Saint-Barthelemy – l’Intégrale (22 août 2018) de Pierre Boisserie et Eric Stalner

« Arrive un moment où la question de tuer au nom de Dieu ne se pose plus… Nous tuons, nous prions… et nous recommençons… »
Les guerres de Religion gangrènent la France dans sa totalité. Le fanatisme s’instille patiemment, incontrôlable, dévastateur, aveugle.

Chronique : A l’heure où certains s’approprient l’histoire de France en la mariant de force au catholicisme tandis que d’autres s’abritent derrière la notion de peuple tout aussi incertaine et démagogique que leur programme, cette intégrale est juste magnifique.
Boisserie et Stalner au scénario, Stalner au dessin et Florence Fantini pour la mise en couleurs réussissent largement cette saga.
Le récit est solide, le dessin n’est pas en reste, cette BD rend conte de cette journée incroyable et parfois confuse qui voit le massacre de 2500 protestants en 24 heures avec le déchaînement de violence inouï des parisiens, excités par le clan catholique (les Guise). L’atmosphère et la tension dramatique sont bien rendues. avec l’impressionnante documentation réunie par les deux complices afin de rester et de ressembler le plus fidèlement au contexte de l’époque. Le dessin, précis et expressif d’Eric Stalner est remarquablement bien servi par la mise en couleur de Florence Fantini, surtout dans les ambiances nocturnes. Cette période de barbarie et d’obscurantisme n’est pas sans écho avec la nôtre gangrenée par l’hégémonie des fanatismes et les massacres subséquents. Une très bonne  saga et si vous ne connaissez pas; plonger y avec bonheur.

Note : 9,5/10

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  • Editeur : Les Arènes (22 août 2018)
  • Collection : AR.HORS COLLECT

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Les Années rouge et noir tome 3 : Bacchelli (29 août 2018) de Pierre Boisserie et Didier Convard

La guerre est loin, maintenant, mais elle a meurtri ses acteurs que des amours inachevées ou des haines tenaces animent encore. Bacchelli, héritier d’une droite rancie, continue de tirer les ficelles. C’est lui qui possède les fiches contenant les secrets d’une partie de la population française, dont il saura faire bon usage…

Chronique : La guerre est loin et l’heure de se retrousser les manches est arrivée pour la plus grande partie de la population. Pour d’autres, moins nombreux, mais plus puissants, c’est le temps des règlements de comptes qui sonne enfin. Les protagonistes du premier  et second opus, tout du moins ceux qui ont survécu, sont les acteurs de ce nouveau volume à l’aube d’une période de paix où tout est possible… Les couleurs rouge et noir n’ont donc rien à voir ni avec Stendhal, ni avec Jeanne Mas, elles représentent le communisme contre le nazisme. L’adaptation en BD par Pierre Boisserie et Didier Convard est certes spécifiée « libre », elle reste néanmoins très fidèle aux problématiques sociales et aux circonvolutions nauséabondes du roman. Car c’est bien connu : en 1945, tout le monde était résistant ! Le contexte et la clique de personnalités politiques sont authentiques, a contrario des protagonistes fictionnels et sans démériter sur le fond, les acteurs sont reconnaissables, tandis que les décors restent très basiques. Certes, vue l’avalanche d’explications et de dialogues pris dans son ensemble, ce récit  est passionnant ! Une magnifique conclusion qui fini en beauté cette belle saga historique.

Note  : 9,5/10

 

  • Album: 64 pages
  • Editeur : Les Arènes (29 août 2018)
  • Collection : AR.HORS COLLECT

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L’Île aux diables – Tome 01: Alban (20 juin 2018) de Raphaël Drommelschlager et Grégory Saint-Felix

Alban, jeune héritier d’une famille bourgeoise de Bordeaux, a toujours senti vibrer en lui l’appel du large. Son destin bascule le jour où, à la mort de sa mère, il apprend qu’il n’a jamais connu son véritable père. Que celui-ci était un pirate, ces aventuriers des mers qui n’hésitent pas à braver les dangers à la recherche de fabuleux trésors. Bien déterminé à suivre ses traces, Alban embarque alors comme mousse dans l’équipage du capitaine Engoza.

Chronique : Une bd bien rigolote et qui ne se prend pas la tête. Au départ il faut bien sur aimer l’univers des pirates pour pouvoir lire cette bd qui est très bien fait. L’humour est évidemment bien présent. L’auteur sait faire rire et rend les gags comiques et très drôles, grâce au superbes illustrations.De l’aventure, des mystères, un soupçon de magie et un trio de héros classique mais efficace : il y a matière à de jolis développements à destination d’un public jeunesse.
Les enfants vont adorer la tête des pirates, leur air très surpris lors des chutes des gags, comme s’ils ne comprenaient pas du tout ce qui se passe.
Certains gags interfèrent avec les suivants, ce qui fait qu’ils se mélangent, et c’est ça qui fait le comique. Les gags sont tantôt courts, tantôt longs.
Assez souvent, on est induit en erreur par l’auteur, du fait que ce n’est qu’au moment de la chute que l’on comprend le ridicule de la situation. L’événement sur lequel s’achève le volume surprend néanmoins et laisse entrevoir une direction inattendue et intéressante pour une suite bien attendu.

Note : 9,5/10

Note : 9/10

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  • Album: 56 pages
  • Editeur : Glénat BD (20 juin 2018)
  • Collection : Tchô !

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Chronokids – Tome 06 (13 juin 2018) de Zep et Vince

Toujours armés de leur téléphone spatio-temporel, Adèle et Marvin poursuivent leurs pérégrinations dans le temps pour des buts plus ou moins nobles. Un été trop chaud ? Et les voilà partis en pleine ère glaciaire pour se fournir en glaçons pour l’Ice Tea. Mais gare aux crottes de mammouths géants ! Comme d’hab’, les jumeaux réécrivent l’histoire, mais à leur manière…

Chronique : Les Chronokids, ce sont Marvin et sa sœur Adèle. Depuis qu’ils ont trouvé dans une brocante un téléphone leur permettant de voyager dans le temps, ils n’hésitent pas à traverser les siècles au moindre prétexte. Maladroits, ils se retrouvent souvent dans des situations rocambolesques qui leur causent bien des ennuis. Face aux événements historiques dont ils sont témoins, ils portent un regard complètement marqué par leurs préoccupations d’enfants, apportant beaucoup d’humour au récit. L’amalgame entre ces préoccupations et certains moments de l’histoire est parfois réussi avec brio comme lorsque Napoléon doit faire un match de basket.
L’album, non paginé, propose de courtes histoires sans titre est prétexte à la visite d’une époque dans le but de répondre à un besoin ou à une interrogation des enfants. L’utilisation prononcée des tons de terre rend certaines planches plutôt ternes. Les illustrations détaillées donnent son sens au récit et ajoutent des détails historiques. Par ailleurs, puisque les enfants atterrissent souvent au cœur de batailles sanglantes, certaines illustrations sont parfois violentes ou légèrement macabres. L’humour du récit est aussi soutenu par des personnages caricaturaux très expressifs et de nombreux jeux de mots. de plus, certaines histoires proposent des chutes surprenantes qui suscitent l’intérêt du lecteur. Une bonne série qui plait à un large public et avec ce tome 6 réussi à perdurer.

Note : 9,5/10

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  • Album: 48 pages
  • Editeur : Glénat BD (13 juin 2018)
  • Collection : Tchô ! La collec…

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Max et Bouzouki T05: Mission Minouminou (30 mai 2018) de Falzar et David Evrard

Se plonger dans Max et Bouzouki, c’est découvrir le plaisir de lire ! Le héros ou l’héroïne d’un récit a souvent beaucoup de points communs avec le jeune lecteur. Il suffit de regarder la petite famille de Max ! Mais les histoires de Max et Bouzouki font aussi rêver : quel enfant ne désirerait pas avoir un chien pour ami, et, mieux encore, un chien qui peut dormir dans son lit ?

Chronique : Une bande dessinée sympathique dont les héros sont Max et Bouzouki, son chien. Un personnage à part entière qui ne pense qu’à manger. On aperçoit aussi Léa, la copine qui elle possède un chat.
Histoires d’écoles, de parents pas toujours d’accord et de copains.
5 ou 6 cases par page, et un gag à chaque fois. Texte simple, dessin coloré. La mise en page est plutôt gaie.
Pour les lecteurs débutants, et à cet âge on a envie de lire de la BD, c’est vraiment adapté et drôle. Simple a lire et tellement drôle.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 24 pages
  • Editeur : Kennes Editions (30 mai 2018)
  • Collection : KE.PREM.LECTURE

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Capitaine Static- Recueil 1 (27 juin 2018) de Alain M. Bergeron et Sampar

 

Capitaine Static. Charles Simard était un enfant comme les autres…

Chronique : BD sympathique, qui met de bonne humeur.
On se retrouve dans le monde magique d’un enfant de neuf ans, propulsé au rang de héro et se baptisant « Capitaine Static » ! Détenteur d’un nouveau pouvoir; la maitrise de l’électricité statique, du bout des doigts, il remet les gros durs à leur place, dans la cour de l’école, ou dans les ruelles de sa ville. Un hybride entre le livre de contes et la bande dessinée. Capitaine Static vise un public jeune et ceux qui débutent en lecture.
L’histoire leur parle directement en les plaçant dans un univers qui leur est familier et dans lequel ils se reconnaissent avec l’école, les origines des pouvoirs de Capitaine Static , les bagarres et les premiers émois.
Un volume qui devrait plaire aux jeunes et moins jeunes, surtout quand l’intimidateur devient le dindon de la farce.

Note : 9,5/10

  • Album: 192 pages
  • Editeur : Kennes Editions (27 juin 2018)
  • Collection : KE.PREM.LECTURE

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Mauvaises mines (23 mai 2018) de Jonathan Munoz

Le directeur des éditions Couicoui devrait être content : le nouvel album des aventures de Pin-Pin le petit lapin, fleuron de son catalogue jeunesse, se vend comme des petits pains. Problème, celui-ci n’a visiblement pas été relu… Certaines de ses répliques semblent être destinées à un public plus adulte. Beaucoup plus adulte. Pour éviter le scandale éditorial du siècle, notre éditeur et son assistant vont devoir se mettre en quête des exemplaires imprimés pour les faire disparaître définitivement. Sauf que pendant ce temps, l’auteur, lui, travaille déjà sur son prochain ouvrage. Et il compte bien aller encore plus loin…

Chronique : Un recueil d’humour noir, très noir et très réussi ! Des dessins superbes (parfois dans l’horreur), très parlants, des phrases qui accrochent, une belle remise en question sur certains points de notre société. Le lecteur y voit des soldats mutilés, des mers d’urine, des vieillards sodomisés ou encore une martyre sur le point de se faire exploser .  Sébastien Munoz tire sur toutes les cibles, il n’y a pas de censure et il n’y a pas de tabous. L’ensemble s’avère sympathique, souvent amusant, mais présente ses limites, notamment un rythme de lecture assez rapide et une trame narrative un peu mince, assurée par quelques pages racontant la poursuite de l’écrivain dépressif.Mais au delà de cet humour bien barré, c’est surtout la richesse graphique de l’artiste qu’il faut admirer sans modération. Il saute d’un style à l’autre, s’amuse à enrichir ses dessins de textures sombres, de lumières très habilement dosées et d’un réel sens de l’atmosphère.

Note : 9/10

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  • Album: 96 pages
  • Editeur : Glénat BD (23 mai 2018)
  • Collection : GlénAAARG !

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Donald’s Happiest Adventures (23 mai 2018) de Lewis Trondheim et Nicolas Keramidas

Un matin comme les autres : Donald se lève de la patte gauche et reçoit un appel de Picsou. Après leurs aventures aux quatre coins du monde avec Mickey, son oncle a besoin de lui pour une nouvelle chasse au trésor. Mais Donald se rend compte que, peu importe l’étendue des richesses qu’il lui envoie chercher, son oncle ne sera jamais satisfait. Picsou a beau être un vieux canard pingre et acariâtre, il veut la même chose que tout le monde : le bonheur. Aussi décide-t-il d’envoyer son neveu à la recherche de cet inestimable trésor ! Mais pour le colérique et malchanceux Donald, trouver le secret du bonheur semble mission impossible.

Chronique :Kamidas et Trondheim revisitent avec brio Donald et toute la famille Canard, en utilisant le même subterfuge qu’avec Mickey, soit la divulgation de pseudo pages jaunies de vieux magazines oubliés : d’où les rendus vieillis, taches d’encre, bandeaux d’annonce à chaque page, chute comique à chaque fin de page, etc… Un vrai collector! De plus, ces pages impérissables s’élèvent au niveau des plus grands philosophes des Lumières, puisqu’il y est question, ni plus ni moins, de nous donner les clés du Bonheur! Donald’s Happiest Adventures reprend les mêmes ingrédients que son prédécesseur, avec davantage de réussite : là où les aventures de Mickey étaient d’abord une succession d’épisodes effrénés et tordants, celles de Donald posent avec finesse des questions de fond comme le rapport entre l’argent et le bonheur ou la question du bonheur dans une dictature (la caricaturale Brutopie n’étant pas sans rappeler la Corée du Nord). Une mention spéciale au professeur Donald Dingue, subtile caricature du savant. Les dessins de Keramidas sont toujours aussi réjouissants, avec des couleurs vives et des personnages expressifs.

Note : 9,5/10

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  • Album: 48 pages
  • Editeur : Glénat Disney (23 mai 2018)
  • Collection : Créations originales

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The Beauty – Tome 01 (14 mars 2018) de Jason A. Hurley

C’est un fait : notre société est obsédée par l’apparence physique. À travers les médias ou la publicité, la beauté nous est imposée comme l’idéal suprême à atteindre. Et s’il y avait un moyen de la garantir éternellement ? Et si ce moyen était une maladie sexuellement transmissible ? Dans un monde où la grande majorité de la population a déjà été « contaminée » par la perfection physique, deux agents du FBI vont enquêter sur les origines de ce mystérieux virus et découvrir que la beauté a un prix… et qu’elle peut vous coûter la vie.

Chronique  Une série de bandes dessinées d’horreur/sci-fi avec une prémisse fascinante : Et si, dans notre obsession de la beauté/attraction, nous pouvions devenir plus beaux chaque jour ? Mais que faire si (et voici la partie horreur), la beauté est aussi une maladie sexuellement transmissible ? Bien sûr, l’idée de notre obsession nationale pour la beauté/attraction est bien documentée, consternante, et peut-être dans une certaine mesure inévitable, dans le processus de propagation de l’espèce, mais nous sommes maintenant familiers avec les histoires ridiculement obsessionnelles de personnes ayant subi de multiples chirurgies plastiques, et nous savons tout sur l’industrie de la beauté de plusieurs milliards de dollars. Et nous savons que les maladies sexuellement transmissibles sont une condition d’attraction ; nous risquons la maladie pour l’attraction. Cette série commence de façon prometteuse, comme une sorte de commentaire de science-fiction devenu thriller d’horreur. Au début de l’histoire, peut-être que la moitié de la population est infectée par La Belle, et personne ne semble particulièrement inquiet ; c’est-à-dire, jusqu’à ce que les gens semblent s’enflammer spontanément ! L’œuvre d’art contribue aux surprises effrayantes. Vous avez les clichés habituels de l’histoire du crime : les poursuites à pied et les fusillades, un chef de police stressé qui garde une bouteille de whisky dans son bureau (malheureusement il ne dit pas des choses comme « Vous êtes hors limite, Kowalski ! » ou « Avez-vous une idée des dégâts que vous avez causés – le maire a mon cul !! ) et il y a un sénateur maléfique derrière tout ça  !   Ce roman graphique fait réfléchir à quel point il est réaliste, que la plupart des gens échangeraient leur santé en échange d’être physiquement attirant.  La cupidité des hommes et à la façon dont les gens se nourrissent souvent de la faiblesse des autres pour leur profit personnel Est aussi un des sujet traiter.   Quoi qu’il en soit, on le recommande vraiment, vraiment, vraiment à tout le monde.

Note : 9,5/10

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  • Album: 160 pages
  • Editeur : Glénat Comics (14 mars 2018)
  • Collection : Comics

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L’Éveil du Maître du Donjon: Gary Gygax et la création de Donjons & Dragons (14 mars 2018) de David Kushner et Koren Shadmi

remier jeu de rôle de l’histoire, Donjons & Dragons a tout simplement révolutionné le monde du jeu et de la culture geek contemporaine. Précurseur des premiers jeux vidéo type RPG (Role Playing Game), « D&D » pour les intimes a posé les bases d’un genre aujourd’hui incontournable et forgé toute une imagerie heroic fantasy dans l’inconscient collectif. Toujours joué à l’heure actuelle, il a surtout contribué à nourrir l’imaginaire et la créativité de générations entières de joueurs. Mais qui est Gary Gygax, le mythique créateur de ce jeu de légende ?

Chronique : Ce format de bande dessinée accessible présente une vue d’ensemble de la création de D&D et des personnes impliquées dans la création. Le texte ne romance pas les éléments commerciaux ou les conflits personnels de la conception de jeu, mais raconte avec tact l’histoire des changements dans le développement et l’évolution du jeu au fil du temps. La controverse autour du jeu est également documentée. L’inclusion des joueurs et des supporters dans divers était également intéressante. Pour plus de saveur, l’histoire est stylisée pour se sentir comme si un Dungeon Master vous la racontait dans le jeu et cette bande dessinée a été écrite par des gens qui ont accompagné les inventeurs dans leurs dernières années de leur vie pendant de nombreuses années et est un résumé de toutes les informations provenant des interviews à ce moment-là. La couverture promettait de mettre l’accent sur Gary Gygax, mais on n’a pas peur de se concentrer sur de nombreux « acteurs de soutien ». Bien mérité, car sans l’influence de diverses idées créatives, ce jeu ne serait jamais devenu ce qu’il est aujourd’hui.

La structure narrative est plus qu’une simple soirée de jeux, les lecteurs sont invités à jouer les rôles des personnages. Le narrateur se comporte comme un maître de jeu de rôle typique (ou maître de donjon) et guide à travers chaque chapitre, ce qui concentre toujours un point de vue sur les choses. Aussi bon que cela puisse paraître, ça ne marche pas toujours, dans certains endroits.

L’amour du jeu et les beaux regards nostalgiques en arrière font de la bande dessinée une partie intégrante de l’étagère pour un fan de la série. Si vous ne connaissez pas le concept du jeu, ou même la période critique des années 70 et 80, alors ce livre devient rapidement ennuyeux.

Note : 8,5/10

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  • Album: 144 pages
  • Editeur : Glénat BD (14 mars 2018)
  • Collection : Hors Collection

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