Critique de « La Petite Sirène » (2023) de Rob Marshall avec Halle Bailey et Melissa McCarthy

Vous l’aurez peut-être remarqué, mais Disney semble réellement déterminé à revisiter ses classiques animés en versions live-action. Depuis le succès d’Alice au pays des merveilles qui a atteint le milliard de dollars en 2010, nous avons eu droit à de nouvelles interprétations de ses célèbres histoires, allant du magnifique Cendrillon de Kenneth Branagh au charmant, bien que peu mémorable, Aladdin, ainsi qu’à l’étrange expérience tout en images de synthèse du Roi Lion.

La plupart de ces adaptations ont connu un énorme succès au box-office, mais elles ont également divisé les fans et les critiques, apportant rarement des éléments nouveaux au-delà de leur aspect visuel différent. Cependant, avec l’attachement persistant de Disney à cette idée, il était inévitable qu’un remake en live-action de La Petite Sirène, le succès de 1989 souvent considéré comme le début de la deuxième période de renaissance de Disney, voie le jour.

L’original est profondément chéri par de nombreux fans de Disney, que ce soit pour ses personnages imaginatifs, ses chansons inoubliables écrites par Alan Menken et son regretté partenaire Howard Ashman. Alors que le remake en live-action était attendu, il suscite également des appréhensions de la part des fans qui tiennent tant à l’original. Sous la direction de Rob Marshall et avec la participation de Lin-Manuel Miranda aux côtés de Menken pour mettre à jour les chansons originales et écrire de nouvelles compositions, cette version de La Petite Sirène peine une fois de plus à justifier son existence au-delà d’être un succès inévitable pour le studio, malgré quelques éléments charmants qu’elle renferme.

Dès les premiers instants où de puissantes vagues déferlantes apparaissent, on ressent l’ambition de Marshall de donner à cette aventure une dimension épique, soutenue par son utilisation de la caméra aérienne pour rencontrer le prince Eric et son équipage lors de leur voyage en mer. Cependant, cette sensation s’estompe rapidement une fois que nous pénétrons dans les profondeurs de l’océan, un monde qui avait été si magnifiquement créé en animation 2D.

Là où l’animation avait su capturer la beauté et l’émerveillement de la mer, la version live-action peine à reproduire cette magie. Les décors sous-marins, bien qu’impressionnants visuellement, manquent de l’âme et de la vivacité qui les caractérisaient autrefois. Les vastes étendues océaniques sont réduites à des environnements numériques qui, malgré leur réalisme, ne parviennent pas à évoquer la même poésie que l’animation originale.

Cependant, il y a des éléments qui méritent d’être salués, notamment les performances des acteurs. Halle Bailey incarne Ariel avec grâce et charme, tandis que Melissa McCarthy apporte une touche d’humour et de malice à son rôle d’Ursula. Javier Bardem campe un roi Triton imposant et Jonah Hauer-King apporte une certaine sensibilité au personnage du prince Eric.

Malheureusement, malgré les efforts louables de l’équipe créative, cette version live-action de La Petite Sirène peine à capturer l’essence et la magie de l’original. On ne peut s’empêcher de ressentir un léger sentiment de déception face à cette adaptation qui, bien qu’esthétiquement plaisante, ne parvient pas à se démarquer de manière significative.

Cependant, Marshall éprouve des difficultés à donner vie au monde sous-marin d’Ariel et Triton, principalement animé en CGI. Les acteurs semblent souvent évoluer sur un plateau sonore, et bien que cela fonctionne pour des moments musicaux plus intimes, tels que Part of Your World (où Bailey démontre sa gamme vocale époustouflante), cela ne convient pas aux séquences dynamiques comme Under the Sea. Cette scène en particulier est décevante et dénuée de vie, encombrée de créatures en CGI qui vont du coloré au réaliste, mais qui distraient par leurs conceptions. Trop d’éléments sont jetés à l’écran, empêchant ainsi cette séquence de devenir une pièce maîtresse agréable de chant et de danse. Et, de manière inexcusable, aucune basse ne joue de la basse, et aucune carpe ne joue de la harpe.

Le film atteint son meilleur niveau une fois sorti de l’eau, lorsque nous suivons Ariel dans sa quête pour établir une relation avec Eric sans utiliser sa voix. Il est rafraîchissant de se retrouver sur une véritable île, avec de réels décors et deux acteurs qui ont une chimie douce et naturelle. Hauer-King est bien plus à l’aise dans le rôle d’Eric lorsqu’il est aux côtés de Bailey, ce qui contribue à faire fonctionner leur relation centrale. Bailey elle-même est le véritable joyau du film : non seulement elle possède une voix extraordinaire, mais elle dégage également un charisme charmant qu’il est impossible de nier.

En ce qui concerne les autres performances, elles sont plutôt mitigées. Melissa McCarthy s’amuse visiblement dans le rôle d’Ursula et parvient à offrir une interprétation décente rappelant celle de Pat Carroll, mais elle est entravée par des choix de maquillage étranges et, une fois de plus, par une utilisation excessive des effets visuels qui dissimulent une grande partie de son visage, surtout dans l’acte final. Bardem ne semble jamais tout à fait à l’aise dans le rôle de Triton, tandis que les performances vocales de Daveed Diggs et Awkwafina en tant que Sébastien et Scuttle sont souvent quelque peu déconcertantes, tout comme certains des ajouts de Lin-Manuel aux chansons (« The Scuttlebutt » est particulièrement grincante).

La Petite Sirène de 2023 est une autre adaptation en live-action qui suscite des réactions mitigées. Les scènes sous-marines ne parviennent jamais vraiment à captiver, avec Marshall luttant pour donner vie à cet environnement. Cependant, au milieu de tout cela, il y a quelques moments charmants qui brillent. Bailey porte le film avec brio et offre une performance qui ne fera que renforcer sa position d’étoile montante à surveiller. De plus, les chansons originales restent aussi accrocheuses que jamais, grâce au talent indéniable de Menken et Ashman à leur apogée.

Malheureusement, bon nombre des ajouts nouveaux tombent à plat, et le film finit par se révéler être un autre projet de remake qui ne parvient pas à améliorer l’original ou à offrir des raisons convaincantes de son existence au-delà de son potentiel de succès financier. On a l’impression d’être confronté à une série apparemment sans fin de remakes qui apportent peu de nouveauté et qui ne parviennent pas à capturer la magie de leurs prédécesseurs.

Bande annonce du Ciné-Concert Kaamelott d’Alexandre Astier

Cette année, Kaamelott revient sous la forme d’une tournée de ciné-concerts, après avoir connu le succès en tant que série télévisée et film. Alexandre Astier, qui a déjà joué le rôle principal, réalisé et écrit le scénario, est également le compositeur de la partition.
Réservez votre place : https://www.kaamelott.com/

Alain Chabat offre un magnifique cadeau aux fans avec « Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre ».

Dans une émission spéciale animée par Pierre Lescure, Alain Chabat a offert un magnifique cadeau aux fans d' »Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre ». Il a révélé la version intégrale du monologue culte interprété par Edouard Baer, qui incarne le scribe Otis dans le film.

Ce monologue est l’un des moments les plus mémorables du film, et les fans ont longtemps souhaité en voir la version complète. Alain Chabat a exaucé leur vœu en partageant cette scène dans toute sa splendeur.

Grâce à ce geste généreux, les fans ont pu apprécier l’intégralité du talent d’Edouard Baer et de son interprétation hilarante et décalée du personnage d’Otis. Le monologue est un véritable tour de force comique qui fait partie intégrante de l’expérience du film.

Cette révélation a créé un engouement sur les réseaux sociaux et a suscité une grande excitation parmi les fans. Ils ont exprimé leur gratitude envers Alain Chabat pour ce cadeau inattendu et ont partagé leur enthousiasme de pouvoir enfin découvrir cette version complète du monologue.

En offrant cet extrait exclusif, Alain Chabat a une fois de plus prouvé son attachement aux fans et sa volonté de leur faire plaisir. Cette initiative a permis de raviver la passion autour d' »Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre » et de rappeler pourquoi ce film reste une référence incontournable pour de nombreux spectateurs.

Alain Chabat a offert, pour les dernières minutes de la première saison de #BeauGeste de @pierrelescure sur @France2tv, un extrait de Mission Cleopâtre inédit : le monologue d’Otis dans son intégralité, avant le montage Alors, vous préférez la version originale ou montée ?

Guillaume Canet défend le succès d’Astérix avec 4,6 millions d’entrées et réfute toute idée d’échec.

Malgré les critiques mitigées, Guillaume Canet prend la parole pour défendre le film Astérix, qui a attiré 4,6 millions de spectateurs en salles. Selon lui, ces chiffres sont une preuve indéniable que le film n’est en aucun cas un échec.

Canet souligne que le nombre d’entrées est un indicateur significatif du soutien et de l’engouement du public pour le film. Il rejette les critiques négatives et affirme que le succès au box-office est la véritable mesure du résultat d’un film.

Il a été vendu dans le monde entier et a fait à ce jour plus de 2 millions d’entrées à l’international, avec des cartons en Europe, en Pologne par exemple. On oublie qu’avant qu’Avatar 2 ne lance en grand le mouvement au sortir de la pandémie, peu de films faisaient ces chiffres-là », argumente le réalisateur.

L’acteur-réalisateur exprime sa gratitude envers le public qui a répondu en grand nombre et affirme que l’objectif principal était de divertir et de faire sourire les spectateurs, ce qu’il estime avoir réussi à faire

Ce n’est jamais agréable mais je n’y peux rien. Moi, j’ai travaillé pendant cinq ans pour mener à bien ce que je voulais faire : un grand spectacle d’aventure. Ça plaît à certains, pas à d’autres. Les meilleures notes ou critiques ne vont pas toujours aux films qui attirent le plus de spectateurs », a confié le metteur en scène.

En avril dernier, le patron de Pathé, Ardavan Safaee, rejetait aussi l’idée d’un échec pour Astérix. « Je ne connais pas de films pour lesquels il y a une unanimité totale. Donc c’est normal qu’il plaise à certains, et moins à d’autres, j’en conviens.

Au-delà de sa carrière en salle, Astérix est un film qui va vivre très très longtemps. J’ai entendu parler parfois de catastrophe industrielle. Je pense que les gens n’ont pas forcément conscience de comment on imagine l’économie de films comme ceux-là. Il n’y a pas que la salle pour ces films », expliquait-il au micro de Box-office Pro.

Ainsi, selon Guillaume Canet, Astérix n’est en aucun cas un échec, mais plutôt un succès apprécié par des millions de spectateurs

La série « The Idol » : les raisons de la polémique qui l’entoure.

Plongez au cœur de la controverse entourant la série provocante « The Idol », réalisée par Sam Levinson (créateur d' »Euphoria ») et mettant en vedette Lily-Rose Depp et Abel Tesfaye (The Weeknd).

The Idol » ne laisse personne indifférent et suscite une vive polémique. Voici ce qui fait débat.

Tout d’abord, certains critiques remettent en question les choix artistiques et narratifs de la série. Ils estiment que les thèmes abordés et les scènes graphiques sont exagérés et exploitent la provocation à des fins purement sensationnalistes, sans véritable substance.

De plus, la représentation des personnages et des situations dans la série est au cœur des critiques. Certains estiment que les stéréotypes et les clichés sont utilisés de manière inappropriée, contribuant ainsi à la perpétuation de certaines idées préconçues et à la marginalisation de certaines communautés.

En outre, la série « The Idol » fait l’objet d’une discussion intense sur les réseaux sociaux en raison de son traitement de sujets sensibles tels que la sexualité, la drogue et la violence. Certains soutiennent que la série exploite ces thèmes de manière irresponsable, tandis que d’autres défendent sa représentation réaliste de la réalité contemporaine.

Enfin, la présence de Lily-Rose Depp et d’Abel Tesfaye (The Weeknd) dans les rôles principaux a également suscité des réactions mitigées. Certains saluent leur interprétation talentueuse, tandis que d’autres remettent en question leur choix de participer à une série aussi controversée.

Il est important de noter que la polémique entourant « The Idol » témoigne de la diversité des opinions et de l’impact que les productions artistiques peuvent avoir sur le public. Il revient aux spectateurs de se forger leur propre avis en visionnant la série et en participant à un débat constructif.

Sur Netflix, préparez-vous à être captivé par un film de guerre puissant, produit par les réalisateurs des Avengers. Attachez vos ceintures, ça va être intense !

« Mosul », un film de guerre remarquable, tendu à l’extrême, est disponible depuis 2020. Réalisé par les frères Russo, il raconte la dernière mission d’une unité d’élite irakienne chargée de libérer la ville de Mossoul des combattants restants de Daech. Préparez-vous à une expérience cinématographique intense et captivante.

Depuis 2020, « Mosul » est disponible sur la plateforme Netflix, offrant une plongée terrifiante et magistrale dans la dernière mission d’une unité d’élite irakienne dédiée à nettoyer la ville de Mossoul des derniers combattants de Daech.

Alors que la guerre en Irak touche à sa fin et que l’État islamique au Levant perd progressivement son emprise sur un pays ravagé par des années de conflit, la ville de Mossoul, deuxième plus grande ville du pays, reste le théâtre de violents affrontements. C’est particulièrement vrai dans les rues de Ninive, une banlieue en proie aux combats…

u cœur d’une ville en ruines, où la menace de la mort plane à chaque pas et où la survie ne tient qu’à un fil, littéralement, une unité héroïque a infligé tant de pertes à Daech que l’organisation terroriste ne leur accordait aucune chance de repentance. En effet, les soldats irakiens capturés se voyaient offrir le choix de changer de camp, à l’exception des membres de l’unité SWAT, qui étaient systématiquement exécutés.

Il est vrai que l’on ne s’attendait pas forcément à voir les frères Anthony et Joe Russo, connus des fans de l’univers Marvel, s’impliquer dans la production d’un film tel que « Mosul ». Pourtant, il aurait été sage de se méfier. En tant que co-producteurs de « Tyler Rake » et de sa suite, également pour Netflix, c’est grâce au triomphe mondial des derniers épisodes des Avengers qu’ils ont pu créer leur propre société de production, leur permettant ainsi de se consacrer enfin à des projets personnels qui leur tenaient à cœur.

nitialement intitulé « City of a Million Soldiers », tourné dans une approche semi-documentaire et d’un réalisme saisissant, « Mosul » est avant tout une histoire vraie. Écrite et réalisée par Matthew Michael Carnahan, qui en a fait son premier long métrage en tant que réalisateur.

Bien que le film ait bénéficié d’un budget confortable pour ce type de production, il est loin des sommes colossales hollywoodiennes. Cependant, cela n’enlève en rien – au contraire même – la puissance d’un film qui ne présente aucun acteur occidental, à l’exception d’Adam Bessa. Ici, tout le monde parle arabe.

Le résultat ? Une œuvre dense, nerveuse et tendue à l’extrême, qui frappe comme un uppercut puissant. Elle est portée par Adam Bessa (que nous avons déjà vu dans « Tyler Rake ») et, plus encore, par l’extraordinaire charisme de l’acteur irakien Suhail Dabbach, qui incarne le Major Jasem, le commandant de cette unité d’intervention qui a payé un lourd tribut entre 2016 et 2018. Le film leur est d’ailleurs dédié.

« Killers of the Flower Moon » : Le nouveau film de Scorsese éblouit Cannes.

Le cinéaste nous offre un drame puissant, mêlant western et enquête policière, sur les terres des Osages. Les performances de De Niro et DiCaprio sont dignes d’un Oscar.

De notre envoyée spéciale à Cannes

Les applaudissements nourris résonnent à la fin du générique de « Killers of the Flower Moon ». La projection cannoise réservée à la presse du nouveau film de Martin Scorsese, dans la salle Debussy du palais des Festivals, se termine par une ovation chaleureuse après près de trois heures et demie d’immersion implacable dans une grande fresque criminelle qui marquera sans doute les esprits.

Basé sur un roman « true crime » de David Grann publié en 2017 (Killers of the Flower Moon: Oil, Money, Murder and the Birth of the FBI, traduit en français sous le titre La Note américaine), le scénario coécrit par Eric Roth et Scorsese aborde une tragédie authentique : celle d’une série de meurtres non résolus qui ont secoué la communauté amérindienne des Osages dans les années 1920, en Oklahoma.

Le tout nouveau Bureau of Investigation (BOI), qui deviendra bientôt le Federal Bureau of Investigation (FBI) dirigé par J. Edgar Hoover, envoie plusieurs enquêteurs sur place, dont les recherches se dirigent rapidement vers William Hale (interprété par Robert De Niro), un notable influent de la région. Hale, un éleveur de bétail proche des Osages, est soupçonné d’organiser depuis des années un système odieux de spoliation et de meurtres des natifs afin de s’approprier leurs revenus pétroliers.

Produit pour 200 millions de dollars par Apple et distribué en salles par le studio Paramount, ce blockbuster historique est un requiem-hommage à la nation osage et à l’ensemble du peuple amérindien. Il rejoint dès maintenant les rangs des grands films hollywoodiens qui mettent en lumière l’une des périodes les plus sombres de l’histoire des États-Unis.

Dans un mélange d’univers à la fois proches de Michael Cimino, Paul Thomas Anderson, Peckinpah et Leone, « Killers of the Flower Moon » se concentre sur la relation entre Ernest Burckhart (incarné par Leonardo DiCaprio), neveu de William Hale, et sa riche épouse osage, Molly (jouée par Lily Gladstone). Leur patrimoine suscite la convoitise du vieil Hale, donnant lieu à un drame captivant.

recouvrent les prairies chaque mois de mai pendant les grandes lunes, évinçant les violettes et les bleuets de plus petite taille. Cette métaphore poétique reflète la manière dont la culture indienne a été étouffée et les terres des natifs se sont retrouvées entre les mains des colons lors de la conquête de l’Ouest.

Dans « Killers of the Flower Moon », ce meurtre à petit feu des Indiens osages, déplacés de force de leurs terres dans les vallées de l’Ohio et du Mississippi pour s’installer en Oklahoma à la fin du XIXe siècle, prend une ampleur systémique et machiavélique.

Après la découverte de pétrole sur leurs nouvelles terres en 1894, les tribus osages attirent une horde de spéculateurs et de représentants de compagnies à qui elles louent leurs gisements. Malgré leur nouvelle richesse, les Osages sont placés sous tutelle des autorités qui contrôlent étroitement leur patrimoine, en profitant au passage.

Dans le film, William Hale, qui a accumulé sa fortune en exploitant les terres louées par le peuple osage, pousse son neveu Ernest à épouser la belle native Molly. Il orchestre ensuite méthodiquement la mort des proches de Molly pour s’assurer de l’héritage de leurs biens.

Les performances de De Niro et DiCaprio dans leurs rôles respectifs sont véritablement dignes d’un Oscar. « Killers of the Flower Moon » explore une zone morale trouble où la vilenie et la cupidité se manifestent sous des visages humains, ajoutant une dimension ambiguë au film.

Au début du récit, William Hale se présente comme un parrain bienveillant, parlant la langue osage et se faisant passer pour un ami des clans de l’Oklahoma. Malgré ses paroles sincères sur la beauté du peuple osage, il orchestre néanmoins des meurtres crapuleux. Robert De Niro, dans un rôle de mafieux mystérieux, incarne Hale d’une manière captivante et indéchiffrable. Leonardo DiCaprio joue le rôle d’Ernest, un homme faible et opportuniste, qui est à la fois méprisable et touchant. Scorsese livre un drame puissant, entre western et enquête policière, qui explore les terres des Osages et met en lumière l’histoire sombre des États-Unis. Le film aborde le meurtre systématique des Indiens osages et les conséquences de la conquête de l’Ouest. Scorsese élargit sa vision pour raconter les fondations de l’Amérique, avec une reconstitution historique précise et une exploration de thèmes tels que la fin de l’Ouest, l’assimilation des Amérindiens et la justice fédérale émergente.

Avec une bande son marquée par un duo percussion-basse lancinant et des mélodies de vieux blues envoûtantes supervisées par le compositeur Robbie Robertson, Killers of the Flower Moon adopte le rythme d’une marche funèbre. Même la victoire de la justice, avec l’arrestation, le jugement et l’emprisonnement de Hale et Burckhart, laisse un goût amer.

La caméra, sobre et impériale, capture des plans somptueux, tels que l’arrivée d’un train à locomotive à Fairfax ou un dézoomage sur un vaste champ de puits de pétrole. Martin Scorsese livre un grand spectacle rigoureux et exigeant, filmé du point de vue du peuple osage à travers le personnage émouvant de Molly, interprété avec force par Lily Gladstone.

Présenté hors compétition à Cannes, selon le souhait de Scorsese, Killers of the Flower Moon sortira en salle le 18 octobre prochain. Espérons que ce récit cinématographique éblouissant séduira un large public.

Festival de Cannes 2023 : On a adoré « Indiana Jones et le Cadran de la Destinée » !

INDY : La réception triomphale de l’ultime opus d’Indiana Jones expliquée (sans spoiler) lors de sa projection dans la grande salle Lumière du Festival de Cannes.

De notre envoyée spéciale à Cannes

près des années d’attente, Indiana Jones et le Cadran de la Destinée de James Mangold a ravi les fans et effacé l’amertume laissée par le quatrième volet décevant. Harrison Ford brille aux côtés de Phoebe Waller-Bridge, Mads Mikkelsen et du jeune Ethann Isidore. Sans en dévoiler trop pour ne pas gâcher le plaisir, le film sortira bientôt, le 28 juin.

Harrison Ford incarne Indy avec brio, qu’il soit rajeuni pour des flash-back ou arborant fièrement ses rides (et ses sous-vêtements). Son charme et son autodérision, déjà présents dans le premier volet en 1981, le rendent irrésistible dans cet ultime opus.

Cependant, Harrison Ford n’est pas le seul à briller. Il laisse ses partenaires s’exprimer, notamment la pétillante Phoebe Waller-Bridge (connue pour son rôle dans la série Fleabag) qui rivalise aussi bien avec les héros qu’avec les méchants, dont un Mads Mikkelsen à la fois doux et sadique. Ce personnage féminin érudit et combatif est un vrai plaisir à voir, suscitant même l’espoir d’un spin-off dédié à cette superbe héroïne.

C’est une histoire captivante.

Le réalisateur astucieux James Mangold a peaufiné son scénario avec brio. Résultat : une jonglerie entre les époques à la poursuite de l’objet mythique, le célèbre Cadran de la Destinée, et un régal assuré !

L’histoire et l’Histoire s’entremêlent de manière amusante, et les scènes d’action impressionnantes laissent souvent place à de beaux moments entre les personnages. Parfois, nous avons même versé une petite larme.

Les seconds rôles et les références sont bien présents. Nous retrouvons bien évidemment de vieux amis d’Indy, ainsi que de nouveaux personnages incarnés brillamment par Antonio Banderas et Toby Jones. Les méchants secondaires sont également remarquables.

James Mangold a l’intelligence de ne jamais forcer les références aux opus précédents. Il fait preuve de délicatesse dans ses clins d’œil subtils, évitant ainsi le piège du simple « fan service ».

Et bien sûr, Harrison Ford est là, encore et toujours. On ne le dira jamais assez, Indiana Jones ne serait rien sans lui. Le festival lui a rendu hommage à juste titre et lui a décerné la Palme d’or d’honneur devant une foule enthousiaste ce jeudi soir. Quand on reçoit autant d’amour pendant tant d’années, c’est qu’on l’a mérité, n’est-ce pas ?

Bordeaux Geek Festival : les plus beaux « cosplay » du festival de la pop culture

Découvrez en images les magnifiques cosplays du Bordeaux Geek Festival, le rendez-vous incontournable de la pop culture. Les participants ont rivalisé d’imagination et de créativité pour incarner leurs personnages préférés. Des costumes impressionnants, des détails minutieux et une passion palpable se dégagent de ces superbes cosplays. Plongez dans l’univers fantastique du festival à travers ces clichés captivants qui mettent en valeur le talent et l’engagement des fans.

Photos de David Thierry

En images. Bordeaux Geek Festival : les plus beaux « cosplay » du festival de la pop culture

Fanny (@c.fafa.24), 18 ans, de Saint-Médard-en-Jalles, en « vocaloïde » – une inspiration tirée du clip « Echo », du groupe de K-pop Crusher-P, avec la complicité de sa grand-mère, qui lui a fourni le poste de télévision à tube cathodique.

Dans les tenues officielles des chasseurs de fantômes de « Ghostbusters », Thomas, 31 ans, venu spécialement de Seine-et-Marne pour éradiquer les ectoplasmes au Parc des Expos. Et son stagiaire, Lancelot, 11 ans, de Bordeaux.

Dans les tenues officielles des chasseurs de fantômes de « Ghostbusters », Thomas, 31 ans, venu spécialement de Seine-et-Marne pour éradiquer les ectoplasmes au Parc des Expos. Et son stagiaire, Lancelot, 11 ans, de Bordeaux.

@Yuki en Poppy, du jeu vidéo d’horreur-survie « Poppy Playtime » et@Inkisylex en Magicarpe.

@Yuki en Poppy, du jeu vidéo d’horreur-survie « Poppy Playtime » et@Inkisylex en Magicarpe.

Fary et Cédric, de La Rochelle, dans leurs magnifiques créations Steampunk. Le rétrofuturisme a un beau passé devant lui s’il continue de cultiver la mémoire de son futur.

Fary et Cédric, de La Rochelle, dans leurs magnifiques créations Steampunk. Le rétrofuturisme a un beau passé devant lui s’il continue de cultiver la mémoire de son futur.

À gauche et à droite, les deux super-héros, dont l’alter ego est avocat dans le civil : She-Hulk (@lisa_psychos_play) et Daredevil (@toiletcosplay). Au centre, Mysterio, cosplayé par@Mat_quest.

À gauche et à droite, les deux super-héros, dont l’alter ego est avocat dans le civil : She-Hulk (@lisa_psychos_play) et Daredevil (@toiletcosplay). Au centre, Mysterio, cosplayé par@Mat_quest.

Un chasseur de primes qui vivait il y a longtemps dans une galaxie très lointaine. Un monstre de poche un peu électricien sur les bords. Et un plombier italien spécialisé dans l’exploration de manoirs.

Un chasseur de primes qui vivait il y a longtemps dans une galaxie très lointaine. Un monstre de poche un peu électricien sur les bords. Et un plombier italien spécialisé dans l’exploration de manoirs.

S’ils vous proposent un ballon ou un tour dans les égouts, déclinez ! La terreur des coulrophobes, le clown Pennywise de Stephen King (« Ça ») cosplayé par@thomasgriims et@clownette_officiel.

S’ils vous proposent un ballon ou un tour dans les égouts, déclinez ! La terreur des coulrophobes, le clown Pennywise de Stephen King (« Ça ») cosplayé par@thomasgriims et@clownette_officiel.

Le basco-tarbais Thomas (@Picoprod3D) cosplayé dans une création personnelle postapocalyptique, sorte de médecin de peste-cyberpunk, en pleine discussion avec le Toulousain Benjamin, alias Okaru le griffon, l’un des plus doux « furries » du festival.

Le basco-tarbais Thomas (@Picoprod3D) cosplayé dans une création personnelle postapocalyptique, sorte de médecin de peste-cyberpunk, en pleine discussion avec le Toulousain Benjamin, alias Okaru le griffon, l’un des plus doux « furries » du festival.

Eux ne sont pas cosplayés, c’est leur tenue de travail… Quelques membres de l’association bordelaise Ragnarock en pleine démonstration de combat à l’arme médiévale dans l’arène du BGF. Si un bon coup de masse d’arme dans le casque vous dit…

Eux ne sont pas cosplayés, c’est leur tenue de travail… Quelques membres de l’association bordelaise Ragnarock en pleine démonstration de combat à l’arme médiévale dans l’arène du BGF. Si un bon coup de masse d’arme dans le casque vous dit…

Pas de BGF sans oublier l’univers « Star Wars », qui dispose de son propre spatioport au Parc des expos. À gauche, Jean-Cyril en capitaine Rex, matricule CT-7567, des clone Troopers. À droite Sophie en mandalorienne Bo-Katan Kryze. Au centre, un intrus. Esteban, qui pourrait passer pour un Jedi, mais gare : il s’agit bien d’un sicaire de la saga vidéoludique « Assassin’s Creed » (Ubi).

Pas de BGF sans oublier l’univers « Star Wars », qui dispose de son propre spatioport au Parc des expos. À gauche, Jean-Cyril en capitaine Rex, matricule CT-7567, des clone Troopers. À droite Sophie en mandalorienne Bo-Katan Kryze. Au centre, un intrus. Esteban, qui pourrait passer pour un Jedi, mais gare : il s’agit bien d’un sicaire de la saga vidéoludique « Assassin’s Creed » (Ubi).

« Chainsawman » (L’homme-tronçonneuse) est un manga tout récent, mais il a déjà ses adeptes parmi les cosplayeurs, comme Ryuzaki… Contrairement aux « furries », celui-là ne se fait pas proposer beaucoup de câlins…

« Chainsawman » (L’homme-tronçonneuse) est un manga tout récent, mais il a déjà ses adeptes parmi les cosplayeurs, comme Ryuzaki… Contrairement aux « furries », celui-là ne se fait pas proposer beaucoup de câlins…

Le couple maudit de la prélogie « Star Wars » : le maître Jedi Anakin Skywalker (@skyguy.cosplay) et la princesse Padmé Amidala (@py.ro.ma.ni.ac).

Le couple maudit de la prélogie « Star Wars » : le maître Jedi Anakin Skywalker (@skyguy.cosplay) et la princesse Padmé Amidala (@py.ro.ma.ni.ac).

Non, ce n’est pas le géant de fer, il s’agit d’un cyberman, cette espèce robotique qui cause tant de soucis à Dr Who.

Non, ce n’est pas le géant de fer, il s’agit d’un cyberman, cette espèce robotique qui cause tant de soucis à Dr Who.

Julien, 9 ans, de Pessac, en Pikachu, et Clyde, 47 ans, son super-héros de père, en Captain America.

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Un problème récurrent dans le multivers : la constitution d’un nid d’araignées avec ces fans de Spiderman dans tous ses états.

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Ses pieds ne touchent pas encore le sol quand elle est assise sur son trône, mais elle est déjà la reine du cosplay.

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Le facétieux Deadpool en plein shopping devant un de ses stands préférés, celui des armes (Airsoft !).

Le facétieux Deadpool en plein shopping devant un de ses stands préférés, celui des armes (Airsoft !).

Toujours dans l’univers Marvel, incontournable au BGF, des fans des « Avengers » (Captain America, la Veuve noire)… et Nick Fury du Shield.

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Fast and Furious : Louis de Funès dégomme Vin Diesel dans une vidéo hallucinante !

Imaginez une rencontre épique entre Louis de Funès et Vin Diesel sur la route ! La chaîne YouTube « What’s the Mashup » a créé une vidéo improbable où les deux acteurs se retrouvent dans un mashup délirant mêlant les univers de Fast and Furious et de L’homme orchestre. Cette vidéo a su captiver l’attention des fans en proposant une expérience unique et divertissante, où l’humour de Louis de Funès et l’action de Vin Diesel se rencontrent de manière inattendue. Une fusion délirante entre deux icônes du cinéma qui laisse les spectateurs à la fois surpris et amusés.