L’Amour, la Mort – 28 janvier 2021 de Dan SIMMONS

Entre vieilles légendes sioux, bas-fonds de Bangkok, futur dystopique et passé recomposé, Éros et Thanatos dansent ensemble pour mieux révéler les fêlures humaines.

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Chronique : Un recueil de cinq nouvelles, dont deux sont, à mon avis, brillantes et les autres sont bonnes mais pas aussi remarquables que « Coucher avec des femmes dentues » et « Le grand amant ». J’ai donc apprécié ce recueil, surtout maintenant que j’ai lu quelques livres de Dan Simmons et que je commence à voir que ses obsessions pour certains thèmes, comme la guerre, les Amérindiens et la passion spirituelle, sont tout simplement les plus visibles. Du point de vue des Lakotas, il s’agit d’une histoire de type « quête de vision » très semblable au ton du film Dreamkeepers de 2003. J’ai été assez impressionné par l’histoire, mais Dan Simmons a fait un travail tout aussi remarquable avec une histoire autochtone dans son livre Black Hills, ainsi qu’avec son traitement des tribus du nord du Canada. Je décrirais son approche comme une pomme inversée, (Apple) un terme utilisé de façon péjorative pour les indigènes qui sont plus blancs (à l’intérieur) que leur peau ne l’indique, eh bien Dan Simmons est le contraire de cela : c’est un Indien qui vit à l’intérieur d’un homme blanc. D’accord, c’était une comparaison boiteuse, mais c’est le mieux que je puisse faire, à moins que vous ne pensiez à quelque chose de blanc à l’extérieur mais de rouge à l’intérieur. Quoi qu’il en soit, passons à la dernière histoire « le grand amant », sur la Première Guerre mondiale et le poète anglais Edward Rooke et son expérience de la bataille de la Somme. J’ai lu un certain nombre de bons écrivains qui ont fait de merveilleuses histoires, certaines basées en partie sur leur expérience de la guerre. Norman Mailer ou Harry Harrison mais aussi Dan Simmons, un vétéran du Vietnam comme Harry Harrison, et il a écrit un récit descriptif puissant de la guerre des tranchées dans la nouvelle la meilleure chose que j’ai lue sur la grande guerre, comme il s’appelait, bien que je ne puisse pas dire que j’ai lu beaucoup de récits de cette guerre, c’était quand même une très bonne histoire dans l’ensemble ; quelques histoires agréables et intéressantes veulent également mentionner ici le futur proche ; l’histoire de science-fiction « Flashback » était plutôt plus précise dans la description de la réalité d’aujourd’hui en 2021 (rappelez-vous que cela a été publié en 1992) que beaucoup d’efforts plus connus comme le Nécromancien de William Gibson, de toute façon « Flashback » était un bon effort ; il décrit en quelque sorte l’ajout de téléphones portables écrit en retour avant que nous soyons dépendants de nos téléphones portables.

Note : 9,5/10

Éditeur : Pocket (28 janvier 2021) Langue : Français Poche : 512 pages ISBN-10 : 2266298062 ISBN-13 : 978-2266298063

Je t’aime à chaque instant – 21 janvier 2021de Suzanne BOGEAT (Auteur), Maureen POIGNONEC (Illustrations)

Un bisou dans le cou pour me réveiller, un câlin pour me donner du courage, des chatouilles pour sécher mes larmes… À chaque instant de la journée, Papa et Maman savent me parler et me rassurer. Et si ces gestes doux étaient la plus belle manière de me dire qu’ils m’aiment ?

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Chronique : Cette jolie histoire mettant en scene un enfant et son amour pour ses parents et ses questionnement sur la vie est illustrée par de très belles images, douces et colorées, est parfaite pour rassurer un enfant sur l’amour inconditionnel des personnes qu’on aime et consolider la sécurité affective dont il a besoin pour s’épanouir.

Elle peut être lue sans occasion particulière, mais aussi après une mauvaise journée, une dispute, une bêtise… afin d’apaiser l’enfant et de le réconforter avant le coucher, un vrai coup de cœur.

Note : 10/10

Éditeur : Grund (21 janvier 2021) Langue : Français Relié : 32 pages ISBN-10 : 2324024764 ISBN-13 : 978-2324024764

Rien ne t’efface – de Michel BUSSI | 4 février 2021

  1. Maddi est médecin généraliste à Saint-Jean-de-Luz, une vie comblée avec Esteban, son fils de 10 ans.
    Ce jour d’été là, elle le laisse quelques minutes seul sur la plage. Quand elle revient, Esteban a disparu.
  2. Maddi a refait sa vie, et revient sur cette plage en pèlerinage.
    Au bord de l’eau, un enfant est là. Même maillot de bain, même taille, même corpulence, même coupe de cheveux. Elle s’approche. Le temps se fige. C’est Esteban, ou son jumeau parfait.
    Maddi n’a plus qu’une obsession, savoir qui est cet enfant.

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Chronique : Un nouveau roman de Bussi c’est en général un gros événement litteraire mais c’est aussi un vrai plaisir avec ses romans si bien écrit, certes ce n’est pas du Proust mais on est heureux de retourner dans une histoire bien écrite et qui ce lit avec plaisir. Le livre donne beaucoup de réflexion sur des thématiques intéressantes : la maternité, la filiation, le deuil impossible …voire la malveillance et l’intimidation et l’on obtient ce magnifique livre, d’une grande densité, à la sensibilité à fleur de peau qui ne peut que nous transporter, nous ramener à notre propre existence, nous questionner sur nos choix On apprécie le style d’écriture qui coule très bien et c’est un plaisir de lire … Une maman qui ne peut se résoudre à faire le deuil de son fils et trouve un exutoire chez un autre enfant ressemblant traits pour traits à son enfant disparu …Et là, deuxième surprise effet de twist: J’ai trouvé la  » moralité  » de la fin absolument divine. On peut voir la technique se diriger facilement de cette façon, ce n’est pas en dehors du domaine de la crédibilité que cela pourrait devenir réalité. L’intrigue est vraiment intrigante et unique et bien qu’il y ait une réalité effrayante la prise différente et on ne s’attend pas vraiment à cette fin. Un très bon cru Michel Bussi pour moi que ce nouvel opus.

Note : 9,5/10

Éditeur : Presses de la Cité (4 février 2021) Langue : Français Broché : 456 pages ISBN-10 : 2258195306 ISBN-13 : 978-2258195301

De médecin à réalisateur d’Hippocrate, Thomas Lilti se confie dans un livre

Mis à l’arrêt par la crise du Covid, le réalisateur et scénariste d' »Hippocrate » Thomas Lilti a repris son activité de médecin en plein confinement et se confie sur cette période dans son 1er livre, « Le Serment », qui vient de paraitre chez Grasset.

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Quand la réalité rattrape la fiction… Thomas Lilti était en plein tournage de la saison 2 d’Hippocrate, dans un hôpital, lorsque la pandémie a fait irruption. En immersion dans le milieu hospitalier, attentif aux problématiques qui touchent les soignants depuis des années, et ancien médecin, le réalisateur et scénariste avait choisi de commencer cette nouvelle salve d’épisode par un service d’urgence « sous l’eau » pour raconter « cet hôpital public qui se fissure de partout, qui casse, qui coule ».

Littéralement inondés dans cette fiction, les héros de la série sont « mis au défi de réussir alors qu’ils ne sont pas spécialement formés à faire des urgences, que les locaux ne sont pas adaptés, que leur service est déjà en grande souffrance »… Dès les premières pages, « Le Serment », qui vient de paraitre chez Grasset, montre que ce qui avait été imaginé pour la série et la réalité se croisent de façon troublante et inattendue : « Le point de départ de cette saison 2, je le trouvais incroyablement romanesque et je prends conscience qu’il n’est finalement qu’un reflet très minoré de la réalité qu’on est en train de vivre », confie-t-il.Thomas Lilti décrit ainsi les coulisses d’un tournage interrompu par la pandémie, les questionnements qui ont surgi. Les spectateurs de la série Hippocrate découvriront ces passages du livre avec un vif intérêt. Idem pour les fidèles du cinéma de Thomas Lilti, d’Hippocrate (le film) à Première année, car on apprend au fil des pages tous les aspects autobiographiques de sa filmographie. Avec, à la clé, beaucoup d’anecdotes et des hommages à des personnes qui ont compté dans son parcours. Ce livre vient le confirmer : le cinéma de Thomas Lilti se nourrit énormément du réel, et de son vécu, ses rencontres et sa famille, Lilti étant lui-même fils de médecin.

Thomas Lilti revient aussi sur les raisons pour lesquelles il avait raccroché la blouse, pour se consacrer uniquement au cinéma, puis finalement décider de s’impliquer temporairement à nouveau dans le milieu hospitalier en plein confinement. Comme le cinéaste l’avait annoncé au début du premier confinement, il a vite pris la décision de proposer son aide bénévole à l’hôpital où se tournait précisément la série Hippocrate. Il revient en détail sur cette période et ce qu’il a pu observer. Le Serment nous offre ainsi un témoignage au plus près des soignants et une réflexion sur le système hospitalier actuel.

Le Serment, Thomas Lilti, édité chez Grasset, disponible depuis le 20 janvier 2021

Autopsie pastorale de Frasse Mikardsson, quand les experts coupent les cheveux en quatre…

Sous le soleil de minuit

Encore un polar scandinave ? Et bien oui que voulez-vous, parfois le hasard vous enchaîne à un genre. Ce mois de janvier aura été marqué par le froid et les températures négatives aussi bien dans mes lectures que dans la réalité. Pourtant cet ouvrage possède un postulat plus original que le tout-venant de la littérature policière. Cela suffit-il à faire de lui une lecture recommandable ?

Je ne vais pas faire grand cas de mon avis je n’ai pas aimé ce polar et ce pour deux raisons spécifiques que je vais détailler plus bas. Parlons d’abord des aspects les plus réussis, l’auteur est parvenu à instaurer une narration dynamique malgré son intrigue linéaire et casanière. La majorité de l’intrigue se déroule en effet dans les locaux de l’institut médico-légal de l’hôpital universitaire de Karolinska en Suède. On comprend très vite que l’on est face à un polar scandinave atypique, l’auteur suit son propre rythme en se moquant éperdument des codes usuels du polar scandinave. Un constat qui se révèle également dans la plume, légère et empreinte d’un humour teinté d’ironie et de poésie. Une plume revigorante qui illumine les rares passages narratifs mais qui s’éteint complètement durant les longues phases d’échanges théoriques entre nos différents experts.

Tout l’intérêt du roman réside dans la question de savoir si oui ou non il y a eu meurtre ou pas. Les chapitres suivent le processus médico-légal qui entoure ce genre de cas, d’où le côté très linéaire, et l’on assiste aux réunions entre les membres de l’institut ou aux discussions entre Antal, le légiste en chef et Pierre, son élève. On a donc droit à des pages et des pages de dialogues scientifiques pointus où chacun des personnages confronte son point de vue. Des passages rébarbatifs qui se poursuivent jusqu’à la conclusion et que l’auteur ne parvient jamais à rendre attractif. Le tout assèche la narration, n’instaure aucune ambiance originale et enrobe le tout d’une aura de rapport officiel inintéressant.

Mais le point noir du roman réside surtout dans l’écriture des personnages. Si l’auteur parvient à donner un ton distinctif à la majorité des personnages secondaires, comme la brave Magdalena cheffe de service et féru de la couleur jaune, et s’en tire plutôt bien avec son portrait de celui que l’on pourrait considérer comme un personnage principal, à savoir le méticuleux Antal, il échoue par contre avec le second personnage principal, le fameux Pierre. Impossible de savoir quel été le but de l’auteur en dépeignant un personnage aussi antipathique dans les pages de son ouvrage mais si l’effet rechercher est de déclencher un sentiment de haine irrépressible c’est réussi. Tout est fait pour que l’on ressente une profonde aversion pour cet expatrié français qui condense tous les défauts que l’on reproche à mes concitoyens en temps normal, ce qui rend difficile la lecture de ce polar qui accorde déjà beaucoup d’importance à des considérations scientifiques qui finissent par lasser tant elles sont redondantes.

Original ce polar suédois l’est sans nul doute, mais sa propension à détailler tout le processus scientifique sans y instiller ni l’humour ni la poésie que l’on retrouve lors des passages narratifs épars le condamne à être réservé aux afficionados des techniques médico-légales.

Résumé: au presbytère de la petite ville suédoise de Sigtuna. Elle était malade de son cœur. La porte était fermée à clef. Un dossier apparemment simple. Le jeune interne Pierre Desprez va réaliser une autopsie de routine, supervisé par le médecin légiste Antal Bő. Pourtant, l’enquête va se transformer en un casse-tête au fur et à mesure de l’avancée des investigations. Il n’en faudra pas moins que l’intervention d’une pomologue à la retraite, d’un vieux professeur de médecine environnementale et de la femme de ménage du vicaire pour révéler une vérité insoupçonnée !

Détails sur le produit

  • Éditeur : Nouvelles éditions de l’Aube (21 janvier 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 336 pages
  • ISBN-10 : 2815939266
  • ISBN-13 : 978-2815939263
  • Poids de l’article : 380 g

Prunelle, sorcière rebelle – 20 janvier 2021 de Agnès Laroche

Prunelle est une sorcerelle qui pratique la magie douce pour améliorer la vie des habitants du comté de Tendreval. Un jour, instinctivement, elle lance un sort de magie forte, strictement réservé aux sorciers, les Eclaireurs. Or le père de Prunelle est le chef des Eclaireurs…

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Chronique : Regardez cette couverture sombre et magnifique qui vous donne envie de vous perdre dans cette histoire.

Il était une fois une fille qui retrouva un garçon perdu dans les bois. Elle touche son âme et le réchauffe, l’aidant à trouver ce qu’il cherchait et, entre-temps, elle découvre le but de sa vraie vie. Mais leur rencontre fera ressortir le danger, la malédiction et la mort dans leur vie !

Cette histoire est d’une beauté obsédante, d’un mystère enchanteur et d’une beauté surnaturelle. c’est un voyage magique qui vous fera croire à l’inexplicable et admirer l’inattendu. je pense que ce livre m’a jeté son propre sort.

Certains aspects de l’histoire m’ont semblé prévisibles, mais la prévisibilité vient du fait que j’ai eu l’impression d’avoir intelligemment saisi les subtiles allusions de l’auteur, et non pas parce que l’auteur était évident. et c’est certainement dû à l’écriture. l’écriture est exquise et si parfaite sur le plan de l’atmosphère. elle donne le ton et l’ambiance parfaits pour l’ensemble du livre.

Prunelle, sorcière rebelle est un livre si magique, mais aussi un livre qui donne des frissons en lisant. J’ai été très surpris, voire choqué, par la tournure des événements à la fin du livre. Bien que ce livre ait eu quelques défauts comme la formulation répétitive, qui m’a un peu ennuyé et quelques trous d’intrigue évidents. J’ai vraiment apprécié ce livre, c’était une lecture merveilleuse.

Note : 9/10

Éditeur : Rageot Editeur (20 janvier 2021) Langue : Français Broché : 256 pages ISBN-10 : 2700276477 ISBN-13 : 978-2700276473

Le romancier de la mer – 7 janvier 2021 de Joseph CONRAD

De tous les écrivains de la mer, Joseph Conrad est celui qui a restitué avec le plus d’authenticité la vie à bord d’un navire au temps où les grands-voiliers croisaient la route des premiers vapeurs. Cette anthologie regroupe les œuvres maritimes les plus remarquables d’un monstre sacré de la littérature anglaise dans des traductions révisées, dont Le Frère-de-la-Côte, son roman ultime et méconnu.

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Chronique : Il y a des romanciers dont le seul nom suffit à évoquer tout un univers. Prononcez celui de Joseph Conrad et tout de suite on a l’impression d’entendre claquer les voiles et clapoter les vagues. On s’imagine à la proue d’un trois-mâts filant sur les mers du Sud ou à bord d’un « steamboat » remontant le fleuve Congo entre deux murs de lianes. Ah, que de belles heures de lecture je dois à ce magnifique raconteur d’histoires!

Adolescent, j’adorais son exotisme, sa prose au goût d’embruns, la richesse de son imagination. Ouvrir un de ses livres, c’était comme partir en voyage, embarquer pour une aventure dont j’ignorais tout, sinon que l’évasion et le plaisir seraient au rendez-vous. Et puis, en grandissant, peu à peu, je me suis ouverte à la complexité de cette oeuvre qui, sous ses dehors divertissants, cache en fait un profond pessimisme et une formidable aptitude à plonger dans les abysses de l’âme humaine.

Si Conrad fait de la mer le théâtre privilégié de ses récits, c’est parce qu’il fut longtemps marin, mais les drames qu’il met en scène et les passions qu’il décrit dépassent de loin ce cadre particulier. Ce qui l’intéresse vraiment, c’est l’aventure intérieure de ses personnages. Celle de  Lord Jim , par exemple, qui, à la suite d’une faute morale, n’aura de cesse de se racheter, quel que soit le prix de sa rédemption. Ou celle de  Kurtz , anti-héros nietzschéen pris au piège de sa propre folie.

L’univers de Conrad, c’est celui de Dostoïevski, Dieu en moins. Chez lui, point de salut. Ou guère. C’est la fatalité qui gouverne le monde et agite les fils des marionnettes que nous sommes. Désespoir ou lucidité, à chacun d’en juger, mais quel style, en tout cas, pour dire cette noirceur! A la fois post-classique et pré-moderne, rappelant Dickens et annonçant Faulkner, la prose conradienne est tout bonnement éblouissante de grâce, d’intelligence, de virtuosité. Elle ne se lit pas, elle se savoure. Telle page, parfois, semble touffue, mais ôtez-en un seul mot, une seule virgule, et le charme est rompu. C’est ça, la magie des grands écrivains!

Éditeur : Omnibus (7 janvier 2021) Langue : Français Broché : 864 pages ISBN-10 : 2258194504 ISBN-13 : 978-2258194502

Cartes à gratter : Attrape-rêves – Pochette avec 2 attrape-rêves à gratter et à assembler – 21 janvier 2021

Dans ta pochette, tu trouveras 4 cartes à gratter prédécoupées, dont 2 brillantes, un bâtonnet, du fil de coton et des pas-à-pas pour réaliser deux adorables attrape-rêves !

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Chronique : Avec ses cartes à gratter les enfants vont pouvoir s’amuser de façon créative et ludique sur le thème des Attrape-rêves et on se prend au jeu du grattage à créer des cartes afin d’en faire de superbes créations ! Les enfants, et même les parents s’amuseront et voudront en faire des coloriages, participer avec leurs amis. C’est aussi une très bonne idée de cadeaux. l’autre point positif est que les feuilles sont de qualité et dès que le travail est fait on peut l’afficher et le montrer avec contentement.

Éditeur : Grund (21 janvier 2021) Langue : Français Broché : 6 pages ISBN-10 : 2324027771 ISBN-13 : 978-2324027772

Lëd de Caryl Férey, larmes de glace pour pays meurtri

La neige se tâchera de sang

Caryl Férey est un peu le maître dans un genre qu’ils sont peu nombreux à pratiquer, l’ethno-thriller, un sous-genre qui consiste à situer son intrigue dans un pays étranger afin d’en brosser un sombre portrait. Lëd son dernier roman n’échappe pas à la réputation d’inlassable portraitiste vagabond que s’est construit son auteur.

Et des portraits ce n’est décidément pas ce qui manque dans ce polar sibérien. Des portraits d’hommes et de femmes qui vivent au jour le jour sous un ciel de glace pollué qui les tuent à petit feu. Norilsk, la ville qui sera le théâtre des événements tragiques conté par l’auteur, est en effet réputé pour être la ville la plus polluée de Sibérie, si ce n’est de la Russie en général. En cause une activité minière et industrielle intense dont les effluves encrassent les poumons de ses habitants. Le constat dressé par l’auteur au début du roman fait froid dans le dos, l’espérance de vie est en dessous des standards russes, déjà pas très reluisant, l’alcoolisme fait des ravages et l’écologie est bien évidemment le cadet des soucis des industriels qui ne pensent qu’au profit.

Une terre d’enchantement donc dans lequel survivent tant bien que mal des personnages attachants, le cœur alourdi par leurs conditions de vie mais un sourire toujours collé aux lèvres, le sourire des compagnons de galères qui se savent condamnés à endurer les mêmes souffrances. Chacun d’eux sera l’occasion pour l’auteur de se focaliser sur un aspect de la société russe et ses travers. Que ce soit Ada, ou plutôt Dasha comme elle tient à ce qu’on l’appelle, et sa quête de ses origines ou le martyr Shakir, dont les souvenirs de vétéran des campagnes d’Afghanistan marquent au fer rouge ou encore le couple maudit Gleb et Nikita, obligé de se cacher pour vivre leur amour dans l’un des pays les plus homophobes au monde. Chacun de ces personnages est le reflet d’une Russie malade de ces contradictions où l’individu compte moins que la fierté d’une nation, où le travail acharné des ouvriers ne sert qu’à enrichir quelques oligarques repus de roubles.

Il est toutefois regrettable que ces portraits à forte teneur en empathie ne soient pas au service d’une enquête plus rythmée. Ce cher Boris, le flic trop intègre pour son propre bien, tente, tant bien que mal, de démêler les fils de drame qui frappe Norilsk mais son enquête fait pâle figure face au réalisme tragique des personnages secondaires qui peuplent l’ouvrage. L’accent a été mis sur ces personnages qui donnent vie au récit au détriment d’une intrigue générale un brin simpliste qui traîne en longueur avant de se résoudre lors d’un final sanglant qui ne m’a convaincu qu’à moitié.

Il n’en reste pas moins que ce polar vous plongera dans une ambiance de désespoir glacé mais soutenu par une plume d’une beauté fataliste sans concessions et des fulgurances poétiques qui permettent au récit d’obtenir une réelle densité à défaut d’une intrigue réellement captivante.

”Pour vivre ici, il fallait y être né. Ou être fou”

Résumé: Norilsk est la ville de Sibérie la plus au nord et la plus polluée au monde. Dans cet univers dantesque où les aurores boréales se succèdent, les températures peuvent descendre sous les 60°C.
Au lendemain d’un ouragan arctique, le cadavre d’un éleveur de rennes émerge des décombres d’un toit d’immeuble, arraché par les éléments. Boris, flic flegmatique banni d’Irkoutsk, est chargé de l’affaire.
Dans cette prison à ciel ouvert, il découvre une jeunesse qui s’épuise à la mine, s’invente des échappatoires, s’évade et aime au mépris du danger. Parce qu’à Norilsk, où la corruption est partout, chacun se surveille.
Et la menace rôde tandis que Boris s’entête…

  • ASIN : B08NDT3LQW
  • Éditeur : Les Arènes (14 janvier 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 523 pages
  • ISBN-13 : 979-1037502780
  • Poids de l’article : 640 g

Hors-piste – 27 janvier 2021 de Allie Reynolds

Bienvenue dans les Alpes pour un week-end de retrouvailles. Dans un refuge de haute montagne, très isolé. Où on a vite fait de glisser dans une crevasse. (Ou de s’y faire pousser.)
Mais qui a donc organisé cette escapade diabolique ?
Et surtout, qui a bien pu faire disparaître Saskia dix ans plus tôt ?

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Chronique : Chapeau à Allie Reynolds pour son premier roman ! Le synopsis à lui seul a retenu mon attention, mais l’écriture et l’intrigue ont scellé l’affaire.

Des retrouvailles dans les Alpes françaises, ça a l’air merveilleux, n’est-ce pas ? Sauf quand vous êtes bloqué dans une station de montagne, pendant une tempête de neige et qu’il n’y a pas de personnel sur place. De plus, ces retrouvailles s’accompagnent d’un certain stress. Dix ans plus tôt, l’une d’entre elles, Saskia, a disparu et n’a jamais été retrouvée.

Milla accepte l’invitation à l’escapade de retrouvailles au Rocher, croyant qu’elle a été invitée par un de ses anciens amis. Elle n’a vu aucun de ses camarades de snowboard depuis dix ans. Elle espère passer le week-end à rattraper Curtis, Dale, Heather et Brent. Elle a passé du temps avec eux il y a dix ans, à se préparer pour une compétition d’élite, à essayer de travailler ses compétences, peut-être à en apprendre de nouvelles et bien sûr à gagner !

Peu après leur arrivée, ils commencent à sentir que quelque chose ne va pas. Leur jeu pour briser la glace tourne mal lorsqu’ils réalisent que quelqu’un connaît leurs secrets. Ils deviennent mal à l’aise, méfiants et commencent à douter les uns des autres. Le « fantôme » de Saskia plane sur eux. Elle était la némésis de Milla, sa plus grande concurrente et la soeur de Curtis.

Piégés, et pleins de suspicion, la tension monte à mesure que la température baisse. À qui peut-on faire confiance ? Qui les a vraiment invités ? Qui les a piégés ? Qu’est-il vraiment arrivé à Saskia ? L’un d’entre eux était-il responsable de sa disparition ? Est-elle morte ou vivante ? La suspicion tombe sur tous. Il s’agit d’un livre effrayant et atmosphérique. J’aime quand l’environnement est un personnage du livre aussi. Ce livre est raconté aussi bien dans le présent qu’il y a dix ans. Nous les voyons dans le passé, faisant du snowboard, traînant, participant à des compétitions et se faisant narguer par Saskia.

Allie Reynolds est une ancienne snowboardeuse de style libre et une lectrice passionnée. Elle a combiné ses deux choses préférées pour écrire ce livre. C’était une lecture captivante qui m’a fait deviner et essayer de comprendre qui était derrière le fait qu’ils étaient bloqués. J’ai trouvé que ce livre était bien écrit et parfaitement tracé. J’ai apprécié les deux lignes de temps et l’alternative intemporelle a vraiment préparé le terrain pour le déroulement de l’intrigue. J’ai apprécié la lecture au fur et à mesure que les personnages changeaient, grandissaient et évoluaient. Sont-ils les mêmes que lorsqu’ils étaient en compétition ? La disparition de Saskia les a-t-elle changés ? Leur amitié est-elle toujours là ?

Hors-piste est un polar intrigant, fascinant et plein de tension que je recommande vivement.

Note : 9,5 /10

Éditeur : Calmann-Lévy (27 janvier 2021) Langue : Français Broché : 464 pages ISBN-10 : 2702169112 ISBN-13 : 978-2702169117