Alta Mar Saison 3 : Explication de la fin ! Qu’arrive t’il à Nicolas ? [Avec spoilers]

Chronique : La Saison 3 de Alta Mar est disponible sur Netflix ! Si vous souhaitez connaitre l’explication de la fin, lisez la suite ! Lorsque la série espagnol de Netflix, Alta Mar est revenu pour sa saison 3, certaines choses ont changé. La saison 3 reprend un an et demi après les événements de la première saison. Et nos personnages sont des personnes différentes. La nouvelle saison a également introduit de nombreux nouveaux personnages. Dont certains pourraient rester pour d’éventuelles futures saisons. Que s’est-il passé à la fin de la Saison 3 de Alta Mar ? Toutes les explications !

Cette fois-ci, les sœurs Villanueva, Eva et Carolina embarquent à nouveau à bord du Barbara de Braganza pour un voyage. Mais un nouveau danger plus infâme les attend. Eva est désormais une auteure à succès. Ayant publié son roman Âmes perdues, qu’elle a écrit alors qu’elle était à bord du Barbara de Braganza. Pendant ce temps, Carolina, qui est maintenant mariée à Fernando Fabregas, tente de sortir de sa coquille. Elle a donc acheté un nouveau navire qui va entreprendre son premier voyage en livrant des marchandises. Eva est également célibataire puisque Nicolas Vasquez a choisi d’être avec sa femme à la place.

Que se passe t’il au cours de la saison ?

Au cours de la saison 3 de Alta Mar, avant qu’Eva ne monte à bord du Barbara de Braganza. Elle est approchée par l’espion brésilien Fabio c’est peut-être son vrai nom qui lui demande de l’aide pour trouver un médecin ignoble qui avait développé un virus mortel pour les nazis. Fabio pense que le médecin voyagera sur le Barbara de Braganza. Alors que le navire met les voiles pour le Mexique. Mais il ne sait pas quel nom le médecin a repris ni à quoi il ressemble. Il a besoin de l’aide d’Eva pour accéder aux dossiers des passagers afin de découvrir qui pourrait être le médecin. Et pouvoir l’arrêter avant que le navire ne commence son voyage. Eva et Fabio réalisent plus tard que le protégé du médecin pourrait plutôt se trouver sur le navire. Le protégé s’appelle Alex Katona, mais personne ne connaît l’identité de la personne.

Pendant ce temps, dans les quartiers du capitaine, après que Nicolas ait été envoyé sur le navire du capitaine Carolina dans des circonstances mystérieuses. Le nouveau premier officier, Hector Birabent, et le second officier Pierre ne sont pas non plus au mieux de leur forme. Ils travaillent ensemble pour faire déposer le capitaine Santiago Aguirre en lui faisant croire qu’il perd la tête. Une autre série d’événements mystérieux est que Carolina est kidnappée et mise sous sédatif. Tandis qu’une femme nommée Diana qui lui ressemble exactement après l’opération se fait passer pour Carolina pour attraper le virus pour elle et le Dr Ayala.

A la fin de la Saison 3 de Alta Mar, nous apprenons qu’Hector travaillait avec Alex qui s’est avéré être une femme et la bonne d’Eva, Ana. Il s’avère qu’Alex avait créé le virus elle-même et qu’elle l’a fait par vanité. Alex avait injecté le virus à Diana en pensant qu’elle était Carolina.

Explication de la fin de la Saison 3 de Alta Mar

Au moment où il s’avère qu’il n’y a plus d’espoir, Nicolas se présente sur le Barbara de Braganza et aide Eva et les autres à libérer le capitaine Santiago et à capturer Alex et Hector. Malheureusement, Diana a propagé le virus dans le monde entier. Fabio demande donc à Ayala de fabriquer un sérum de vaccin à partir du sang d’Hector et d’Alex. Car il semble qu’ils soient immunisés. Lorsque le premier sérum extrait du sang d’Hector est envoyé pour être testé. Diana menace la vie de Dimas. Cependant, le sérum n’a pas fonctionné et elle meurt. Il s’avère qu’Hector n’est pas immunisé et il tombe bientôt malade. Ayala prélève alors le sang d’Alex et cette fois, le sérum s’avère efficace.

Entre-temps, un navire de guerre a répondu à l’appel SOS du Barbara de Braganza. Malheureusement, au lieu de les sauver, le navire de guerre commence à tirer sur le navire pour s’assurer que le dangereux virus n’atteigne pas la terre ferme. Nicolas et Eva font alors de leur mieux pour hisser un drapeau jaune afin de signaler au navire de guerre que le virus a été guéri. Pendant ce temps, Alex s’échappe et, alors que Nicolas et Alex s’enchaînent, Alex poignarde le premier.

A la fin de la Saison 3 de Alta Mar, Nicolas meurt dans les bras d’Eva alors que le reste des passagers évacue. Le Barbara de Braganza avec Nicolas et d’autres victimes à l’intérieur coule au fond de la mer.

alta mar saison 3 fin

Que cela présage t’il pour la suite ?

Qu’est-ce que cela signifie pour une éventuelle quatrième saison ? Nous pensons que Fabio pourrait prendre la place de Nicolas dans les futurs scénarios. Bien que nous n’aimions pas Fabio autant que nous aimions Nicolas, nous espérons que la série s’étendra sur son histoire. Peut-être que si nous en apprenons plus sur lui, nous pourrions l’apprécier davantage. De plus, le Barbara de Braganza étant maintenant détruit, une nouvelle saison signifierait qu’il se déroulerait sur un nouveau navire. Peut-être devrait-il être sur le cargo de la Caroline qui serait transformé en navire à passagers.

 

Unbreakable Kimmy Schmidt (Netflix) : l’épisode interactif vaut-il le coup ?

L’épisode interactif de « Unbreakable Kimmy Schmidt » disponible sur Netflix. L’expérience vaut-elle le détour ?

Deux ans après la fin de sa quatrième et dernière saison, Unbreakable Kimmy Schmidt est de retour pour un épisode très spécial. Intitulé « Kimmy contre le révérend », écrit par Tina Fey, Robert Carlock, Sam Means et Meredith Scardino et réalisé par Claire Scanlon, cet épisode qui se présente comme un téléfilm (qu’on ne peut véritablement apprécier sans connaître la série) est intéractif. Comme dans Black Mirror: Bandersnatch, c’est le spectateur qui décide du sort des personnages, les aidant à faire des choix à des moments cruciaux du récit.

Dans « Kimmy contre le révérend », Kimmy (Ellie Kemper), qui est parvenue à refaire sa vie à New York après avoir été retenue prisonnière dans un bunker par le révérend Richard Wayne Gary Wayne (Jon Hamm) pendant quinze ans, s’apprête à épouser Frederick Windsor (Daniel Radcliffe, merveilleux guest), héritier au 12e degré de la couronne d’Angleterre. A quelques jours du mariage, elle retrouve à l’intérieur de Jan, son vieux sac à dos qui parle, un roman interactif qui laisse penser qu’une autre jeune fille a peut-être été victime du révérend.

Elle lui rend alors visite en prison et comprend que pas une, mais plusieurs jeunes filles, sont encore prisonnières quelque part dans un bunker. Elle décide donc de se lancer à leur recherche et compte bien revenir à temps pour épouser son prince. Dans cet épisode spécial, Kimmy est bien sûr entourée de ses fidèles compagnons Jaqueline (Jane Krakowski), Titus (Tituss Burgess) et Lillian (Carol Kane), que l’on retrouve avec un réel plaisir.

Comme on se situe dans le registre de la comédie, les différents choix apportent quelque chose de très ludique.

Contrairement à « Bandersnatch », qui décevait notamment par son utilisation finalement assez vaine de l’interactivité, se contentant de se regarder le nombril au détriment de l’histoire, « Kimmy contre le révérend » en fait un usage très malin. D’un point de vue fonctionnel, les interactions sont fluides et comme on se situe dans le registre de la comédie, les différents choix (qui apparaissent en bas de l’écran, en général au moment où un personnage doit lui-même faire un choix) apportent quelque chose de très ludique.

On doit aider Kimmy à décider dans quelle robe se marier, ou avec qui s’envoler pour la Virginie-Occidentale afin de secourir les autres filles. On choisit d’embrasser Frederick ou de préparer le mariage… Un mauvais choix conduit à une impasse toujours amusante, parfois très drôle, et oblige à revenir en arrière pour que le déroulé des événements soit cohérent et chaque choix en adéquation avec la personnalité des protagonistes.

Intelligemment, les scénaristes ont su créer une intrigue à la Very Bad Trip qui se prête à l’interactivité sans perdre de vue l’essence de la série, son côté décalé, complètement déjanté et foutraque. Pour explorer toutes les ramifications du scénario et toutes les possibilités qui s’offrent pour chaque personnage, il faut bien sûr prévoir un peu de temps (environ deux ou trois bonnes heures), mais l’expérience est tout à fait divertissante et si vous aimez l’univers de Kimmy Schmidt, le jeu en vaut vraiment la chandelle.

CRITIQUE A CHAUD : The Kissing Booth 2 : le kiosque à bisous rouvre dés à présent sur Netflix

La suite de la comédie romantique qui avait cartonné sur Netflix débarque enfin ! The Kissing Booth 2 est disponible dès ce vendredi 24 juillet 2020 sur la célèbre plateforme de streaming.

Après le carton de The Kissing Booth en 2018, Netflix offre aux fans du couple Elle (Joey King) et Noah (Jacob Elordi) la suite de leur aventure avec The Kissing Booth 2, disponible depuis le 24 juillet 2020.

Dans The Kissing Booth, on assiste à la relation naissante entre Elle et Noah, le grand frère de son meilleur ami Lee (Joel Courtney). Elle et Lee sont fusionnels depuis leur naissance et leur amitié est régie selon certaines règles dont la numéro 9 : Tu ne sortiras pas avec le frère de ton meilleur ami. Sauf que les sentiments entre Elle et Noah sont plus forts que cela et après quelques péripéties, tout est bien qui finit bien. Ou presque : à la fin de The Kissing Booth, Noah part étudier à Harvard tandis que Elle et Lee vont faire leur rentrée en terminales.

Dans The Kissing Booth 2, la rentrée de notre duo est mouvementée. Rachel (Meganne Young), la petite amie de Lee en a marre d’être en couple avec Lee et Elle. Cette dernière a du mal avec sa relation à distance avec Noah et hésite à postuler à Harvard dans le dos de Lee. Ajoutez à cela les arrivées de deux nouveaux personnages : Marco (Taylor Perez), machine à fantasme pour adolescentes et Chloe (Maisie Richardson-Sellers), nouvelle camarade de Noah à la fac, dont Elle se méfie. Que vaut donc cette suite dont un troisième film The Kissing Booth 3 a d’ores et déjà été tourné et prévu pour 2021 ?

Cela fait plaisir de revoir le casting de The Kissing Booth. D’autant que depuis le premier film, Joey King et Jacob Elordi ont cartonné dans d’autres séries avec des rôles très différents. L’actrice s’est fait remarquer dans The Act (Hulu) avec Patricia Arquette, qui raconte l’histoire vraie de Gypsy Rose Blanchard, en prison pour avoir organisé l’assassinat de sa mère. De son côté, Jacob Elordi a fait sensation dans Euphoria (HBO) au côté de Zendaya, en incarnant le violent Nathaniel. Des rôles salués par les critiques. Cependant, en se remettant dans les costumes d’Elle et Noah, le duo ne transcende pas l’écran, probablement à cause du scénario, cousu de fil blanc.

Mais, le duo Elle-Lee fonctionne toujours, même si certaines scènes entre les deux amis, notamment lorsque Lee court dans tout le lycée pour débrancher le micro de Elle, traînent en longueur. Il n’empêche qu’ils sont toujours fusionnels, mais refusent encore une fois de communiquer quand ça ne va pas.

The Kissing Booth 2 donne un peu plus de place à Rachel, qui essaye tant bien que mal de se faire une place face à l’amitié de Lee et Elle. Quant aux deux nouveaux Marco et Chloe, leurs rôles sont peu fouillés mais permettent un certain renouvellement dans l’histoire et l’agrandissement de la joyeuse bande.

Mais, une intrigue bien moins captivante

Sans être tout bon ni tout mauvais,The Kissing Booth 2 se regarde, mais peut certaines fois vous ennuyer. On voit rapidement venir les rebondissements, même si le réalisateur essaye d’aborder de nombreux sujets qui peuvent parler à tout le monde : les relations à distance, le choix de son avenir quand on est au lycée, les amitiés naissantes et fusionnelles, les réseaux sociaux. À noter que la relation entre Elle et Noah est beaucoup moins problématique que dans le premier film : par exemple, il n’use pas de sa force physique pour obliger Elle à le suivre quelque part.

Le concours de danse d’Elle et Marco offre un show à l’américaine avec feux d’artifice et bande-son entraînante qui assurent le spectacle. Marco malheureusement se balade dans l’histoire avec cette étiquette de machine à fantasme musclé, musicien, cynique, dont le petit coeur bat en réalité pour Elle. De son côté, Chloe est, au départ cataloguée, comme la rivale d’Elle parce que plus belle, plus sociale, plus à l’aise que l’adolescente. Une jalousie sous-jacente qu’on aurait aimé ne pas voir (heureusement la communication et la sororité sont de mises à la fin).

Ainsi The Kissing Booth 2 coche de nombreuses cases du divertissement, sans toutefois réussir à être meilleur que le premier film, puisque l’intrigue ne propose pas vraiment quelque chose de novateur. Tout le monde s’empêtre dans les mensonges et les non-dits. Mais, il n’empêche que la curiosité est présente pour The Kissing Booth 3, attendu pour 2021

Ma publication

Ne restez pas seul… Découvrez un nouvel extrait de THE VIGIL, le film d’horreur de l’été ! Au cinéma le 29 juillet

New York, Brooklyn. Après avoir fui sa communauté juive orthodoxe, Yakov accepte contre son gré d’assurer la veillée funèbre d’un membre décédé de celle-ci. Désormais seul avec le corps dans une maison délabrée, il se retrouve confronté à des phénomènes étranges et de plus en plus inquiétants…

How To Sell Drugs Online (Netflix) : la saison 2 est-elle à la hauteur ?

Succès surprise de l’année dernière, la série allemande How To Sell Drugs Online (Fast) revient ce 21 juillet sur Netflix pour une deuxième saison. La magie a-t-elle une nouvelle fois opéré ? Attention, quelques spoilers.

Attention, spoilers. Les paragraphes suivants révèlent des spoilers sur la saison 2 de How To Sell Drugs Online (Fast). Si vous ne voulez rien savoir, ne lisez pas ce qui suit.

Inspirée d’une incroyable histoire vraie qui a eu lieu a Leipzig en 2015, How To Sell Drugs Online (Fast) est une série allemande pop et décalée qui a fait son petit effet en 2019 sur Netflix. Cette fiction narre l’hallucinante aventure de Moritz (Maximilian Mundt) un lycéen devenu patron de My Drugs, un site de revente de drogues en ligne avec l’aide de ses amis. Son petit business, rapidement devenu lucratif, lui vaut de nombreux problèmes, entre la concurrence d’autres dealers, des partenaires exigeants, la police à ses trousses et des proches compliqués à gérer. La première saison laissait entendre que ce n’était que le début de l’histoire et le trailer de la deuxième saison annonçait des nouveaux épisodes explosifs.

L’euphorie continue en saison 2

La seconde a bien été enclenchée pour ces nouveaux épisodes de How To Sell Drugs Online (Fast) puisque l’étau se resserre autour de Moritz, Lenny (Danilo Kamperidis) et Dan (Damian Hardung). Débarrassés du dealer Buba, les trois adolescents tentent tant bien que mal de mener leur barque mais la « famille » de Buba s’en prend à eux et les incite à continuer le business et à vendre encore plus. Leur partenaire néerlandais Good Times leur met toujours autant la pression également et cela a pour effet de créer des tensions au sein du groupe. Et c’est sur ce terrain que la série allemande pêche un peu. Certains retournements de situation sont parfois maladroitement amenés et perdent un peu le spectateur dans son envie de suivre cet anti-héros aux traits un peu forcés. N’est pas Walter White qui veut.

 

Mais dans l’ensemble, la saison 2 de How To Sell Drugs Online (Fast) continue sur la belle lancée de la saison inaugurale en offrant un divertissement agréable et binge-watchable rapidement. La série allemande reste terriblement efficace en usant des ingrédients qui ont fait le succès de la première saison : des gags potaches mais bien sentis, une narration meta justement dosée (entre Netflix et Mark Zuckerberg), une ambiance pop rafraîchissante et une bande son rythmée. La force de How To Sell Drugs Online réside plus dans sa capacité à capter l’essence d’une génération ambitieuse et moderne que dans son storytelling du business de la drogue. Finalement, cette intrigue sert de fil rouge parfois malléable à un portrait plus vaste d’une jeunesse délurée, un peu groggy et paumée.

Même si on est ravis de retrouver Moritz, Dan et Lenny, on ne peut que se réjouir de voir les personnages féminins être plus présents et s’affirmer d’autant plus, tels que Lisa (Lena Klenke), Kira (Lena Urzendowsky) et les business women de Good Times, qui viennent perturber à raison nos trois protagonistes. Leur ascension fulgurante et leur pactole empoché leur attirent beaucoup de problèmes et la fin de la saison 2, laissant Moritz, Dan et Lenny sur le carreau après quelques mauvaises magouilles, annonce inévitablement une saison 3, alors que Moritz, toujours interviewé par des journalistes, retourne avec la police. Comment va se terminer cette histoire hallucinante ? On croise les doigts pour connaître la réponse dans une saison 3 de How To Sell Drugs Online (Fast), qu’on espère tout de même être la dernière pour une conclusion en beauté comme sa consoeur Dark.

Normal People (STARZPLAY) : portrait d’une génération

La relation compliquée entre Marianne et Connell depuis leurs années d’école dans une petite ville de l’ouest de l’Irlande jusqu’à leurs études universitaires au Trinity College. D’après le roman du même titre de Sally Rooney.

  • Format : 12×30
  • Durée totale de visionnage : 7 heures 42 minutes

La critique

Après une diffusion quasi simultanée sur la BBC Three au Royaume-Uni et sur la plateforme Hulu aux États-Unis, Normal People a connu un succès instantané. Mais pourquoi cette adaptation du roman de Sally Rooney a-t-elle séduite à ce point le public et les critiques ? Qu’est-ce que Normal People apporte dans le milieu très peuplé des drames romantiques sur le petit écran ?

L’histoire ici est somme toute banale et c’est bien là son aspiration première : raconter les va-et-vient sentimentaux d’un couple du lycée jusqu’à leur passage à l’âge adulte. Normal People se focalise sur ces deux personnages que tout peut opposer mais dont l’attachement va vite se révéler être une évidence. Connell semble de prime abord incarner le stéréotype du jock à l’irlandaise : un étudiant populaire notamment grâce à sa pratique sportive, entouré d’une véritable cour composée d’amis plus ou moins recommandables. Emprisonné dans ce groupe social pour le moins toxique, il aspire à d’autres horizons et se révèle au spectateur au fur et à mesure de son rapprochement avec Marianne, la paria de l’école. Rejetée pour son caractère de peste et sa posture antisociale, elle entretient un lien forcé avec Connell dont la mère est femme de ménage à son domicile.

La série s’intéresse particulièrement aux conflits intérieurs des deux personnages qui vont émerger dans leur intimité. L’image qu’ils ont d’eux-mêmes dans cette période si compliquée va se confronter au regard de l’autre. Ces questionnements sont explicités par des dialogues sobres, qui jouent la carte de l’authenticité et non du lyrisme avec des personnages parlant comme… des gens normaux. Cela n’entache en rien la profondeur du propos, car Normal People aborde des sujets tout aussi actuels comme le consentement et la santé mentale chez les jeunes.

À l’instar d’Euphoria, elle est aussi très graphique dans sa représentation des rapports intimes, mais sans voyeurisme. Dans ces scènes ainsi que dans tout le reste de la série, on remarque un refus de stylisation à outrance au profit d’une esthétique léchée favorisant la douceur de sa lumière naturelle. Cela n’empêche pas la mise en scène d’être travaillée, supportée notamment par un montage parfois remarquable, vu comme un véritable support de narration.

Le récit de ces deux amants est un parfait sujet d’étude pour une histoire sérialisée, puisque dans une période comme celle-ci, les personnages traversent une véritable crise identitaire, une période d’exploration. Avec ses nombreuses ellipses, Normal People nous montre leurs changements de personnalité, d’ambition et à quel point leur attachement perdure malgré ces transformations. Le duo d’acteurs Daisy Edgar-Jones et Paul Mescal fonctionne à merveille, développant tous les deux une partition tout en nuance basée sur les regards et les non-dits.

On regrette cependant une seconde moitié de saison un peu moins convaincante que la première, dont les 6 premiers scripts ont été écrits par l’autrice du roman elle-même, Sally Rooney. Malgré quelques moments importants, certains passages de mi-saison manquent d’intensité et d’élan dans le récit. Cette série est est au fond le portrait d’une génération dont les questionnements sont universels. C’est en ça que Normal People ne fait pas dans le jeunisme en voulant cocher des cases, mais bien en prenant le parti de l’authenticité. Un petit bijou.

SOMBRE DÉSIR, la nouvelle série sulfureuse de Netflix

Après « Control Z », Netflix a mis en ligne ce mercredi 15 juillet « Sombre désir », une nouvelle série originale mexicaine en 18 épisodes. Un thriller érotique dans la lignée de « 365 Dni » centré sur l’obsession d’un jeune homme pour une femme mariée.

De quoi ça parle ?

Alma, une femme mariée, cède à la tentation dans les bras d’un jeune inconnu à l’occasion d’un week-end d’escapade avec une amie. Mais l’histoire vire rapidement au drame et l’amène à remettre en question ce qu’elle sait de ses proches.

Un thriller caliente taillé pour les fans de 365 Dni

Quelques semaines après le film polonais 365 Dni, qui a beaucoup fait parler et est rapidement devenu un phénomène sur la plateforme, Netflix poursuit dans le genre érotique avec une nouvelle série originale venue tout droit du Mexique : Sombre désir (Oscuro deseo en VO), créée par Leticia Lopez-Margalli. Moins explicite et moins tendancieux que le long métrage porté par Michele Morrone et Anna Maria Sieklucka, ce thriller constitué de 18 épisodes d’une trentaine de minutes chacun délaisse les notions de kidnapping et de syndrome de Stockholm pour nous emmener sur un terrain plus habituel : celui de l’amour obsessionnel.

Les scènes caliente en plus, les amateurs de téléfilms Lifetime (souvent diffusés en France l’après-midi sur TF1), où une jeune femme devient la proie d’un harceleur, seront donc certainement conquis par le destin trouble d’Alma, une avocate et professeure d’université de renom qui, pour faire oublier son divorce à sa meilleure amie et laisser derrière elle ses soupçons d’adultère à l’égard de son propre mari, se lance dans un week-end de débauche qui la mènera à passer la nuit avec Dario, un éphèbe de 25 ans ayant immédiatement flashé sur elle. Mais ce qui n’aurait dû être qu’une aventure sans lendemain, qu’un moment torride éphémère, va rapidement prendre une tournure inattendue lorsqu’Alma, de retour chez elle, auprès de son mari et de sa fille, va avoir la mauvaise surprise de voir Dario débarquer dans sa vie. Bien décidé à ne pas la perdre et à poursuivre leur histoire. Le début d’une passion amoureuse, puis d’une obsession qui va vite se révéler dangereuse pour Alma et pour ses proches. Jusqu’où Dario est-il prêt à aller pour être avec l’objet de son obsession ? Une question qui va émailler Sombre désir tout au long de cette première saison et à laquelle va se mêler une histoire de meurtres et les secrets des uns et des autres, qui ne vont pas tarder à refaire surface.

Laissant quelque peu la psychologie et la profondeur au placard, cette nouvelle série Netflix cherche avant tout à divertir et à émoustiller, grâce à ses codes du thriller respectés à la lettre et à ses corps dénudés (mais pas trop). En misant visiblement quasiment tout sur la plastique de ses deux acteurs principaux, la comédienne et chanteuse Maite Perroni, star de nombreuses telenovelas au Mexique, et Alejandro Speitzer, vu dans El Club et La Reine du Sud. Bref, avec Sombre désir, les abonnés de Netflix ayant adoré Cinquante nuances de Grey, 365 Dni, You, ou Toy Boy devraient trouver de quoi réchauffer leurs soirées d’été.

Vidéo :

Pourquoi le pilote de “The Night Of” est un chef d’oeuvre

Et 4 ans après, on oserait même dire : un des meilleurs épisodes pilotes de l’histoire ?

Diffusé en juin 2016 sur HBO, le premier épisode de The Night Of a marqué son empreinte dans l’histoire des séries. La minisérie de Richard Price (The Wire) et de Steven Zaillan (La Liste de Schindler, The Irishman) n’a pourtant pas convaincu tout le monde, car assez inégale dans son écriture malgré de grands moments. Mais c’est ce premier épisode qui restera gravé dans les mémoires. Un pilote de 1h18 qui aurait toutes les chances d’être boursouflé rien que par sa durée, mais qui se révèle être un slow burn prenant aux tripes jusqu’à la dernière seconde.

Dans ses premières minutes, cet épisode réussit déjà à mettre en place le personnage de Nasir Khan (dit Naz) avec économie et efficacité. On découvre son environnement familial, scolaire et amical, ce même environnement au bout de seulement 10 minutes qui l’emmènera vers un chemin sans retour. C’est le reste de la série qui nous permettra d’explorer davantage le personnage et ceux qui l’entourent, il n’est pas utile ici de faire du zèle dans l’exposition. Cette économie, on la retrouve aussi dans les dialogues, qui vont à l’essentiel, mais qui surtout sonnent vrais. La rencontre de Naz et Andrea dans le taxi emprunté à son père pour se rendre à une fête semble surréaliste, tout droit sortie d’un film de David Lynch. C’est ici le début du second acte, quand Naz décide d’abandonner ses plans pour s’enliser dans la nuit avec cette jeune femme qu’il connait à peine, mais qui semble lui faire perdre tout libre arbitre.

Cette nuit si importante sera le point d’ancrage de la série, son fil conducteur auquel on reviendra sans cesse. Comme dans tout bon polar, le déroulé des évènements, leur localisation et les témoins croisés auront leur importance jusqu’au dernier épisode. Le spectateur intériorise ces informations inconsciemment tout en apprenant à connaitre Naz, ses envies, ses doutes. Mais ce qui devait n’être qu’un heureux détour dans une soirée aux autres aspirations va vite ébranler toute son existence.

À la découverte du corps inerte de la jeune fille, la machine se lance alors que l’épisode démarre sa partie la plus procédurale, mais aussi la plus intense. La mise en scène de Steven Zaillian restera toujours focalisée sur Naz alors qu’il observe impuissant tous ces corps de métier travailler de consorts pour comprendre le déroulé des évènements : policiers, détectives, médecins légistes, police scientifique. L’absence de musique et l’usage de champ / contre champ toujours du point de vue de Nasir permet à l’acteur d’exprimer toute la détresse du personnage. Il faut dire qu’il est fascinant de voir toutes les entrailles de ce système qu’on connait peu, ses procédures, mais son facteur humain : ces hommes et ces femmes qui utilisent leur jargon et qui ne lésinent pas sur les punchlines, forcés à travailler en heures sup parce que comme toujours, le crime ne dort pas.

C’est à ce moment-là qu’on fait la rencontre de Dennis Box, incarné par le fantastique Bill Camp, un détective érudit, grinçant, et surtout délicieusement éloquent qui sera à la fois le guide de Naz dans sa nouvelle réalité d’accusé, mais aussi son ennemi juré qui fera tout pour l’inculper. Le sens du dialogue de Richard Price s’exprime ici dans toute sa splendeur, qui allie ici son art de la concision avec la verve de ses personnages.

Mais au cœur de tout ça, on ne peut que saluer la performance de Riz Ahmed, qui porte toute la montée en tension de cet épisode. On suit son cheminement mental au fur et à mesure de la soirée, toujours avec une économie de dialogue bienvenue. Lauréat d’un Emmy Award pour le rôle en 2017, c’est clairement la grande force de la série. Comme nous le disions en début d’article d’article, The Night Of n’a pas forcément transformé l’essai sur le reste de ses épisodes. Cependant, ce pilote a permis d’accrocher les spectateurs sur la longueur .

The Twilight Zone (myCANAL) : incursion dans l’étrange

La saison 2 est-elle une renaissance pour la série produite par Jordan Peele ?

Le pitch

Les producteurs exécutifs Jordan Peele et Simon Kinberg revisitent la série culte La Quatrième Dimension et renouent avec la tradition de la narration sociale. À travers l’introspection et l’auto-analyse, la seconde saison nous emmène dans une dimension riche de possibilités infinies.

  • Format : 10×42
  • Durée totale de visionnage : 6 heures et 40 minutes

La critique

Pour rappel, The Twilight Zone est une collection d’histoires courtes clairement penchées vers l’étrange, le fantastique et le paranormal, reprenant ainsi le concept de la série de 1959 qui a tant influencé le genre encore maintenant.

Si la saison 1 avait peiné à convaincre malgré quelques moments de grâce, la saison 2 arrive-t-elle à remonter la pente ? Après le visionnage des 10 épisodes, il est compliqué d’en émettre une critique globale, car ce qui fait la force de la série (sa variété) peut aussi être sa faiblesse (son inégalité). Tout comme Black Mirror, certaines histoires sortent clairement du lot, soit par leur originalité, soit par leur relecture maline d’un concept de genre pourtant éculé.

Devant ce type de récit, le spectateur est invité à deviner le “truc” dès les premières minutes et s’efforcera de percer à jour le mystère qu’on lui propose tel un puzzle. Mais ce puzzle manque ici parfois de pas mal de pièces, tant les intrigues sont parfois cousues de fil blanc. Le twist a alors l’effet d’un coup d’épée dans l’eau une fois devant les dernières minutes de certains épisodes. Mais tout n’est évidemment pas à jeter alors voici ceux qu’on vous conseille de regarder avant de vous lancer dans le reste :

  • The Who of You (2×03) : un high concept habilement mené dans un récit qui tourne à 100 à l’heure.
  • Among the Untrodden (2×05): un épisode qui reprend habilement les codes de la fiction fantastique adolescente pour proposer une histoire finalement convaincante.
  • Try, Try, Try (2×09) : malgré des dialogues parfois ampoulés, les implications de l’intrigue sont conceptuellement intéressantes. À voir.
  • You Might Also Like (2×10) : un épisode clivant, mais qui a mis tout le monde d’accord sur son ambiance si particulière en hommage à la série de 1959

Si on préfère cette saison de The Twilight Zone à la première, la série est encore trop inégale pour nous convaincre, la faute à des twists parfois flagrants et des concepts traités sans vraiment de subtilité. Mais l’avantage de ce format dit anthologique, c’est qu’on reste pour ces quelques épisodes, ceux qui nous ont fait réfléchir plus que les autres par ces incursions dans l’étrange possibles uniquement… dans la Quatrième Dimension. (On le fait bien non ?)

Ju-On: origins saison 1 sur netflix, mais arrêtez d’entrer dans des maisons inconnues!!!

Le film Ju-on ,ou the grudge comme il fut renommé après sa traversée de l’océan Pacifique, reste l’un des souvenirs de visionnage le plus terrifiant de toute ma vie. Je me souviens être resté tétanisé pendant le générique de fin, complètement paralysé par cette histoire de fantôme vengeur sans pitié. Lorsque la dernière image du générique fut passé l’écran de mon ordinateur devint noir, je me retrouvais donc seul dans ma chambre, dans le noir complet, avec des images toutes plus glauques les unes des autres imprimées sur ma rétine. Des années après ce film reste une référence du film d’horreur, avec son ambiance mélancolique imprégnée de solitude et de tristesse. Je n’ai pas vu les suites, qui n’ont pas la réputation d’être à la hauteur du premier opus mais l’annonce d’une série en partie produite par netflix a su titiller ma curiosité.

C’est donc parti pour une petite séance de frisson, petite car la série contenant six épisodes de trentes minutes, générique compris, on peut rapidement la binge watcher. Par contre il n’y a pas de doublage en français alors qu’un doublage allemand est possible, parfois il ne faut pas chercher à comprendre. Certains sous-titres sont complètement à côté de la plaque dans leurs traductions mais rien de bien méchant.

QUI? QUAND? COMMENT ?

Le vrai problème de la série vient des choix scénaristiques faits par les producteurs. La narration est décousue, non seulement l’on va nous raconter plusieurs histoires avec différents personnages mais en plus celles-ci ne se passent pas en même temps. Certains récits s’étalent sur plusieurs années alors que d’autres à tiennent en quelques jours ou mois. Autant ce choix peut s’expliquer dans le cadre d’une intrigue plus complexe aux ramifications multiples mais là il s’agit d’une histoire d’épouvante, pourquoi compliquer un sujet qui se doit d’être simple pour captiver le spectateur? Arrivé au sixième épisode j’étais incapable de’savoir si l’on était en 1988, 1995 ou à une autre époque. La série n’est parvenue à me faire peur qu’à de rares occasions mais elle sera parvenue à m’embrouiller complètement dans sa narration.

Les différentes trames narratives se suivent sans réelle passion. La série instaure une certaine atmosphère mystérieuse et glauque avec quelques fulgurances gores il faut lui reconnaître cela. Mais elle échoue complètement à nous faire ressentir quoique soit pour ses différents personnages, sans même parler de suspens. Si la série s’était concentrée sur deux ou trois personnages elles auraient pu brosser des portraits convaincants mais là non seulement ces personnages n’ont pas le temps d’exister mais ils paraissent également assez antipathiques pour la plupart.

Prenons par exemple le personnage de Yasuo Odajima, l’enquêteur du paranormal, qui passe les premiers épisodes à déambuler en posant les mêmes questions avant de se souvenir subitement du drame familial qui le relie à la maison la plus flippante de la banlieue tokyoïte en fin de saison. Le jeu impassible de son interprète, Yoshiyoshi Arakawa, n’aide pas à donner consistance à ce personnage qui est pourtant l’un des principaux de cette première saison. Les autres personnages sont à l’avenant, la lycéenne traumatisée et traumatisante est complètement incohérente dans ces décisions et la jeune actrice débutante, Haruka Honjo, est sous-développée.

-Ca va faire peur? -Bof, par contre on va bien se faire chier

UNE MACABRE DÉCOUVERTE…

Il va falloir m’expliquer également cette obsession pour les faits divers sordides qui parcourt la saison, si c’était pour servir de marqueur temporel il y avait d’autres moyens d’ancrer la série dans les différentes époques parcourus. Si la volonté des producteurs était de relier la série aux films à travers ces faits divers, qui jouent un rôle dans le premier film, c’est que l’héritage de celui-ci est bien pauvre ou incompris. La série dresse un portrait bien sombre et misérable de la société japonaise où les conflits familiaux se règlent dans le sang mais cela paraît artificiel et creux à tel point que je n’ai pas pu m’empêcher de lever les yeux au ciel lorsqu’un énième fait diver sanglant n’ayant même pas de rapport lointain avec le thème de la série est évoqué dans les derniers épisodes.

Toi après avoir regardé le journal télévisé japonais

De l’esprit du film il ne reste plus grand-chose dans cette série qui passe complètement à côté de son sujet, à savoir l’épouvante. À part quelques images fugaces qui rappelleront l’ambiance du premier long-métrage. La saga Ju-On mérite mieux que ces origines brouillonnes et creuses.

Synopsis: Un chasseur de phénomènes paranormaux cherche désespérément une maison maudite où une mère et son enfant ont été les victimes d’un drame il y a bien longtemps.

Depuis 2020 / Epouvante-horreur
Titre original : Ju-On: Origins
Nationalité Japon

Chaîne d’origine Netflix

Bande-annonces : https://youtu.be/MJqHpN9b0U4