TY KWAK – Journal intime d’un canard créatif: Par Tycieso, artiste des réseaux – canard – humour – activités – fun facts – coloriages – mini BD Broché – Illustré, 12 mars 2026 de Tycieso

Un carnet d’activités humoristique autour du sujet préféré de l’artiste : les canards ! A lire pour apprendre plein de trucs inutiles et aussi s’amuser à dessiner.

Avec TY KWAK, Tycieso prolonge son univers décalé en proposant un objet hybride : à la fois carnet d’activités, recueil de gags et terrain de jeu graphique.

Le livre adopte la forme d’un faux journal intime, entièrement centré sur une obsession revendiquée : les canards. Ce parti pris donne une cohérence à l’ensemble, tout en autorisant une grande liberté de ton. Le contenu se compose d’une multitude de formats courts — mini BD, jeux de mots, « fun facts », listes absurdes — pensés pour une lecture fragmentée.

L’ouvrage se distingue par son aspect interactif. Il ne s’agit pas seulement de lire, mais aussi de participer : coloriages, défis, petits exercices de dessin invitent le lecteur à s’approprier le carnet. Le format, conçu pour être manipulé facilement, accompagne cette dimension ludique.

L’humour repose sur l’absurde et la répétition. Les « anecdotes » volontairement inutiles, les jeux de langage autour du canard et les détournements de figures connues créent un univers cohérent dans son non-sens assumé. Cette approche rappelle les codes des contenus issus des réseaux sociaux, dont Tycieso est issu.

Graphiquement, le style est immédiat et expressif. Les dessins, proches du croquis ou du doodle, privilégient l’efficacité et la spontanéité. Cette simplicité apparente facilite l’accès aux activités de dessin proposées.

Le livre s’adresse à un public large, notamment aux plus jeunes, mais aussi à ceux qui apprécient un humour léger et visuel. Il fonctionne aussi bien en lecture continue qu’en feuilletage aléatoire.

TY KWAK s’inscrit dans une tendance de livres-objets inspirés des pratiques numériques, où l’interaction et la créativité prennent une place centrale.

Un carnet drôle et décomplexé, qui invite à dessiner, rire et explorer un univers absurde… peuplé de canards.

  • Éditeur ‏ : ‎ First
  • Date de publication ‏ : ‎ 12 mars 2026
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 208 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2412104581
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2412104583

Matisse – Le rêve absolu de Jörg Mailliet (Dessins), Sandra Desmazières (Encreur), Claudine Grammont Julie Birmant (Rédacteur)

 » L’aider depuis le premier jour à trouver la solution à son « problème pictural’ : ma mission sur terre. « 

Avec Matisse — Le rêve absolu, Jörg Mailliet, Sandra Desmazières, Julie Birmant et Claudine Grammont proposent une bande dessinée biographique qui s’attache à saisir l’intimité créative de Henri Matisse.

L’originalité de l’album réside dans son point de vue : celui d’Amélie, épouse et figure centrale dans la vie du peintre. À travers son regard, le récit dévoile un Matisse moins solaire qu’attendu, marqué par le doute, l’obsession et la recherche constante d’un idéal pictural.

Le livre s’intéresse ainsi à ce que l’on pourrait appeler le « travail invisible » de la création. Loin de l’image d’un artiste porté par l’évidence, Matisse apparaît ici comme un homme en lutte avec son art, confronté à des crises profondes et à une exigence intérieure permanente.

La relation entre Henri et Amélie constitue le cœur dramatique du récit. Elle n’est pas seulement muse, mais partenaire active, soutien et témoin des tourments du peintre. Leur équilibre, fragile, se trouve mis à l’épreuve lorsque surgit une nouvelle source d’inspiration, susceptible de bouleverser leur relation.

Graphiquement, l’album cherche à dialoguer avec l’univers de Matisse. Les choix de couleurs, les compositions et les jeux de formes évoquent son travail sans chercher à l’imiter directement. Cette approche permet de traduire visuellement la tension entre recherche formelle et émotion.

Le scénario de Julie Birmant et Claudine Grammont s’appuie sur une documentation solide, tout en privilégiant une narration incarnée, centrée sur les émotions et les relations humaines.

Matisse — Le rêve absolu s’inscrit dans une tradition de BD biographiques qui cherchent à rendre accessible le parcours d’artistes majeurs, en mettant l’accent sur leur dimension humaine.

Une œuvre sensible et nuancée, qui explore les tensions entre création, amour et quête d’absolu, et qui offre un regard intime sur l’un des grands noms de la peinture moderne.

  • ASIN ‏ : ‎ B0FR198XNB
  • Éditeur ‏ : ‎ Les Arènes BD
  • Date de publication ‏ : ‎ 12 mars 2026
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 134 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1037515551

La belle histoire des jardins de Catherine Delvaux (Auteur), Simon Hureau (Auteur)

Depuis que les humains ont cessé d’être nomades, ils ont créé des jardins : un lopin de terre clos, quelques arbres fruitiers, des plantes, des fleurs, une prairie. 

Avec La belle histoire des jardins, Catherine Delvaux et Simon Hureau proposent une bande dessinée documentaire qui retrace l’évolution des jardins à travers les siècles et les civilisations.

L’ouvrage adopte une approche chronologique, remontant aux origines mêmes du jardin, lorsque l’humanité, devenue sédentaire, commence à organiser la nature. Du mythe du jardin d’Éden aux grands ensembles paysagers, le livre explore la manière dont les sociétés ont façonné leur environnement.

Le jardin apparaît ici comme un espace multiple. Il est à la fois nourricier — potagers, vergers — et esthétique, lieu de contemplation et d’équilibre. Cette dualité traverse l’ensemble du récit, révélant une constante : le besoin humain de créer un lien avec la nature.

L’ouvrage accorde une place importante aux grands moments de l’histoire des jardins. Les jardins à la française, notamment ceux associés à Château de Versailles, illustrent une volonté de maîtrise et d’ordonnancement. À l’inverse, d’autres formes, plus libres, témoignent d’un rapport différent au paysage.

Le livre ne se limite pas aux élites. Il évoque également les jardins ouvriers, espaces modestes mais essentiels, où se mêlent subsistance, sociabilité et attachement à la terre.

Graphiquement, Simon Hureau développe un univers visuel riche et coloré. Les planches mettent en valeur la diversité des paysages, des plantes et des époques, tout en conservant une grande lisibilité.

Le ton reste accessible, pédagogique sans être didactique. Le lecteur est invité à parcourir cette histoire comme une promenade, d’un jardin à l’autre.

La belle histoire des jardins propose ainsi une réflexion sur la relation entre l’homme et la nature, à travers un prisme esthétique et culturel.

Une bande dessinée élégante et instructive, qui célèbre la créativité humaine et la beauté du vivant à travers le temps.

  • ASIN ‏ : ‎ B0FR1L8QGV
  • Éditeur ‏ : ‎ Les Arènes BD
  • Date de publication ‏ : ‎ 9 avril 2026
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 209 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1037515254

Le Ministère des affaires complexes de Kokopello (Auteur), Cléo (Auteur)

Le ministère des Affaires complexes est chargé de résoudre les dossiers sensibles de la nation

Avec Le Ministère des affaires complexes, Kokopello et Cléo proposent une bande dessinée inspirée du réel, qui explore les rouages de l’administration française à travers un prisme à la fois lucide et humain.

Le récit s’ancre dans un contexte précis : l’année 2015, marquée par un afflux important de demandeurs d’asile. Face à cette situation, une petite cellule administrative est chargée de gérer l’urgence — reloger, organiser, démanteler des campements — dans un cadre institutionnel contraint.

La BD adopte un point de vue interne. Elle s’intéresse moins aux décisions politiques qu’à ceux qui les appliquent au quotidien. Fonctionnaires, agents de terrain, responsables intermédiaires : autant de figures confrontées à des situations complexes, souvent sans solution idéale.

L’originalité de l’album réside dans son ton. Loin d’un discours strictement documentaire, il mêle humour et tendresse. Les situations administratives, parfois absurdes, deviennent des moments de comédie, sans jamais nier la gravité des enjeux.

Le livre met en lumière les contradictions du système. Entre impératifs bureaucratiques et réalités humaines, les personnages naviguent dans un espace où les règles se heurtent au terrain. Cette tension constitue le cœur du récit.

Graphiquement, le style de Kokopello et Cléo privilégie l’efficacité et l’expressivité. Les personnages sont rapidement identifiables, les situations lisibles, ce qui permet de maintenir un rythme fluide.

La dimension véridique du récit renforce son impact. Sans prétendre à l’exhaustivité, l’album donne à voir une réalité rarement représentée : celle du fonctionnement quotidien d’une administration confrontée à une crise.

Le Ministère des affaires complexes s’inscrit ainsi dans une tradition de bande dessinée de reportage, qui cherche à rendre visibles des mécanismes souvent invisibles.

Une œuvre à la fois engagée et accessible, qui éclaire avec finesse les tensions entre devoir institutionnel et réalité humaine

  • ASIN ‏ : ‎ B0FR1F674Z
  • Éditeur ‏ : ‎ Les Arènes BD
  • Date de publication ‏ : ‎ 2 avril 2026
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 204 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1037514844

L’homme chevreuil de Geoffroy Delorme (Auteur), JEAN-DENIS PENDANX (Auteur), Vincent Zabus (Auteur)

À la lisière du monde des hommes commence celui des chevreuils.

Avec cette adaptation en bande dessinée de son propre récit, Geoffroy Delorme, accompagné de Vincent Zabus au scénario et de Jean-Denis Pendanx au dessin, propose une expérience singulière : celle d’une immersion radicale dans le monde animal.

Le point de départ est réel et presque improbable. À vingt ans, Geoffroy Delorme décide de quitter le monde humain pour vivre en forêt, au contact des chevreuils. Ce geste, à la fois fuite et quête, donne naissance à un récit qui dépasse le simple témoignage.

Pendant plusieurs années, l’auteur observe, imite et apprend. Le livre détaille ce processus d’adaptation : comprendre les déplacements, les comportements, les dangers. L’humain, progressivement, s’efface au profit d’une autre manière d’être au monde.

La bande dessinée restitue cette transformation. Le récit s’inscrit dans un rythme lent, proche de celui de la nature. Les événements spectaculaires sont rares ; l’attention se porte sur les gestes, les sensations, les interactions avec les animaux.

Le travail de Jean-Denis Pendanx joue un rôle essentiel. Son trait, souvent proche de l’aquarelle, capte la lumière, les saisons, les textures de la forêt. Les planches privilégient l’atmosphère, laissant respirer les paysages et les silences.

Le scénario de Vincent Zabus structure cette expérience sans la dénaturer. Il accompagne la progression du personnage, en mettant en valeur les étapes de son évolution, tout en conservant une dimension contemplative.

Au-delà de l’expérience personnelle, l’album interroge la relation entre l’homme et le vivant. Il questionne notre place, notre rapport à la nature, et la possibilité — même temporaire — d’un autre mode d’existence.

L’Homme-chevreuil se distingue par son approche sensible et immersive. Il ne cherche pas à expliquer ou à démontrer, mais à faire ressentir.

Une bande dessinée rare, à la fois récit de vie et expérience sensorielle, qui invite à ralentir et à regarder autrement le monde sauvage.

  • ASIN ‏ : ‎ B0G8DF25NR
  • Éditeur ‏ : ‎ Les Arènes BD
  • Date de publication ‏ : ‎ 2 avril 2026
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 156 pages

Sukima de YAN GAO

Pour échapper à la douleur d’un deuil et au mal-être d’une relation amoureuse toxique, Yang Yang, étudiante, quitte Taïwan pour le Japon dans le cadre d’un échange univesitaire. 

Avec Sukima, Yan Gao propose un manga introspectif qui s’inscrit dans la tradition du récit de formation, en explorant les fragilités et les questionnements d’une jeune génération en quête de sens.

Le point de départ est intime : Yang Yang quitte Taïwan pour le Japon, fuyant à la fois un deuil et une relation amoureuse toxique. Ce déplacement géographique agit comme une tentative de reconstruction, mais aussi comme un décalage qui permet de se redéfinir.

Le récit se construit dans un espace restreint — une pension — peuplé de personnages aux trajectoires variées. Ce lieu devient un microcosme, où les rencontres, les discussions et les tensions façonnent progressivement l’identité de l’héroïne.

Sukima s’éloigne des codes narratifs traditionnels du manga d’action. Ici, l’intrigue repose sur le quotidien : échanges, silences, doutes. Le rythme est volontairement posé, laissant place à l’observation et à l’évolution intérieure.

Le manga aborde plusieurs thématiques contemporaines. La question du deuil, d’abord, traitée sans pathos excessif, mais comme une présence diffuse. La relation amoureuse, ensuite, interrogée dans sa dimension toxique et ses effets sur l’estime de soi. Enfin, l’engagement politique, qui apparaît progressivement comme un prolongement de la construction personnelle.

Yan Gao développe une écriture sensible, attentive aux nuances. Le regard porté sur les personnages évite le jugement, privilégiant une approche empathique.

Graphiquement, le style accompagne cette tonalité. Le trait, souvent épuré, met l’accent sur les expressions et les atmosphères. Les décors urbains et intérieurs contribuent à ancrer le récit dans une réalité contemporaine.

Sukima s’impose ainsi comme un manga de l’entre-deux — entre deux pays, deux âges, deux états émotionnels. Le titre lui-même renvoie à cet espace vide, ce « creux » où quelque chose peut émerger.

Un récit délicat et actuel, qui capte avec justesse les hésitations d’une jeunesse en transition, entre blessures intimes et désir d’engagement.

  • Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN
  • Date de publication ‏ : ‎ 29 avril 2026
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 256 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2203302658
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203302655

Mourir deux fois de Maxime Girardeau

Un homme meurt chez lui, asphyxié, son corps martyrisé, une horloge tailladée dans sa chair. Sur son torse, un smartphone s’allume et affiche un sablier accompagné d’un message :  » Vous n’avez droit qu’à une question. 

Avec Mourir deux fois, Maxime Girardeau propose un thriller technologique nerveux, qui s’inscrit dans une anticipation très proche du réel, où la frontière entre mémoire humaine et données numériques devient centrale.

Le point de départ frappe par sa brutalité conceptuelle : un meurtrier ne se contente pas de tuer, il organise une seconde disparition — celle des souvenirs. Chaque victime laisse derrière elle un smartphone contenant l’intégralité de sa mémoire, accessible à une seule condition : poser la bonne question. Une erreur, et tout s’efface.

Ce dispositif, à la fois simple et redoutable, structure l’ensemble du roman. Il transforme l’enquête en jeu de logique sous tension, où la vérité ne dépend pas seulement de preuves, mais de la capacité à interroger correctement le passé.

Le personnage de Bianca, confrontée à la mort de son père, devient le cœur émotionnel du récit. En s’emparant du téléphone, elle fait un choix radical : fuir les autorités pour tenter seule de préserver ce qui reste de lui. Sa quête, intime et urgente, donne au roman une dimension humaine forte.

En parallèle, l’enquête officielle se déploie dans un Paris tendu, presque au bord de la rupture. Policiers, scientifiques et institutions tentent de comprendre les règles imposées par celui que les médias baptisent le « Sablier noir ». Cette multiplicité de points de vue renforce la densité du récit.

Maxime Girardeau exploite ici des thématiques contemporaines : la numérisation de l’identité, la mémoire comme donnée, le pouvoir des technologies sur nos vies. Le roman interroge implicitement une question vertigineuse : qu’est-ce qui reste de nous si nos souvenirs disparaissent ?

Le rythme est soutenu, porté par un compte à rebours constant. Chaque décision peut entraîner une perte irréversible, ce qui maintient une tension continue.

L’écriture privilégie l’efficacité, avec une narration fluide et des chapitres courts, adaptés à la montée en pression.

Mourir deux fois s’impose ainsi comme un thriller conceptuel, où l’innovation narrative sert une réflexion sur notre rapport à la mémoire et à la mort.

Un roman tendu et intelligent, qui transforme une idée technologique en piège psychologique redoutable.

  • Éditeur ‏ : ‎ Robert Laffont
  • Date de publication ‏ : ‎ 19 mars 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 336 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2221285727
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2221285725

Le Mage du Kremlin – la bande dessinée de LUC JACAMON

On l’appelait le  » mage du Kremlin « . Vadim Baranov, ancien metteur en scène devenu éminence grise de Poutine, fascine autant qu’il intrigue.

Avec cette adaptation en bande dessinée, Luc Jacamon transpose le roman de Giuliano da Empoli dans un langage visuel qui prolonge et incarne sa réflexion sur le pouvoir.

Au centre du récit, Vadim Baranov, inspiré de figures réelles, agit comme une éminence grise du Kremlin. Ancien homme de théâtre, il applique à la politique une logique de mise en scène : fabriquer des récits, contrôler les perceptions, orchestrer les événements. Cette idée — la politique comme spectacle — constitue le fil directeur de l’album.

Le récit prend la forme d’une confession. Baranov livre son parcours, dévoilant les coulisses d’un système où les décisions se prennent loin du regard public. À travers lui, c’est toute une mécanique du pouvoir qui se dessine, faite de manipulations, de stratégies et d’illusions.

La bande dessinée s’inscrit dans un contexte historique précis, celui de la Russie post-soviétique, avec ses tensions internes et ses conflits extérieurs. Sans chercher l’exhaustivité, elle évoque des événements marquants, de la Tchétchénie à l’Ukraine, pour ancrer son propos.

Le travail graphique de Luc Jacamon se distingue par un réalisme maîtrisé. Le dessin, précis et souvent sombre, restitue l’atmosphère froide et calculée du récit. Les visages, les regards et les silences occupent une place centrale, traduisant les rapports de force.

L’adaptation ne se contente pas de résumer le roman : elle en propose une lecture visuelle. Les cadrages, les jeux d’ombre et de lumière participent à la construction d’un univers où tout semble contrôlé, mais où les failles existent.

Le thème du pouvoir est abordé sous un angle introspectif. Baranov n’est pas seulement un stratège ; il est aussi un observateur, parfois désabusé, des mécanismes qu’il contribue à alimenter.

Le Mage du Kremlin en bande dessinée conserve ainsi la dimension analytique de l’œuvre originale, tout en la rendant plus incarnée.

Une adaptation dense et élégante, qui transforme une réflexion politique en expérience visuelle immersive, au cœur des rouages du pouvoir.

  • Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN
  • Date de publication ‏ : ‎ 29 avril 2026
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 144 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2203296623
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203296626

Les Royaumes de Tiketone: L’École de la nuit de Mélissa Morin (Dessins, Rédacteur)

Le voyage par l’étroit passage ne s’est pas vraiment déroulé comme prévu et voilà que nos six protagonistes atterrissent dans le Royaume de Tiketone séparés les uns des autres, sans repères et sans savoir comment se retrouver. 

Avec Les Royaumes de Tiketone : L’École de la nuit, Mélissa Morin poursuit une saga jeunesse qui s’inscrit dans la lignée des récits d’aventure inspirés des univers vidéoludiques et fantastiques.

Le récit reprend après un passage chaotique entre deux mondes : les six protagonistes se retrouvent propulsés dans le Royaume de Tiketone… mais séparés. Cette fragmentation du groupe devient le moteur narratif principal du tome. Privés de repères, les personnages doivent avancer seuls ou en petits groupes, tout en cherchant à se retrouver.

Cette structure permet de multiplier les points de vue. Florian, Marianne, Virgile, Eliott évoluent chacun dans des environnements différents, découvrant progressivement les règles de cet univers. Le livre adopte ainsi une progression proche du jeu : exploration, compréhension, adaptation.

Le monde de Tiketone se révèle plus vaste et plus dangereux. Magie, mystères et épreuves rythment l’avancée des personnages, qui doivent composer avec des menaces constantes. L’aspect ludique — proche d’une quête — cohabite avec une tension plus sombre.

Le personnage de Thomas introduit une rupture dans la dynamique du groupe. Son comportement, ambigu voire inquiétant, suggère une transformation intérieure. Là où les autres cherchent à se réunir, lui semble vouloir maintenir la séparation. Ce basculement renforce les enjeux dramatiques.

Le roman développe ainsi une double tension : extérieure, liée aux dangers du monde de Tiketone, et intérieure, liée aux relations entre les personnages.

L’écriture reste accessible, rythmée, pensée pour un public jeunesse, avec une narration claire et des enjeux lisibles. L’univers, riche en éléments fantastiques, se dévoile progressivement sans perdre en fluidité.

Les Royaumes de Tiketone confirme son ambition : proposer une aventure immersive, à mi-chemin entre le roman et l’expérience ludique.

Un tome dynamique et structurant, qui approfondit l’univers tout en renforçant les tensions entre les personnages

  • Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN
  • Date de publication ‏ : ‎ 22 avril 2026
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 200 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2203283904
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203283909

Carnet de soins littéraires: 20 ateliers de bibliothérapie à faire chez soi de Mademoisellelit

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Explorez le pouvoir apaisant de la lecture !

Avec Carnet de soins littéraires, Mademoisellelit propose un ouvrage à la croisée du développement personnel et de la pratique créative, centré sur la bibliothérapie.

Le livre repose sur une idée simple : la lecture peut être un outil pour mieux se comprendre et traverser certaines étapes de la vie. Plutôt qu’un essai théorique, l’autrice privilégie une approche concrète à travers 20 ateliers thématiques.

Chaque chapitre s’organise autour d’un triptyque. D’abord, un extrait littéraire à lire à voix haute, conçu comme une porte d’entrée émotionnelle. Ensuite, une activité créative — écriture, réflexion, introspection — qui invite le lecteur à s’approprier ce qu’il vient de lire. Enfin, une « prescription » de lectures pour prolonger l’expérience.

Cette structure donne au livre une dimension interactive. Le lecteur n’est pas seulement spectateur, mais acteur du processus. Les pages de notes intégrées renforcent cette logique, en permettant de garder une trace des ressentis et des découvertes.

Les thématiques abordées sont variées : rapport à soi, relations, deuil, courage, créativité. L’objectif n’est pas de proposer des solutions universelles, mais d’ouvrir des pistes de réflexion à travers la littérature.

Le ton reste accessible, sans jargon, et privilégie l’accompagnement plutôt que l’injonction. L’ouvrage se veut un outil à utiliser à son rythme, selon les besoins du moment.

Carnet de soins littéraires s’inscrit dans une tendance actuelle qui valorise les pratiques introspectives et la place des livres dans le bien-être quotidien.

Un guide sensible et pratique, qui invite à redécouvrir la lecture comme un espace de réflexion, de création et d’apaisement.

Éditeur ‏ : ‎ JOUVENCE Date de publication ‏ : ‎ 16 avril 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 192 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2889840697 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2889840694