Bugz T01: Même pas peur (22 août 2018) de Pierre Makyo et Toldac

Au pays des Muzarins, le Muzaroi a fort à faire pour assurer une paix durable avec les Hystérichats, les Pulmocrapauds et autres espèces belliqueuses qui convoitent son trône. L’âge avançant, il lui est de plus en plus difficile de faire régner la bienveillance et l’harmonie sur son royaume. Heureusement, le Muzaroi détient seul un pouvoir mystérieux qui lui permet encore et toujours de repousser les ardeurs de ses ennemis. Mais il sent peu à peu ses forces le quitter. L’heure est venue pour lui de transmettre son secret. Le petit Bugz semble être l’heureux élu…

Chronique : Une bd bien rigolote et qui ne se prend pas la tête. Au départ il faut bien sur aimer l’univers des insectes pour pouvoir lire cette bd qui est très bien fait. L’humour est évidemment bien présent. L’auteur sait faire rire et rend les gags comiques et très drôles, grâce au superbes illustrations.De l’aventure, des mystères, un soupçon de magie et un  héros efficace : il y a matière à de jolis développements à destination d’un public jeunesse.
Les enfants vont adorer la tête des Muzarins , leur air très surpris lors des chutes des gags, comme s’ils ne comprenaient pas du tout ce qui se passe.
Certains gags interfèrent avec les suivants, ce qui fait qu’ils se mélangent, et c’est ça qui fait le comique. Les gags sont tantôt courts, tantôt longs.
Assez souvent, on est induit en erreur par l’auteur, du fait que ce n’est qu’au moment de la chute que l’on comprend le ridicule de la situation. L’événement sur lequel s’achève le volume surprend néanmoins et laisse entrevoir une direction inattendue et intéressante pour une suite bien attendu.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 48 pages
  • Editeur : Kennes Editions (22 août 2018)
  • Collection : KE.JEUNESSE

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François: Des favelas au trône de Saint-Pierre (12 septembre 2018) de Arnaud Delalande, Laurent Bidot, Yvon Bertorello

Jorge Bergoglio est d’abord un garçon comme les autres, qui aime le foot et les copains, tombe amoureux, rêve de tango et hésite à devenir médecin. Un jour de 1954, il se sent appelé à devenir prêtre. Dans l’Argentine des années 70, entre la répression militaire et la violence de la « libération marxiste », il promeut une « théologie du peuple », au nom du Christ. Il parcourt les favelas, défend les pauvres, les victimes de la dictature…

Chronique :  Faire une bd sur le pape c’est pas un sujet simple mais un grand bravo au auteur qui sont arriver à le faire de façon prometteuse, comme une sorte de documentaire.  Cette BD se définit donc comme un avant à l’histoire du pape François L’exercice est périlleux. D’abord s’attaquer à un personnage aussi connu mais c’est certainement un moyen de détourner la difficulté de l’adaptation : on raconte une histoire, avec les mêmes codes mais au prémices . C’est ce que fait plutôt habilement Stéphane Arnaud Delalande et Yvon Bertorello  livre un scénario ciselé, alambiqué mais compréhensible. Il reprend finalement la trame de sa vie mais à travers une facilité certes, mais le procédé a l’avantage de répondre à sa problématique, à savoir comment Jorge  est devenu François. Ainsi, le scénario se révèle séduisant  L’écriture est enlevée, caustique, riche en clins d’œil. Laurent Bidot d’un trait léger et vivant inspiré par  propose des pages pleines de lumières aux décors riches, sublimées par les couleurs magistrale.

Note : 9,5/10

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  • Album: 92 pages
  • Editeur : Les Arènes (12 septembre 2018)
  • Collection : AR.ROMAN GRAPH.

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L’Empire tome 2 : Sodome et Gomorrhe (5 septembre 2018) de Olivier Bobineau et Pascal Magna

L’Empire est la première histoire politique en BD de la plus vieille institution du monde : l’Église. Sodome et Gomorrhe (XIIIe-XVIe siècle), deuxième tome de la série, met en scène l’horreur de l’Inquisition, les croisades, la Réforme, les guerres de Religion, la décadence des papes Borgia, ou la naissance de l’Université et l’œuvre de Michel-Ange… Autant d’événements fondamentaux qui ont encore une résonance aujourd’hui. Ce récit graphique entrecroise l’histoire de Dieu et du diable, de l’avidité et du dénuement, de la grâce et de la débauche sexuelle, de la sérénité et de la violence…

Chronique :  Féru d’histoires politiques et religieuses vous allez aimer ce livre rempli d’humour, explicite et concis avec de l’intelligence de Olivier Bobineau et Pascal Magna ce tome 2 est vraiment inouïe pour arriver à donner un ton décalé par rapport à la situation qui date de plusieurs siècles. Quand l’humour et la rigueur historique entrent en résonance, cela donne un ouvrage formidable, accessible à (presque) tous.
Un parcours sans concession mais pas sans Amour de notre Église.
On apprend et on comprend bien des choses qui donnent au passage de l’éclairage sur l’actualité. Complexe, ardu ce tome 2 est audacieux et offre une belle surprise.

Note : 9,5/1081tWE7ave6L.jpg

 

  • Album: 200 pages
  • Editeur : Les Arènes (5 septembre 2018)
  • Collection : AR.ROMAN GRAPH.

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Saint-Barthelemy – l’Intégrale (22 août 2018) de Pierre Boisserie et Eric Stalner

« Arrive un moment où la question de tuer au nom de Dieu ne se pose plus… Nous tuons, nous prions… et nous recommençons… »
Les guerres de Religion gangrènent la France dans sa totalité. Le fanatisme s’instille patiemment, incontrôlable, dévastateur, aveugle.

Chronique : A l’heure où certains s’approprient l’histoire de France en la mariant de force au catholicisme tandis que d’autres s’abritent derrière la notion de peuple tout aussi incertaine et démagogique que leur programme, cette intégrale est juste magnifique.
Boisserie et Stalner au scénario, Stalner au dessin et Florence Fantini pour la mise en couleurs réussissent largement cette saga.
Le récit est solide, le dessin n’est pas en reste, cette BD rend conte de cette journée incroyable et parfois confuse qui voit le massacre de 2500 protestants en 24 heures avec le déchaînement de violence inouï des parisiens, excités par le clan catholique (les Guise). L’atmosphère et la tension dramatique sont bien rendues. avec l’impressionnante documentation réunie par les deux complices afin de rester et de ressembler le plus fidèlement au contexte de l’époque. Le dessin, précis et expressif d’Eric Stalner est remarquablement bien servi par la mise en couleur de Florence Fantini, surtout dans les ambiances nocturnes. Cette période de barbarie et d’obscurantisme n’est pas sans écho avec la nôtre gangrenée par l’hégémonie des fanatismes et les massacres subséquents. Une très bonne  saga et si vous ne connaissez pas; plonger y avec bonheur.

Note : 9,5/10

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  • Editeur : Les Arènes (22 août 2018)
  • Collection : AR.HORS COLLECT

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Les Années rouge et noir tome 3 : Bacchelli (29 août 2018) de Pierre Boisserie et Didier Convard

La guerre est loin, maintenant, mais elle a meurtri ses acteurs que des amours inachevées ou des haines tenaces animent encore. Bacchelli, héritier d’une droite rancie, continue de tirer les ficelles. C’est lui qui possède les fiches contenant les secrets d’une partie de la population française, dont il saura faire bon usage…

Chronique : La guerre est loin et l’heure de se retrousser les manches est arrivée pour la plus grande partie de la population. Pour d’autres, moins nombreux, mais plus puissants, c’est le temps des règlements de comptes qui sonne enfin. Les protagonistes du premier  et second opus, tout du moins ceux qui ont survécu, sont les acteurs de ce nouveau volume à l’aube d’une période de paix où tout est possible… Les couleurs rouge et noir n’ont donc rien à voir ni avec Stendhal, ni avec Jeanne Mas, elles représentent le communisme contre le nazisme. L’adaptation en BD par Pierre Boisserie et Didier Convard est certes spécifiée « libre », elle reste néanmoins très fidèle aux problématiques sociales et aux circonvolutions nauséabondes du roman. Car c’est bien connu : en 1945, tout le monde était résistant ! Le contexte et la clique de personnalités politiques sont authentiques, a contrario des protagonistes fictionnels et sans démériter sur le fond, les acteurs sont reconnaissables, tandis que les décors restent très basiques. Certes, vue l’avalanche d’explications et de dialogues pris dans son ensemble, ce récit  est passionnant ! Une magnifique conclusion qui fini en beauté cette belle saga historique.

Note  : 9,5/10

 

  • Album: 64 pages
  • Editeur : Les Arènes (29 août 2018)
  • Collection : AR.HORS COLLECT

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L’Île aux diables – Tome 01: Alban (20 juin 2018) de Raphaël Drommelschlager et Grégory Saint-Felix

Alban, jeune héritier d’une famille bourgeoise de Bordeaux, a toujours senti vibrer en lui l’appel du large. Son destin bascule le jour où, à la mort de sa mère, il apprend qu’il n’a jamais connu son véritable père. Que celui-ci était un pirate, ces aventuriers des mers qui n’hésitent pas à braver les dangers à la recherche de fabuleux trésors. Bien déterminé à suivre ses traces, Alban embarque alors comme mousse dans l’équipage du capitaine Engoza.

Chronique : Une bd bien rigolote et qui ne se prend pas la tête. Au départ il faut bien sur aimer l’univers des pirates pour pouvoir lire cette bd qui est très bien fait. L’humour est évidemment bien présent. L’auteur sait faire rire et rend les gags comiques et très drôles, grâce au superbes illustrations.De l’aventure, des mystères, un soupçon de magie et un trio de héros classique mais efficace : il y a matière à de jolis développements à destination d’un public jeunesse.
Les enfants vont adorer la tête des pirates, leur air très surpris lors des chutes des gags, comme s’ils ne comprenaient pas du tout ce qui se passe.
Certains gags interfèrent avec les suivants, ce qui fait qu’ils se mélangent, et c’est ça qui fait le comique. Les gags sont tantôt courts, tantôt longs.
Assez souvent, on est induit en erreur par l’auteur, du fait que ce n’est qu’au moment de la chute que l’on comprend le ridicule de la situation. L’événement sur lequel s’achève le volume surprend néanmoins et laisse entrevoir une direction inattendue et intéressante pour une suite bien attendu.

Note : 9,5/10

Note : 9/10

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  • Album: 56 pages
  • Editeur : Glénat BD (20 juin 2018)
  • Collection : Tchô !

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Chronokids – Tome 06 (13 juin 2018) de Zep et Vince

Toujours armés de leur téléphone spatio-temporel, Adèle et Marvin poursuivent leurs pérégrinations dans le temps pour des buts plus ou moins nobles. Un été trop chaud ? Et les voilà partis en pleine ère glaciaire pour se fournir en glaçons pour l’Ice Tea. Mais gare aux crottes de mammouths géants ! Comme d’hab’, les jumeaux réécrivent l’histoire, mais à leur manière…

Chronique : Les Chronokids, ce sont Marvin et sa sœur Adèle. Depuis qu’ils ont trouvé dans une brocante un téléphone leur permettant de voyager dans le temps, ils n’hésitent pas à traverser les siècles au moindre prétexte. Maladroits, ils se retrouvent souvent dans des situations rocambolesques qui leur causent bien des ennuis. Face aux événements historiques dont ils sont témoins, ils portent un regard complètement marqué par leurs préoccupations d’enfants, apportant beaucoup d’humour au récit. L’amalgame entre ces préoccupations et certains moments de l’histoire est parfois réussi avec brio comme lorsque Napoléon doit faire un match de basket.
L’album, non paginé, propose de courtes histoires sans titre est prétexte à la visite d’une époque dans le but de répondre à un besoin ou à une interrogation des enfants. L’utilisation prononcée des tons de terre rend certaines planches plutôt ternes. Les illustrations détaillées donnent son sens au récit et ajoutent des détails historiques. Par ailleurs, puisque les enfants atterrissent souvent au cœur de batailles sanglantes, certaines illustrations sont parfois violentes ou légèrement macabres. L’humour du récit est aussi soutenu par des personnages caricaturaux très expressifs et de nombreux jeux de mots. de plus, certaines histoires proposent des chutes surprenantes qui suscitent l’intérêt du lecteur. Une bonne série qui plait à un large public et avec ce tome 6 réussi à perdurer.

Note : 9,5/10

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  • Album: 48 pages
  • Editeur : Glénat BD (13 juin 2018)
  • Collection : Tchô ! La collec…

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Max et Bouzouki T05: Mission Minouminou (30 mai 2018) de Falzar et David Evrard

Se plonger dans Max et Bouzouki, c’est découvrir le plaisir de lire ! Le héros ou l’héroïne d’un récit a souvent beaucoup de points communs avec le jeune lecteur. Il suffit de regarder la petite famille de Max ! Mais les histoires de Max et Bouzouki font aussi rêver : quel enfant ne désirerait pas avoir un chien pour ami, et, mieux encore, un chien qui peut dormir dans son lit ?

Chronique : Une bande dessinée sympathique dont les héros sont Max et Bouzouki, son chien. Un personnage à part entière qui ne pense qu’à manger. On aperçoit aussi Léa, la copine qui elle possède un chat.
Histoires d’écoles, de parents pas toujours d’accord et de copains.
5 ou 6 cases par page, et un gag à chaque fois. Texte simple, dessin coloré. La mise en page est plutôt gaie.
Pour les lecteurs débutants, et à cet âge on a envie de lire de la BD, c’est vraiment adapté et drôle. Simple a lire et tellement drôle.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 24 pages
  • Editeur : Kennes Editions (30 mai 2018)
  • Collection : KE.PREM.LECTURE

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Capitaine Static- Recueil 1 (27 juin 2018) de Alain M. Bergeron et Sampar

 

Capitaine Static. Charles Simard était un enfant comme les autres…

Chronique : BD sympathique, qui met de bonne humeur.
On se retrouve dans le monde magique d’un enfant de neuf ans, propulsé au rang de héro et se baptisant « Capitaine Static » ! Détenteur d’un nouveau pouvoir; la maitrise de l’électricité statique, du bout des doigts, il remet les gros durs à leur place, dans la cour de l’école, ou dans les ruelles de sa ville. Un hybride entre le livre de contes et la bande dessinée. Capitaine Static vise un public jeune et ceux qui débutent en lecture.
L’histoire leur parle directement en les plaçant dans un univers qui leur est familier et dans lequel ils se reconnaissent avec l’école, les origines des pouvoirs de Capitaine Static , les bagarres et les premiers émois.
Un volume qui devrait plaire aux jeunes et moins jeunes, surtout quand l’intimidateur devient le dindon de la farce.

Note : 9,5/10

  • Album: 192 pages
  • Editeur : Kennes Editions (27 juin 2018)
  • Collection : KE.PREM.LECTURE

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Mauvaises mines (23 mai 2018) de Jonathan Munoz

Le directeur des éditions Couicoui devrait être content : le nouvel album des aventures de Pin-Pin le petit lapin, fleuron de son catalogue jeunesse, se vend comme des petits pains. Problème, celui-ci n’a visiblement pas été relu… Certaines de ses répliques semblent être destinées à un public plus adulte. Beaucoup plus adulte. Pour éviter le scandale éditorial du siècle, notre éditeur et son assistant vont devoir se mettre en quête des exemplaires imprimés pour les faire disparaître définitivement. Sauf que pendant ce temps, l’auteur, lui, travaille déjà sur son prochain ouvrage. Et il compte bien aller encore plus loin…

Chronique : Un recueil d’humour noir, très noir et très réussi ! Des dessins superbes (parfois dans l’horreur), très parlants, des phrases qui accrochent, une belle remise en question sur certains points de notre société. Le lecteur y voit des soldats mutilés, des mers d’urine, des vieillards sodomisés ou encore une martyre sur le point de se faire exploser .  Sébastien Munoz tire sur toutes les cibles, il n’y a pas de censure et il n’y a pas de tabous. L’ensemble s’avère sympathique, souvent amusant, mais présente ses limites, notamment un rythme de lecture assez rapide et une trame narrative un peu mince, assurée par quelques pages racontant la poursuite de l’écrivain dépressif.Mais au delà de cet humour bien barré, c’est surtout la richesse graphique de l’artiste qu’il faut admirer sans modération. Il saute d’un style à l’autre, s’amuse à enrichir ses dessins de textures sombres, de lumières très habilement dosées et d’un réel sens de l’atmosphère.

Note : 9/10

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  • Album: 96 pages
  • Editeur : Glénat BD (23 mai 2018)
  • Collection : GlénAAARG !

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