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Un thriller psychologique questionnant la mémoire et la collaboration au lendemain de la seconde guerre mondiale…
Avec La ville dont il ne reste rien, Valentina Grande et Sergio Varbella livrent un récit poignant à la frontière du thriller psychologique, du drame historique et de l’enquête mémorielle.
L’histoire se déroule dans la Vienne de 1950, une Europe encore hantée par les blessures de la Seconde Guerre mondiale. Fritz mène une existence solitaire et monotone, partagée entre son emploi de bureau et une obsession qui occupe tout son temps libre : reconstruire minutieusement en maquette son village natal disparu.
Vlastrod a été entièrement détruit pendant la guerre en représailles à des actes de résistance. Fritz en serait l’unique survivant. À travers cette reproduction miniature, il tente de préserver la mémoire d’un lieu effacé de la carte et de comprendre comment une telle tragédie a pu se produire.
Mais ses certitudes vacillent lorsqu’il découvre qu’une autre survivante pourrait exister.
Cette révélation transforme progressivement le récit en une enquête psychologique où les souvenirs, les non-dits et les mensonges du passé remontent à la surface.
Inspiré du destin tragique de Lidice, village tchèque anéanti par les nazis en 1942, l’album explore les conséquences humaines de la barbarie bien après la fin des combats.
Valentina Grande s’intéresse moins aux événements militaires eux-mêmes qu’à la manière dont les survivants portent la mémoire des disparus. Le traumatisme devient ici un personnage à part entière.
La maquette construite par Fritz constitue l’un des symboles les plus forts de l’album : une tentative désespérée de retenir ce qui a disparu et de donner une forme tangible aux souvenirs.
Le dessin de Sergio Varbella accompagne cette atmosphère mélancolique et inquiétante, où chaque révélation remet en question la perception du passé.
Au-delà du suspense, le livre interroge également la collaboration, la responsabilité individuelle et les zones grises de l’Histoire. Qui est coupable ? Qui est victime ? Et que reste-t-il lorsque les témoins disparaissent ?
La ville dont il ne reste rien est une œuvre sensible et intelligente qui utilise les codes du thriller pour explorer les blessures de la mémoire collective.
Une bande dessinée captivante et émouvante, où la quête de vérité d’un homme devient une réflexion universelle sur le souvenir, le deuil et les traces laissées par l’Histoire.
Éditeur : Pictavita Date de publication : 3 juin 2026 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 176 pages ISBN-10 : 2849535613 ISBN-13 : 978-2849535615









