Mort de Philippe Nahon, une vraie « gueule » du cinéma français et acteur fétiche de Gaspar Noé

Il avait joué les voyous, les sadiques, les flics… Philippe Nahon, « gueule » du cinéma français et fidèle de Gaspar Noé (« Carne », « Seul contre tous »), est décédé ce dimanche 19 avril, des suites du Covid-19. Il avait 81 ans.

Un visage qui disait tout de l’histoire de ses personnages, une voix rauque, un charisme fou… Philippe Nahon faisait partie du cinéma français depuis près de 50 ans. Il s’est éteint ce dimanche 19 avril, à 81 ans, des suites du Covid-19.

Philippe Nahon décroche son premier rôle à l’écran en 1961 pour Le Doulos de Jean-Pierre Melville. L’effervescence révolutionnaire des années 1970 le pousse à jouer dans des films aux thèmes engagés comme Les Camisards (1970) ou Le Pull-over rouge (1979). Sa capacité à endosser des personnages à la mine patibulaire ou d’extraction populaire lui valent de nombreux rôles de prolétaires comme dans Les Anges gardiens (1995), Les Couloirs du temps, les visiteurs 2 (1997), Le Poulpe (1998). Jouer le policier comme dans La Haine ou bien le salaud dans Sauve-moi (1999) semble être des registres dans lesquels il excelle.

Fidèle de Gaspar Noé

C »est d’ailleurs le dyptique Carne (1991) et Seul contre tous (1997) sous la direction de Gaspar Noé où il interprète un inquiétant boucher raciste complètement désespéré, qui lui offre un des rôles déterminants de sa carrière. Depuis le début des années 90, Philippe Nahon se rapproche de la génération montante des réalisateurs français parmi lesquels Gaspar Noé bien entendu mais aussi Mathieu Kassovitz (La Haine, Les Rivières Pourpres), Jacques Audiard pour Un héros très discret et Christophe Gans pour Le Pacte des loups.Titi parisienNahon poursuit sur sa lancée dans les années 2000 et retrouve son complice Gaspar Noé pour une apparition dans le sulfureux Irreversible, qui déclenche un véritable scandale lors du Festival de Cannes en 2002. Son physique massif et sa mine sinistre font de nouveau recette dans Haute tension, le thriller horrifique d’Alexandre Aja et le cauchemardesque Calvaire. Parallèlement à ces rôles pour le moins inquiétants, il impose sa gouaille parisienne dans des registres plus légers comme dans la comédie A la petite semaine de Sam Karmann ou dans Virgil.

Films de genre

Acteur multi-genres, il a conservé au fil de sa carrière cette diversité qui le définit et ainsi alterné téléfilms (Les Prédateurs , En chantier Monsieur Tanner ), séries (Kaamelott) et courts-métrages (Zéro deux, Vieillesse Ennemie). Il ne délaisse pour autant pas le grand écran et il connaît une multitude de participations à des productions, souvent françaises, à budgets variables. C’est ainsi qu’on le retrouve dans des productions plus modestes comme Cowboy en 2005, mais aussi dans des films attendus, tels que Le Deuxième souffle (2007) ou MR 73 (2008). Après avoir prêté sa voix pour l’adaptation du dessin animé Chasseurs de dragons en 2008, il participe à deux films de genre horrifique français l’année d’après : Humains et Lady Blood. 2010 lui fait endosser à nouveau de multiples casquettes: il est présent dans pas moins de cinq projets parmi lesquels Adèle Blanc-Sec de Luc Besson, Enter the Void où il retrouve son réalisateur fétiche Gaspar Noé, et La Meute de Franck Richard.

Beastars ou quand Zootopie rencontre le studio ghibli

Lorsque Netflix a annoncé il y a deux ans vouloir investir massivement dans la production d’anime japonais, beaucoup ont eu les yeux qui ont brillé et ont trépigné d’impatience comme à l’annonce de la seconde génération de Pokémon. Au final l’année 2019 se sera révélée plutôt terne en matière d’ajouts originaux sur la plateforme. En effet hormis devilman crybaby on ne peut pas vraiment dire que la production d’anime ait particulièrement brillé, n’evoquons même pas le désastre saint seiya. C’est pourquoi l’arrivée de beastars, adapté du manga de Paru Itagaki, apparaît comme une véritable lueur d’espoir pour les abonnés.

À L’instar de nombreuses autres séries ayants des animaux anthropomorphes en vedette, les personnages évoluent dans un monde moderne, semblable au Japon actuel. En apparence tout va bien dans cet univers qui ne sera pas sans rappeler l’excellent Zootopie, pourtant Beastars se démarque très rapidement par son traitement plus mature et sérieux des thèmes abordés.

Le club de théâtre est le seul où herbivores et carnivores se côtoient

Très vite on se rend compte que de fortes dissensions secouent ce monde un peu trop idyllique. Les rapports entre carnivores et herbivores sont sources de tension malgré l’instauration d’un régime végétarien. Le parallèle avec notre société qui repose encore trop fréquemment sur les rapports dominants et dominés est évident. Mais la série traite aussi de nombreux autres sujets, l’addiction, le communautarisme, l’acceptation de soi et l’affirmation de son identité. Sans oublier une bonne petite romance impossible.

Car l’anime a ceci d’original qu’elle navigue entre shõjo et Shõnen. L’intrigue se concentre sur Leboshi, mal à l’aise dans son corps de loup gris, et Haru ,qui voudrait tellement que le monde la voit autrement que comme une petite lapine qui n’inspire rien d’autre que de la pitié. Leur relation suit les codes connus de la romance adolescente mais les deux personnages sont si finement écrits que cela n’est pas gênant. Le passage à l’âge adulte reste bien évidemment le thème moteur de cette première saison avec une psychologie toute étudié pour que l’on apprécie le parcours de nos protagonistes sans trouver le temps long.

Viens là que je te fasse un gros câlin

La qualité de l’animation saute aux yeux dès les premières minutes, l’anime a bénéficié d’une production aux petits soins. Le rendu sur les nombreux élèves de races différentes, sur leur pelage ou leur fourrure est impressionnant. Les scènes d’action, à défaut d’être chorégraphié de manière originale, sont fluides, on note un ou deux ralentissements dans l’animation mais rien de grave. Les personnages sont en 3D mais les décors sont dessinés à la main, ce qui contribue à donner une réelle identité visuelle aux élèves du lycée de Cherryton et à l’environnement dans lequel ils évoluent.

Non ce n’est pas ce que vous croyez…enfin je crois

Le seul reproche que je pourrais faire à cette première saison et de lancer une intrigue en introduction avant de prendre une direction complètement différente par la suite. Le mystère original n’est pas oublié pour autant mais il paraît quand même étrange de ne pas l’avoir un tant soit peu développé au cours des douze épisodes. Ceci n’enlève rien à la qualité de cette série qui a su m’aggriper avec sa production léchée et ses personnages attachants.

Depuis 2019 / 24min / Aventure, Comédie, Drame, Romance, Animation
Nationalité Japon
Chaîne d’origine Netflix

Stalk : le Mr. Robot à la française ?

Après Skam et Mental, la dernière série de France tv Slash traite du cyber-harcèlement.

Lucas (Théo Hernandez) est un étudiant à l’ENSI, l’une des plus prestigieuses écoles d’ingénieurs en informatique de France. En première année, il subit des humiliations lors de week-end d’intégration (WEI) et devient la risée du campus. Problème : Lucas est un génie de l’informatique, un codeur fortement porté sur le hacking et décide de se venger de ses camarades en piratant leurs téléphones et ordinateurs et devenir un « stalkeur ».

Stalk est la nouvelle production de France TV Slash après Skam et Mental. Le positionnement de la série est plus violent, destiné aux jeunes adultes plutôt qu’aux adolescents. Car Stalk traite des thématiques du harcèlement numérique sans trop de concessions. Lucas (dit Lux) est consumé par l’esprit de vengeance et se rend vite compte du pouvoir que son génie lui confère sur les autres élèves de l’école. Il se rendra vite compte qu’avoir accès à l’intimité de tous a un prix et que tout le monde a un secret derrière l’identité numérique policée via les plateformes comme Facebook ou Instagram.

Première surprise, la série est soucieuse des considérations techniques de son récit : le hacker n’est pas un dieu tout puissant, mais un agent qui utilise aussi bien ses compétences informatiques et sociales pour atteindre sa proie. Lucas nous parle en voix off, ce qui d’emblée peut sembler être une facilité d’écriture, mais qui dans le contexte, permet au spectateur d’avoir une porte d’entrée didactique vers les différentes techniques de piratage. On pense forcément à Mr. Robot, qui nous mettait aussi dans la tête de Elliot Alderson, dans un contexte cependant bien plus névrosé.

Tout comme cette dernière, Stalk ne lésine donc pas sur la technique et parlera aux initiés. Mais contrairement à Mr. Robot dont les phases de hacking ne faisaient aucune concession sur le réalisme, Stalk a ses limites avec quelques libertés qui autorisent ce piratage massif : personne ne semble avoir d’antivirus, ou de notification d’accès à leur caméra et visiblement aucun étudiant en informatique n’a de protection anti-phishing. Cela n’enlève rien à la crédibilité de la série, mais les plus pointilleux plisseront des yeux.

Via cet effort didactique, Stalk nous parle plus largement de surveillance et de harcèlement. Lucas est un antihéros, qui aura parfois l’hubris de se considérer intouchable. Il devra faire des choix entre la femme qu’il aime (Alma, jouée par Carmen Kassovitz, la fille de Matthieu qui fait ses débuts ici) et sa quête de popularité. La série parle aussi de cette schizophrénie qu’est la quête constante de validation sur les réseaux sociaux, qui peuvent nous amener à jongler entre différentes personnalités.

La série a aussi remporté la meilleure réalisation pour Simon Bouisson, qui est aussi à l’écriture. On sent un véritable effort visuel avec une photographie travaillée pour distiller une atmosphère de tension palpable alors que la chaleur des néons est celle de la fête, transgressive où tout peut arriver. On pense Millenium et The Social Network de David Fincher, des références qui vont jusqu’à la bande originale fortement inspirée du travail de Trent Reznor et Atticus Ross, oscillant entre l’electro lanscinant à la techno de club.

Stalk est donc une très bonne surprise, une fiction actuelle qui traite de manière crue et sans clichés de thématiques actuelles de cyber surveillance. La série bénéficie aussi de son format 10×20 min avec un fort potentiel de binge watching. Un format qui peut lui faire défaut, car empêchant de creuser certaines intrigues ou personnages mais qui a le mérite de ne laisser aucun temps mort. Avec son suspense parfois haletant et une certaine intelligence dans son écriture, on ne peut que vous conseiller de vous laisser stalker. Sinon, mettez donc un bout de scotch sur votre webcam.

Note : ★★★★☆

Pour regarder l’intégralité des épisodes de Stalk, c’est sur France TV Slash.

«Mrs. America» : Cate Blanchett magistrale en militante antiféministe

L’histoire de l’activiste controversée Phyllis Schlafly, aujourd’hui sur Canal+.

Cate Blanchett n’avait joué dans aucune série jusqu’à maintenant, mais cette année, c’est par deux fois qu’on peut la voir sur le petit écran. En Australie sur ABC, dans Stateless et plus globalement dans Mrs. America, la très attendue série de la plateforme FX on Hulu. Elle y incarne une personnalité américaine méconnue chez nous, Phyllis Schlafly, militante conservatrice qui s’est érigée contre le féminisme dans les années 70. Plus précisément, la série raconte son combat pour empêcher la ratification de l’Equal Rights Amendment (ERA), un amendement qui aurait inscrit le concept d’égalité homme-femme dans la constitution américaine.

Même si cela n’en surprendra pas beaucoup, autant le dire d’entrée : Cate Blanchett est magistrale dans son rôle de femme ambitieuse à la cause indéfendable. Le fait de centrer la série sur elle et les arguments antiféministe permet dans une certaine mesure d’humaniser cette cause et non de le diaboliser, sans pour autant lui donner des justifications. Mrs. America est une série politique dans laquelle deux camps s’affrontent sur un sujet qui devrait pourtant les unir et c’est là toute l’ironie de ce récit. À l’origine, Phyllis Schlafly était aussi engagée en politique, mais spécialisée dans la course à l’armement et la défense nationale face à l’URSS en pleine guerre froide. Consciente qu’elle était raillée dans son propre milieu, elle décide alors de s’attaquer à cet amendement féministe afin de légitimer sa place dans une sphère politique composée d’hommes. Face à une cause féministe déjà très organisée, on la verra monter de toute pièce son propre groupe en mettant à profit ses propres talents de persuasion.

Mrs. America veut donc représenter les deux camps en focalisant chaque épisode sur une femme en particulier. Avec Phyllis, la série raconte aussi l’histoire de la journaliste Gloria Steinem (Rose Byrne) et son combat pour le droit à l’avortement, mais aussi celle de Shirley Chisholm (Uzo Aduba de Orange Is The New Black), la première femme afro-américaine candidate à l’investiture présidentielle démocrate. Les dialogues et enjeux seront directement liés au système démocratique américain. Ce côté procédurier peut-être déroutant pour un public non initié, mais fait partie de l’ambition pédagogique voulue par les scénaristes.

Il n’y a donc aucune concession faite sur la représentation de ces enjeux politiques, entremêlés dans les histoires de ces femmes qui ont chacune leur raison de mener leur combat, dans un camp comme dans l’autre. Pas étonnant de voir à l’écriture Dahvi Waller, productrice et scénariste pour Mad Men et Halt and Catch Fire, deux séries qui n’ont elles aussi pas sacrifié l’authenticité au service du divertissement.

Cependant, avec sa réalisation extrêmement soignée, filmée en pellicule avec des plans millimétrés, Mrs. America prend des libertés pour raconter cette histoire et ses personnages de manière dramatique et non documentaire. Cela passe notamment une timidité à représenter la dimension “raciale” du militantisme de Schlafly, pourtant au coeur de son programme. Certaines portes semblent s’ouvrir au fil des épisodes pour se refermer aussi rapidement, laissant l’impression d’opportunités manquées de traiter toutes les facettes du personnage. La critique américaine, élogieuse sur la série, n’a cependant pas manqué de noter cette négligence dans l’écriture.

Mrs. America est une fresque captivante portée par une Cate Blanchett époustouflante en anti-héroïne conservatrice. Si la complexité politique de la série peut en rebuter plus d’un, elle permet de comprendre les enjeux de cette période de l’Histoire qui a encore des répercussions de nos jours, tant la rhétorique utilisée semble encore avoir sa place dans le débat politique actuel.

Note : ★★★★☆

Les 3 premiers épisodes de Mrs. America sont disponibles sur myCANAL et diffusés sur Canal+ Séries ce jeudi 16 avril au soir. Les épisodes suivants seront diffusés individuellement tous les jeudis.

Capone : la bande-annonce du film avec Tom Hardy est là !

Attendu depuis octobre 2018, le film Capone, avec Tom Hardy dans le rôle du plus célèbre gangster américain, vient de voir sa première bande-annonce diffusée sur internet. De quoi affoler la toile ! Il faut dire que le film de Josh Trank a l’air très prometteur… On vous en dit plus, mais d’abord, regardons la bande-annonce !

Le dernier chapitre de la vie d’Al Capone

Capone, dont le nom de projet était Fonzo, racontera la dernière partie de la vie d’Al Capone, à sa sortie de prison, après onze années de réclusion à Alcatraz. Atteint de neurosyphilis (une aggravation de la syphilis s’attaquant au système nerveux central), Al Capone voit sa santé mentale et physique se détériorer.

Le film devra relever deux défis de taille. Tout d’abord, raconter l’Histoire du gangster le plus célèbre de l’Histoire, incarné plusieurs fois au cinéma et à la télévision. On se souvient par exemple des interprétations magistrales de Robert De Niro dans Les Incorruptibles de Brian De Palma ou de Stephen Graham dans Boardwalk Empire, la magnifique série de Terrence Winter et Martin Scorsese pour HBO. Sans oublier évidemment L’Affaire Al Capone de Roger Corman (1967) ou Les Sentiers de la Perdition de Sam Mendes (2000). Le second objectif, peut-être plus dur encore, est de raconter un épisode de la vie d’Al Capone à la fois moins connu, mais aussi moins épique, que l’âge d’or de son empire criminel, ou de sa confrontation avec l’agent Eliot Ness.

Tom Hardy The thug

Pour incarner un Al Capone à la fois déclinant et effrayant, Josh Trank, le réalisateur et scénariste du film (tristement connu pour l’écueil Les Quatre Fantastiques), a choisi Tom Hardy. Et on peut se demander s’il pouvait faire un meilleur choix que cet acteur au charisme légendaire. Non seulement Tom Hardy est un grand habitué des personnages de gangsters. Citons entre autres les rôles d’Alfie Solomons dans Peaky Blinders de Steven Knight, les frères Kray dans Legend de Brian Helgeland, Bob « Gueule d’Ange » dans RocknRolla de Guy Ritchie.

Mais il est également un grand habitué des rôles de personnages dérangés mentalement. On se souvient bien évidemment de Bronson de Nicolas Winding Refn, de John Fitzgerald dans The Revenant d’Alejandro Gonzalez Inarritu, ou encore de James Delaney dans Taboo de Steven Knight. Enfin, Tom Hardy n’hésite pas, à l’instar de Christian Bale, à changer physiquement pour ses rôles.

Tom Hardy sera rejoint par Linda Cardellini (Mad MenBloodline), Jack Lowden (DunkerqueMary Queen of Scots), Matt Dillon (The House That Jack Built), Noel Fisher (The PacificShamelessCastle Rock), Kyle MacLachlan (DuneTwin Peaks) et Kathrine Narducci (The SopranosThe Irishman).

Une sortie en VOD

Initialement prévu pour le cinéma, Capone sortira le 12 mai 2020 directement en streaming, du fait de l’épidémie de CoVid-19. C’est ce que confirme nos confrères du magazine Premiere. On ne sait pas encore si le distributeur, Vertican Entertainment, prendra le décision de le mettre en VOD sur les services Google Store ou AppleStore, ou s’ils opteront pour vendre le film à Netflix, Prime Video ou AppleTV+. Malgré l’espérance du réalisateur de sortir son film en salles plus tard dans l’année, après une première année en streaming, nous ne pensons pas que le film pourra bénéficier d’une sortie en salle. D’abord parce l’une ou l’autre des solutions évoquées précédemment empêcheront la sortie en salle. Ensuite, parce que le film, aussi attrayant soit-il, se fera écraser par les blockbusters qui ont vu leur sortie décaler. En tout cas, en grands fans des films de gangsters, on attend avec impatience cette nouvelle variation d’Al Capone.

Star Wars 9 – L’ascension de Skywalker : déjà en VOD à l’achat

Star Wars : L’Ascension de Skywalker, long-métrage réalisé par J.J. Abrams, sort en salles le 18 décembre 2019 et en VOD à l’achat le 16 avril et le 24 avril 2020 en location. On découvre ensemble les bandes-annonces, le footage dévoilé à la D23 Expo 2019 ainsi que les affiches définitives du film.
Rey, Finn, Poe, Leia et tous les héros de Star Wars sont enfin de retour ! Deux ans après la sortie en salles de Star Wars : Les Derniers Jedi, voilà que Star Wars : L’Ascension de Skywalker, neuvième volet de la saga créée par George Lucas, pointe enfin le bout de son nez avec une nouvelle bande-annonce, pour une sortie prévue au cinéma le 18 décembre 2019 et en VOD à l’achat le 16 avril et en location le 24 avril 2020. A noter qu’une affiche a été dévoilé à l’occasion de la D23, en août dernier !

Côté casting, on prend les mêmes et on recommence puisque l’on retrouve comme pour les deux précédents opus Daisy Ridley, John Boyega, Oscar Isaac, Mark Hamill, Adam Driver, Anthony Daniels, Kelly Marie Tran, Domhall Gleeson, Lupita Nyong’o, Billie Lourd ou encore Carrie Fisher, dont des prises tournées avant son décès ont été utilisées pour continuer de faire vivre la Princesse Leïa.

Star Wars - The Rise of Skywalker : la bande-annonce

Côté nouveaux venus, pour cette trilogie en tout cas, on retrouve Billy Dee Williams qui reprend son rôle de Lando Calrissian, Ian McDiarmid qui retrouve son personnage, celui de l’Empereur Palpatine, mais également Joonas Suotamo dans le rôle de Chewbacca (remplaçant Peter Mayhew avant son décès), Keri Russel (La Planète des Singes : l’Affrontement, The Free State of Jones…), Richard E. Grant (Casse-Noisette et les Quatre Royaumes, Can You Ever Forgive Me?…) ou encore Dominic Monaghan (Le Seigneur des Anneaux, Lost…) dans un rôle encore tenu secret.

Star Wars : The Rise of Skywalker conclut ainsi la nouvelle trilogie autour des aventures de Rey et Finn, de la Résistance et du Premier Ordre mais surtout du retour des Jedi dans la galaxie lointaine, très lointaine. Initiée en 1977, la saga « Skywalker » n’a cessé d’engranger les succès, surtout auprès des fans qui reviennent encore et toujours en salles à la sortie d’un nouvel opus.

7. Koğuştaki Mucize (Netflix) : 5 choses à savoir sur le film turc qui fait sensation

Le film turc 7. Koğuştaki Mucize, qui cartonne sur Netflix, n’aura plus aucun secret pour vous !

7. Koğuştaki Mucize, c’est le film turc disponible sur Netflix dont tout le monde parle. Ce mélodrame raconte l’histoire de Memo, un père déficient mental injustement accusé du meurtre d’une enfant, et qui est lui-même séparé de sa petite fille lorsqu’il est envoyé en prison.

Basé sur une histoire vraie ?

Les spectateurs ont été tellement touchés par 7. Koğuştaki Mucize qu’ils se sont demandé s’il était inspiré d’une histoire vraie. Pas vraiment : il s’agit du remake d’un film sud-coréen, qui a remporté de nombreux prix en Inde, aux Philippines et en Indonésie. Miracle In Cell 7 serait inspiré de l’histoire d’un homme, accusé à tort par un militaire haut-gradé du meurtre de sa petite fille. Il aura passé plus de 30 ans à clamer son innocence, en vain. Fait intéressant, le long-métrage sud-coréen est une comédie dramatique, alors que la version turque a préféré jouer la carte de l’émotion.

Un petit prodige

Nisa Sofiya Aksongur (Ova) n’avait que huit ans quand elle a tourné 7. Koğuştaki Mucize en 2019. Malgré son jeune âge, la jeune fille est déjà bien connue en Turquie : elle est notamment apparue dans la série Muhtesem Yüzyil : Kösem, Aglama Anne et Kuzgun.

A ses débuts

Ce n’est pas la première fois que Aras Bulut Iynemli (Memo) collabore avec le réalisateur Mehmet Ada Öztekin. C’est même ce dernier qui a lancé sa carrière en le choisissant comme tête d’affiche dans son drame historique Mahmut ile Meryem en 2013. Il fera aussi une brève apparition en chauffeur de taxi dans son film suivant, Martilarin Efendisi (2017). La suite de l’histoire, on la connaît.

Une belle amitié

Aras Bulut Iynemli et Sarp Akkaya (qui interprète le directeur de la prison), sont des amis proches dans la vraie vie. Il ont notamment joué ensemble dans la série Muhtesem Yüzyil (Magnificent Century), diffusée entre 2011 et 2014. Nisa Sofiya Aksongur, la petite Ova, jouera elle-même dans le spin-off, Muhtesem Yüzyil: Kösem.

Tous les chemins mènent à Netflix

Les fans des productions Netflix reconnaîtront deux visages familiers dans 7. Koğuştaki Mucize. On peut en effet retrouver Ilker Aksum (l’un des prisonniers) dans la série épique L’essor de l’empire ottoman, tandis que Yurdaer Okur (le général) apparaît dans la saison 1 de The Protector (la première production turque de Netflix).

“Run” (OCS) : un road-trip entre comédie romantique et thriller

Que vaut la nouvelle série produite par Phoebe Waller-Bridge (Fleabag, Killing Eve) ?

Et si vous partiez en road trip votre amour de jeunesse sans vous retourner ? C’est le pitch de Run : deux anciens amants, Ruby et Billy, se retrouvent à la gare de Grand Central à New York. Quinze ans plus tôt, ils ont conclu un pacte, celui de se retrouver et de disparaître ensemble si l’un d’entre eux envoyait un simple texto avec le mot “RUN”. La machine se lance quand Ruby reçoit le fameux message et décide donc de quitter son mari et ses enfants pour retrouver quelqu’un qu’elle n’a pas vu depuis bien longtemps. La série a été créée par Vicky Jones, qui a notamment travaillé sur Fleabag et Killing Eve avec Phoebe Waller-Bridge. Cette dernière est d’ailleurs productrice de la série en plus de faire une apparition dans l’épisode 5.

Ruby et Billy ont chacun quitté leurs vies respectives, mais pourquoi ? Quelles sont les raisons qui les ont poussés à tout plaquer et fuguer comme des ados de la sorte ? La série aura à coeur de disséminer des flashbacks pour répondre à ses questions, que les deux personnages n’auront cesse de se poser entre eux. Ils seront en proie au doute, face à quelqu’un qu’il ne connaisse plus vraiment. Les deux réapprendront à se connaitre et repasseront par toutes les cases du flirt dans un début de saison où règne une très forte tension sexuelle.

Il faut dire que le casting ici tape dans le mille : Domhall Gleeson (Star Wars, Black Mirror) et Merritt Wever (Unbelievable, Godless) ont une alchimie évidente à l’écran. Bien plus qu’un simple “road movie”, Run permet à ses deux anciens amis de comparer l’image qu’ils ont de l’autre et d’eux même, après toutes ces années. C’est une évidence, les gens changent et les attentes sont souvent déçues. Mais sont-ils encore ceux qui ont formé ce pacte 15 ans plus tôt ?

C’est en ça que Run est une exploration du couple, mais passé un certain stade, celui qui incite à regarder dans le rétroviseur et faire le point sur ses propres choix. Mais quand leur passé les rattrapera (littéralement), alors la série prend la forme d’une autre fuite aux enjeux plus concrets. Le mélange des deux tonalités permet d’offrir des situations tendues, mais toujours avec une pointe d’humour. Car Vicky Jones a été à bonne école : les dialogues fusent, entre répartie pleine d’esprit et mauvaise fois grinçante, Run n’oublie pas d’être drôle sans jamais être burlesque.

Malheureusement, avec cinq épisodes mis à disposition pour la presse, il s’avère délicat d’émettre un avis définitif tant la série semble prendre une autre direction en milieu de saison. On n’hésite cependant pas à vous la recommander, car ce que nous avons vu est vraiment encourageant pour la suite.

Code 8 / De Jeff Chan Avec Stephen Amell, Robbie Amell, Laysla De Oliveira – NETFLIX

Dans un monde où 4% de la population est née avec des pouvoirs surnaturels, et où ces personnes sont discriminées et traquées sans relâche, un ex-malfrat et un trafiquant de drogue possédant un don de télékinésie s’allient pour mettre fin à un dangereux réseau de criminels.

Chronique :Code 8″ fait partie de ces projets dont on ne peut d’abord que saluer la persévérance de l’ensemble de ses participants pour l’avoir mené à bien. Que cela soit les cousins Robbie et Stephen Amell producteurs et interprètes, le réalisateur Jeff Chan, son scénariste Chris Pare ou l’acteur Sung Kang, tous ont fait preuve d’une fidélité sans faille et ont franchi les obstacles pour que leur proposition de SF née sous la forme d’un chouette court éponyme de 2016 devienne un long-métrage. Le succès de la campagne de crowdfunding menée dans cette optique l’a d’ailleurs prouvé : comme eux, le public a également vu le potentiel véhiculé par cette histoire de personnes dotés de super-pouvoirs et considérées comme une minorité clandestine juste bonne à remplir les tâches les plus ingrates de la majorité. Déjà, en à peine dix minutes, Jeff Chan installait un univers convaincant où la critique sociale et la SF se fondaient en osmose dans bon nombre de jolies trouvailles, et ce jusque dans les traits du héros interprété par Robbie Amell. En effet, un Nord-américain au physique juvénile de parfait quaterback se trouvant dans la même condition que celle réservée aux immigrés sud-américains sur le sol des États-Unis se devait de marquer les mémoires et, par là même, démontrer la pertinence de la proposition de Chan. Le contexte ainsi que le discours qui en découlait étaient donc bien là et exposés plutôt brillamment mais, malgré la bonne volonté de tous ses intervenants, restait à savoir si « Code 8 » allait pouvoir offrir encore plus de matière à les développer en passant au format de long-métrage. Beaucoup de courts-métrages au point de départ séduisant se sont souvent cassés les dents sur une plus longue durée… Eh bien, en matière d’univers, on peut dire que « Code 8 » relève haut la main le défi ! Reprenant fidèlement tout ce qui a été mis en place par le court-métrage (seuls les personnages de Robbie Amell et de Sung Kang subiront quelques légères variations au final), Jeff Chan va d’abord enrichir son Amérique uchronique d’un rapide historique où les personnes possédant un super-pouvoir ont aidé à façonner le pays avant d’être rejetées en bloc afin d’expliquer leur situation aujourd’hui et renforcer le parallèle avec la position d’immigré. Mieux, s’il va à nouveau s’attarder sur les points essentiels du court pour toujours traduire ce sentiment d’une déshumanisation sociétale à leur égard (le travail clandestin, les violences policières, etc), il va même parvenir à l’aggraver en faisant par exemple entrer un nouvel élément en jeu, la Psyche, une drogue extraite à même de ces êtres hors-normes et synonyme de fait d’un trafic où l’humain n’est plus qu’une valeur marchande. Évidemment, on pourrait pointer du doigt que cette métaphore vis-à-vis d’une minorité jouant sur une différence extraordinaire (super-pouvoirs comme « X-Men » ou extraterrestres comme « District 9 ») n’est pas une idée très neuve mais, dans le fond, si celle-ci se voit assortie d’un cadre SF suffisamment fort et offrant de nouvelles perspectives à une critique des maux les plus profonds de nos sociétés dites civilisées, il devient dur de ne pas la saluer, surtout lorsqu’elle vient de projets montés au forceps comme ici (une petite production canadienne, rappelons-le) face à une offre hollywoodienne se montrant plus que timorée en la matière. D’ailleurs, point d’overdose d’effets spéciaux inutiles dans « Code 8 », Jeff Chan fait de son manque de budget un véritable atout en ancrant son histoire au plus près de la réalité du quotidien de ces héros et ne met en lumière leurs pouvoirs ou la technologie sécuritaire qui gouverne leur cité (la bien-nommée Lincoln City) uniquement dans le but de servir au mieux l’intrigue, l’avancée de ses enjeux et ses personnages. Alors, bien sûr, faute de moyens, il manque clairement un souffle visuel de plus grande ampleur qui permettrait d’emmener le film au-delà de ce côté formel de téléfilm qui lui colle un peu trop souvent à la peau mais « Code 8 » a le mérite incontestable d’avoir conscience de ses ambitions autant que de ses limites à les concrétiser et, avec un certain talent, cherche toujours à maximiser les premières malgré la contrainte des deuxièmes. Là où on aura un peu plus du mal à soutenir le film, c’est du côté du déroulement de son récit et du peu de surprises qu’il réserve sur sa globalité. Certes, dans cet univers, l’évolution de son jeune héros dans le milieu des malfrats aux super-pouvoirs afin de subvenir aux besoins de sa mère malade permet d’étayer la portée symbolique du film, cependant, elle suit un schéma bien trop connu du film dit « de braquage » et de la spirale négative qu’il induit pour lui permettre de s’élever à la hauteur de la qualité du reste. Dommage car « Code 8 » aurait sans doute fait un carton plein en choisissant de sortir également des sentiers battus de ce côté, d’autant plus que, lorsqu’il s’aventure sur le terrain de l’émotion pour explorer les dilemmes moraux de ses personnages, il gagne considérablement en densité en alliant l’humanité qui en émane à la métaphore de l’entreprise dans son ensemble. Néanmoins, et à défaut de plus, le tout reste mené avec une relative efficacité notamment grâce à son casting logiquement très investi dans la réussite du projet (les Amell et Sung Kang en tête). De la ténacité de ceux qui ont tout fait pour qu’elle voit le jour à la justesse du regard qu’elle porte sur les minorités délaissées par la société américaine, « Code 8 » est donc une proposition SF canadienne qui a une âme. Certes, l’intelligence de son propos aurait mérité une intrigue aux ressorts moins traditionnels mais il est indéniable que le film réussit à faire entendre sa propre voix grâce à la richesse de son univers et aux personnages bien campés qui y gravitent. D’ailleurs, ce monde n’en est encore qu’à ses prémices, toute l’équipe travaille déjà sur une série spin-off du film pour la future plateforme de streaming Quibi. Nul doute que les drones de Lincoln City n’en ont pas fini de repérer de nouveaux « Code 8 ».

Note : 8/10

Code 8 : Affiche

 

LEGO Ninjago Saison 12 : le pitch

LEGO Ninjago season 12

Un style très jeu vidéo / techno futuriste, qui s’explique comme d’habitude par la trame de la série animée. Je suis allé lire rapidement son pitch pour mieux comprendre le thème : la saison 12 (intitulée Prime Empire) raconte une histoire où Jay disparaît dans un mystérieux jeu vidéo (Jumanji et Tron devraient venir réclamer des royalties), les autres ninjas partant alors à sa recherche, et participant à des épreuves pour gagner trois épées / clés magiques (une petite dose de Ready Player One, entre autres) appelées Key-tanas (hahaha, encore un roi du jeu de mot chez LEGO) pour aller affronter le grand méchant / boss final Unagami et découvrir son identité secrète. Tout un programme.