Mes copains de Grégoire Solotareff

Achat : https://amzn.to/4wGr2Qp

On est sept. Félix le croco, Léo, Zoé qui a la bougeotte, Mona qui dort tout le temps, Max qui a toujours faim, et moi.

Avec Mes copains, Grégoire Solotareff propose un album jeunesse tendre et accessible autour de l’amitié, de la différence et du plaisir d’être ensemble malgré les disputes et les oppositions.

Le livre suit une petite bande d’amis aux personnalités très marquées : Félix le crocodile, Zoé qui ne tient jamais en place, Mona la dormeuse, Max l’éternel gourmand ou encore Charlotte l’escargotte. Chacun possède ses habitudes, ses défauts et son tempérament.

Cette diversité constitue justement le cœur du récit. Les personnages ne se ressemblent pas, ne réagissent pas de la même manière et se chamaillent souvent, mais cela n’empêche pas leur attachement mutuel.

Le voyage entrepris par le groupe devient une aventure collective où chacun doit trouver sa place parmi les autres. L’album rappelle ainsi que l’amitié ne signifie pas être identiques, mais apprendre à vivre avec les différences de chacun.

Grégoire Solotareff utilise une narration simple et chaleureuse, parfaitement adaptée aux jeunes lecteurs. Derrière cette apparente simplicité se cache une réflexion très juste sur le vivre ensemble.

Les personnages animaux permettent également d’aborder les émotions et les conflits du quotidien avec douceur et humour.

Graphiquement, l’univers de Solotareff conserve ce style immédiatement reconnaissable : des dessins expressifs, des couleurs vives et une spontanéité qui donne beaucoup de vie aux personnages.

Le livre célèbre aussi le goût de l’aventure et de la découverte. Partir ensemble devient une manière de renforcer les liens et d’apprendre à mieux se connaître.

Mes copains s’inscrit dans la tradition des albums jeunesse qui parlent des relations humaines avec simplicité et intelligence.

Un album joyeux et attachant, qui rappelle que les vraies amitiés se construisent justement grâce à nos différences.

Éditeur ‏ : ‎ EDL Date de publication ‏ : ‎ 20 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 40 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2211353770 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2211353779

Une fête sans fin de Martin Robic

Achat : https://amzn.to/42Nr4s7

La Nuit Sans Fin. Une fête mystérieuse a lieu dans une ville reculée, dont on dit que lorsqu’on y assiste, c’est comme si elle durait éternellement.

Avec Une fête sans fin, Martin Robic propose une bande dessinée douce, étrange et profondément mélancolique, où le fantastique devient le miroir des blessures intérieures et du besoin de se reconnecter aux autres.

Le récit débute autour d’un mystère fascinant : la Nuit Sans Fin, une célébration énigmatique organisée dans une ville reculée. Ceux qui y assistent racontent qu’une fois plongés dans cette fête, le temps semble se dissoudre, comme si la nuit ne devait jamais s’achever.

Dorothée s’y rend pour réaliser un reportage, cherchant à comprendre ce phénomène dont personne ne semble vraiment pouvoir expliquer l’origine. Elle est accompagnée de Violette, venue autant pour l’aider que pour échapper à son propre mal-être.

Très vite, le voyage prend une dimension presque onirique. Les rencontres, les lieux traversés et l’atmosphère de la fête donnent au récit une impression de suspension permanente, entre rêve et réalité.

Martin Robic utilise le fantastique non pas pour provoquer la peur, mais pour traduire des émotions difficiles à exprimer autrement : la solitude, l’épuisement émotionnel, le besoin d’oublier la douleur quelques instants.

Le personnage de Violette apparaît comme le véritable cœur émotionnel de l’album. À mesure qu’elle découvre cette ville étrange et ses habitants, elle commence à retrouver un lien avec le monde et avec elle-même.

L’idée de la fête éternelle devient alors une métaphore puissante : celle du désir de rester dans une parenthèse hors du réel pour ne plus affronter ses blessures.

Graphiquement, l’album semble privilégier une esthétique lumineuse et sensible, où les décors fantastiques et les ambiances nocturnes créent un sentiment constant d’émerveillement fragile.

Le récit oscille entre poésie, contemplation et réflexion intime sur la difficulté de continuer à avancer quand le quotidien devient trop lourd.

Une fête sans fin parle finalement de ces moments suspendus où les rencontres humaines, même fugaces, peuvent redonner un peu de lumière à ceux qui vacillent.

Une bande dessinée délicate et immersive, à la fois rêve éveillé et ode mélancolique au lien humain et à la pulsion de vie.

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 20 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 184 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810208735 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810208739

Cicatrices de Estelle Faye

Achat : https://amzn.to/4u4c0BP

Malmenée par la vie, May a fui en Angleterre dans le petit port de Seasmouth dans l’espoir de prendre un nouveau départ.

Avec Cicatrices, Estelle Faye mêle horreur lente, fantastique gothique et drame intime dans un roman où les blessures personnelles résonnent avec des forces anciennes venues des profondeurs marines.

Le récit suit May, jeune femme cabossée par la vie, qui tente de recommencer ailleurs en rejoignant le petit port anglais de Seasmouth. Comme souvent dans les romans de small town horror, la ville apparaît immédiatement étrange : ses habitants semblent accepter des phénomènes surnaturels comme s’ils faisaient partie du quotidien.

L’ambiance constitue l’une des grandes forces du livre. Entre falaises battues par les vents, ruelles humides, manoir dominant l’océan et secrets enfouis, Seasmouth devient presque un personnage à part entière.

Au cœur de cette ville règne Adrian Dashwood, dandy charismatique et inquiétant, lié à la puissante famille Saint-John. Face à lui se dresse Josh Galloway, figure plus rebelle et instinctive, chef d’une bande de marginaux. Cette opposition entre élégance aristocratique et énergie sauvage nourrit fortement la tension du récit.

May se retrouve progressivement prise entre ces deux univers. En cherchant à comprendre les règles implicites de Seasmouth, elle découvre des légendes anciennes et une menace venue des profondeurs de la mer.

Estelle Faye adopte une approche de « slow burn horror » : l’horreur s’installe lentement, à travers l’atmosphère, les non-dits et le malaise grandissant plutôt qu’à travers des scènes de terreur immédiates.

Le roman mélange plusieurs influences : gothique maritime, folklore ancien, romance sombre et thème de la found family. Les liens entre les personnages deviennent aussi importants que le mystère surnaturel lui-même.

L’ajout de détails chaleureux — notamment les pâtisseries anglaises et certains moments de répit — crée un contraste intéressant avec la noirceur ambiante du récit.

Cicatrices explore également les traumatismes et les traces laissées par le passé. Les monstres du livre ne viennent pas uniquement de l’océan : ils existent aussi dans les blessures émotionnelles des personnages.

Un roman gothique envoûtant et mélancolique, où la mer semble prête à engloutir autant les secrets que les âmes perdues.

Éditeur ‏ : ‎ Rageot Editeur Date de publication ‏ : ‎ 6 mai 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 352 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2700287185 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2700287189

Si je t’écris… de Zabus (Auteur), Bodart (Illustrations)

Achat : https://amzn.to/4wFCWtO

En relouant la maison de vacances de ses 10 ans, alors qu’il est maintenant adulte et père de famille, Louis pensait rejoindre d’heureux souvenirs.

Avec Si je t’écris…, Vincent Zabus et Denis Bodart livrent une bande dessinée profondément sensible sur la mémoire, l’enfance et ces instants discrets qui façonnent toute une vie.

Le récit suit Louis, devenu adulte et père de famille, qui retourne dans la maison de vacances de son enfance. Ce voyage devait être une simple parenthèse nostalgique, un retour vers des souvenirs heureux. Mais les lieux réveillent peu à peu quelque chose de plus profond.

À travers cette reconstitution d’un été des années 70, le livre explore le moment fragile où l’enfance commence à disparaître. Derrière les jeux, la plage et les journées lumineuses se cachent des émotions fondatrices que Louis n’avait jamais totalement comprises.

La narration fonctionne comme une plongée dans la mémoire. Les souvenirs reviennent par fragments, mêlant douceur estivale et prise de conscience plus douloureuse. Cette semaine apparaît alors comme un tournant essentiel dans la construction de l’adulte qu’il est devenu.

Vincent Zabus développe une écriture pleine de délicatesse, attentive aux petits détails du quotidien et aux émotions enfouies. Le récit évite le mélodrame pour privilégier une nostalgie profondément humaine.

Les années 70 sont reconstituées avec chaleur : plages familiales, ambiance estivale, liberté des vacances d’enfance. Mais cette lumière constante contraste avec les blessures intérieures que le personnage tente encore de comprendre.

Graphiquement, Denis Bodart apporte une grande douceur au récit. Les couleurs, les visages et les paysages participent pleinement à cette atmosphère suspendue entre souvenir et mélancolie.

Le thème de la résilience traverse discrètement l’album. Louis réalise que certaines expériences d’enfance, même douloureuses, ont contribué à forger sa manière d’aimer, de vivre et de devenir père à son tour.

Si je t’écris… s’impose ainsi comme une bande dessinée intimiste et universelle, capable de réveiller chez le lecteur ses propres souvenirs d’été et ses émotions enfouies.

Un récit tendre, drôle et bouleversant, où une simple maison de vacances devient la porte d’entrée vers les derniers jours de l’enfance.

ASIN ‏ : ‎ B0GPK6L775 Éditeur ‏ : ‎ DUPUIS Date de publication ‏ : ‎ 7 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 80 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1034752317

Arcana Academy, T1 : Arcana Academy de Elise Kova

Achat : https://amzn.to/3RvEfLR

Au royaume d’Oricalis, la magie du tarot est réservée à une élite formée à la mystérieuse Académie des Arcanes. Clara le sait bien, ce qui ne l’a pas dissuadée d’en faire un usage illicite pour survivre dans les bas-fonds de la cité d’Éclipse.

Avec Arcana Academy, Elise Kova plonge le lecteur dans une romantasy mêlant magie du tarot, intrigues politiques et ambiance dark academia, au cœur d’un royaume où le pouvoir repose sur des cartes mystérieuses et dangereuses.

Dans le royaume d’Oricalis, la magie n’est pas accessible à tous. Elle appartient à une élite formée à la prestigieuse Académie des Arcanes, institution aussi fascinante qu’inquiétante. Clara, héroïne issue des bas-fonds de la cité d’Éclipse, connaît parfaitement cette injustice sociale et utilise illégalement la magie du tarot pour survivre.

Son arrestation marque le début du récit. Condamnée à une peine à vie, elle est sauvée in extremis par Kaelis, directeur de l’académie et prince énigmatique aux motivations troubles. Ce dernier lui propose un marché qui la propulse au centre d’un jeu politique bien plus vaste qu’elle.

L’idée de la fausse fiancée constitue l’un des moteurs du roman. Pour dissimuler Clara et l’introduire à l’académie, Kaelis la présente comme une nouvelle étudiante… et comme sa future épouse. Cette proximité forcée nourrit immédiatement la tension romantique du récit.

Mais derrière la romance se cache une véritable lutte de pouvoir. Kaelis cherche à récupérer des lames de tarot capables de recréer une carte légendaire, potentiellement dotée d’un pouvoir absolu.

La magie du tarot donne au livre une identité visuelle et symbolique très forte. Chaque carte semble liée à des capacités particulières, renforçant l’aspect mystique et stratégique de l’univers.

Elise Kova développe également une atmosphère académique typique du dark academia : secrets, rivalités, hiérarchie sociale et danger permanent au sein d’une école prestigieuse.

Le roman joue beaucoup sur l’ambiguïté des personnages. Clara ne sait jamais réellement si Kaelis agit pour sauver le royaume, satisfaire son ambition personnelle… ou la manipuler.

Entre quête de pouvoir, faux-semblants amoureux et magie ancienne, Arcana Academy construit un univers riche en tensions émotionnelles et politiques.

Un premier tome captivant et élégant, où les cartes du tarot deviennent autant des armes que des instruments de séduction et de domination

ASIN ‏ : ‎ B0G63Z5NJL Éditeur ‏ : ‎ Bragelonne Date de publication ‏ : ‎ 8 avril 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français

Bien dormir, c’est possible, même pour vous ! de Fabien Olicard

Achat : https://amzn.to/4uXTM5t

Et si le vrai problème de votre vie… était votre sommeil ?

Avec Bien dormir, c’est possible, même pour vous !, Fabien Olicard s’attaque à l’un des grands problèmes contemporains : notre rapport catastrophique au sommeil. Entre fatigue chronique, stress permanent et hyperconnexion, l’auteur cherche à montrer que mal dormir n’est pas une fatalité mais un phénomène que l’on peut comprendre et améliorer.

Le livre part d’un constat simple : le manque de sommeil est devenu presque valorisé dans nos sociétés modernes. Dormir peu serait synonyme d’efficacité, de réussite ou de productivité. Pourtant, les recherches scientifiques récentes démontrent exactement l’inverse.

Pendant le sommeil, le cerveau travaille activement : il trie les souvenirs, régule les émotions, renforce l’immunité et participe directement aux capacités de concentration et de créativité. Le sommeil apparaît ici non comme une perte de temps, mais comme la base même du fonctionnement physique et mental.

Fabien Olicard adopte une approche très accessible, mêlant vulgarisation scientifique, conseils pratiques et exercices immédiatement applicables.

Le livre propose notamment une exploration des chronotypes — Zombie, Hibou, Caméléon ou Marmotte — afin d’aider chacun à mieux comprendre son propre rythme biologique. Cette idée permet de sortir d’une vision uniforme du sommeil et d’adapter ses habitudes à son fonctionnement personnel.

L’auteur partage aussi plusieurs techniques destinées à lutter contre les difficultés d’endormissement : méthode « 3-2-1 », shuffle cognitif ou encore techniques utilisées par les pilotes de chasse pour trouver le sommeil rapidement.

Le programme de trente jours donne au livre une dimension concrète et progressive. L’objectif n’est pas de promettre une transformation miraculeuse, mais d’installer des habitudes durables.

Au-delà des conseils pratiques, l’ouvrage développe aussi une réflexion plus large sur notre époque. Bien dormir devient presque un acte de résistance face à l’accélération permanente du quotidien et à la saturation numérique.

Le ton reste fidèle à l’univers de Fabien Olicard : dynamique, pédagogique et motivant, sans tomber dans le discours culpabilisant.

Bien dormir, c’est possible, même pour vous ! s’impose ainsi comme un guide accessible pour reprendre le contrôle de ses nuits et mieux comprendre l’importance fondamentale du sommeil.

Un livre clair et stimulant, qui rappelle qu’avant de vouloir tout optimiser… il faut peut-être déjà apprendre à vraiment dormir

Éditeur ‏ : ‎ First Date de publication ‏ : ‎ 13 mai 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 264 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2412107041 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2412107041

Le coupable n’est pas Léa de Zoé Ash

Achat : https://amzn.to/4djK1J5

UN MEURTRE. DES MILLIERS DE SUSPECTS. UN SEUL COUPABLE.

Avec Le coupable n’est pas Léa, Zoé Ash propose un objet littéraire ludique qui sort volontairement des codes du polar traditionnel. Ici, le lecteur n’est pas seulement spectateur de l’enquête : il devient l’enquêteur.

Le point de départ est immédiatement intrigant : à Paris, le professeur Armand Duval est retrouvé mort dans son appartement du Quai des Orfèvres. Aucun signe d’effraction, une fenêtre entrouverte, et surtout une liste vertigineuse de 40 000 prénoms accompagnée de treize indices. De quoi transformer une scène de crime en véritable casse-tête logique.

Le livre revendique une approche originale : pas de narration classique, pas de rebondissements artificiels, mais une mécanique de déduction pure. Le plaisir vient de l’analyse, du croisement des indices, de l’élimination progressive des suspects.

À mi-chemin entre roman policier, escape game et jeu de logique, l’ouvrage s’adresse autant aux amateurs d’Agatha Christie qu’aux passionnés de Cluedo ou d’énigmes à résoudre entre amis.

Ce qui distingue Le coupable n’est pas Léa, c’est son rapport actif à la lecture. Chaque page devient une pièce du dossier, chaque détail peut faire basculer l’enquête. Le lecteur doit observer, comparer, raisonner, parfois revenir en arrière.

Le format offre aussi une vraie alternative aux écrans : un jeu d’esprit papier, immersif, qui demande concentration et patience.

Le coupable n’est pas Léa s’impose ainsi comme une proposition atypique dans l’univers du polar contemporain.

Un livre-enquête malin et stimulant, parfait pour celles et ceux qui aiment résoudre un mystère plutôt que simplement le lire

ASIN ‏ : ‎ B0GYLQ59Z8 Éditeur ‏ : ‎ Independently published Date de publication ‏ : ‎ 24 avril 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 206 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-8258730213

Mémé Anna de Pierre Perret

achat : https://amzn.to/3PTBHGZ

Des portraits de femmes singulières, il nous en a brossé des centaines tout au long de son luxuriant parcours d’auteur. Soit ! Mais c’est peut-être le plus original de tous que nous offre ici le papa de Lily.

Avec Mémé Anna, Pierre Perret livre un récit profondément personnel et bouleversant consacré à celle qui a marqué son enfance et façonné sa vision du monde. Derrière cette figure familiale haute en couleur se dessine le portrait d’une femme du peuple, cabossée par la vie mais animée d’une incroyable force de survie.

L’auteur de Lily et de Mon p’tit loup abandonne ici la légèreté apparente de certaines de ses chansons pour revenir sur une existence traversée par la violence sociale, la misère et les humiliations faites aux femmes.

Anna naît abandonnée sur le saloir d’un charcutier, image brutale qui donne immédiatement le ton du récit. Très tôt confrontée à la pauvreté et à l’absence de protection, elle grandit dans un monde où les violences conjugales et les injustices ordinaires sont considérées comme presque normales.

Le livre rappelle combien certaines réalités dénoncées aujourd’hui existaient déjà à la fin du XIXe siècle. Bien avant les mouvements comme MeToo ou les structures d’aide aux victimes, Anna endure coups, faim, domination masculine et mépris social dans une indifférence quasi générale.

Mais Mémé Anna n’est jamais uniquement un récit de souffrance. Pierre Perret dresse aussi le portrait d’une femme libre à sa manière, dotée d’une langue savoureuse, populaire et imagée. Son parler vernaculaire irrigue le livre d’une musicalité et d’une chaleur profondément humaines.

Le récit oscille constamment entre tendresse, colère et admiration. Derrière les souvenirs parfois durs se devine l’amour immense que l’auteur porte à cette femme qui lui a transmis bien davantage qu’une éducation : un regard sur les humiliés, les oubliés et les êtres simples.

L’écriture mêle humour populaire, émotion brute et sens du détail du quotidien. On retrouve ce talent très particulier de Pierre Perret pour faire surgir la poésie au cœur même des réalités les plus rugueuses.

Au fil des pages, Anna apparaît comme une héroïne discrète, représentante d’une génération de femmes qui ont survécu sans jamais être reconnues.

Mémé Anna devient alors autant un hommage familial qu’un témoignage social sur la condition des femmes pauvres dans la France d’autrefois.

Un livre tendre, drôle et profondément émouvant, où Pierre Perret célèbre la dignité et la mémoire d’une femme extraordinaire restée trop longtemps dans l’ombre.

Éditeur ‏ : ‎ MAREUIL EDITION Date de publication ‏ : ‎ 12 mars 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 181 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2372544810 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2372544818

Clive Barker’s Dark Worlds de Phil et Sarah Stokes

Achat : https://amzn.to/4uZu40L

Les Editions Faute de Frappe et Livr’S Éditions sont heureux de vous présenter le premier beau livre en français – et en couleurs – sur le Maître britannique Clive Barker. Plus de 350 pages de photos, documents inédits et textes autour de son œuvre, avec une postface de Barker lui-même !

Les Faute de Frappe et Livr’S Editions s’associent pour publier un ouvrage exceptionnel consacré à Clive Barker, maître incontesté de l’horreur moderne et créateur d’un imaginaire unique où se mêlent fascination du corps, spiritualité, douleur, désir et monstruosité.

Avec Clive Barker’s Dark Worlds, les deux maisons proposent le premier beau livre en français entièrement consacré à l’artiste britannique. Plus qu’une simple rétrospective, ce volume de plus de 350 pages se présente comme une plongée totale dans l’univers foisonnant d’un créateur qui, depuis les années 1980, n’a cessé de repousser les frontières du fantastique.

Le projet impressionne d’abord par sa richesse iconographique. Photographies rares, archives personnelles, dessins, peintures, documents inédits et visuels de tournage composent un ouvrage pensé comme une exploration immersive des multiples facettes de Barker. Le livre ne se limite pas au cinéma : il embrasse toute l’étendue de son œuvre littéraire, graphique et artistique.

Bien sûr, Hellraiser occupe une place centrale. Le film, devenu culte dès sa sortie, a profondément marqué le cinéma d’horreur contemporain grâce à son esthétique sadomasochiste, son univers labyrinthique et la figure mythique de Pinhead, incarné par Doug Bradley. Mais Dark Worlds montre également combien réduire Barker à Hellraiser serait une erreur tant son œuvre déborde largement ce cadre.

L’ouvrage revient ainsi sur des créations majeures comme Cabal, Candyman, les Books of Blood, Imajica, Abarat ou encore Le voleur d’éternité. Romans, nouvelles et films y apparaissent comme les fragments d’un même univers traversé par des obsessions constantes : la métamorphose, la chair, le désir, la marginalité et la quête de mondes cachés.

Le livre accorde également une place essentielle au travail plastique de Barker. Souvent moins connu du grand public, son travail de peintre et d’illustrateur révèle pourtant la même intensité que ses récits. Créatures hybrides, visions cauchemardesques, sensualité dérangeante et symbolisme mystique prolongent son imaginaire bien au-delà du texte ou du cinéma.

La grande force de Clive Barker’s Dark Worlds réside aussi dans la proximité de ses auteurs avec l’artiste. Phil Stokes et Sarah Stokes travaillent avec Barker depuis plus de vingt-cinq ans et sont les archivistes officiels de son œuvre. Cette relation privilégiée permet au livre d’accéder à des matériaux rares tout en offrant un regard intime sur le parcours du créateur.

Le projet bénéficie enfin d’une postface écrite par Clive Barker lui-même, donnant à cet ouvrage une dimension particulièrement personnelle. À travers ses mots, on retrouve cette voix singulière qui a transformé l’horreur en territoire artistique total, refusant la simple suggestion au profit d’une confrontation frontale avec les pulsions humaines.

Stephen King déclarait autrefois : « J’ai vu l’avenir de l’horreur… et il s’appelle Clive Barker. » Cette phrase résonne tout au long de ce livre, tant Dark Worlds rappelle l’impact immense de Barker sur toute une génération de lecteurs, de cinéastes et d’artistes.

Entre hommage, archive et voyage dans les zones les plus sombres de l’imaginaire, Clive Barker’s Dark Worlds s’impose comme un ouvrage de référence pour les passionnés de fantastique et de culture horrifique.

Un beau livre dense, fascinant et somptueux, qui ouvre enfin en français les portes de l’univers total de Clive Barker.

Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 352 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2379101752 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2379101755

Les Chants du Cygne Noir T1 de Alex Alice

Achat : https://amzn.to/42HHeU2

1880, la conquête de l’espace bat son plein : au-delà de Mars, les puissances européennes rivalisent pour le contrôle du Ring, la ceinture d’astéroïdes. Mais les vaisseaux qui s’y risquent s’évanouissent sans laisser de traces…

Avec Les Chants du Cygne Noir, Alex Alice poursuit son exploration du rétrofuturisme après Le Château des étoiles, en proposant une fresque spatiale ambitieuse où la conquête de l’espace prend des allures d’épopée du XIXe siècle.

Le manga imagine un monde alternatif en 1880, où les puissances européennes ont déjà dépassé Mars et se disputent les ressources du Ring, la ceinture d’astéroïdes. Cette conquête spatiale transforme les codes de l’exploration maritime et coloniale en aventure cosmique.

Mais derrière cette expansion triomphante plane un mystère inquiétant : les vaisseaux disparaissent dans l’espace sans laisser de traces. Cette menace donne immédiatement au récit une dimension plus sombre et mystérieuse.

L’héroïne, Benesh, embarque dans cette aventure animée par un désir de vengeance après le meurtre de son frère. Son parcours personnel se mêle rapidement à des enjeux beaucoup plus vastes lorsqu’elle croise la route du capitaine Lohengrin et de l’équipage du Cygne Noir.

L’arrivée des pirates interplanétaires apporte au manga une énergie romanesque assumée. Le récit emprunte autant au space opera qu’aux récits de corsaires et d’exploration.

L’univers développé par Alex Alice se distingue par son esthétique spectaculaire. Vaisseaux gigantesques, technologies inspirées de la Belle Époque et immensité spatiale créent une identité visuelle immédiatement reconnaissable.

Le manga joue aussi sur la fascination pour l’inconnu. La relique extraterrestre recherchée par le Cygne Noir introduit une dimension plus fantastique et mythologique dans cet univers déjà foisonnant.

Graphiquement, Alex Alice conserve son sens du détail et du grand spectacle, avec des compositions qui rappellent parfois les illustrations scientifiques anciennes et les romans d’aventure classiques.

Les Chants du Cygne Noir s’impose ainsi comme un manga de science-fiction à grande ampleur, mêlant exploration, mystère et aventure dans un décor rétrofuturiste fascinant.

Un premier tome spectaculaire et immersif, où la conquête spatiale devient un voyage entre rêve scientifique, piraterie et mystères cosmiques

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 20 mai 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 216 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810210896 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810210893