La moustache de Monsieur Monsieur – 10 septembre 2020 de Georgette

Monsieur Monsieur est fier de sa moustache, qui lui donne un air très sérieux. Mais un beau matin, elle s’envole dans les airs, et va se poser dans un parterre de fleurs, sous le nez d’un bébé ou encore sur les yeux d’un chien saucisse. Sa folle promenade la reconduira-t-elle sur le visage de son propriétaire? Il se pourrait qu’alors Monsieur Monsieur s’en trouve un peu changé…

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Chronique : La moustache d’un monsieur trop sérieux se fait la malle et décide de suivre une nuée de papillons. On suit son aventure inattendue et elle sème sourires et éclats de rire sur son passage…

Cette histoire est pleine d’humour et de légèreté. Les enfants adore chercher la petite moustache et la toucher. C’est vraiment drôle et mignon comme tout !

Note : 9/10

Esther, reine malgré elle – de Susie Morgenstern

Esther est une jeune orpheline juive, qui vit à Suze avec son oncle. Le peuple juif en exil n’est pas très apprécié d’une partie de la population de la ville. Lorsque le roi Assuérus cherche une nouvelle femme, Esther se cache : une vie dans le harem royal ne la fait pas du tout rêver !

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Chronique : Excellent ouvrage pour ceux qui veulent les histoires de la bible. Le livre est tout à fait fidèle à la Bible pour autant, le texte, bien que très simplifié, est fluide, avec des transitions et de proche en proche, l’enfant apprend ainsi sa langue maternelle et enrichi son vocabulaire en reprenant et en testant de nouveaux mots dans ses phrases. Parfois cela est cocasse et donne lieu aux « mots d’enfants » qui nous font sourire.

Note : 9/10

L’Arbre, le chat, le grand-père – 24 septembre 2020 de Pauline Alphen

« La vraie vie de la mort ». Je m’appelle Ambre et je vais vous raconter comment la mort est entrée dans ma vie. Bon, je ne vais pas vous mentir, c’est triste. Mais on peut faire des trucs pour apprendre à vivre avec, pour ne pas se noyer dans la tristesse. On peut apprendre à nager quoi !

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Chronique : Très beau roman qui illustre à la perfection la douleur, la perte, le deuil… Le tout avec beaucoup de poésie, des images qui fourmillent de détails et de vie, et une vérité sans fards. C’est une simple histoire intense qui nous happe et nous recrache en petit morceaux une fois que on fini le livre. Ce n’est pas l’ histoire la plus original mais c’est si bien raconté que ça en est  secondaire. Le texte fourmille d’informations et de petits clins d’œil qui en disent long sur l’histoire et les personnages. Un moment de douceur, d’émotion.

Note : 9,5/10

Le château nocturne – Les aventures d’Alduin et Léna – Tome 3 – 11 septembre 2020 de Estelle Faye (Auteur), Nancy Pena (Illustrations)

Léna, Alduin, toujours métamorphosé en renard, et Sigmund sont en quête du Château Nocturne, lieu entouré d’une nuit éternelle où l’on peut retrouver ce qui a été perdu. Sigmund cherche sa mémoire et Alduin à retrouver sa forme humaine.

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Chronique : Alduin et Léna grandissent ensemble dans le même village. Ils sont très proches même si beaucoup de choses les séparent. Alduin est le fils du chef tandis que Léna est la fille de la guérisseuse et ne connait pas son père. Mais la vie n’est pas si paisible pour les deux adolescents. La guerre sévit non loin de chez eux et surtout une étrange menace pèse sur la région en la personne des guerriers de glace. Ces derniers viennent par périodes réclamer une femme ou une jeune fille du village. Tout le monde les craint au village. Les voyant revenir, Alduin craint pour Léna et décide de l’aider contre cette terrible menace.
Les deux personnages principaux sont attachants et chacun a sa personnalité propre. Alduin est très volontaire, attentionné et courageux. Il fait preuve de beaucoup de bravoure et de tempérament pour quelqu’un de son âge. Sa relation avec Léna est très touchante. Léna est très autonome et débrouillarde, mais les habitants du village ont peu de considération pour elle. Ils vont recevoir une aide inespérée d’un ancien soldat, personnage mystérieux qui a beaucoup intrigué mon fils. Ce personnage permet d’aborder le thème de la guerre et ses horreurs. Ces trois personnages sont très réussis et ont tout de suite eu l’adhésion de mon trollinou.
Le récit est très rythmé et l’intrigue prenante. J’ai beaucoup aimé l’intrigue principale ainsi que la secondaire. Nous sommes dans un univers jeunesse certes, mais on ne cesse de se poser des questions. L’auteure nous montre de quoi l’être humain est capable lorsqu’il a peur, c’est à dire… du pire! Et comment dans des situations qui semblent perdues d’avance, on peut parfois compter sur le soutien d’une personne inconnue. L’histoire est bien menée, intéressante. Un Tome 3 magnifique.

Note : 9/10

Les dinosaures – Mon coffret livre et jeux Avec 36 cartes + 4 planches

Un coffret composé de 36 cartes, 4 planches et un livre pour tout apprendre sur les dinosaures tout en s’amusant.

Note : 9,5/10

Chronique : Un coffret parfait pour occuper les enfants Il contient un livre qui nome les type de dinosaures qui sont dessinées avec de jolies couleurs et surtout un jeu de Loto et de memoire. Prévoyez une table suffisamment grande pour accueillir tout ce petit monde. Des jeux qui apporte détente et plaisir à renouveler à l’infini. La boite est suffisamment solide pour de nombreuses utilisations.

Note : 9,5/10

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Le Crépuscule et l’Aube – 17 septembre 2020 de Ken FOLLETT

En l’an 997, à la fin du haut Moyen Âge, les Anglais font face à des attaques de Vikings qui menacent d’envahir le pays. En l’absence d’un État de droit, c’est le règne du chaos.
Dans cette période tumultueuse, s’entrecroisent les destins de trois personnages. Le jeune Edgar, constructeur de bateaux, voit sa vie basculer quand sa maison est détruite au cours d’un raid viking. Ragna, jeune noble normande insoumise, épouse par amour l’Anglais Wilwulf, mais les coutumes de son pays d’adoption sont scandaleusement différentes des siennes. Aldred, moine idéaliste, rêve de transformer sa modeste abbaye en un centre d’érudition de renommée mondiale. Chacun d’eux s’opposera au péril de sa vie à l’évêque Wynstan, prêt à tout pour accroître sa richesse et renforcer sa domination.

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Chronique : Avec ces 858 pages, denses mais prenantes du début à la fin, on repart dans le Kingsbridge des Piliers de la terre, en amont de la période historique de ce roman, un siècle plus tôt environ : l’action débute à la veille de l’an 1000, en l’an 997 dans ces temps troublés et millénaristes. Et elle débute, comme les Piliers, par de la violence terrible avec une attaque de vikings sur le village. S’ensuit derrière les parcours croisés des héros dans un univers qu’on maîtrise souvent moins bien mais (la conquête normande en gros) mais qu’on prend un grand plaisir à découvrir sous la plume de ce romancier de talent.

Les personnages créés par l’auteur sont en effet très attachants, en particulier (pour moi) Edgar, présent dès le début du livre et pourtant différent des héros habituels de Ken Follett, ou Ragna, l’héroïne et femme forte, qui marque de son empreinte tout le livre et projette une aura incroyable. Aldred, le moine, d’une abbaye sans gloire mais qui aspire à la connaissance et à la grandeur pour son abbaye qui nous offre un accès vers l’intemporel, sur fond d’une opposition à l’évêque Winstan, maître des lieux et incarnation du haut clergé de l’époque.

On se retrouve, dans un univers à la fois proche des Piliers et en même temps différent, moins mature, où la société se cherche encore, définit aussi les règles qui doivent la gouverner. De manière intéressante et fidèle à son habitude, Ken Follett ne cherche en rien à masquer la violence de l’époque et nous dévoile ses côtés séduisants comme effrayants, avec un attention de tous les instants au réalisme et à la ressemblance historique. On est plongés sans concessions dans la réalité de l’époque.

On retrouve aussi tous ces hommes et ces femmes forts, qui se battent contre les préjugés de leur temps, pour la liberté ou pour sortir du carcan de leur condition de femme entravée par une société médiévale, dans un discours presque « MeToo ».

Si je devais faire une (petite) critique, on retrouve dans le livre toute la magie de l’auteur, tout ce qu’on attend aussi, sans trop de surprise. Cela plaira assurément aux fans de la série et je l’ai lu d’une traite en bon fan, mais manquait peut-être une touche de nouveauté dans le style ou la construction de l’intrigue. On est dans du Ken Follett conforme à ses canons, pas dans la nouveauté !

Note : 8,5/10

Chronique de Erica Rochechouart

Eloge de la force – 24 septembre 2020 de Laurent Obertone

Telle est la question de ceux qui n’ont pas renoncé.
Ultraviolence, crise économique, chaos social, trahison des élites…
Face à l’effondrement qui vient, le Français lucide n’est plus qu’impuissance. Dans l’angle mort du dressage médiatique, son avis ne compte pas, son opinion n’existe plus. Nié dans sa souveraineté, criminalisé dans ses pensées, il n’a plus aucun moyen de se faire entendre.
Résigné, vaincu, digéré par la matrice, il s’en remet à l’État, aux politiciens, à sa colère, à un miracle… Espérant sans trop y croire que d’autres vont le tirer de cette impasse.

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Chronique : Les premiers chapitres sont écrits avec des gants de boxe tenant un scalpel qui lacère le lecteur à chaque phrase, magnifique. A ne pas lire si vous êtes dépressifs, quoique… Une dystopie paradoxalement ultra réaliste puisqu’on ne vit pas dans 1984 mais dans un monde bien pire. On jubile à le voir envoyer au tapis le lecteur, ce « Monsieur moyen » qui bien qu‘étant le fruit d‘une selection des plus forts prédateurs du passé est devenu une petite fiotte servile et démocratisée. Puis on entre dans ce qui se voudrait une sorte de livre religieux nietzschéen, Ainsi parlait Obertone et son catéchisme laïc… Une critique acerbe de l’Etat, de Big Brother, de l’Administration qui confine à l’anarchisme… de droite. Pour un peu on se croirait revenu il y a un siècle au Cercle Proudhon à préparer la révolution. Sauf qu’il ne prône que la révolution personnelle, le très nietzschéen « deviens ce que tu es », sans véritablement offrir une porte de sortie politique à sa critique du système. Dommage. C’est un repli sur soi, une suite de conseils pour bâtir une base autonome durable survivaliste intérieure, une ode en quête du surhomme qui survit en chacun, enfoui et bâillonné. « Le dormeur doit se réveiller » comme il est dit dans le roman de science-fiction Dune de l’écrivain Frank Herbert. Éloge de la force, à lire après avoir doublé sa dose quotidienne de Xanax pour ne pas sortir dans la rue y mettre le feu après avoir décapité un transgenre vegan. J’y vois une tentative désespérée de transformer un peuple d’eunuques en guerriers de l’apocalypse, seule voie pour sa survie.
A lire.

Note : 9/10

Chronique de Romain LETANG

Le bonheur est caché dans un coin de votre cerveau de Fabien OLICARD

Être heureux peut aussi s’apprendre ! Vous ne le saviez pas, mais les échecs ont fait partie intégrante du chemin de vie de Fabien Olicard et ne l’ont pourtant pas empêché de trouver ce qu’on appelle le  » bonheur « .

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Chronique : Un livre accessible et brillant. L’auteur nous relate ses échecs personnels et nous explique que cela fait partie de notre apprentissage et a ne pas culpabiliser. Il explique également que tout le monde n’a pas le même rythme, la même énergie et que cela est indépendant de notre volonté. le chapitre sur le jugement des autres est mon préféré parce qu’il explique qu’il faut prendre quelqu’un dans sa globalité et non une partie plus ou moins grande de lui ce qui évite des projections erronées et de la jalousie. Un livre passionnant que j’ai eu plaisir à lire.

Note : 9/10

De carolinelaan

La Maison du chat noir – 24 septembre 2020 de Agnès MAROT (Auteur), Bruno Salamone (Illustrations)

Depuis l’annonce du déménagement, rien ne va plus pour Zoé : ses parents ne font plus attention à elle et l’obligent à s’occuper de son petit frère. Comble de l’horreur, leur nouveau domicile ressemble à une maison hantée ! Zoé ne s’y sent pas en sécurité, surtout depuis la rencontre avec ce mystérieux chat noir… Zoé parviendra-t-elle à apprivoiser cette étrange créature aux grands yeux jaunes ?

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Chronique : C’est un roman junior bien écrit, facile à lire qui détonne un peu et fera bien du bien au enfant sur leurs désirs. Roman sur la volontiers de vouloir tout et tout de suite c’est aussi un roman de révélation, des autres, de l’amour, de l’amitié, de l’entraide, de la force de l’intelligence émotionnelle. Roman sur ses remises en questions. Zoéet le chat sont vraiment superbe et va découvrir ses propres choix qui donnent désormais un sens à ses actes. Enfin, roman d’apprentissage car être heureux, c’est aussi et surtout vivre hors du cadre !

Note : 9,5/10

Chantefables et Chantefleurs – 1 octobre 2020 de Robert DESNOS (Auteur), Mylène RIGAUDIE (Illustrations)

Ce recueil écrit par Robert Desnos pour les enfants reste l’œuvre la plus connue du grand poète surréaliste. Ses poèmes constituent depuis leur publication un trésor de fantaisie et d’humour. Revisités ici par Mylène Rigaudie, on en redécouvre la fraîcheur et chacun d’entre nous y retrouvera avec délice La Fourmi de dix-huit mètres, Le Pélican de Jonathan, L’Alligator ou encore Le Mimosa.

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Chroniques : Peut-être, après lecture de ce bel ouvrage, auriez-vous envie de découvrir ou redécouvrir les contes et les beaux poèmes de Robert Desnos, toujours d’actualité ? – Qui n’a pas récité sur les bancs de l’école, la fourmi, le tamanoir, le pélican, les hiboux, la rose et le réséda etc.. ? Que de jolies poésies !chantefables et chantefleurs 1Au travers de certains poèmes de Robert Desnos, il faut voir un double sens, très clair, disait-il. Rappelons-nous ! Nous sommes alors en temps de guerre, qu’il est Résistant lorsqu’il écrit ces poèmes.Dans le livre de Gaëlle Nohant, de nombreux extraits de poèmes sont cités, notamment la fourmi, qui s’avère être un poème de résistance.la fourmi robert desnos*

Explication : « Fourmies » est une ville du nord de la France avec des usines métallurgiques où on fabriquait des locomotives. Ces locomotives étaient connues dans le milieu des chemins de fer, on les appelait des « Fourmies« . Et quand Desnos parle de la « fourmi de dix-huit mètres de long« , il se trouve que la locomotive et son wagon de charbon font dix-huit mètres de long. Quand il parle de tous ces gens qui sont dans le train et qui parlent français, javanais et toutes les autres langues, il est aujourd’hui évident que ces gens sont tous les étrangers, tous les juifs, qu’on emmenait dans ces wagons. » (JF). Jacques Fraenkel, ce petit garçon de six ans, que cache et protège Robert Desnos. Jacques, à qui Robert raconte des histoires.

Note : 10/10