Depuis la destruction du château de verre, la vie de Chaol Westfall a volé en éclats. Autrefois loyal capitaine de la garde royale, il a perdu tous ses hommes et l’usage de ses jambes en voulant protéger Dorian.
Avec La Tour de l’Aube, Sarah J. Maas signe un volet à part dans la saga Throne of Glass, à la fois plus introspectif et profondément humain. Loin des champs de bataille et des intrigues royales d’Aelin, ce sixième tome s’attarde sur Chaol Westfall, ancien capitaine brisé, en quête non seulement de guérison, mais aussi de rédemption. Un roman à la croisée de la reconstruction personnelle et du souffle épique, où la lumière de l’aube devient la métaphore d’un renouveau intérieur.
Après la destruction du château de verre et l’effondrement de tout ce qu’il croyait immuable, Chaol n’est plus que l’ombre de lui-même : mutilé, rongé par la culpabilité, il se rend à Antica, capitale du vaste empire du Khagan. Sa mission est double — retrouver l’usage de ses jambes grâce aux puissantes guérisseuses de la Torre Cesme, et convaincre le Khagan de s’allier à Aelin dans la guerre qui menace le monde. Mais la guérison du corps s’avère indissociable de celle de l’âme, et c’est dans la rencontre avec Yrene Towers, une guérisseuse aussi forte que compatissante, que Chaol devra affronter ses blessures les plus profondes.
Maas délaisse ici les grandes batailles pour une quête plus intime, centrée sur la douleur, la résilience et la réconciliation avec soi-même. Le duo Chaol/Yrene fonctionne à merveille : entre méfiance, fierté et reconnaissance mutuelle, leur relation s’épanouit lentement, portée par une écriture d’une belle délicatesse. L’autrice parvient à aborder des thématiques rarement explorées dans la fantasy grand public — le handicap, la honte, le pardon et la dignité retrouvée — sans jamais perdre la puissance émotionnelle qui fait la force de sa plume.
En toile de fond, Antica se révèle un décor somptueux : cité de lumière, d’épices et de savoir, foisonnante de cultures et de secrets politiques. L’univers s’élargit, les alliances se dessinent, et la menace tapie dans l’ombre de ce nouvel empire prépare déjà le grand final de la saga. Maas tisse ainsi une intrigue parallèle qui éclaire, sous un angle inattendu, les enjeux du conflit global et les destins croisés de ses héros.
Roman de transition, certes, mais d’une profondeur rare, La Tour de l’Aube redonne souffle et sens à la saga, en offrant à Chaol une renaissance poignante. La magie y est plus spirituelle que spectaculaire, la puissance vient de la guérison plutôt que de la guerre, et la lumière se fait plus intérieure que divine.
ASIN : B0F3T6SPKZ
Éditeur : MARTINIERE J
Date de publication : 31 octobre 2025
Langue : Français
Nombre de pages de l’édition imprimée : 784 pages
La bande-annonce de la saison 5 de Stranger Things est enfin sortie, et il y aurait mille choses à dire pour l’introduire — mais allons droit au but, car il y a énormément à en tirer. Je suis à la fois excité, ému, et j’ai simplement envie de partager mes impressions.
Une ouverture musicale pleine de sens
La bande-annonce s’ouvre sur la chanson “Who Wants to Live Forever” — un choix qui résonne immédiatement. Comme dans la saison 4, la série fusionne un morceau emblématique avec sa signature sonore des années 80, et cela fonctionne à merveille. Ce détail laisse penser que cette chanson pourrait faire partie intégrante du début de la saison. Souvenons-nous : dans la saison précédente, c’est “Running Up That Hill” de Kate Bush qui avait marqué les esprits — d’abord dans la bande-annonce, puis dans l’intrigue.
Ici, les paroles “Who wants to live forever? Who dares to love forever?” évoquent sans ambiguïté la mort et la perte. Et quand on voit Nancy en pleurs plus tard dans la bande-annonce, on se dit que cette saison va sans doute être tragique… Peut-être même marquée par la mort de Jonathan ou de Steve ?
Hawkins, renversée
La première image forte : la bibliothèque de Hawkins, mais plongée dans l’Upside Down. C’est crucial, car dans le monde réel, cet endroit semble être l’un des points d’accès principaux vers le monde inversé depuis la fin de la saison 4.
Puis retentit la voix grave de Vecna :
« Enfin… nous pouvons commencer. »
Il émerge de l’obscurité. Cette réplique pourrait bien appartenir à la fin du Volume 1, car la dernière ligne du trailer est :
« William, tu vas m’aider une dernière fois. »
Il serait étrange que Vecna dise cela avant d’avoir mis son plan en marche. On peut donc imaginer que ces mots viennent du dernier épisode de la première partie.
Le pouvoir de Vecna et sa hiérarchie démoniaque
L’un des plans les plus marquants montre un Démogorgon s’inclinant devant Vecna. Un moment glaçant : cela prouve que même ces créatures violentes reconnaissent une hiérarchie et se soumettent à une autorité supérieure. Cela souligne la puissance absolue que Vecna détient désormais.
Pendant ce temps, la chanson continue :
“There’s no time for us…”
Ces paroles accompagnent Dustin arrivant à l’école, tandis que la ville semble vivre sous un nouveau régime, une forme de loi martiale.
Dustin, plus déterminé que jamais
Le comportement de Dustin est frappant : il marche dans les couloirs sans s’écarter pour personne. On sent en lui une colère, une volonté nouvelle. Depuis la mort d’Eddie, il semble prêt à défendre sa mémoire — ce qui pourrait bien expliquer le bleu qu’on aperçoit sur son œil dans une autre scène.
Il porte d’ailleurs toujours le t-shirt du Hellfire Club, celui dont Eddie était le chef. Mais soutenir ce “paria” n’est sans doute pas très populaire au lycée…
Mike et Eleven : enfermés et épuisés
On retrouve Mike et Eleven sur le toit de la station radio WSQ, un lieu de rendez-vous clandestin pour le groupe, loin du regard des militaires qui contrôlent Hawkins.
Mike dit à Eleven :
« On devient fous à force d’être coincés ici. Pas d’issue en vue… Peut-être que ce soir, c’est notre chance. »
En parallèle, on voit les militaires postés à la frontière de la ville — personne ne peut entrer ni sortir. Une scène montre aussi le groupe s’enfonçant dans un tunnel souterrain, menant à un plan affichant une église : un point clé de la saison à venir.
Mike poursuit :
« Si on trouve Vecna, on en finit une bonne fois pour toutes — ensemble. »
Autour de la table, tous sont présents sauf Hopper et Eleven, ce qui laisse penser qu’ils sont déjà dans l’Upside Down.
Une guerre des fréquences
Le rôle de la station radio semble crucial. Peut-être sert-elle à communiquer entre les dimensions, à capter une fréquence du monde inversé ? Cela expliquerait pourquoi, dans le trailer précédent, on voyait Vecna détruire la tour : il veut sans doute isoler les mondes en coupant tout signal.
On aperçoit ensuite Eleven utilisant ses pouvoirs dans l’Upside Down, au-dessus de ce qui semble être le laboratoire de Hawkins, tandis que Joyce prie dans le monde réel — probablement pour la survie d’Eleven et Hopper. Mike, lui, la regarde avec la même inquiétude : les deux partagent la même peur de perdre l’être qu’ils aiment.
“Ce n’est pas une de tes campagnes”
Eleven lance ensuite à Mike :
« Ce n’est pas une de tes campagnes. Tu ne peux pas écrire la fin. Pas cette fois. »
Le groupe traite littéralement Hawkins comme un plateau de jeu, déplaçant des figurines sur une carte. Deux d’entre elles sont posées sur une case représentant une église avec la mention “Entrée du tunnel”. Cela renforce l’idée que ce passage mène à l’intérieur de l’église — peut-être un nouvel accès à l’Upside Down.
Nancy, Jonathan et la douleur à venir
On voit ensuite Nancy et Jonathan levant les yeux vers une énergie surnaturelle : une ouverture vers le monde inversé semble se former, fondant le métal autour d’eux. Nancy dit :
« Il veut mettre fin à notre monde. Il ne s’arrêtera pas avant de nous avoir vidés de toute souffrance. »
À ce moment, on voit la tour radio exploser, le sol s’ouvrir comme dans le final de la saison 4, et Nancy pleurer, se lavant les mains couvertes de sang. Tout indique que Jonathan pourrait mourir.
Une autre scène montre Steve réconfortant Dustin, lui aussi en larmes — ce qui laisse présager une perte majeure dans le groupe.
Jonathan, plus tôt, se plaçait devant Nancy pour la protéger : une préfiguration claire de son sacrifice.
Retour au laboratoire
Eleven et Hopper apparaissent ensuite dans le laboratoire, tentant d’y pénétrer discrètement. Au-dessus d’eux, une énergie inquiétante pulse dans l’Upside Down. Les scientifiques semblent dépassés, incapables de comprendre ce qui se passe réellement.
Une scène intime montre Jonathan et Nancy front contre front, un moment de tendresse peut-être juste avant la tragédie.
Lucas, Max et la musique
Un plan montre Lucas seul dans le tunnel menant à l’église — sans doute face à un Démogorgon. Puis, plus tard, il porte Max dans ses bras, une enceinte à la main. On se souvient de l’importance de la musique pour sauver Max la saison dernière : Lucas espère qu’elle puisse encore l’atteindre.
Mais la présence d’un Démogorgon dans l’hôpital laisse penser que Max restera dans le coma ou piégée pendant tout le Volume 1.
Le chaos total
Les scènes s’enchaînent : Eleven déplaçant des débris avec sa télékinésie, les vitres explosant sous la pression, les militaires submergés. Mike, Joyce et de nouveaux personnages affrontent les Démogorgons surgissant du sol — c’est le chaos absolu.
Puis, l’apothéose : Vecna arrive sur la base militaire, la main ensanglantée mais régénérée, son apparence plus terrifiante que jamais, couverte de pointes osseuses.
« William… tu vas m’aider une dernière fois. »
Le destin de Will
Vecna paralyse Will, l’attirant à lui. On le sait, Will garde une connexion profonde avec l’Upside Down — peut-être même des pouvoirs latents qu’il ignore encore. Vecna pourrait vouloir les exploiter pour se renforcer. Ou bien, Will pourrait être le sacrifice ultime, celui qui permettrait de fusionner définitivement les deux mondes.
Cette hypothèse donnerait à la série un enjeu colossal et une portée tragique que les fans espèrent depuis longtemps.
Conclusion
La bande-annonce semble ne montrer que des images du Volume 1, la première partie de la saison. Netflix garde probablement le secret sur la deuxième moitié et le grand final prévu pour la fin de l’année.
Mais une chose est sûre : Stranger Things 5 s’annonce épique, sombre et émotionnelle, un véritable adieu à Hawkins et à toute une génération de héros.
J’ai hâte de découvrir comment tout cela se conclura, quand le premier épisode sortira.
Disponible sur Netflix, Ballad of a Small Player met en scène Colin Farrell dans le rôle de Lord Doyle, un aristocrate britannique déchu réfugié à Macao. Adapté du roman de Lawrence Osborne, le film mêle drame existentiel, fable surnaturelle et critique de la dépendance au jeu, jusqu’à une fin aussi énigmatique que troublante.
Le masque de Lord Doyle
Derrière le nom de Lord Doyle se cache en réalité Brendan Reilly, un ancien avocat véreux ayant détourné près d’un million de livres à un client avant de fuir en Asie. Lorsqu’on le retrouve, il est ruiné, épuisé et accroché à ses dernières illusions. Obsédé par le baccarat, il erre de casino en casino, traqué par ses créanciers et par le vide intérieur que le jeu tente d’emplir.
C’est dans cet univers d’excès et de décadence qu’il rencontre Dao Ming (Tilda Swinton), une femme énigmatique qui lui tend la main — littéralement et symboliquement — pour l’aider à s’extraire du gouffre. Rongée par la culpabilité d’avoir prêté de l’argent à des hommes qui se sont suicidés, elle voit en Doyle un miroir de sa propre chute et tente de lui offrir une rédemption possible.
L’ultime pari
Mais Doyle ne peut échapper à sa nature. Après le départ de Dao Ming, il découvre une somme d’argent cachée — peut-être la sienne, peut-être une illusion — et replonge aussitôt dans le jeu. Dans un dernier coup de dés, il mise tout au baccarat contre un joueur étranger. Contre toute attente, il gagne. Riche à nouveau, il semble enfin libre. Mais ce triomphe n’est qu’un leurre : les caméras de surveillance révèlent une ombre derrière lui, et le casino l’accuse de tricherie. Quelques scènes plus tôt, Doyle s’était vu dans un miroir sous les traits d’un fantôme affamé, figure issue de la tradition bouddhiste symbolisant la convoitise et la damnation éternelle.
Le lien est clair : son “aide” invisible n’est peut-être pas humaine.
Entre réalité et au-delà
Lorsqu’il brûle son argent lors de la fête des fantômes affamés, le film bascule définitivement dans l’allégorie. Plusieurs interprétations se confrontent :
Dao Ming n’a jamais existé : elle serait une apparition bienveillante, un esprit venu l’avertir de son destin tragique.
Doyle est mort plus tôt dans le récit, sans le savoir, condamné à rejouer éternellement sa passion destructrice dans un purgatoire luxueux.
Ou encore, un fantôme affamé aurait “aidé” Doyle à gagner, pour mieux le piéger dans un cycle infini de dépendance.
Quoi qu’il en soit, la dernière image — Doyle consumant sa fortune dans les flammes — incarne son autodestruction totale, physique et morale. La danse finale, dans la scène post-générique entre Farrell et Swinton, vient alors comme une respiration absurde et poétique, un écho à la demande de Doyle à Cynthia de « se laisser aller ». Une pirouette élégante, à la fois ironique et mélancolique, fidèle au ton du film.
Une fable sur la dépendance et la damnation
Sous ses airs de thriller ésotérique, Ballad of a Small Player parle avant tout de l’avidité humaine et de la fuite en avant, qu’elle prenne la forme du jeu, du mensonge ou du pouvoir. Colin Farrell y livre une performance hypnotique, oscillant entre charme désabusé et désespoir fiévreux, tandis que la mise en scène enveloppe Macao d’une aura de mirage, entre enfer et paradis.
Une conclusion ambivalente, donc, où la richesse, la chance et le salut ne sont que les reflets trompeurs d’un même gouffre intérieur.
Disponible sur Disney+, Chad Powers s’impose comme l’une des surprises comiques de l’année. Portée par Glen Powell (Top Gun: Maverick), la série mélange satire du football américain, imposture identitaire et comédie romantique, jusqu’à un dernier épisode explosif qui laisse les fans sur un cliffhanger monumental.
Entre crise cardiaque et crise d’identité
L’épisode final s’ouvre dans le chaos : après la crise cardiaque du coach Hudson (Steve Zahn), Chad et Ricky (Perry Mattfeld) tentent de le sauver sans véhicule à disposition. Pendant ce temps, les South Georgia Catfish s’apprêtent à jouer un match crucial, privés de leur quarterback vedette, Chad Powers — alias Russ Holliday, joueur déchu ayant créé cette fausse identité pour réaliser son rêve de gloire sportive.
Le poste de quarterback revient donc à Gerry, trop heureux de briller en l’absence du héros imposteur. À l’hôpital, l’état de Hudson mobilise tout le monde, y compris Tricia, dont les manières de femme de la haute société contrastent comiquement avec la modestie du lieu.
L’heure des vérités
De retour à Athènes, Chad (ou plutôt Russ) tente une dernière fois de se réconcilier avec Ricky. Il lui avoue que, malgré le mensonge de son identité, ses sentiments pour elle et son engagement envers l’équipe étaient sincères. Mais la réaction de Ricky est implacable : une gifle cinglante et des mots d’une rare violence. Elle le traite de psychopathe et confesse même avoir souhaité sa mort après sa défaite au Rose Bowl. Elle menace de le dénoncer s’il revient vers l’équipe, ruinant ainsi sa carrière et celle du coach.
C’est alors que Russ révèle l’autre face du piège : si la vérité éclate, toute l’équipe sera compromise. Les victoires des Catfish seraient annulées et la responsabilité retomberait sur Jake, qui l’a recruté en connaissance de cause. Ricky comprend qu’elle n’a d’autre choix que de protéger le mythe de Chad Powers — pour le bien du groupe, sinon pour l’amour.
Un final suspendu et jubilatoire
Dans les vestiaires, Gerry explose de rage en apprenant que Chad reste dans l’équipe, avant d’être sèchement remis à sa place par Ricky, désormais capitaine de facto. Elle exhorte tout le monde à se concentrer sur le match décisif contre la Géorgie, en hommage à leur coach hospitalisé. L’épisode se termine sur une note haletante : l’équipe entre sur le terrain, le générique retentit, et les fans restent suspendus à ce dernier plan — promesse d’une saison 2 riche en règlements de comptes, en rivalités sportives et en humour grinçant.
Une série à la croisée du sport et de la satire
À la fois farce sur la masculinité sportive et critique du culte de la performance, Chad Powers réussit à transformer une prémisse absurde — un homme déguisé en quarterback vedette — en une comédie de caractères à la fois touchante et féroce. Entre la sincérité maladroite de Russ, les éclats d’ego de ses coéquipiers et la mise en scène nerveuse de Michael Waldron, la série confirme son potentiel : celui d’un Ted Lasso plus irrévérencieux, où l’émotion côtoie la folie douce du sport américain.
Disponible sur Disney+, la cinquième saison de Only Murders in the Building s’achève sur un final aussi haletant qu’ironiquement fidèle à l’esprit de la série. Entre révélations inattendues, satire du true crime et mise en abyme du podcast culte du trio, ce dernier épisode confirme que l’Arconia n’a pas fini d’être le théâtre d’intrigues sanglantes.
Le meurtrier de Lester enfin révélé
L’épisode final dévoile que le maire Beau Tillman est le véritable assassin de Lester, le portier emblématique de l’Arconia, retrouvé mort dès le premier épisode. La vérité se déploie au fil d’une chaîne d’événements rocambolesques : Nicky, après avoir découvert la liaison entre Beau et sa femme Sofia, se voit infliger une vengeance brutale — la perte d’un doigt, retrouvé plus tard dans l’appartement d’Oliver. En parallèle, Lester avait tué Nicky dans une tentative désespérée de protéger l’immeuble d’une invasion de gangsters, avant de devenir la cible de Tillman, déterminé à étouffer toute menace envers ses projets de casino et à effacer les traces du scandale.
L’Arconia, toujours au centre du jeu
À la fin de la saison, Mabel, Charles et Oliver parviennent à sauver l’Arconia — du moins provisoirement. Mais le répit semble fragile. Les milliardaires compromis ont certes été arrêtés, mais leurs fortunes, leurs ambitions et leurs alliés demeurent dans l’ombre. L’immeuble, véritable personnage à part entière, reste un symbole de convoitise et de mystère. Oliver, quant à lui, semble au bord d’une nouvelle crise existentielle : après tant de drames, quelle place lui reste-t-il encore dans cette comédie meurtrière qu’est devenue sa vie ?
Un final à la fois tragique et hilarant
Soulagés d’avoir enfin résolu l’affaire, nos trois podcasteurs amateurs décident d’écouter le nouveau programme de leur ancienne mentor Cinda Canning. Sa voix résonne alors, présentant un nouveau « true crime » autour d’une victime injustement accusée et contrainte de fuir de Londres aux États-Unis. Mais la narration se confond bientôt avec la réalité : une femme à la chevelure rousse titube dans les rues de New York, les mains ensanglantées, avant de s’effondrer devant les grilles de l’Arconia. Howard, fidèle concierge, s’indigne que le crime n’ait pas eu lieu dans l’immeuble — jusqu’à ce qu’un dernier spasme pousse la victime à tendre la main à l’intérieur. Un détail macabre qui suffit à relancer le podcast.
Lorsque le trio retourne le corps, le choc est total : la victime n’est autre que Cinda elle-même. Une révélation finale qui promet une saison 6 des plus audacieuses.
Direction Londres pour la saison 6 ?
Tout indique que la prochaine enquête conduira Mabel, Oliver et Charles jusqu’au Royaume-Uni, sur les traces du dossier sur lequel Cinda travaillait. Ce voyage inédit hors de Manhattan ouvre la voie à un nouvel univers, entre accent cockney approximatif, théâtre musical britannique et humour absurde à la Agatha Christie. Reste à savoir si Cinda est réellement morte… ou si ce twist n’est qu’une mise en scène savamment orchestrée pour leur tendre un nouveau piège narratif
Disponible sur Apple TV+, Slow Horses clôt sa cinquième saison sur une note à la fois tendue et profondément émotive, fidèle à la tonalité ironique et désabusée qui a fait le succès de la série d’espionnage britannique portée par Gary Oldman. Adaptée des romans de Mick Herron, cette saison confirme l’excellence de l’écriture et la complexité morale de ses personnages — des espions brisés, rejetés du MI5 mais jamais totalement hors-jeu.
Un sauvetage de dernière minute et des illusions perdues
Dans les derniers épisodes, River Cartwright, toujours animé par le désir de réintégrer les Services, découvre qu’un attentat se prépare contre le Directeur général du MI5, Whelan. Il intervient in extremis dans un parc londonien, sauvant ce dernier d’un assassinat certain. Reconnaissant, Whelan semble prêt à plaider la cause de River pour un retour au prestigieux « Park ». Mais cette victoire s’avère vite illusoire : sur le point d’être remplacé par Diana Taverner, Whelan quitte son poste, et sa successeure refuse catégoriquement de réintégrer River. Malgré son héroïsme, le jeune agent demeure donc prisonnier de Slough House, ce purgatoire des services secrets où échouent les agents “ratés”.
Le mystère des cicatrices de Lamb
La scène finale, d’apparence anodine, révèle pourtant un élément clé du passé de Jackson Lamb. On le retrouve dans son bureau, au téléphone avec Taverner. La caméra s’attarde alors sur ses pieds, marqués par de profondes cicatrices et des brûlures. Cette image lourde de sens fait écho à une histoire qu’il raconte plus tôt dans la saison : celle d’un agent britannique torturé par la Stasi en Allemagne, forcé d’assister à la mise à mort de sa maîtresse enceinte après avoir refusé de trahir un secret. Lamb avait affirmé qu’il s’agissait d’un autre homme. Mais le plan final laisse peu de doute : cet agent, c’était lui. Ces blessures physiques deviennent dès lors la métaphore d’un traumatisme enfoui, révélant la part tragique d’un personnage souvent dissimulée sous son cynisme et son humour acide.
Le poids du passé et la solitude des espions
Ce dévoilement discret mais bouleversant vient redonner une profondeur inédite à Lamb, figure centrale de Slow Horses. Derrière son allure négligée et ses sarcasmes, on devine un vétéran hanté par ses fautes, ses pertes et ses secrets d’État. La série continue ainsi d’interroger la loyauté et la corruption morale du renseignement britannique, tout en esquissant un portrait d’équipe d’âmes perdues, liées par une forme de fidélité silencieuse.
Une saison 6 déjà en approche
Le dernier plan s’accompagne d’un bref teaser de la saison 6, confirmant que Slow Horses n’a pas dit son dernier mot. Apple TV+ a déjà donné son feu vert pour cette nouvelle salve d’épisodes, toujours portée par Gary Oldman, Jack Lowden et Kristin Scott Thomas. Promesse d’un nouveau chapitre où les fantômes du passé — personnels comme politiques — continueront de hanter les couloirs de Slough House.
La neuvième saison de Selling Sunset, disponible sur Netflix depuis le 29 octobre, se conclut sur un tourbillon de drames personnels et professionnels qui redéfinissent les équilibres du Oppenheim Group. Entre tensions internes, départs inattendus et romances désastreuses, cette saison laisse présager une suite pleine d’incertitudes.
Le licenciement de Nicole Young : l’incident de trop
Événement central de cette fin de saison : le renvoi de Nicole Young, agente historique de l’agence, après une altercation particulièrement violente avec Chrishell Stause. Lors du dîner de « Galsgiving » organisé par Amanza Smith, Nicole dépasse les bornes en lançant une pique sur les parents de Chrishell — une remarque jugée « décourageante » par Jason et Brett Oppenheim, qui décident de la licencier dans l’épisode 3. Nicole, de son côté, conteste la décision, rappelant que les agents du O Group restent techniquement indépendants. Elle annonce malgré tout son départ pour Nashville, où elle compte poursuivre sa carrière immobilière aux côtés de son mari.
Cœurs brisés et désillusions
Sur le plan sentimental, la saison met aussi en lumière la relation tumultueuse d’Emma Hernan avec son client Blake Davis, jeune héritier aussi séduisant qu’immature. Entre repas catastrophiques, excuses maladroites et une demande en mariage refusée, la romance tourne rapidement au fiasco. Chrishell met en garde son amie contre le risque de « co-parenter avec un homme-enfant », scellant ainsi la fin de cette idylle improbable.
Mary, Chelsea et le choc des egos
Autre front de tension : celui opposant Mary Bonnet et Chelsea Lazkani. Après le cambriolage du domicile de Mary, l’envoi de fleurs filmé par les caméras de Chelsea est perçu comme une manœuvre opportuniste. Le geste provoque une rupture nette entre les deux femmes et enflamme le groupe. Un dîner organisé par Jason vire à la confrontation ouverte, divisant durablement les agents en deux clans distincts.
Nouveaux visages et fractures internes
L’introduction de Sandra Vergara, cousine de Sofía Vergara, apporte une dose supplémentaire de rivalité. Proche de Mary et Bre, elle devient la cible d’accusations de Chrishell, qui la soupçonne d’avoir rayé une voiture — ce que Sandra nie catégoriquement. Ces querelles culminent lors d’une soirée de la Saint-Galentine organisée en deux événements concurrents, symbole de la fracture désormais évidente entre les membres du groupe.
Une fin pleine de promesses (et de chaos)
Entre le départ de Nicole, l’arrivée inattendue d’un chiot baptisé Jet, et un teaser de réunion finale promettant une confrontation explosive, la saison 9 de Selling Sunset s’achève sur une note à la fois dramatique et incertaine. La question reste entière : le Oppenheim Group survivra-t-il à ces divisions internes ? Réponse, sans doute, dans une saison 10 déjà très attendue.
Avec ce sixième volume de A Business Proposal, le manhwa romantique phénomène poursuit son irrésistible mélange de comédie, de tendresse et de tension amoureuse. Après plusieurs tomes pleins de rebondissements et de quiproquos, ce nouvel épisode recentre le récit sur les dynamiques de couple et les petits chaos du quotidien amoureux — preuve que même après la passion initiale, l’amour reste une aventure pleine de surprises.
Alors que Yeongsuh et Sunghoon filent le parfait amour et préparent leur mariage, Hari et Taemu continuent, eux, de jongler entre fierté et sentiments. Hari, toujours indépendante et spontanée, refuse de se plier aux conventions : pas question que Taemu la demande en mariage — c’est elle qui fera le premier pas ! Une idée qui, évidemment, ne manque pas de faire grincer des dents le séduisant PDG, plus habitué à diriger qu’à attendre. Entre ces deux fortes têtes, les étincelles fusent et les émotions se bousculent.
Mais l’arrivée du nouveau secrétaire, bien décidé à se rapprocher d’Hari, vient jeter une ombre sur cette idylle haute en couleurs. Jaloux, Taemu voit rouge, tandis qu’Hari tente de préserver à la fois son espace et son couple. Cette comédie romantique pétillante continue d’explorer avec humour et finesse les relations modernes — entre affirmation de soi, jeux de pouvoir et tendresse sincère.
Graphiquement, Perilla livre encore un dessin éclatant de vitalité. Les expressions sont savoureuses, les situations finement chorégraphiées, et chaque plan respire la comédie de mœurs. Les dialogues vifs, les réactions exagérées et les moments de vulnérabilité donnent au récit une légèreté charmante, sans jamais tomber dans la superficialité.
Ce sixième tome confirme la réussite du manhwa : un équilibre parfait entre romance contemporaine et satire sociale, où l’amour s’écrit autant dans les maladresses que dans les gestes tendres.
Éditeur : Kotoon
Date de publication : 16 octobre 2025
Édition : Illustrated
Langue : Français
Nombre de pages de l’édition imprimée : 304 pages
Quand deux sœurs se déchirent, une lutte sans merci commence !
Avec I Don’t Trust My Twin – Tome 3, Gwat et Garamdal poursuivent leur saisissant drame familial teinté de stratégie, de jalousie et de vengeance. Ce troisième opus, plus tendu que jamais, plonge le lecteur dans un tourbillon d’intrigues et de manipulations, où amour, trahison et pouvoir s’entrelacent avec une intensité captivante.
Depuis le premier tome, I Don’t Trust My Twin s’impose comme une œuvre singulière au croisement du thriller psychologique et du manhwa aristocratique. On y retrouve deux sœurs jumelles, Laurencia et Ersia, prisonnières d’un destin cruel où la rivalité et les rancunes d’enfance deviennent des armes redoutables. Ici, Laurencia poursuit son plan minutieux pour contrer son ex-fiancé Berylt, un stratège aussi charismatique que dangereux. Mais plus elle avance, plus la trahison se resserre autour d’elle — car les signes ne trompent plus : sa propre sœur semble liée à son pire ennemi.
Pour lever le voile sur la vérité, Laurencia engage un espion chargé de surveiller Ersia. Ce choix, dicté par la peur autant que par la colère, marque un tournant majeur dans l’histoire. Les tensions s’aiguisent, les masques tombent, et les sœurs se retrouvent face à face dans une lutte aussi glaciale qu’intime, où chaque regard peut être une menace et chaque sourire, une arme.
Le duo Gwat / Garamdal excelle une nouvelle fois dans la construction dramatique : dialogues tranchants, rythme maîtrisé, cliffhangers constants. Le dessin, d’une élégance redoutable, joue sur les contrastes entre la beauté des décors aristocratiques et la noirceur des sentiments. Les cadrages subtils, les détails vestimentaires et l’expressivité des visages traduisent avec brio cette guerre silencieuse entre deux âmes jumelles, miroir l’une de l’autre mais séparées par la haine et la peur.
Ce troisième tome creuse encore la psychologie des personnages, dévoilant les failles sous la froideur, les blessures sous la vengeance. On y sent poindre une tragédie imminente, où l’amour et la haine deviennent indissociables.
Éditeur : Kotoon
Date de publication : 16 octobre 2025
Édition : Illustrated
Langue : Français
Nombre de pages de l’édition imprimée : 272 pages
Si un génie vous offrait un seul et unique vœu, que demanderiez-vous ?
Avec ce sixième volume de Mon vœu le plus sincère, Kiri conclut une série d’une rare sensibilité, où le fantastique se mêle à l’émotion pure pour explorer les thèmes de l’amour, du destin et du renoncement. Ce dernier tome vient refermer une histoire qui, derrière son apparente simplicité, pose une question universelle : si vous aviez droit à un seul vœu, oseriez-vous en payer le prix ?
Le vœu d’Api a enfin été exaucé, et une nouvelle vie s’ouvre pour elle et pour Oxlov, celui qui obtient enfin le rêve de toute une existence : devenir parent. Pourtant, cette joie porte en elle une profonde mélancolie. Praince, désormais étranger aux yeux d’Api, doit s’éloigner jusqu’à ses vingt ans. Ce n’est qu’à ce moment-là que sera révélé si son vœu était vraiment « le plus sincère ». En filigrane, Kiri interroge le sens du sacrifice, de la mémoire et du lien invisible qui relie les êtres, même séparés.
L’autrice livre ici un dernier volume empreint de douceur et de nostalgie, où chaque planche respire l’émotion contenue. Son trait délicat, presque vaporeux, capte à merveille les silences et les regards. Le découpage, d’une grande justesse, donne au temps une texture particulière : lente, suspendue, comme si chaque case était une bulle de souvenir prête à éclater. La magie n’y est jamais un prétexte, mais le miroir poétique d’un sentiment profondément humain : celui de vouloir protéger, aimer, et laisser partir.
Entre l’intensité du drame et la lumière de l’espoir, Mon vœu le plus sincère s’achève sur une note à la fois déchirante et apaisée, fidèle à la tonalité du récit depuis ses débuts. Kiri y confirme son talent pour créer des univers empreints de spiritualité et d’émotion, où les vœux ne sont jamais gratuits et les miracles toujours teintés de larmes.
Éditeur : Kotoon
Date de publication : 16 octobre 2025
Édition : Illustrated
Langue : Français
Nombre de pages de l’édition imprimée : 272 pages