion. Les règles qui y régissent la vie quotidienne suggèrent un système opaque, où tout n’est pas dit.

Au centre du récit, Sibylle. Marquée par un accident tragique et une reconstruction physique lourde, elle évolue dans un état de fragilité permanente. L’amnésie post-traumatique et les cauchemars récurrents brouillent sa perception du réel. Ce trouble devient le moteur du roman : peut-on se fier à ce que l’on voit, à ce que l’on ressent ?

Le personnage d’Erwann, neuroscientifique, introduit une dimension scientifique. Son intégration à Longepin, motivée autant par l’ambition professionnelle que par l’espoir de soigner Sibylle, ouvre la porte à une exploration des recherches menées sur le cerveau.

Franck Thilliez construit ici un récit à double tension. D’un côté, une intrigue extérieure, liée aux activités secrètes du site. De l’autre, une plongée intérieure dans l’esprit de Sibylle, où les souvenirs fragmentés et les visions troublantes remettent en question toute certitude.

Le roman joue sur la confusion entre rêve et réalité. Les cauchemars ne sont pas de simples éléments narratifs : ils participent à l’ambiguïté générale, créant un climat où chaque scène peut être remise en cause.

L’écriture, fidèle à l’auteur, privilégie un rythme soutenu et une progression par révélations. Les éléments scientifiques, sans être envahissants, apportent une crédibilité supplémentaire à l’ensemble.

L’Autre moi s’inscrit dans la continuité du travail de Thilliez, mêlant thriller et exploration des mécanismes du cerveau humain.

Un roman tendu et immersif, qui transforme la quête de vérité en labyrinthe mental, où l’identité elle-même devient incertaine.

Éditeur ‏ : ‎ Fleuve éditions Date de publication ‏ : ‎ 28 avril 2026 Édition ‏ : ‎ 1er Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 456 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2265159077 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2265159075

Les Preuves de Suzie Miller

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Tessa, brillante avocate anglaise qui défend sans états d’âme les hommes accusés d’agressions sexuelles, se retrouve sur le banc des victimes après un viol conjugal.

Avec Les Preuves, Suzie Miller signe un premier roman d’une puissance rare, à la fois implacable et profondément humain. Adapté de sa pièce phénomène Prima Facie, jouée dans le monde entier, ce texte franchit la scène pour devenir un récit littéraire incandescent, qui interroge frontalement la justice, la notion de vérité et la violence institutionnelle faite aux victimes.

Tessa est une brillante avocate pénaliste anglaise. Issue d’un milieu populaire, elle a gravi un à un les échelons d’un système qu’elle maîtrise parfaitement. Elle défend, avec intelligence et conviction, des hommes accusés d’agressions sexuelles. Elle croit au droit, à la procédure, à la rationalité judiciaire. Elle sait plaider, démonter un témoignage, pointer la moindre faille. Jusqu’au jour où ce système se retourne contre elle.

Après une relation consentie devenue viol conjugal, Tessa bascule du côté des plaignantes. Et soudain, tout ce qu’elle pensait savoir s’effondre. Les mots changent de sens. Les mécanismes juridiques qu’elle utilisait deviennent des armes. La présomption d’innocence, la charge de la preuve, la temporalité judiciaire, l’examen du comportement de la victime : chaque étape révèle une machine patriarcale froide, méthodique et profondément violente.

Suzie Miller écrit avec une précision chirurgicale. Son style, tendu et sans fioritures, épouse la pensée de Tessa, son intelligence, puis sa sidération, sa colère et sa solitude. Le roman ne cherche jamais l’émotion facile : il expose les faits, les raisonnements, les silences. Et c’est précisément cette rigueur qui rend la lecture bouleversante. La question centrale — où sont les preuves ? — devient un cri, une absurdité, une violence supplémentaire infligée à celles dont le corps est pourtant la seule scène du crime.

Les Preuves n’est pas seulement un roman sur le viol : c’est un texte sur le pouvoir du langage, sur la manière dont la loi peut broyer celles qu’elle prétend protéger, sur l’écart vertigineux entre la justice théorique et la réalité vécue. Suzie Miller ne dénonce pas frontalement : elle démontre. Et cette démonstration est imparable.

Vendu à plus de 150 000 exemplaires et unanimement salué par la presse internationale, le roman s’impose comme un texte essentiel, à la fois littéraire, politique et profondément nécessaire. Un livre qui secoue, dérange, éclaire — et dont on ne ressort pas indemne.

Éditeur ‏ : ‎ L’Archipel Date de publication ‏ : ‎ 26 février 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 336 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2809852987 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2809852981

Le Français avec (encore plus de) style de Karine Dijoud

Les conseils et astuces de la professeure de lettres classiques, Karine Dijoud, alias @lesparentheseselementaires sur Instagram, pour manier la langue française avec style et élégance !

Avec Le Français avec (encore plus de) style, Karine Dijoud propose un guide accessible et vivant pour redonner du relief à l’expression écrite et orale, en s’éloignant d’une approche strictement scolaire de la langue.

Le livre part d’un constat simple : la maîtrise du français ne se limite pas à éviter les fautes. Elle passe aussi par le choix des mots, la précision des tournures et le plaisir de manier la langue. À travers une série de conseils pratiques, l’autrice invite à enrichir son vocabulaire et à affiner son style.

L’ouvrage s’organise autour de thématiques concrètes. Il aborde l’usage des mots rares ou oubliés, la chasse aux pléonasmes et aux tics de langage, ainsi que les pièges de la prononciation. Chaque point est illustré par des exemples clairs, permettant une mise en pratique immédiate.

Karine Dijoud adopte une approche pédagogique mais décomplexée. Le ton reste léger, parfois ludique, ce qui rend la lecture fluide. L’objectif n’est pas de normer, mais d’encourager une appropriation personnelle de la langue.

Le livre valorise également la dimension esthétique du français. Les mots ne sont pas seulement fonctionnels : ils participent à une forme d’élégance, comparable à un style vestimentaire. Cette analogie traverse l’ouvrage et donne une cohérence à l’ensemble.

Issu d’un travail déjà développé sur les réseaux sociaux, le contenu conserve un format dynamique, proche de capsules courtes. Cela facilite la lecture fragmentée et l’apprentissage progressif.

Le Français avec (encore plus de) style s’adresse à un public large : étudiants, professionnels ou simples curieux souhaitant améliorer leur expression.

Un guide clair et stimulant, qui redonne envie de jouer avec les mots et de cultiver une langue plus précise, plus riche et plus élégante.

  • Éditeur ‏ : ‎ First
  • Date de publication ‏ : ‎ 12 février 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 252 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2412103097
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2412103098
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 505 g