Lee Miller avec Kate Winslet (Acteur), Andy Samberg (Acteur), Ellen Kuras (Réalisateur)

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L’incroyable vie de LEE MILLER, ex-modèle pour Vogue et muse de Man Ray devenue l’une des premières femmes photographes de guerre.

Avec Lee, Ellen Kuras signe un biopic ambitieux sur une figure fascinante et trop peu connue : Lee Miller. D’abord mannequin et muse de Man Ray, puis correspondante de guerre pour Vogue, Miller fut l’une des premières femmes à documenter les horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Kate Winslet, qui incarne ce personnage complexe, livre une performance habitée, portée par un regard intense et une détermination farouche. Mais le film parvient-il à capturer toute la richesse de son sujet ?

Une héroïne de guerre sublimée, mais édulcorée

Là où Lee excelle, c’est dans sa représentation du front. La caméra d’Ellen Kuras ne cherche pas à esthétiser la guerre : les scènes de chaos, de destruction et d’horreur sont filmées avec une sobriété qui évite tout sensationnalisme. L’une des séquences les plus marquantes demeure la découverte des camps de Dachau et Buchenwald, où Miller, derrière son objectif, bascule d’observatrice à témoin hantée.

Kate Winslet porte le film avec une intensité qui rappelle ses meilleurs rôles. Son interprétation oscille entre force brute et vulnérabilité, faisant de Miller une figure insaisissable, parfois même déroutante. Face à elle, Andy Samberg surprend dans un registre plus dramatique, bien qu’il reste en retrait.

Pourtant, le film peine à explorer les zones d’ombre de son héroïne. La complexité psychologique de Lee Miller – son alcoolisme, ses traumatismes, son rapport ambigu avec la célébrité – est effleurée sans être pleinement assumée. On sent une volonté de glorification qui, à force de retenue, lisse certaines aspérités de son parcours.

Une mise en scène élégante mais académique

Visuellement, Lee impressionne par son travail sur la lumière et la reconstitution historique. La photographie, baignée de tons sépia et gris, évoque l’ambiance des clichés d’époque. Mais si le film est esthétiquement maîtrisé, il souffre d’une mise en scène parfois trop sage, qui manque de fulgurances.

Là où un réalisateur comme Pablo Larraín (Spencer, Jackie) aurait osé une plongée sensorielle dans la psyché de son personnage, Ellen Kuras choisit une approche plus linéaire et classique. Ce choix, bien que pertinent pour rendre hommage à la photographe, prive le film d’un souffle véritablement cinématographique.

Un biopic nécessaire mais frustrant

Au final, Lee est un film important, ne serait-ce que pour remettre en lumière une femme hors du commun. Il offre une performance magistrale de Kate Winslet et un témoignage poignant sur le rôle des correspondantes de guerre. Mais il laisse aussi un goût d’inachevé, comme s’il n’osait pas aller au bout de la complexité de son sujet.

Quand vient l’automne avec Josiane Balasko (Acteur), Hélène Vincent (Acteur), François Ozon (Réalisateur)

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Michelle, une grand-mère bien sous tous rapports, vit sa retraite paisible dans un petit village de Bourgogne, pas loin de sa meilleure amie Marie-Claude.

Avec Quand vient l’automne, François Ozon délaisse l’ironie mordante qui a souvent marqué son cinéma pour signer un drame intime et mélancolique. Porté par l’interprétation magistrale d’Hélène Vincent et de Josiane Balasko, le film s’inscrit dans une veine sobre, presque crépusculaire, où le poids des souvenirs et des regrets pèse sur chaque plan.

Un thriller intime sous les couleurs de l’automne

Ozon s’attaque ici au temps qui passe et aux silences de l’existence, en suivant Michelle (Hélène Vincent), une femme âgée vivant paisiblement dans un village bourguignon. Son quotidien bien réglé est bouleversé par l’irruption d’un élément perturbateur, réveillant des blessures enfouies. Là où d’autres cinéastes auraient opté pour un pur drame psychologique, Ozon instille une tension diffuse, jouant sur les non-dits et l’ambiguïté des relations.

Si la mise en scène est d’une élégance indéniable, on peut toutefois reprocher au film une certaine froideur. Ozon, en choisissant une approche minimaliste, sacrifie parfois l’émotion brute au profit d’une rigueur presque clinique. Pourtant, la prestation d’Hélène Vincent transcende ce parti pris : son regard hanté et ses gestes mesurés disent bien plus que les dialogues parfois trop écrits. Face à elle, Josiane Balasko impose une présence plus terrienne, offrant une dynamique intéressante entre ces deux figures féminines.

Une réalisation épurée mais parfois distanciée

Le travail sur l’image est d’une grande subtilité. La photographie automnale, signée Manuel Dacosse, baigne le film dans une lumière tamisée, où les tons ocres et dorés contrastent avec la solitude pesante de l’héroïne. La caméra d’Ozon capte avec délicatesse les moindres frémissements, mais cette retenue peut parfois frustrer : on aimerait que le film ose davantage dans ses élans tragiques.

Si Quand vient l’automne impressionne par son atmosphère et la justesse de ses interprètes, il lui manque peut-être ce supplément de fièvre qui faisait la force d’un Sous le sable ou d’un Jeune et Jolie. Le film séduira les amateurs de drames contemplatifs mais pourrait laisser sur le bord du chemin ceux qui attendent une montée en puissance plus affirmée.

Concernant la sortie DVD, les éditions annoncées proposent un making-of intéressant où Ozon explique son approche de la vieillesse et du passé refoulé. Quelques scènes coupées viennent enrichir l’expérience, bien que leur absence dans le montage final semble justifiée. Une interview croisée entre Hélène Vincent et Josiane Balasko constitue également un bel ajout, où les deux actrices reviennent avec complicité sur leur collaboration.

Les Nouvelles aventures de Petit Vampire T1 & 2 Relié – Illustré, 26 février 2025 de Laurent Rivelaygue (Auteur), Sess (Illustrations), Joann Sfar (Auteur original)

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Comment connaître la date de naissance d’un monstre fabriqué à partir des bouts cousus de tas de gens différents ? On ne peut pas ! Alors, quand Marguerite est trop triste de ne pas avoir sa fête d’anniversaire, on lui en organise une. Cette fois, on lui a offert une guitare. Marguerite a commencé à gratter les cordes, et on s’est tous aperçus qu’il ne savait pas en jouer…

Les Nouvelles aventures de Petit Vampire reprennent avec un éclat renouvelé grâce à l’adaptation de Laurent Rivelaygue et aux illustrations vivantes de Sess. Cette série à la fois tendre et décalée invite une nouvelle génération de lecteurs à plonger dans l’univers de Petit Vampire, une créature qui, tout comme les autres monstres de ce monde étrange, possède sa propre personnalité, ses mystères et ses petites faiblesses.

Les tomes 1 et 2, qui s’enchaînent harmonieusement, explorent des thèmes qui allient magie, amitié et quête identitaire, tout en conservant l’esprit espiègle et fantaisiste qui a fait le succès de Joann Sfar. Le premier tome introduit Marguerite, un personnage intrigant qui, bien que n’ayant pas une date de naissance précise – étant fabriquée à partir de morceaux de créatures différentes –, rêve d’une fête d’anniversaire. Et c’est là que tout commence. Les monstres, au lieu de se contenter de leurs propres préoccupations effrayantes, se retrouvent à organiser quelque chose de très humain pour Marguerite : une fête d’anniversaire. Mais comme le montre la scène de la guitare, où Marguerite essaie de jouer sans savoir comment, ce qui semble être une simple fête se transforme en une série de quiproquos et de moments tendres, tout en restant fidèle à la fantaisie.

Rivelaygue, tout en restant fidèle à l’univers originel de Sfar, injecte un vent de fraîcheur à l’histoire avec des dialogues pleins d’humour et des situations parfois absurdes mais toujours attachantes. Ce sont les petites imperfections de Marguerite et des autres créatures qui rendent l’histoire encore plus charmante. La guitare, objet symbolique d’une passion qui n’est pas partagée, devient une métaphore de cette quête de soi et de l’envie de trouver sa place, même lorsqu’on est une créature hors norme.

Les illustrations de Sess sont un véritable régal visuel. Elles respirent l’énergie, la fantaisie et l’humour. Ses dessins, dynamiques et expressifs, apportent une texture supplémentaire à cette histoire. La palette de couleurs vibrantes et les personnages aux traits reconnaissables créent un univers visuel en parfaite adéquation avec l’esprit du texte, renforçant l’atmosphère à la fois joyeuse et légèrement décalée qui anime la série.

Les Nouvelles aventures de Petit Vampire se distinguent également par la capacité à aborder des thèmes profonds, comme la différence, la quête d’identité, et l’acceptation de soi, tout en restant accessible et divertissant pour les jeunes lecteurs. Marguerite, avec ses particularités et son incapacité à jouer de la guitare malgré ses efforts, devient un symbole de l’acceptation des imperfections, un message important pour les enfants.

Les tomes 1 et 2 de Les Nouvelles aventures de Petit Vampire réussissent ainsi à capturer l’esprit unique de l’univers créé par Joann Sfar tout en apportant une nouvelle dynamique. Ces albums, magnifiquement illustrés, feront sans aucun doute le bonheur des lecteurs qui cherchent des histoires pleines d’imagination, d’humour et de tendresse. Un incontournable pour les fans de l’univers du Petit Vampire, tout en étant une porte d’entrée idéale pour ceux qui ne le connaissent pas encore.

Le choix de Sam de Nicolas Pitz (Auteur), Edward van de Vendel (Auteur original)

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Kix rencontre un splendide chien d’une blancheur éclatante qu’il choisit de nommer Sam.

Le choix de Sam est une œuvre poignante et pleine de tendresse qui explore l’amitié et les dilemmes moraux à travers l’histoire de Kix, un jeune garçon qui rencontre un chien d’une beauté stupéfiante, d’une blancheur éclatante, qu’il nomme Sam. Ce chien mystérieux devient rapidement son compagnon fidèle, un ami auquel il s’attache profondément, mais cette relation naissante n’est pas sans complications.

L’histoire commence sur une note d’émerveillement, avec la rencontre magique entre Kix et Sam. Le chien semble être un cadeau du destin, un être presque surnaturel, dont la beauté et la présence apportent à Kix une forme de réconfort dans son quotidien. Leur amitié naissante est sincère, et l’alchimie entre eux se fait ressentir dès les premières pages. Le garçon et l’animal, unis par une complicité muette, vivent ensemble des moments de bonheur simple, en parfaite harmonie. Mais très vite, le doute s’installe dans l’esprit de Kix : et si Sam appartenait à quelqu’un d’autre ? Et s’il devait le rendre à son propriétaire légitime ?

L’intrigue prend un tour plus sombre au fur et à mesure que la tension monte, notamment lorsqu’une nuit décisive se profile. Le récit nous plonge alors dans une série de rebondissements et de décisions difficiles, et c’est au cœur de cette nuit pleine d’incertitudes et de peurs que Kix doit faire face à son propre amour pour Sam et à la complexité de la situation. Dans ce moment de crise, Kix devra prouver combien il aime Sam, en prenant des décisions qui pourraient changer leur destin à tous les deux.

Le thème de l’amour inconditionnel, de l’attachement et du sacrifice résonne avec force tout au long du livre. L’auteur, Edward van de Vendel, accompagne magnifiquement Kix dans cette épreuve de manière simple, mais bouleversante. Le texte, par son ton direct et ses émotions brutes, nous touche profondément, notamment lorsqu’il aborde la question de l’acceptation de l’autre, mais aussi celle du devoir de faire ce qui est juste, même si cela implique des sacrifices personnels.

Les illustrations de Nicolas Pitz apportent une dimension supplémentaire au récit. Son style, à la fois expressif et délicat, capte parfaitement l’émotion des personnages, en particulier lors des moments forts où la tension est à son comble. Les dessins, pleins de détails et de nuances, rendent l’histoire encore plus vivante, donnant au lecteur l’impression de suivre les pas de Kix et de Sam à chaque page.

Le choix de Sam est plus qu’une simple histoire d’enfant et de chien ; c’est un récit sur la loyauté, l’amitié et la capacité à faire face à ses propres dilemmes. C’est une réflexion poignante sur l’amour et la responsabilité, qui ne manquera pas de captiver les jeunes lecteurs, tout en offrant aux adultes une histoire émouvante sur le courage de choisir ce qui est juste, même lorsque cela implique de renoncer à ce qu’on aime le plus.

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES; Illustrated édition (26 février 2025) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 96 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810207941 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810207947

Les tutos de Maélie T01: Une vie de secrets de Marilou Addison (Avec la contribution de), Lisette Morival (Avec la contribution de), Luisa Russo (Dessins)

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Maélie débarque au fond du Canada, avec ce qu’elle a de plus précieux : sa créativité qui est pour elle un échappatoire coloré à sa vie pas toujours rose…

Dans la bande dessinée Les tutos de Maélie : Une vie de secrets, l’auteure Marilou Addison, en collaboration avec Lisette Morival et la dessinatrice Luisa Russo, nous plonge dans l’univers de Maélie, une jeune fille pleine de créativité et de questions. Ce premier tome met en lumière l’histoire d’une adolescente confrontée à un passé sombre, qu’elle cherche à comprendre et à reconstruire, tout en cherchant à s’intégrer dans un environnement totalement nouveau et inconnu.

Après avoir été harcelée dans sa ville, Maélie fuit vers le Canada, où elle trouve refuge chez Sam, un ami de la famille. Là, dans ce paysage vaste et souvent glacé, Maélie va enfin pouvoir respirer et se reconstruire. La bande dessinée s’ouvre sur ce moment de transition, marquant un nouveau départ pour l’héroïne, mais aussi une continuité dans sa quête de réponses.

L’art est la clé de cette reconstruction. Les illustrations de Luisa Russo, à la fois douces et expressives, incarnent parfaitement cette dimension. Les dessins sont riches de détails qui ajoutent une profondeur au texte, en particulier dans les scènes où Maélie s’adonne à sa passion pour le dessin. Ses créations sont le miroir de son âme, offrant au lecteur une perspective intime sur ses émotions et ses pensées. Les couleurs utilisées par Russo ajoutent à la fois une touche de légèreté et un contraste avec la gravité des sujets abordés, tout en apportant un rythme visuel qui dynamise le récit.

L’aspect « tutos » de la série se fait sentir dans l’approche de Maélie, qui utilise son art comme un moyen d’exprimer ses émotions et de résoudre les mystères qui l’entourent. La bande dessinée fonctionne également à travers ce principe interactif, où Maélie offre au lecteur, en quelque sorte, ses propres « tutos » de survie émotionnelle et psychologique dans un monde complexe. Ses réflexions sont rendues accessibles à travers des séquences de texte et de dessins qui rendent chaque découverte aussi personnelle que l’introspection du personnage.

Le mystère familial, autour de la mort de sa mère et de l’identité de son père, occupe une place centrale dans cette histoire. Les secrets de son passé, bien gardés, sont l’un des moteurs de l’intrigue. Maélie, déterminée à découvrir la vérité, trouve en Paméla une amie fidèle et en Esteban un allié sympathique, dont l’apport à l’histoire dépasse la simple figure amoureuse. Ces personnages secondaires viennent enrichir l’histoire, chacun ayant son propre rôle à jouer dans la quête de Maélie.

L’un des atouts majeurs de cette bande dessinée est sa capacité à traiter de thèmes sérieux, comme le harcèlement, la perte et le secret familial, avec une approche douce et adaptée à un jeune public. Le mélange de l’humour, de la tendresse et de la tension fait de Une vie de secrets une lecture captivante, fluide et enrichissante.

La scénarisation de Marilou Addison, bien qu’accessible, n’hésite pas à aborder des sujets plus profonds, incitant le lecteur à se poser des questions sur la famille, l’identité et l’importance de se reconstruire après un traumatisme. Cette approche subtile fait de cette bande dessinée un excellent outil pour aborder des sujets complexes avec un public adolescent, tout en maintenant un ton léger et engageant.

Éditeur ‏ : ‎ Kennes les 3 As; Illustrated édition (15 juin 2022) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 48 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 238075666X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2380756661

April et le dernier ours, tome 2: L’appel du Grand Nord de Hannah Gold

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Depuis qu’elle est rentrée en Angleterre, April peine à renouer avec sa vie d’avant. Son cœur est resté au Svalbard, avec Ours, et chaque semaine, elle attend avec impatience des nouvelles de l’archipel par son ami Torr. Jusqu’au jour où celles-ci n’arrivent pas.

La nature, majestueuse et impitoyable, est le personnage principal de L’appel du Grand Nord, second tome de la série April et le Dernier Ours de Hannah Gold. Après le succès de April et le Dernier Ours, l’auteure anglaise poursuit l’aventure de la jeune héroïne dans les immensités glacées du Svalbard, et cette fois, la tension monte d’un cran.

Dans ce second volet, nous retrouvons April, de retour en Angleterre après son périple à travers le Grand Nord. Le coeur lourd, elle peine à se réadapter à une vie sans Ours, l’ours polaire qu’elle a sauvé. Son quotidien semble terne en comparaison à la beauté sauvage du Svalbard, et les nouvelles qu’elle reçoit chaque semaine de son ami Torr, habitant de l’archipel, sont une bouée de sauvetage émotionnelle. Cependant, lorsque ces nouvelles se tarissent soudainement, April ne peut qu’imaginer le pire. L’ours, qu’elle considère comme son compagnon et ami, est en danger.

Le récit prend alors un tournant dramatique lorsqu’April apprend qu’Ours a été blessé par un tir à Longyearbyen, un port de l’archipel. Poussée par un appel de détresse qu’elle interprète comme un cri de l’animal, April, convaincue qu’elle est la seule à pouvoir le sauver, décide de tout quitter une nouvelle fois pour partir à sa recherche. Aidée par son père, elle se lance dans un voyage périlleux à travers la toundra arctique, un territoire impitoyable où la beauté côtoie le danger à chaque instant.

Le roman se déploie avec une tension palpable qui maintient le lecteur en haleine. Hannah Gold réussit à capturer l’essence de la nature arctique, cette immensité glacée et indomptée où chaque souffle d’air, chaque mouvement de la faune semble chargé de mystère. Les descriptions, riches et sensorielles, plongent le lecteur dans l’environnement hostile du Grand Nord, où la lutte pour la survie n’est jamais loin.

April, quant à elle, est un personnage en constante évolution. L’auteure dépeint avec une grande justesse son passage du monde enfantin à un monde plus adulte, plus conscient de ses responsabilités et des dangers qui l’entourent. Son amour pour Ours, ce lien profond avec l’animal, est à la fois un moteur et une vulnérabilité. À travers ses yeux, le lecteur découvre l’Arctique comme un lieu où l’espoir et le désespoir cohabitent, un endroit où l’amitié et la compassion peuvent transcender les barrières entre les espèces.

Le suspense atteint son paroxysme lorsque April, en suivant la trace d’Ours à travers la neige, fait face à des révélations qui bouleverseront sa compréhension du monde animal et de l’âme humaine. L’intrigue se resserre autour des mystères du Svalbard, où les liens entre l’homme et la nature sont mis à l’épreuve. L’énigme du tir sur Ours soulève des questions essentielles : qui a attaqué l’animal ? Et quel est le véritable danger qui plane sur lui ?

L’appel du Grand Nord n’est pas seulement un roman d’aventure, c’est aussi un vibrant appel à la préservation de l’environnement et des animaux. À travers son histoire, Hannah Gold nous invite à réfléchir à la manière dont nos actions affectent le monde naturel, tout en nous offrant un récit émouvant sur l’amitié, le courage et la détermination.

Si le premier tome avait déjà posé les bases d’une relation poignante entre April et Ours, ce deuxième volet approfondit cette dynamique et donne à l’histoire une dimension plus urgente. L’Arctique, avec sa beauté sauvage et ses dangers, devient le miroir de la lutte intérieure d’April. Les enjeux écologiques sous-jacents, bien que discrets, sont présents et donnent une portée universelle à cette quête de l’héroïne.

L’écriture de Hannah Gold est fluide, agréable et toujours immersive. Les chapitres, rythmés par les péripéties d’April, se dévorent avec l’enthousiasme de l’adolescent découvrant une aventure palpitante. L’auteure parvient également à rendre son récit accessible à un public jeune tout en n’hésitant pas à traiter de sujets plus graves, comme la perte, le sacrifice et la résilience.

ASIN ‏ : ‎ B0DH1VLWN3 Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE (14 février 2025) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 304 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1023521573

Une âme de cendre et de sang (relié) – Tome 5 Le Sang et la Cendre Relié de Jennifer L. Armentrout

Pour la sauver, il doit faire appel à ses souvenirs…

La guerre approche, et les dieux s’éveillent. L’univers de Le Sang et la Cendre atteint un tournant décisif avec ce cinquième tome, où Poppy, désormais l’Originelle du Sang et des Os, repose en stase, suspendue entre la vie et la mort. Mais que se passera-t-il à son réveil ? Sera-t-elle toujours la même ?

Face à cette incertitude, Casteel refuse de se laisser consumer par l’angoisse. Sur les conseils de Kieran, il se lance dans un acte de foi : lui parler, lui raconter leur histoire, raviver leurs souvenirs. De La Perle Rouge à la Forêt Sanglante, il retrace leur destin tumultueux, révélant à Poppy des secrets qu’il n’avait jamais osé partager. Chaque mot devient un lien fragile entre eux, un fil ténu qui pourrait la ramener… ou la perdre à jamais.

Mais tandis qu’il se bat pour elle, le monde autour d’eux est en train de changer. L’Iliseeum n’est plus endormi, et les dieux se manifestent dans le royaume des mortels. Les alliances vacillent, les ennemis se rassemblent et le royaume que Poppy a quitté pourrait bien ne plus être le même à son retour…

Avec « Une âme de cendre et de sang », Jennifer L. Armentrout nous livre un récit intime et puissant, où amour, douleur et espoir s’entrelacent dans une fresque épique. Un tome intense qui plonge au cœur des émotions de Casteel et dévoile des vérités insoupçonnées sur leur destin.

Éditeur ‏ : ‎ De Saxus (30 janvier 2025) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 768 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2378765800 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2378765804

L’École secrète des dragons (broché) – Tome 04 Le Réveil des Griffeuillus de Emily Skye

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Le quatrième tome de cette saga aux 400 000 lecteurs

Après un été bien mérité, Henry est impatient de retrouver ses amis et Phénix au Château des Nuages. Mais dès son arrivée, il comprend que cette rentrée ne sera pas comme les autres. L’école est en danger, les menaces se multiplient et les Sept-Feux sont plus vulnérables que jamais.

Les mystérieux Griffeuillus, anciens traîtres de l’Alliance, ont disparu après un long sommeil. Sont-ils réellement de retour ? Préparent-ils un nouvel assaut ? Pour éviter le pire, de nouvelles règles sont imposées aux élèves, transformant l’Académie en un véritable bastion sous haute surveillance. Mais le danger vient de partout : la barrière magique qui protégeait l’école est affaiblie, laissant place à d’étranges phénomènes.

Et puis, il y a ce message, troublant et inquiétant. Une lettre signée Lady Blackstone, l’une des plus grandes ennemies de l’Alliance. Est-ce un piège ? Un avertissement ? Une ultime provocation ? Henry et ses compagnons vont devoir redoubler de courage et d’ingéniosité pour comprendre ce qui se trame… et empêcher une catastrophe.

Avec ce quatrième tome haletant, Emily Skye nous entraîne dans une aventure où magie, mystère et trahisons s’entremêlent. Les enjeux n’ont jamais été aussi élevés, et les héros devront faire face à leurs plus grandes peurs pour sauver leur monde.

Éditeur ‏ : ‎ Saxo (2 janvier 2025) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 336 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 238570062X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2385700621

Mon désastreux collège magique: Tome 2 – Un crush d’enfer de Wanda Coven (Auteur), Anna Abramskaya (Illustrations)

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Depuis la rentrée, Heidi aime TOUT à l’Académie Grand-Balai.

Après une rentrée mouvementée à l’Académie Grand-Balai, Heidi semble enfin avoir trouvé sa place. Des cours fascinants, des amies formidables et même une entente retrouvée avec Mélanie, son ancienne rivale devenue colocataire. Tout semble aller pour le mieux dans son quotidien de jeune sorcière… jusqu’à ce que son cœur s’emballe pour Hunter MacCANON.

Beau, drôle, intelligent, irrésistible… Heidi est sous le charme. Il a tout pour lui, mais il y a un petit hic : Mélanie l’aime aussi ! Et lorsqu’une sorcière a un crush, rien ne l’arrête. Très vite, les deux apprenties se lancent dans une compétition endiablée pour conquérir le cœur du beau Hunter. Potions, sorts, petits coups bas… Tout est permis dans cette bataille magique où l’amour et l’amitié sont mis à rude épreuve.

Avec humour et malice, Wanda Coven nous plonge dans une aventure ensorcelante, pleine de rebondissements et de sortilèges incontrôlables. Entre magie, jalousie et quiproquos, ce deuxième tome promet une lecture drôle et pétillante, où l’amour se mêle aux étincelles.

ASIN ‏ : ‎ B0DH1TJB1B Éditeur ‏ : ‎ MARTINIERE J; Illustrated édition (31 janvier 2025) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 368 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1040120933

Hé petite de Yael Hassan

Son objectif ? Prouver que la taille ne détermine en rien la grandeur d`une personne.

Chronique : On grandit tous à notre manière. Pour certains, c’est une question de centimètres, pour d’autres, de caractère. Dans « Hé, petite ! », Yaël Hassan nous livre le combat intime d’une adolescente confrontée à un monde où la taille semble tout définir. Trop petite aux yeux des autres, elle refuse pourtant d’être enfermée dans cette étiquette et se bat pour prouver que l’on peut être grand autrement.

Dès son plus jeune âge, les médecins lui annoncent qu’elle ne dépassera jamais 1m50. À la maison, en famille, tout semble aller bien, mais au fil des ans, elle voit ses camarades s’étirer tandis qu’elle reste à la traîne. Les surnoms fusent : « Demi-portion », « Pitchounette », « Microbe ». D’abord anodins, ils deviennent peu à peu un poids. Pourquoi devrait-elle être réduite à sa seule apparence ?

Arrivée au collège, la patience s’effrite et la colère gronde. Elle refuse de se laisser dicter qui elle est par sa taille. Sa détermination devient une force, une énergie brute qui la pousse à prouver que la grandeur n’a rien à voir avec la stature. Un combat intérieur, mais aussi extérieur, contre les préjugés, contre le regard des autres et contre une société qui valorise l’apparence au détriment de l’essence.

Avec son style fluide et percutant, Yaël Hassan signe un récit inspirant, entre humour et émotion, où chaque lecteur peut se retrouver. Car au fond, qui n’a jamais eu l’impression d’être « trop ceci » ou « pas assez cela » aux yeux des autres ?