Au secours un loup ! de Orianne Lallemand (Auteur), Loïc Méhée (Illustrations)

Qui n’a jamais rêvé… d’assommer un loup ? Un livre animé drôle et plein de surprises pour sauver les héros des contes.

rianne Lallemand et Loïc Méhée revisitent avec beaucoup d’humour la grande figure du loup des contes traditionnels dans un album pop-up où le jeune lecteur ne se contente plus d’observer l’aventure : il doit intervenir pour sauver les personnages.

Cette fois, le loup a particulièrement faim. Le Petit Chaperon rouge, deux petits cochons et six chevreaux ont déjà disparu. Face à cette inquiétante série d’enlèvements, Pierre part à leur recherche, mais il aura besoin de l’aide de l’enfant pour affronter ce redoutable adversaire.

Tirer, soulever, manipuler ou découvrir ce qui se dissimule derrière les pages : la lecture devient un véritable jeu. Chaque animation fait progresser l’histoire et entretient l’attente, avec toujours cette possibilité que le loup surgisse au moment où on l’attend le moins.

L’album s’amuse intelligemment avec plusieurs contes célèbres. Les enfants reconnaîtront facilement leurs personnages tout en les découvrant réunis dans une aventure complètement nouvelle. Ces références apportent une complicité supplémentaire à la lecture sans nécessiter de connaître parfaitement les histoires originales.

Le loup lui-même reste suffisamment impressionnant pour provoquer quelques petits frissons, mais l’humour désamorce rapidement la peur. L’objectif est bien de jouer à se faire peur, dans une ambiance parfaitement adaptée à Halloween et accessible dès 4 ans.

Les illustrations expressives et colorées de Loïc Méhée renforcent cette dimension ludique. Associées aux mécanismes pop-up, elles donnent du mouvement aux situations et transforment chaque nouvelle page en petite surprise.

La participation demandée à l’enfant constitue surtout la grande réussite de l’ouvrage. Il devient le complice de Pierre et contribue directement au sauvetage des héros. Une manière efficace de maintenir l’attention et de faire de la lecture un moment de partage particulièrement vivant.

Un album pop-up drôle, inventif et délicieusement effrayant qui détourne les contes classiques pour mieux jouer avec leurs personnages. Entre manipulations, surprises et apparitions du grand méchant loup, une aventure participative idéale pour frissonner et rire à l’approche d’Halloween

Éditeur ‏ : ‎ Nathan Date de publication ‏ : ‎ 24 septembre 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 16 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2095060660 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2095060664

L’Arnaqueuse De Wilfried Meance | Par Jean-Pascal Zadi, Michaël Souhaité Avec Fadily Camara, Josiane Balasko, Jean-Pascal Zadi

Fanny, 30 ans, enceinte, n’en peut plus de vivre chez son père avec Virgil, son compagnon, champion de la procrastination. Alors quand elle tombe sur une offre en or : un appartement « parquet, moulures, cheminées » en viager dans Paris, elle fonce tête baissée. Mais Masséna, la vendeuse, est tout sauf mourante…

Critique presse – L’Arnaqueuse

Avec L’Arnaqueuse, Wilfried Meance transforme une préoccupation très contemporaine — l’impossibilité de se loger correctement à Paris — en point de départ d’une comédie de confrontation. Écrit par Jean-Pascal Zadi et Michaël Souhaité, le film oppose une trentenaire enceinte rêvant simplement de prendre son indépendance à une propriétaire qui maîtrise manifestement beaucoup mieux qu’elle les règles du jeu. Une guerre de générations et de nerfs où l’immobilier devient un formidable terrain de comédie.

À 30 ans, Fanny vit toujours chez son père avec Virgil, son compagnon, dont la procrastination semble être devenue un véritable mode de vie. Avec un enfant en route, cette situation devient difficilement tenable. Lorsqu’elle découvre un appartement parisien réunissant le fantasme immobilier absolu — parquet, moulures et cheminées — une solution apparaît enfin. Seule particularité : le logement est vendu en viager.

Fanny accepte le marché en imaginant pouvoir préparer tranquillement son avenir. Mais Masséna, la propriétaire, est loin d’être la vieille dame fragile qu’elle espérait secrètement rencontrer. Plus résistante et surtout beaucoup plus rusée que prévu, elle transforme rapidement le rêve immobilier de Fanny en cauchemar.

Le scénario trouve son meilleur ressort dans cette situation moralement inconfortable. Pour obtenir l’appartement dont elle rêve, Fanny doit attendre la disparition de celle qui l’occupe encore. L’Arnaqueuse s’amuse de cette contradiction et pousse progressivement son héroïne vers des comportements qu’elle n’aurait probablement jamais imaginé adopter.

Derrière la mécanique de comédie apparaît surtout une réalité sociale immédiatement identifiable. Fanny ne cherche pas un hôtel particulier ou une vie luxueuse. Elle veut simplement un logement pour construire sa famille. La difficulté d’accéder à la propriété, les prix parisiens et la dépendance prolongée envers les parents constituent ainsi l’arrière-plan d’un récit qui grossit volontairement les situations sans perdre totalement leur ancrage dans le réel.

Fadily Camara apporte beaucoup d’énergie au personnage. Fanny possède suffisamment de mauvaise foi et d’impatience pour ne jamais devenir une héroïne trop parfaite. Ses réactions parfois excessives alimentent efficacement une escalade où chaque tentative pour reprendre l’avantage finit par provoquer une nouvelle catastrophe.

Face à elle, Josiane Balasko est évidemment dans son élément. Masséna devient rapidement bien davantage qu’un obstacle entre Fanny et son futur appartement. Derrière son âge et son apparente vulnérabilité se cache une adversaire redoutable, capable d’anticiper les coups et surtout d’en rendre quelques-uns. Le duel entre les deux femmes constitue sans surprise le véritable moteur du film.

Jean-Pascal Zadi apporte de son côté son sens du décalage à Virgil, compagnon sympathique mais désespérément peu pressé de devenir adulte. Le personnage permet au scénario d’ajouter une autre source de frustration pour Fanny : tandis qu’elle tente désespérément de construire leur avenir, l’homme qui partage sa vie semble beaucoup moins inquiet par l’urgence de la situation.

Wilfried Meance privilégie une mise en scène efficace et laisse surtout les acteurs porter la mécanique comique. Le film fonctionne particulièrement bien lorsque la confrontation entre Fanny et Masséna se transforme en concours de coups bas. L’humour devient alors volontiers cruel et la sympathie du spectateur peut passer d’un camp à l’autre.

Toutes les situations ne possèdent cependant pas la même efficacité. Le scénario force parfois l’escalade et certains rebondissements deviennent prévisibles à mesure que la guerre entre les deux femmes s’intensifie. La dimension sociale, intéressante dans la première partie, aurait également mérité d’être davantage approfondie plutôt que de céder régulièrement la place à la seule mécanique du gag.

Mais L’Arnaqueuse possède deux atouts suffisamment solides : son duo principal et une situation de départ aussi simple qu’efficace. Le viager devient finalement le révélateur d’une société où deux générations se retrouvent à défendre leur place, leur logement et leur avenir.

Sans révolutionner la comédie française, L’Arnaqueuse exploite avec efficacité les angoisses immobilières contemporaines pour construire un savoureux duel générationnel. Fadily Camara apporte son énergie à une Fanny prête à presque tout pour prendre enfin son indépendance, tandis que Josiane Balasko s’amuse visiblement dans le rôle d’une adversaire beaucoup plus coriace que prévu. Une comédie populaire parfois prévisible, mais rythmée, méchante juste ce qu’il faut et portée par un face-à-face qui fonctionne.

Le roman des Goscinny (tome 2): Un gaulois immortel de Catel

C’est le scénariste qui nous a tant donné : un héros immortel, Astérix ; et ses amis, envahisseurs, druide, barde, chef ou César ; un monde bagarreur, amical, plein de fantaisie et de passion pour l’histoire ; des thèmes légendairement traités, capitalisme (Obélix et Cie), découverte du pays (Le Tour de Gaule), sans oublier les expéditions, jusqu’aux vikings et à l’Egypte de Cléopâtre…. Ce génie qui a forgé notre imaginaire, c’est René Goscinny. Il nous a offert des lieux (Petitbonum), des mots légendaires (Ils sont fous ces romains), quelques données de latin (alea jacta est), un certain sens de l’amitié, du désaccord, de la résistance, de l’aventure. Tout un rêve gaulois…

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Avec Un Gaulois immortel, second volet de son ambitieux diptyque biographique consacré à la dynastie Goscinny, Catel Muller livre une somme graphique et documentaire de premier ordre, auscultant les rouages d’un des plus spectaculaires triomphes culturels du XXᵉ siècle. S’ouvrant sur l’effervescence de la fin des années 1950, l’album retrace minutieusement l’âge d’or d’un créateur prolifique, de la création fondatrice du journal Pilote jusqu’à l’ascension fulgurante d’Astérix le Gaulois, devenu en quelques années un emblème patrimonial et un phénomène d’édition planétaire. L’autrice décortique avec une remarquable acuité critique la mécanique de précision propre à René Goscinny, scénariste visionnaire qui a su transformer la bande dessinée en une caisse de résonance sociologique d’une rare élégance : sous le vernis du burlesque et des anachronismes savoureux, des chefs-d’œuvre comme Obélix et Compagnie, Le Tour de Gaule ou Astérix et Cléopâtre imposaient une lecture mordante de la société de consommation, de l’identité nationale et de la géopolitique, tout en léguant à la langue française une verve satirique inoubliable, des citations latines détournées aux célèbres camps romains retranchés. Cependant, la force de cet opus réside dans son refus de l’hagiographie complaisante ; Catel y met en lumière la face d’ombre de cette réussite industrielle colossale, explorant l’épuisement physique d’un auteur aux prises avec un rythme d’écriture stakhanoviste — menant de front les destinées d’Astérix, de Lucky Luke, d’Iznogoud et du Petit Nicolas —, les tensions intestines avec les éditeurs, ainsi que la fracture intime et générationnelle causée par la fronde de Mai 68 au sein même de sa rédaction. Par un trait expressif, nourri de témoignages d’époque et d’une rigueur historiographique irréprochable, l’album saisit toute l’ambivalence d’un homme mélancolique, pudique et intransigeant, dont l’éthique de travail et le sens aigu de la dramaturgie ont hissé le divertissement populaire au rang d’art majeur. Il en résulte un ouvrage de référence, d’une grande densité narrative, qui rend un hommage magistral à l’architecte intellectuel du rire moderne.

Éditeur ‏ : ‎ Grasset Date de publication ‏ : ‎ 10 septembre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 320 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2246813492 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2246813491

Le Gourmet solitaire de Jirô Taniguchi (Dessins, Rédacteur)

On ne sait presque rien de lui. Il travaille dans le commerce, mais ce n’est pas un homme pressé ; il aime les femmes, mais préfère vivre seul ; c’est un gastronome, mais il apprécie par-dessus tout la cuisine simple des quartiers populaires… Cet homme, c’est le gourmet solitaire. Né en 1994, le gourmet solitaire a conquis, au fil de décennies de flâneries propices à des expériences culinaires précieuses et intimes, un public japonais et occidental toujours grandissant. Ces 32 repas sont ici réunis pour la première fois en sens de lecture japonais.

Jirô Taniguchi transforme un geste aussi quotidien que celui de prendre un repas en expérience intime, contemplative et profondément humaine. Son gourmet solitaire n’a rien d’un critique gastronomique à la recherche des meilleures tables. Il préfère les petits restaurants, les établissements de quartier et cette cuisine simple qui raconte souvent beaucoup plus qu’un plat sophistiqué.

On sait finalement peu de choses de cet homme. Il travaille dans le commerce, voyage régulièrement, apprécie les femmes mais tient à son indépendance. Cette discrétion participe pleinement au charme du personnage. Son identité se construit moins à travers une biographie que par ses habitudes, ses déplacements, ses observations et surtout ses choix lorsqu’arrive l’heure de manger.

Chaque repas devient ainsi une petite aventure. Le gourmet marche dans un quartier, observe les vitrines, hésite entre plusieurs établissements, consulte un menu puis finit par s’installer. L’enjeu peut sembler minuscule, mais c’est précisément cette attention portée aux détails du quotidien qui donne au manga toute sa saveur.

Les plats occupent naturellement une place centrale. Leur présentation, les textures et les réactions du personnage donnent presque l’impression de partager son repas. Pourtant, l’œuvre ne se réduit jamais à une succession de spécialités japonaises. Manger devient une manière d’observer un lieu et ceux qui l’habitent.

Le gourmet regarde les autres clients, écoute les conversations et s’imprègne de l’atmosphère des quartiers qu’il traverse. Un restaurant populaire peut alors devenir le point de départ d’un souvenir ou d’une réflexion. La gastronomie fonctionne comme une porte ouverte sur le Japon du quotidien, loin des lieux touristiques et des tables prestigieuses.

La solitude du personnage n’est d’ailleurs jamais présentée comme quelque chose de nécessairement triste. Elle lui permet de prendre son temps, de regarder autour de lui et de choisir librement ses destinations. Il existe un véritable plaisir à déjeuner seul, sans autre contrainte que son envie du moment.

Le dessin de Jirô Taniguchi excelle dans cette observation minutieuse. Les rues, les façades, les salles de restaurant et les assiettes sont représentées avec une précision qui donne immédiatement envie de s’attarder. Son trait réaliste accompagne parfaitement le rythme paisible de ces promenades gourmandes.

Réunir ces 32 repas permet également de mesurer la singularité d’une œuvre née en 1994 et devenue progressivement incontournable auprès des lecteurs japonais comme occidentaux. Cette édition en sens de lecture japonais offre une belle occasion de parcourir ou de redécouvrir ces flâneries dans leur continuité.

Le Gourmet solitaire rappelle finalement que la gastronomie ne se trouve pas uniquement dans l’exceptionnel. Un plat populaire découvert au hasard d’une rue peut devenir un souvenir précieux simplement parce qu’il correspond parfaitement à un lieu et à un instant.

Une œuvre délicieuse et contemplative qui célèbre autant le plaisir de manger que celui de prendre son temps. À travers ses restaurants de quartier et ses repas solitaires, Jirô Taniguchi fait de la cuisine quotidienne un formidable terrain d’observation du Japon, des autres et de soi-même

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN Date de publication ‏ : ‎ 16 septembre 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 336 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203221534 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203221536

Hilda & Twig: Hilda et Twig trouvent une météorite (3) de Luke Pearson (Dessins, Rédacteur)

Ce soir, c’est camping pour Hilda et Twig ! Et ça tombe bien, la nuit est dégagée, ils vont pouvoir en profiter pour observer les étoiles et imaginer toutes les créatures bizarres qui peuplent les mystérieuses planètes au-dessus de leurs têtes… C’est alors qu’une étoile filante traverse le ciel pour atterrir dans les bois voisins, et Hilda insiste pour en ramener un morceau à la maison, bien sûr ! Une nouvelle mission commence alors pour Twig : sauver son amie d’un danger venu d’un autre monde…

Luke Pearson retrouve Hilda et Twig pour une nouvelle aventure où la curiosité et l’imagination transforment une simple nuit de camping en rencontre avec l’inconnu. Tout commence pourtant tranquillement : sous un ciel parfaitement dégagé, les deux amis profitent de leur soirée pour observer les étoiles et imaginer les créatures étranges qui pourraient vivre sur les planètes lointaines.

Mais avec Hilda, l’aventure n’est jamais très loin. Lorsqu’une étoile filante traverse soudainement le ciel avant de s’écraser dans les bois voisins, impossible pour la jeune exploratrice de résister à l’envie d’aller voir ce qui s’est passé. Et puisqu’une météorite vient de tomber presque à côté d’eux, pourquoi ne pas en rapporter un morceau à la maison ?

Cette curiosité, qui constitue depuis toujours l’une des grandes qualités d’Hilda, devient rapidement la source de nouveaux ennuis. Ce qui vient de tomber du ciel n’est peut-être pas aussi inoffensif qu’une simple pierre, et la petite excursion nocturne prend une tournure autrement plus inquiétante.

Twig se retrouve alors au premier plan. Habituellement compagnon fidèle des explorations d’Hilda, il doit cette fois prendre les choses en main pour protéger son amie face à un danger venu d’un autre monde. Ce changement de perspective permet de mettre en valeur son courage et surtout l’attachement profond qui unit les deux personnages.

Luke Pearson conserve tout ce qui fait le charme de son univers : une nature mystérieuse, des créatures inattendues et cette frontière constamment mouvante entre le quotidien et le merveilleux. Une forêt, quelques étoiles et une météorite suffisent pour ouvrir la porte à une aventure fantastique où l’étrange semble pouvoir surgir derrière chaque arbre.

Le récit joue également avec une idée particulièrement amusante : après avoir passé la soirée à imaginer les habitants de planètes inconnues, Hilda et Twig pourraient bien découvrir qu’il faut parfois se méfier de ce que l’on souhaite rencontrer. L’imagination enfantine se confronte soudainement à une réalité beaucoup plus surprenante.

Le dessin de Luke Pearson accompagne parfaitement cette atmosphère. Son univers graphique immédiatement reconnaissable donne autant d’importance aux grands espaces qu’aux expressions des personnages, permettant de passer naturellement de l’émerveillement devant le ciel étoilé à la tension de cette étrange rencontre.

Mais derrière le fantastique demeure surtout la belle complicité entre Hilda et Twig. Leur relation constitue le véritable cœur de l’histoire : partir à l’aventure est toujours plus facile lorsque l’on sait pouvoir compter sur quelqu’un au moment où la situation nous échappe.

Une nouvelle aventure pleine de charme, de mystère et d’imagination, qui transforme une nuit sous les étoiles en véritable périple extraterrestre. Luke Pearson rappelle une fois encore que la curiosité ouvre parfois la porte aux plus merveilleuses découvertes… mais qu’elle peut également attirer des ennuis venus de beaucoup plus loin qu’on ne l’imaginait.

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN Date de publication ‏ : ‎ 9 septembre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 64 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203302534 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203302532

Le débutant: Quand Steven n’était pas Spielberg de Antoine Schiffers (Dessins), Damien Maric (Rédacteur)

En 1974, Steven Spielberg, 27 ans, entame le tournage de Jaws (Les Dents de la mer). Si au départ il souhaite réaliser un film d’aventures dans la lignée des classiques hollywoodiens, une pression croissante due à des problèmes de production (absence du requin, accidents, hostilité des insulaires, tensions au sein de l’équipe, sabotage, dépassement budgétaire…) le pousse à revoir son approche. Malgré le soutien psychologique et créatif de la monteuse Verna Fields et de l’actrice Lorraine Gary, le jeune réalisateur craque et cède à la panique. Et pourtant, contre toute attente… ce film inaugure l’ère des blockbusters et fait évoluer durablement l’industrie cinématographique par sa manière de produire, de commercialiser mais aussi de distribuer les films.

Damien Maric et Antoine Schiffers choisissent de raconter Steven Spielberg avant qu’il ne devienne véritablement « Spielberg », en revenant sur le tournage chaotique des Dents de la mer, celui qui aurait pu briser la carrière du jeune cinéaste mais qui va finalement contribuer à construire sa légende.

En 1974, Spielberg n’a que 27 ans lorsqu’il se lance dans l’adaptation de Jaws. Son ambition est alors de réaliser un grand film d’aventures dans la tradition hollywoodienne. Mais le tournage va rapidement se transformer en cauchemar. Le requin mécanique refuse de fonctionner correctement, les accidents se multiplient, les relations avec les habitants se compliquent, des tensions apparaissent au sein de l’équipe et le budget ne cesse de déraper.

Le Débutant trouve justement son intérêt dans cette fragilité. Il ne raconte pas le Spielberg devenu l’un des réalisateurs les plus célèbres au monde, mais un jeune cinéaste confronté au doute, à la pression et à la peur de voir son film lui échapper. Derrière le futur succès historique apparaît un réalisateur qui cherche encore ses méthodes et doit improviser pour sauver son projet.

L’absence du requin devient évidemment l’un des éléments essentiels de cette histoire. Ce qui constitue alors un problème majeur de production oblige Spielberg à repenser sa mise en scène. Plutôt que de montrer constamment la créature, il doit suggérer sa présence et construire la peur autrement. Une contrainte technique finit ainsi par nourrir la créativité du film, rappelant que certaines des meilleures idées de cinéma naissent précisément lorsqu’un réalisateur ne peut pas tourner ce qu’il avait initialement imaginé.

Damien Maric s’intéresse également à celles et ceux qui entourent Spielberg pendant cette période particulièrement difficile. La monteuse Verna Fields et l’actrice Lorraine Gary occupent notamment une place importante dans cet accompagnement humain et créatif. Le récit rappelle ainsi qu’un film, même lorsqu’il est ensuite associé au nom d’un grand réalisateur, reste toujours une aventure collective.

La bande dessinée ne cherche pas à transformer rétrospectivement chaque difficulté en signe annonciateur du génie. Elle montre au contraire la panique, les erreurs, les hésitations et l’épuisement d’un jeune homme qui ignore encore si son projet aboutira. Cette approche rend le personnage beaucoup plus accessible et donne au récit une dimension presque initiatique.

Le dessin d’Antoine Schiffers restitue efficacement l’agitation du plateau, les moments de tension et les coulisses d’un tournage qui semble constamment au bord de l’effondrement. La bande dessinée constitue d’ailleurs un format particulièrement adapté pour raconter cette fabrication du cinéma, en passant du plateau aux discussions d’équipe et aux difficultés techniques.

Le paradoxe est évidemment savoureux : tout ce qui semble annoncer une catastrophe va contribuer à donner naissance à un phénomène. Les Dents de la mer ne deviendra pas seulement un immense succès populaire. Sa production, sa promotion et surtout son mode de distribution vont participer à transformer durablement l’industrie hollywoodienne et à installer le modèle du blockbuster moderne.

Le Débutant raconte donc moins la naissance d’un film culte que celle d’un cinéaste. Spielberg n’y apparaît pas encore comme le réalisateur assuré que l’histoire du cinéma retiendra, mais comme un jeune homme dépassé par une production devenue incontrôlable et obligé d’inventer des solutions pour continuer.

Une bande dessinée passionnante sur les coulisses des Dents de la mer, qui rappelle qu’avant les succès et les chefs-d’œuvre, il y eut les doutes, les accidents et la peur de l’échec. Damien Maric et Antoine Schiffers racontent avec beaucoup d’intérêt ce moment où un « débutant » de 27 ans, presque malgré lui, était en train de changer Hollywood

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN Date de publication ‏ : ‎ 16 septembre 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 144 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203303689 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203303683

Maestro: Conte musical de Thibault Prugne (Auteur), Jean-Pierre Jolicard (Compositeur), François Morel (Lecteur)

Téo vit avec son père adoptif dans le village de Streinkel, où tous les habitants sont pêcheurs. Mais le garçon, lui, est passionné de musique. Il en entend partout, tout le temps : dans le clapotis des vagues, le souffle du vent… À l’abri des regards, il joue du charango, un petit instrument hérité de ses parents. Lorsqu’il fait la connaissance d’une famille de musiciens qui parcourt le pays, Téo va enfin réaliser son rêve.
Une histoire poétique écrite et illustrée par Thibault Prugne, racontée par François Morel sur les musiques aux sonorités gitanes de Jean-Pierre Jolicard.

Thibault Prugne imagine une histoire où la musique devient à la fois un héritage, un langage et une promesse de liberté. Téo vit avec son père adoptif à Streinkel, un village où la mer rythme le quotidien et où tous les habitants semblent destinés à devenir pêcheurs. Mais le garçon, lui, rêve d’un autre horizon.

Téo entend de la musique partout. Le clapotis des vagues, le souffle du vent ou les bruits qui l’entourent composent déjà pour lui une immense partition. À l’abri des regards, il joue du charango, petit instrument hérité de ses parents et précieux lien avec ses origines. La musique n’est donc pas seulement une passion : elle appartient profondément à son histoire.

Dans un village où chacun semble suivre le chemin tracé par les générations précédentes, cette vocation fait de Téo un enfant à part. Sa rencontre avec une famille de musiciens itinérants va alors bouleverser son existence. Pour la première fois, il découvre des adultes qui vivent de ce qui le passionne et entrevoit la possibilité d’un avenir qu’il n’osait jusque-là qu’imaginer.

Maestro raconte ainsi avec beaucoup de sensibilité le moment où un enfant comprend que ses rêves peuvent devenir autre chose que des rêves. Le récit parle de vocation, mais également de transmission et du courage nécessaire pour suivre une voie différente de celle que son environnement semblait avoir choisie pour lui.

Le travail graphique de Thibault Prugne accompagne parfaitement cette dimension poétique. La mer, le village et les personnages participent à une atmosphère où le réel semble constamment prêt à basculer vers l’imaginaire. Les illustrations ne se contentent pas d’accompagner l’histoire : elles prolongent les émotions et donnent une véritable ampleur au voyage de Téo.

Mais la particularité de l’ouvrage tient évidemment à sa dimension de conte musical. Les compositions de Jean-Pierre Jolicard, aux sonorités gitanes, permettent à la musique dont rêve Téo de véritablement sortir des pages. Elle devient une composante à part entière du récit et renforce l’impression d’accompagner le jeune garçon dans sa découverte d’un nouveau monde.

La narration de François Morel apporte quant à elle chaleur et humanité à l’ensemble. Sa voix accompagne naturellement cette histoire de transmission et permet aux mots, aux images et aux compositions musicales de se répondre.

Derrière l’aventure de Téo se trouve enfin un message universel sur la différence et l’accomplissement personnel. Il n’est pas toujours nécessaire de suivre la route empruntée par tous ceux qui nous entourent. Parfois, il suffit d’écouter ce qui résonne en soi pour découvrir son propre chemin.

Un très beau conte sur la musique, les rêves et la liberté de choisir sa vie, où chaque élément participe à la même émotion. Porté par les illustrations de Thibault Prugne, les compositions de Jean-Pierre Jolicard et la voix de François Morel, Maestro offre une expérience sensible et poétique qui rappelle aux enfants que certaines vocations commencent simplement par apprendre à écouter le monde autrement.

Éditeur ‏ : ‎ MARGOT Date de publication ‏ : ‎ 19 août 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 40 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2494797691 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494797697

L’Étrange Boutique de Monsieur Nekomata de Monaka

Dans la ville de Ciel-sur-Mer, Monsieur Nekomata est un antiquaire pour le moins singulier. À l’intérieur de sa boutique perchée au-dessus des nuages sont accueillis les humains égarés qui viennent s’échouer dans ce lieu où les objets ont une âme.

Monaka nous entraîne dans un univers suspendu entre rêve et réalité, au cœur de Ciel-sur-Mer, une ville aussi mystérieuse que poétique. C’est là que se trouve l’étrange boutique de Monsieur Nekomata, un antiquaire loin d’être ordinaire dont l’établissement, perché au-dessus des nuages, accueille des humains égarés et des objets qui semblent posséder leur propre âme.

Mihato est la dernière à avoir échoué dans cet endroit. Désorientée et privée de ses souvenirs, elle reste persuadée qu’elle finira par se réveiller de ce rêve étrange. En attendant de comprendre ce qui lui est arrivé, elle accepte la proposition de Monsieur Nekomata : travailler comme vendeuse dans sa boutique en échange du gîte et du couvert.

Cette situation permet à Monaka d’installer progressivement son univers. La boutique devient un lieu de passage où chaque objet semble porter une histoire et où les frontières entre les humains, les souvenirs et le merveilleux deviennent particulièrement fragiles. Derrière l’apparente douceur du quotidien plane pourtant constamment une question : pourquoi Mihato est-elle arrivée ici ?

Monsieur Nekomata contribue largement au charme du récit. Énigmatique, il semble connaître les règles de cet univers bien mieux que sa nouvelle employée, sans pour autant lui fournir immédiatement toutes les réponses. Sa boutique devient alors autant un refuge qu’un espace où Mihato va devoir affronter ce qu’elle a oublié.

Le manga prend le temps de créer une atmosphère apaisante et mélancolique plutôt que de précipiter les révélations. Les journées passent, Mihato s’habitue progressivement à cette existence singulière, mais sa mémoire refuse toujours de revenir. Ce qui ressemblait à une parenthèse temporaire commence alors à prendre une tout autre signification.

Car sous ses allures de récit merveilleux, L’Étrange Boutique de Monsieur Nekomata parle aussi de mémoire, d’attachement et de ce que les objets conservent de ceux qui les ont possédés. Donner une âme aux choses permet de questionner les souvenirs que nous leur associons et la manière dont certains fragments du passé continuent de nous accompagner.

Le mystère entourant Mihato apporte progressivement une dimension plus émouvante au récit. Elle cherche une explication familière à ce qui lui arrive, mais la vérité qui l’attend n’est pas nécessairement celle qu’elle espérait. Cette révélation donne une nouvelle lecture à son séjour à Ciel-sur-Mer et aux rencontres effectuées dans la boutique.

Monaka réussit ainsi à associer fantastique, douceur et mélancolie dans un univers qui possède une véritable identité. L’étrangeté n’est jamais utilisée uniquement pour provoquer : elle accompagne une histoire plus intime sur la mémoire et la difficulté de comprendre ce que l’on a laissé derrière soi.

Un manga délicat et mystérieux, porté par une boutique hors du temps, des objets dotés d’une âme et une héroïne en quête de ses souvenirs. Derrière son univers chaleureux et merveilleux se cache une histoire plus mélancolique qu’il n’y paraît, où retrouver la mémoire signifie parfois découvrir une vérité que l’on n’était pas encore prêt à envisager.

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 26 août 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 160 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 281021025X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810210251

Dragomol: Collège, Chaussette et Sortilèges de Simon Liberman

Sacrée rentrée pour Matilda et sa copine Pola : leur collège a été transformé en une fantastique école de magie ! Mais… pas de chance : parce qu’elles portent des lunettes, nos héroïnes sont recalées dans la classe des « bigleux », condamnées à la grammaire et aux dictées pendant que les autres volent à dos de griffon (elles n’ont même pas le droit de goûter le poulet à la crème des lutins)…

Simon Liberman transforme une rentrée scolaire déjà redoutée par beaucoup d’enfants en aventure fantastique complètement déjantée. Pour Matilda et sa meilleure amie Pola, le retour au collège réserve en effet une surprise de taille : leur établissement est devenu une école de magie où l’on peut notamment apprendre à voler à dos de griffon. De quoi rendre les cours beaucoup plus enthousiasmants… du moins en théorie.

Car Matilda et Pola portent des lunettes. Ce simple détail suffit pour qu’elles soient exclues des enseignements magiques et envoyées dans la classe des « bigleux », condamnées à la grammaire et aux dictées pendant que leurs camarades découvrent les merveilles de ce nouveau collège. Même le poulet à la crème préparé par les lutins leur est interdit. Sous l’absurdité de la situation apparaît déjà une critique très claire des discriminations et des mécanismes d’exclusion.

Tout bascule lorsque les deux amies rencontrent Dragomol, un minuscule dragon qui ne possède pas vraiment les qualités attendues de son espèce. Il ne crache pas de feu, ignore presque tout de la magie et semble surtout posséder une passion immodérée pour le chocolat. Perdu loin des siens, il a cependant besoin de Matilda et Pola pour retrouver son chemin.

Le trio fonctionne immédiatement grâce au contraste entre les deux collégiennes et cette petite créature aussi maladroite qu’attachante. Ce qui commence comme une mission de sauvetage se transforme rapidement en aventure beaucoup plus mouvementée. Pour aider Dragomol, les héroïnes vont devoir pénétrer clandestinement dans les parties enchantées du collège et affronter ceux qui voient surtout dans la magie une formidable occasion de s’enrichir.

Simon Liberman mêle ainsi fantasy, humour et préoccupations très contemporaines. Derrière les griffons, les sortilèges, les chaussettes qui puent et autres fantaisies se retrouvent des problématiques familières aux jeunes lecteurs : le sentiment d’être mis à l’écart, les injustices entre élèves, le regard porté sur la différence ou encore la difficulté à trouver sa place.

Le récit aborde également la marchandisation de la magie avec beaucoup de malice. Dans cet univers, même le merveilleux risque d’être récupéré par ceux qui cherchent à transformer chaque découverte en profit. Cette dimension engagée ne prend toutefois jamais le dessus sur l’aventure : elle nourrit naturellement les péripéties et donne davantage de profondeur à cet univers volontairement loufoque.

Le dessin expressif et foisonnant de Simon Liberman accompagne parfaitement cette énergie. Les personnages, les créatures et les nombreuses situations comiques donnent l’impression d’un monde constamment en mouvement. L’ensemble possède cette liberté graphique propre aux grandes aventures jeunesse, où un détail dans une image peut être aussi amusant que l’action principale.

Mais derrière toute cette fantaisie se trouve surtout une jolie histoire d’amitié et de solidarité. Matilda, Pola et Dragomol sont précisément ceux que l’univers magique ne considère pas comme suffisamment conformes à ses attentes. Et c’est peut-être justement cette différence qui leur permettra de bousculer les règles.

Une aventure jeunesse drôle, généreuse et pleine d’imagination qui réussit à parler d’exclusion et d’injustice sans perdre sa légèreté. Entre collège enchanté, petit dragon amateur de chocolat, griffons et complot autour de la magie, Simon Liberman construit un univers joyeusement irrévérencieux où les héros ne sont pas forcément ceux que l’école avait décidé de choisir.

Éditeur ‏ : ‎ Editions 2024 Date de publication ‏ : ‎ 4 septembre 2026 Édition ‏ : ‎ 1er Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 132 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2383871451 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2383871453

Ma Belle Poupée est un Super Darling – Tome 1 (1) de Asaki Asagiri (Auteur), Selen (Auteur)

Une romance fantasy qui brise les codes du genre et de genre.

Asaki Asagiri et Selen proposent une romance fantasy qui joue avec les apparences et détourne les rôles traditionnellement attribués à ses personnages. Au centre du récit, Laëtitia Orlécians semble correspondre en tous points à l’image de l’héritière parfaite. Élégante, délicate et irréprochable, elle a même gagné le surnom de « Belle poupée ». Mais derrière cette image soigneusement entretenue se cache une personnalité et surtout une identité bien plus surprenantes.

La jeune femme est promise à Gilbert, un prince entouré d’une réputation inquiétante. Considéré comme maudit, celui-ci apparaît d’abord comme la figure dangereuse de cette union arrangée. Tout semble donc préparer le lecteur à retrouver le schéma classique de la jeune héroïne fragile confrontée à un prince mystérieux qu’elle devra apprendre à connaître.

Mais le manga prend rapidement plaisir à renverser cette dynamique. Laëtitia n’est pas simplement la belle jeune femme qu’il faudrait protéger. Derrière sa douceur se dissimule un pouvoir que peu de personnes seraient capables d’affronter, et son secret remet progressivement en question l’image que son entourage s’est construite d’elle.

C’est là que ce premier tome trouve son principal intérêt. La « Belle poupée » n’est finalement pas celle que l’on croit, et Gilbert n’occupe pas nécessairement la position attendue dans leur relation. Le récit s’amuse avec les représentations de la force, de la fragilité et des rôles de genre, tout en conservant les ingrédients d’une romantasy : mariage arrangé, malédiction, secrets, attirance et intrigues liées au royaume.

La relation entre Laëtitia et Gilbert constitue naturellement le cœur de l’histoire. Leur rapprochement se construit alors que chacun possède ses propres zones d’ombre. La malédiction du prince et la véritable nature de Laëtitia entretiennent le mystère, tandis que l’attirance qui naît entre eux complique encore davantage une union initialement décidée pour des raisons qui les dépassent.

Le titre prend ainsi tout son sens : derrière l’apparence d’une poupée précieuse se cache quelqu’un capable de prendre les choses en main. Cette inversion apporte beaucoup de fraîcheur à une mécanique pourtant familière et permet surtout à Laëtitia de s’imposer immédiatement comme une héroïne attachante.

Ce premier tome pose encore de nombreuses questions sur son pouvoir, le passé de Gilbert et les conséquences que leur relation pourrait avoir sur le royaume. Il remplit cependant efficacement son rôle en installant un duo dont les secrets donnent immédiatement envie de découvrir la suite.

Une romance fantasy pleine de charme qui détourne avec malice les apparences et les rôles attendus. Entre prince maudit, héroïne loin d’être aussi fragile qu’elle en a l’air, secrets et attirance naissante, ce premier tome installe un univers prometteur où la véritable force pourrait bien se cacher derrière le visage de la plus parfaite des poupées.

ASIN ‏ : ‎ B0GXDS7DBH Éditeur ‏ : ‎ Kurokawa Date de publication ‏ : ‎ 3 septembre 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 188 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1042022150