Kid Paddle – Tome 15 : Men In Blork (8 novembre 2017) de Midam

Entre expériences scientifiques bizarres qui dégénèrent, cauchemars à base de licornes en peluche, fraude au cinéma pour adultes, massacres de blorks dans une salle d’arcade au gardien aussi teigneux que son molosse : la vie de Kid Paddle n’est jamais sereine, mais toujours drôle.

Chronique : Dans ce nouveau tome on retrouve toujours la même ambiance, bien qu’un peu actualisée..
Le fait que malgré qu’une série entière lui soit consacrée on retrouve toujours des épisodes avec le Petit Barbare et ses déboires.
Dans ce volume on retrouve ce qui fait le succès de la série depuis le début. Les expériences dégeu, les amis barrés, la soeur blasée, la salle d’arcade, la princesse et le père de Kid. Tout les moments où il apparait, ou presque, sont hilarant. Midam s’amuse de plus en plus avec ce personnage et fait ressortir certains traits de sa personnalité qu’on ne connaissait pas encore.
Malgré un thème que l’on pourrait croire assez vite limité ce tome 15 est tout aussi drôle que ses prédécesseurs et ne souffre nullement d’un effet de déjà vu comme c’est trop souvent le cas dans certaines séries qui durent depuis trop longtemps.

Note : 9/10

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  • Album: 48 pages
  • Editeur : GLENAT (8 novembre 2017)
  • Collection : Mad Fabrik

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Game of Crowns (Tome 1) – Winter is cold (15 novembre 2017) de Baba, Tartuff et Lapuss’

Les sept chefs de clans dont John Sneeze, Grodo, Ptyrion, la princesse Denarines ou Pouliche se font la guerre pour être maître incontesté du territoire qui réunit les sept royaumes. Ils dirigent des armées composées de dragons, de chevaliers et de zombies. Parodie de la série Game of thrones.

Chronique : Sachant qu’une guerre sans pitié ni merci ni autre forme de politesse se déroule, pour conquérir les 7 couronnes qui donneront à son possesseur la maîtrise du royaume dans son ensemble, les seigneurs s’en donnent à cœur joie. Des gags à chaque planche, pas toujours très équilibrés – une meilleure répartition aurait donné un ensemble plus efficace, sur les dernières pages, on a le sentiment d’un peu de remplissage. Mais la tête détachée du corps qui sert de ballon de football est toujours un succès chez les connaisseurs, et plus encore, chez les rodeurs blancs. Baba, Tartuff et Lapuss’ ont pris à bras le corps la fresque de George RR Martin, et se régalent à la torturer, sans aucune retenue; on a hâte de découvrir un tome 2 de cette série parodique.

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Note : 9/10

 

  • Album: 48 pages
  • Editeur : Casterman (15 novembre 2017)
  • Langue : Français

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What’s new pussycat? (15 novembre 2017) de Gihef et Antonio Lapone

Automne 1960. Cole Slowe est un sculpteur au tempérament ombrageux et aux fins de mois difficiles. S’il jouit à Greenwich Village d’une belle cote d’estime, son refus d’exposer ses oeuvres aux yeux du grand public l’empêche d’accéder à une notoriété sonnante et trébuchante. Ses sculptures d’assemblage ont néanmoins capté le regard de Sophie St-Cyr, une jeune comtesse française grande amatrice d’art. L’artiste n’est pas insensible au charme de la belle et accepte pour la séduire une exposition à sa gloire. Mais c’est sans compter les agissements nocturnes d’un cambrioleur de haut vol qui hante depuis peu le quartier. Agile comme un chat, le monte-en-l’air signe ses méfaits « Pussycat ». Il a délesté de ses plus belles oeuvres pas moins de trois galeries en quelques jours et ne compte pas s’arrêter là…

Chronique: Retour à Perry Street. Après les chassés croisés amoureux de Norman et Bebe Oak, le calme semble revenu, sauf que, depuis quelques semaines, sévit un monte-en-l’air surnommé le Pussycat, qui s’en prend aux collections d’art de la ville. Or vit dans l’immeuble le sculpteur Cole Slowe, artiste talentueux mais irascible auquel s’intéresse justement la belle comtesse Sophie de Saint-Cyr, une grande amatrice d’art qui en plus, n’est pas insensible au charme de l’artiste Difficile de ne pas penser à « La main au collet » de Hitchcock dans cette histoire de cambriole et de vengeance où les ressorts de l’action n’apparaissent qu’en toute fin d’album touche est surtout remplis d’humour et a pour seule vocation de faire rire et raviver la nostalgie des amoureux d’époque. En sortant de cette œuvre, le lecteur se rend compte qu’il sourit, encore sous le charme de de la demoiselle, dans ce New York rêvé, sous le charme de l’élégance des personnages et des décors, totalement subjugué par ce récit qui a réuni cette femme et cet homme, pour le meilleur. Il n’a pas ressenti de manque du fait de l’absence de noirceur ou de complexité des personnages. Il a apprécié à sa juste valeur ce conte à la forme sophistiquée et enlevée, avec une nostalgie assumée.

Note : 9/10

 

  • Album: 72 pages
  • Editeur : Kennes Editions (15 novembre 2017)
  • Collection : KE.BD.ADO.ADULT

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LOVE IS IN THE AIR (15 novembre 2017) de Gihef et Antonio Lapone

Printemps 1960. Norman Oaks est chroniqueur à la pige pour un journal new-yorkais. Il vit seul mais heureux dans son appartement de Greenwich Village. Sa quiétude est troublée par la jolie Bebe Newman, une hôtesse de l’air particulièrement bruyante qui s’installe un étage au-dessus du sien. Elle aime faire la nouba jusqu’au petit matin; il aime se coucher et se lever à heures fixes. Elle ne jure que par la modernité; il préfère la tradition. Bref, tout les oppose. Et pourtant, pour décourager un ex aussi collant que peu recommandable, Bebe convainc Norman de se faire passer pour son compagnon et de partager avec lui le même appartement. Une cohabitation qui s’annonce explosive!

Chronique : Un seul regard à la couverture de l’album suffit pour évoquer une comédie romantique de Blake Edwards, avec Audrey Hepburn dans le rôle principal. le lecteur note la similitude de la situation d’écrivain (de chroniques au lieu de romans) de Norman Oaks avec Paul Varjak (Fred) et la propension à organiser des fêtes déchaînées dans son appartement de Bebe Newman, comme Holly Golightly. Il constate rapidement que la situation n’est pas identique puisque Bebe Newman exerce un emploi, et Norman Oaks n’est pas entretenu par son amante.
Le lecteur ne se lance pas dans cette histoire en s’attendant à y trouver une intrigue renversante. La situation de départ est des plus classiques : un homme et une femme mal assortis qui se retrouvent voisin, un amoureux possessif de la jeune femme Massimo Bellocchio, une cohabitation forcée pour les 2 jeunes gens afin de donner le change. L’issue de l’histoire ne fait pas un doute. En outre, le lecteur se rend compte que la narration est débarrassée de mélancolie et de vague à l’âme, qu’elle reste dans un ton léger avec quelques réactions exagérées pour un effet comique. Évidemment, ce n’est pas une histoire basée sur l’action. Il y a bien un enlèvement, mais il est raté, et il n’a pas grande conséquence. Pourtant le lecteur se retrouve vite immergé dans cette histoire et dans ce quartier de New York grâce aux dessins. Cette bande dessinée est légère, agréable. Les dessins sont vraiment beaux. Les personnages sont hauts en couleur, charismatiques, attachants. Les planches renferment beaucoup d’onomatopées nous permettant presque d’entendre le quotidien de nos personnages, jusqu’aux bruits des fêtes de Bebe !

Note : 9,5/10

 

  • Album: 72 pages
  • Editeur : Kennes Editions (15 novembre 2017)
  • Collection : KE.BD.ADO.ADULT

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Shutter, Tome 1 : Errance (18 octobre 2017) de Joe Keatinge et Leila Del Lucas

Descendante d’une dynastie de grands explorateurs, Kate Kristopher est une véritable célébrité. Elle a passé sa vie à visiter des contrées lointaines, à combattre des créatures fantastiques, à la recherche de trésors tous plus fabuleux les uns que les autres. Aujourd’hui, Kate s’est rangée et occupe plutôt son temps à dédicacer les récits de ses péripéties qui se vendent comme des petits pains. Mais alors qu’un secret de famille refait surface, cette vie aventureuse qu’elle croyait derrière elle pourrait bien la rattraper…

Chronique : Ce tome constitue le début d’une nouvelle série indépendante de toute autre.  L’histoire commence par un retour dans le passé quand Kate avait 7 ans et que son père l’avait emmenée sur la Lune comme cadeau d’anniversaire. de nos jours elle n’a pas envie de se lever. Il s’agit d’une jeune femme de 27 ans, son chat robot l’admoneste et la taquine gentiment. Elle ouvre les rideaux, dehors des individus étranges circulent.
Bon gré, mal gré, elle s’habille et se rend sur la tombe de son père Chris Kristopher pour l’anniversaire de sa mort. Chemin faisant, elle appelle sa colocataire Alain. Dans le cimetière elle est attaquée par 3 fantômes ninjas roses, puis par 3 rats anthropomorphes, et enfin par un gros robot mécanique rondouillard appelé Harold. C’est le début d’une étrange cavale où il est beaucoup question de son père, et de ses enfants cachés.
Joe Keatinge commence par une scène merveilleuse sur la Lune, où une jeune enfant bénéficie d’un spectacle (la Terre sur un fond étoilé) exceptionnel. Puis il enchaîne avec un réveil difficile dans un monde de légère anticipation , et peuplé d’individus merveilleux. Toutefois, Kate prend le métro aérien, un moment très ordinaire.
Le scénario bénéficie de la mise en images très convaincantes de Leila del Luca, étoffée avec soin par la mise en couleurs d’Owen Gieni. Dès les premières images, le lecteur est séduit par une apparence riche et foisonnante, de très belles couleurs rehaussant toutes les formes. Gieni bâtit des compositions chromatiques très élaborées. Il adapte sa palette à chaque séquence, en particulier pour rendre dompte de la luminosité. Pour autant, il n’a pas choisi de décliner une teinte dominante en plusieurs nuances. Il utilise une palette large pour que chaque élément ressorte, soit une entité graphique à part entière.
De plus, il introduit des variations de nuances dans chaque forme pour rendre compte de sa texture. Il est possible d’en trouver des exemples dans chaque page. Lorsque Kate ouvre ses rideaux, elle contemple un paysage urbain, sous un soleil radieux. En regardant les plantes à l’extérieur, le lecteur constate qu’Owen Gieni a utilisé différentes teintes de vert pour différencier chaque essence de plantes. Pour chacune, il utilise des nuances dans la teinte de vert pour rendre compte de la surface irrégulière du feuillage, et des reflets de la lumière.

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Quelques pages plus loin, la scène se déroule dans une pièce avec du parquet. La dessinatrice a représenté le parquet avec de grands traits fins délimitant rapidement les lames. Gieni a souligné chaque trait d’un fin trait blanc pour évoquer la limite entre chaque latte et l’imperceptible différence de niveau de l’une à l’autre. Il a également utilisé la couleur pour évoquer la texture du bois, sans se substituer pour autant à l’encrage. Encore plus loin, le lecteur peut contempler la peau d’une créature en forme de dragon, et apprécier le jeu de lumière sur sa forme, tout en nuances (sans effet de miroir basique).
Le travail d’Owen Gieni est d’autant plus remarquable qu’il n’écrase pas les dessins de del Luca. Cette dernière combine des dessins descriptifs détaillés, avec des traits un peu rapides, un peu lâches. Elle réussit à réaliser des images denses en information visuelle, sans rien perdre en spontanéité. Les traits d’encrage utilisés pour détourer les formes peuvent être soit très fins, soit très épais, encore alourdis par les ombres portées. Cette façon d’utiliser l’encrage combine une approche détaillée, et une mise en avant des éléments les plus importants dans la composition, tout gardant une impression de spontanéité, le lecteur passe un très bon moment de lecture, à haute teneur en divertissement. Il apprécie également que Joe Keatinge réussisse à déjouer les clichés habituels, pour les soumettre à sa narration, à créer une héroïne aussi attachante, sans être parfaite.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 144 pages
  • Editeur : GLENAT (18 octobre 2017)
  • Collection : COMICS

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Fantomino (18 octobre 2017) de Paulo Crumbim et Cristina Eiko

Fantomino le petit fantôme aime jouer à cache-cache avec ses amis dans le cimetière où ils habitent. Un soir, Lady Grue, leur figure tutélaire, leur annonce une grande nouvelle, la fantomette Amalia sera enfin autorisée à monter au ciel au petit matin ! Fantomino est partagé entre la joie pour son amie et la déception car il n’a jamais pu lui avouer son amour… Il décide de l’emmener voir leur dernier lever de soleil et de lui déclarer sa flamme avant qu’elle ne le quitte. Mais, sur le chemin, Amalia est enlevée par un sorcier qui utilise l essence des fantômes pour créer des philtres d amour ! Fantomino et ses compagnons vont devoir partir à l aventure pour sauver leur amie qui se retrouvera face à un choix : partir ou rester ?

Chronique : Voici Fantomino, un petit fantôme tout mignon qui vient tout droit du Brésil où il sévit depuis une trentaine d’années. Créé par Mauricio da Sousa, les aventures de Fantomino ont fait l’objet d’un reboot en 2015 par de jeunes auteurs du monde de l’animation, Paulo Crumbim et Cristina Eiko, qui ont insufflé un nouveau style plus moderne au petit fantôme.

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Le dessin et la mise en couleur sont parfaits, très esthétiques. Le découpage est lui aussi d’une grande qualité et donne un rythme au récit qui n’est ni trop lent ni trop rapide..Le plus difficile pour les adaptations est sans doute de rester fidèle à l’ambiance de la réalité des personnages. De ce point de vue, le challenge est plus que réussi. Beau reboot qui retranscrit à merveille le récit de Fantomino . Paulo Crumbim et Cristina Eiko offrent au catalogue des éditions Glenat une magnifique œuvre.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 72 pages
  • Editeur : GLENAT (18 octobre 2017)
  • Collection : JEUNESSE

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Claudia – Tome 1 & 2(13 septembre 2017) et (11 octobre 2017) de Pat Mills

Prématurément décédée suite à un sacrifice raté, la gardienne de la porte des enfers renaît dans le chaos de Résurrection où elle est adoubée chevalier vampire sous le nom de Claudia Démona. Tout serait pour le mieux dans le pire des mondes, s il n’y avait la clause de son contrat qui lui impose d’achever dans les six mois ses obligations terrestres. Or personne n’est jamais ressorti des enfers…
Alors que la réédition de Requiem est en cours chez Glénat, découvrez sous les mêmes atours (avec couverture inédite d’Olivier Ledroit !) son spin-off consacré à l un de ses personnages les plus charismatiques : Claudia, chevalier vampire. La sortie de cette seconde série, cette fois-ci dessinée par Franck Tacito, permettra aux lecteurs de prolonger le plaisir d immersion dans « l univers Requiem. »`

Chronique : Claudia est issue de la BD de Requiem, cette série qui commence avec une idée intéressante, mais qui se perd rapidement dans des futilités, d’autant plus que le dessin est tout simplement baclé, On a beau aimer l’univers de Requiem et être intrigué par le personnage de Claudia, assez formidable à la base, on ne peut que ressortir de là relativement déçu et peu convaincu.

81arpCvK5PLOn est ici dans l’absurde et le bête au niveau des mentalités des personnages et de leurs interactions. Idem au niveau du dessin, Tacito nous avait jusque là habitué à beaucoup mieux avec ses séries précédentes. C’est bien dommage.

Note : 5/10

 

  • Album: 48 pages
  • Editeur : GLENAT
  • Collection : GRAFICA

 

The Wicked + the Divine – Tome 03 : Suicide commercial (4 octobre 2017) de Kieron Gillen et Jamie McKelvie

Fandemonium, l’apocalypse, a éclaté. Les membres restants du Panthéon se réunissent pour élucider la mort d Inanna. Morrigan est capturée, tandis que Baphomet part se cacher dans les ombres souterraines. Les tensions augmentent alors qu Ananke poursuit son funeste projet, et que les corps continuent de tomber. Qui pourrait percer à jour les desseins de la déesse de la destinée ?

Chronique :Après deux volumes grandement appréciés, ce volume est un peu une une claque aux lecteurs !
Premier grand choc : chaque chapitre est fait par un artiste différent et se concentre sur un dieu différent. Malgré cette très grande qualité on a l’impression que le tome n’a aucune cohérence mais surtout l’histoire ne reprend pas où l’on s’est arrêté dans le très bon volume 2 avec la mort de Laura. Les différentes histoires ne sont qu’épisodiques et n’ont pas l’air de s’inscrire dans une plus grande partie du récit ! Mais c’est un livre qui ne se concentre pas sur les relations centrales qu’un fan développe avec ses idoles, mais sur la vie et les expériences de chaque dieu idolâtré par le monde. Ce sont des gens profondément brisés, maudits par la renommée et l’adoration, un thème présent dans les volumes précédents mais loin d’être aussi explicité que dans ce volume 3. Si le plus grand message littéraire est combien il serait terrible d’être célèbre adorer les fans « sont à leurs idoles, alors ce livre est plus fidèle à la livraison de ce message et plus efficace que les deux volumes précédents combinés. C’est un volume stellaire dans une série stellaire qui vaut le temps de lire pour tout le monde.

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Les styles artistiques entre les cinq varient considérablement, étant parfois riches, vibrants et détaillés, et d’autres fois étant plus grossièrement dessinés avec une palette de couleurs plus simpliste. Stephanie Hans, Brandon Graham et (surtout) les numéros de Tula Lotay sont les meilleurs, mais les artistes ont tous été choisis d’une manière très intelligente dans laquelle leurs styles reflètent le ton général de leurs problèmes respectifs, par Lotay  qui est profond et poignant pour un problème qui est également, Graham est loufoque pour un problème qui est également, etc.C’est définitivement un changement de vitesse, et notre principal protagoniste des deux premiers volumes, Laura, est absent de ce troisième, mais ne le prenez pas ça comme signifiant que ce volume est plus ennuyeux ou moins excellent. Même si l’action n’est pas aussi endémique, les capacités de narration de McKelvie sont toujours aussi réelles. Le plus remarquable de tous, nous obtenons également l’énorme révélation dans ce volume de qui a tué le juge et a encadré Lucifer dans le volume 1, et la réponse peut être encore un autre choc. Mais en explorant plus en profondeur l’histoire de chaque dieu, McKelvie est en mesure de donner aux lecteurs une meilleure compréhension de la façon dont ils se rapportent tous à l’auteur et des dieux qui se tiennent avec ou contre eux sur toute la ligne. Il arrive à un bon moment pour les choses inévitablement échauffantes dans le prochain arc que sera le volume 4.

Note : 8,5/10

 

  • Album: 192 pages
  • Editeur : GLENAT (4 octobre 2017)
  • Collection : GL.COMICS

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Grands crus en eaux troubles (4 octobre 2017) de Laurent Panetier et Georges Van Linthout

Antoine et Julien travaillent pour un mensuel indépendant, La Feuille de vigne, spécialisé dans le milieu du vin. Leur prochaine enquête concerne Jean Poitou, un célèbre collectionneur de grands crus récemment victime d un cambriolage. Un individu fantasque et singulier, connu pour ses prises de position radicales, en croisade contre la spéculation à tout crin qui fait monter la côte des grands millésimes à des prix plus qu exorbitants. Quelqu’un qui ne s’est donc pas fait que des amis…
Arrivés chez Poitou, Antoine et Julien découvrent un certain nombre de « bizarreries » qui les incitent à rester pour mener leur propre enquête.

Chronique : Trés bonne bande dessiné sur le millieu du vin avec comme concept le coté policier à l’appui écrit par Laurent Panetier. où il s’appuie sur une solide documentation du milieu viticole : les termes et clins d’œil sont précis, parfois complétés par des précisions en bas de page. Le duo de journalistes spécialisés qu’il met en scène enquête sur une rivalité musclée. D’un côté, Antoine quinquagénaire bougon avec beaucoup d’expérience et de l’autre Julien, dans la vingtaine et parfois naïf. Les deux hommes travaillent pour La feuille de vigne, un journal indépendant dont la thématique est le monde vinicole.

 

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Bien écrit, le récit est rondement mené et permet de passer un bon moment de lecture ; grâce à la galerie de personnages mais aussi à l’intrigue bien ficelée même si très classique. Pour attiré le lecteur, il apporte de l’humour par des scènes cocasses et des dialogues savoureux. Pour l’accompagner au dessin, Georges Van Linthout dévoile de belles planches. Trés bon divertissant à lire en busant un bon vin.

Note : 9/10

 

  • Album: 56 pages
  • Editeur : VENTS D’OUEST (4 octobre 2017)
  • Langue : Français

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Game Over – Tome 16 : Aïe aïe eye (4 octobre 2017) de Midam

Dans l’univers virtuel du Petit Barbare, les morts se suivent et ne se ressemblent pas. Préférez-vous le voir transpercé, déchiqueté, brûlé, écrasé ou dévoré ? Pour le faire passer de vie à trépas, vous avez l’embarras du choix ! Car Midam rivalise encore d’ingéniosité pour malmener notre pauvre Petit Barbare dans un florilège de Game Over aussi cruels qu’hilarants. Des gags muets et toujours aussi efficaces qui font de cette série un monument de l’humour absurde.

Chronique : Des gags sur une page ou deux, sans dialogue, mettent en scène l’avatar du joueur en guerrier dans des missions où il doit sauver une princesse.
L’interaction entre le guerrier et la princesse un peu nunuche sont souvent très drôles ainsi que tous les obstacles imprévus qui font qu’inévitablement le gag se termine en « Game Over ». Ici un très bon opus avec toujours des gags hilarants qui vont le bonheur des petits mais aussi des grands et des blagues qui se renouvelle sans cesse dans un schéma narratif pourtant très contraignant.
Ce tome se dévore et les gags sont très bien trouvés, en plus la couverture est super chouette avec l’effet brillant des yeux.

Note : 9/10

  • Album: 48 pages
  • Editeur : GLENAT (4 octobre 2017)
  • Collection : Mad Fabrik

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