Chronique : Écrit tel un conte avec sa fable , sa morale, belle, sensible et drôle. La vraie valeur de Barbichette e ne se trouve pas que dans le dessin, elle est aussi dans l’étude et l’inspiration. Pour reproduire la vie, la beauté, il faut d’abord l’approcher, l’analyser et l’apprendre. Un album empreint de philosophie. Une belle histoire sur l’impatience, sur le temps de profiter des choses de la vie pour en saisir toute la beauté et la bêtise humaine. Héloïse Solt & Claire Renaud rende parfaitement la différence dans l’air du temps afin de faire comprendre au plus petit le sens de la vie .
L’un est un brillant esprit scientifique et ne porte que des costumes qu’il imprime en 3D… L’autre rêve de vivre à l’état sauvage et de parler aux animaux. Et pourtant, Myles et Beckett, onze ans, sont jumeaux.
Chronique : Tous ceux qui ont déjà lu la série Artemis Fowl d’Eoin Colfer auront une bonne idée de ce que sera cette nouvelle série, elle met en scène les jeunes frères jumeaux d’Artemis, Myles et Beckett, âgés de 11 ans. Il y a beaucoup d’humour, des aventures à foison, des méchants sordides, et l’introduction d’une nouvelle fée bleue, un pixel (hybride de lutin et d’elfe) Lazuli Heitz, spécialiste de la Police des Éléments Inférieurs (LEP), ambitieux, sans pouvoirs magiques. Myles est un homme en costume, un génie intellectuel, un scientifique, méticuleux, suffisant, qui sait tout, avec une tendance à prendre plaisir à faire la leçon aux autres. Son frère, Beckett, ne lui ressemble pas, si ce n’est en apparence, il est peu enclin à porter des vêtements, prend plaisir à se moquer de Myles, est désordonné et désordonné, désireux d’apprendre les langues parlées par les animaux et on ne sait pas avec certitude quel est son niveau d’intelligence. Les jumeaux vivent sur l’île bien fortifiée de Fowl Irish Dalkey, sous l’œil protecteur de NANNI (The Nano Artificial Neural Network Intelligence), un système d’IA conçu par Artemis lui-même, avec l’aide de Myles.
Il existe un troll miniature, trouvé par Beckett, qui le prend pour un jouet, le nommant Whistle Blower, mais le troll est recherché par le monstrueux Lord Teddy Bleedham-Drye, âgé de 150 ans, un immortel qui cherche des moyens de vivre éternellement. Il veut le venin du troll qui, selon lui, est la réponse à sa quête, et a les Fowls sous surveillance. Il se fiche de ce qu’il doit faire pour mettre la main sur Whistle Blower, y compris le meurtre des jumeaux Fowl. Cependant, les jumeaux Fowl ont un autre méchant à leurs trousses, dans le but de mettre la main sur une fée, une agence de renseignement internationale secrète appelée ACRONYM. Une religieuse, Soeur Jeronima, la nonne-térogéologue, bien financée et soutenue par les gouvernements, est chargée de l’opération consistant à capturer les jumeaux Fowl, à les torturer et à les interroger. Les jumeaux se retrouvent détenus à Amsterdam, à Vérone et emmenés sur l’île bien défendue de St George, dans les îles Scilly, où ils doivent faire face à une alliance impie, à la mort et au danger, en s’associant avec Lazuli et Whistler Blower, et en se faisant appeler « les Regrettables ».
Artemis est dans l’espace, mais là, à l’arrière-plan de ce roman et Holly Short fait une véritable apparition dans le palpitant final. C’est le genre de lecture qui est susceptible de plaire à beaucoup, aux enfants, en particulier aux nombreux garçons qui ont une aversion particulière pour la lecture et à beaucoup d’adultes aussi. Je pense que c’est un livre idéal pour les parents qui envisagent de faire la lecture à leurs enfants ou avec eux, car il offre un potentiel de plaisir pour les deux parties. Les fans d’Artemis et d’Eoin Colfer apprécieront sans doute cette incursion dans une direction nouvelle mais familière de l’auteur, les jumeaux sont tout à fait le double acte. C’est une lecture très divertissante, inventive, comique et pleine d’esprit qui m’a fait anticiper le prochain épisode de la série.
De Claire, on ne sait pas grand-chose, sinon qu’elle vit à Paris et collectionne les livres dédicacés. Son plus grand plaisir est d’écumer les librairies à la recherche de ces trésors qui font de chaque livre un objet unique et précieux, » parce que la dédicace ajoute une histoire à l’histoire « . Chez un bouquiniste, elle tombe sur un livre dont la dédicace lui laisse une désagréable impression de vulgarité. L’auteur, Frédéric Hermelage, laisse son numéro de téléphone à une certaine Salomé, assorti d’un compliment outrancier. Seulement, à la lecture, le roman est à l’opposé de la dédicace. Subtil, élégant. Comment expliquer un tel contraste ? De librairies en Salons du livre, Claire va alors se lancer sur les traces de cet écrivain discret, jusqu’à franchir les règles de la fiction.
Chronique : Au premier abord, on pense que l’histoire était extrêmement banale. Mais au fil de la lecture, on la trouve fort séduisante. Une délicatesse toute française s’en échappe, dans une sérénité qui emporte le lecteur alors même que le personnage de Claire va rencontrer Frédéric Hermelage ! C’est l’occasion aussi d’en apprendre davantage sur le milieu littéraire de ses deux être et l’idée d’y mettre le concept des dédicaces dans les livres dans une réalité ou le numérique est plus que présente , et d’observer ses deux personnages au prise avec la réalité qui se succèdent sur les pages et cette amour naissant mais bloqué par une simple dédicace révèlent leurs relations de plus en plus forte, et pourtant tout en retenue, de nos deux héros. Mais peut-on aimer un fantasme? Faut-il rêver sa vie plutôt que de la vivre ? Y a-t-il un esthétisme littéraire de l’amour ? C’est une histoire d’amour très improbable, émouvante et souvent hilarante. A lire et ce livre vous fera du bien.
Dans l’ombre, les cinq familles de l’Ordo Magicae utilisent l’Obscur, une magie issue d’un monde démoniaque, pour étendre leur influence et diriger leurs affaires en ville. Elles sont liées par le sang d’un même ancêtre, Ambrose Donosius, 356 ans et toujours vivant… jusqu’à aujourd’hui : le patriarche de cette » mafia de la magie noire » est tué lors d’un attentat surnaturel en plein Manhattan.
Chronique : Vous n’allez pas regretter. Ceux qui ont lu les livres Presque minuit et Au Crépuscule comprendront que Anthony COMBREXELLE est un écrivain qui sait nous chambouler et avec ce livre il changera votre vision de la vie de famille et de l’impact que tous nos actes et paroles peuvent avoir sur une vie. L’enquête du livre n’est qu’un fil rouge mais elle est bien menée, il y a un vrai jeu entre les personnages qui ont des ressentiments à la suite d’événements passé . Anthony COMBREXELLE nous offre une lecture passionnante tant par le contenu de son récit, que par la manière dont il nous le livre et surtout l’approche de style singulier à laquelle il nous confronte. C’est le genre de roman dont il faut moins en s’avoir pour mieux l’apprécier , et y entrer vierge de tout idée. Rien n’est laissé au hasard et on se laisse prendre au rythme et au ton de ce récit enlevé jusqu’à la dernière ligne. Pour ce qui est de l’écriture, il n’y a aucune lourdeur, le style de COMBREXELLE reste simple, rythmé et efficace. Quant aux décors et aux descriptions, on n’est pas déçu, malgré le peu d’horizons qui nous sont offerts dans cet espace on visualise les scènes. Mais ce n’est pas tout, impossible de révéler un des gros rebondissements de l’histoire, mais il nous fait basculer dans une autre dimension, tel un thriller paranoïaque, il nous fait vibrer et nous questionner encore plus. Le livre est un vrai turn-over, on le dévore d’une traite, pour assécher cette soif de savoir qui nous conduit vers la fin tel un film policier et chose bien sympa c’est à la fin la page Casting et Thème musicaux pour un film idéal que j’aurai personnellement mis à l’avant afin de suivre le style de l’auteur.
Il fait chaud à Paris quand un jeune journaliste reçoit un courrier pour le moins déroutant. Un ¬djihadiste français avéré lui communique des éléments afin de ¬l’inciter à enquêter sur le financement de Daech. Est-ce un leurre ? Pourquoi a-t-il été choisi pour cette «?¬mission?»?? Quels risques est-il prêt à prendre?? Thomas devra d’abord se rendre à la City de Londres, où il découvrira un système bien huilé et glaçant de cynisme et d’efficacité, puis à Beyrouth, qui lui fera vivre de plein fouet la cruauté que cet «?État?» islamique réserve à ceux qui peuvent lui être utiles. Il ne sortira pas indemne de cette course contre la montre aux enjeux si complexes et aux répercussions pour le moins troubles.
Chronique : Pour cette rentrée litteraire Pascal Canfin nous offre un récit empli d’humanité dans lequel l’auteur glisse des regards grinçant et sec avec le regard naïf d’hommes peu habitués à nos styles de vie. Un récit sur des chemins de vie où parfois la providence est inattendue, où souvent chaque acte de solidarité aide à avancer, où l’on perd la foi mais jamais l’amitié, où le sacrifice reste le seul moyen de sauver des vies. Un sujet d’actualité qui mérite bien plus que ce petit livre, qui traite du problème ou mieux des énormes problèmes de l’embrigadement.C’est un roman dont il est difficile de parler, tant les scènes prennent aux tripes, peuvent choquer, révolter, mais invitent aussi le lecteur à comprendre et à porter un regard différent sur ce sujet dramatiquement d’actualité. Quelques passages d’humanité et d’empathie redonnent un brin confiance en l’homme, la fin est d’une force rare .
Chronique : Quand on n’a que l’amour à offrir a ses enfants, on est bien démuni – et ces conseils simples, de bon sens parfaitement expliqués et immédiatement applicables sont le fruit d’années de recherches ce livre grouille d’idées et d’analyses passionnantes pour mieux comprendre et vivre le métier de parents. Le titre ne donne pas une bonne idée du contenu : c’est en fait un vrai petit traité d’éducation des enfants, pour éviter qu’ils ne deviennent des petits tyrans égoïstes et malheureux ou, à l’inverse, des petits robots formatés aux désirs des parents. C’est bien écrit, vivant. Bref hautement utile.
Nous vivons presque tous en ville et pourtant chacun cherche à sa façon à redevenir « sauvage » : rêve d’une vie à la campagne, de congés au vert, de forêts urbaines. La perspective d’un effondrement, qu’il soit écologique ou pandémique, attise ce besoin d’ensauvagement. Idéalisée, la nature devient à la fois quête, refuge et solution face à une société de consommation qui manque de sens et détruit la planète. Le retour à la terre et à une vie plus autonome n’est pas nouveau ; ce qui est inédit, c’est l’intensification du phénomène et sa démocratisation.
Chronique :Comment aborder le sujet de l’état alarmant de notre société et de notre planète de façon attrayante, sans moralisation déprimante ? Par ce genre de roman, qui mêle intelligemment un regard acerbe et pertinent sur notre société, un peu d’histoire, l’engagement et les aventures de jeunes personnages décalés, entiers et très attachants dans des sites hostiles et dangereux, et une tentative de recherche de solution utopique, dans une belle écriture vive et rythmée. Une excellente trame qui mériterait d’être déployée en plusieurs livre. Tous les ingrédients sont là : des sentiments, du danger, de la critique intelligente, un peu de technologie, et surtout une nouvelle façon de penser le monde. Mais les enjeux dans ce genre de situation sont tels que les risques encourus et les pressions subies par les personnages auraient dues être bien plus élevés. Il y avait de quoi faire bien plus de rebondissements et de suspens. Merci Sébastien Dalgalarrondo et Tristan Fournier de nous ouvrir les yeux, que on aime où pas ce livre à une proposition bien amené.
Dans la cathédrale de Sainte-Marie à Vitoria, un homme et une femme d’une vingtaine d’années sont retrouvés assassinés, dans une scénographie macabre : ils sont nus et se tiennent la joue dans un geste amoureux alors que les deux victimes ne se connaissaient pas.
Chronique : Je suis ravi de vous annoncer que Le silence de la ville blanche d’Eva García Seáenz de Urturi est le premier volume d’une trilogie, car une fois que vous aurez lu ce titre, vous en voudrez encore plus – et si vous êtes comme moi, vous espérerez que le processus de traduction se déroule rapidement et sans heurts.
Le postulat de base est le suivant : une série de meurtres datant d’il y a vingt ans semble recommencer à Vitoria, une ville du Pays basque espagnol. Mais l’homme condamné pour ces meurtres est sur le point d’être libéré sur parole, mais ne l’a pas encore été. Cela soulève les questions immédiates suivantes : a) a-t-il trouvé un moyen de poursuivre ses meurtres derrière les barreaux ? et b) était-il vraiment le coupable en premier lieu ?
García Seáenz de Urturi présente ce roman avec une série de rebondissements, de sorte que même lorsque le lecteur a compris une grande partie du mystère, il y a toujours des surprises en réserve. La distribution des personnages est large et engageante. Au centre se trouvent deux détectives de police – un homme et une femme – qui travaillent ensemble depuis des années. García Seáenz de Urturi crée une relation complexe et crédible entre les deux, qui équilibre les tensions et la confiance. Les personnages secondaires sont également bien développés. Certains sont sympathiques, d’autres moins, mais ils sont tous crédibles.
Ce livre vous donnera des brûlures d’estomac, car les inspecteurs sont dans une course constante contre la montre pour protéger et sauver les 25, 30, 35 ans etc… de Vitoria qui pourraient devenir les prochaines victimes, et résoudre l’affaire avant que Tasio ne soit libéré de prison. Surtout quand Kraken lui-même aura quarante ans…
La conclusion très rapide est suffisamment stupéfiante, même si toutes les pièces du puzzle étaient là, et le lecteur aurait pu deviner la choquante vérité. Mais ce n’est pas le cas, et le lecteur a lu les dernières pages avec la bouche béante d’étonnement.
La conclusion est suivie d’un épilogue, qui nous fait savoir que nous n’avons pas fini de voir La Ciudad Blanca. Le prochain livre de la série, Les Rituels de l’eau (Los Ritos Del Agua), apparaît en première page, et devrait être publié prochainement (le plus tôt sera le mieux)
Si vous aimez les mystères, en particulier les procédures policières, vous trouverez que Le silence de la ville blanche est un vrai cadeau : une longue lecture qui récompense le lecteur tout au long du récit.
Être lecteur s’est accepté de monter dans une embarcation sans forcément savoir où celle-ci va vous mener. Un voyage rempli de promesses mais qui risque de vous donner la nausée tout autant que vous émerveiller. L’auteur Gilberto Villarroel, d’origine chilienne, dont c’est le premier roman, nous entraîne vers des rivages à la fois connus mais les éclaires d’une aube nouvelle grâce à des apports inattendus.
Le rivage présenté par l’auteur au début du roman a de quoi faire taire tous les vieux loups de mers aigris persuadé que tout a déjà été écrit et réécrit, qu’il est vain de rechercher l’originalité dans les récits modernes. L’auteur convoque en effet des personnages historiques qui ont réellement existé, à savoir Lord Cochrane, surnommé le diable par l’armée napoléonienne et les frères Champollion mais aussi le fort boyard, le monument français qu’il vieillit de quelques années pour le besoin de son récit. Et tous ces éléments se retrouvent pour une réécriture de l’une des plus célèbres nouvelles de H.P. Lovecraft, ”l’appel de Cthulu”. Le vaisseau ainsi formé promet un sacré voyage de lecture.
Un voyage qui tient ses promesses, aidé en cela par une plume immersive. En quelques pages à peine on se retrouve sur fort boyard en compagnie de cette garnison de soldats livrés à eux-mêmes. Très vite le voyage s’obscurcit, le brouillard s’installe, l’atmosphère se fait pesante et glauque alors que la tempête gronde à l’horizon. Les deux personnages principaux, Lord Cochrane et le capitaine Eonet, occupent le pont principal. Leur relation composée de rivalité et de respect mutuel cimente le récit. Leur charisme et leur complicité ont tendance à étouffer les autres personnages, le sournois commissaire Durand par exemple, dont le sort est trop vite expédié, mais ont ne va pas se plaindre d’avoir deux excellents capitaines sur le même navire.
La seconde partie du voyage se révèle plus classique, l’action se fait plus présente le navire pénétre dans des eaux, certes troubles, mais bien connues des amateurs de fantastique. Cependant l’auteur n’a jamais prétendu nous embarquer dans un voyage dépaysant mais juste de nous faire découvrir une histoire bien connue sous un nouvel angle. Malgré la houle et les récifs sur lesquels le récit aurait pu s’échouer, le vaisseau conserve son équilibre d’un bout à l’autre grâce à ses deux personnages et son hommage appuyé à Lovecraft.
Les lecteurs attentifs remarqueront quelques accros sur la coque ici et là, quelques apostrophes oubliées et autres coquilles, rien de graves mais suffisamment nombreuses pour être remarqués. L’armateur, aux forges de Vulcain, est relativement récent et doit encore se perfectionner pour offrir un vaisseau parfait à leurs navigateurs.
Alors que le navire s’apprête à s’amarrer au port il ne tarde qu’une chose au voyageur conquis par ce trajet en eaux occultes, embarquer de nouveau et très vite avec Lord Cochrane pour de nouveaux rivages enchanteurs.
Résumé:Le marin le plus audacieux de tous les temps affronte le plus grand ennemi de l’humanité ! Bien des années avant d’être le libérateur du Chili, du Pérou, du Brésil et de la Grèce, Lord Thomas Cochrane fut un héros des guerres napoléoniennes. En 1809, au large de l’île d’Aix, sur la côte occidentale française, il fit couler presque la moitié de la flotte de l’Empereur. En 1815, Napoléon achève la construction de Fort Boyard et Lord Cochrane revient dans la baie pour détruire ce bastion. Mais il se trouve confronté à une menace surnaturelle, Cthulhu, un dieu endormi qui émerge alors du fond des océans pour revendiquer le contrôle de la Terre ! Gilberto Villarroel est né en 1964 à Santiago du Chili. Il est scénariste et producteur de télévision et de cinéma. Il a notamment écrit « La fiebre del loco », considéré comme un des plus grands films chiliens. Aujourd’hui, il réside à Paris, où il écrit, tome après tome, la série des aventures de Lord Cochrane.
À l’orée d’une forêt, les chats d’un village disparaissent un à un. Cela suffit à piquer l’insatiable curiosité de Mardy, 10 ans, l’aîné fantasque aux cheveux verts d’une famille atypique installée récemment. Pour résoudre le mystère, le garçon sera assisté de son petit frère Ozgo, tout aussi original que lui, perpétuellement déguisé et résolument lunaire, ainsi que de leur sœur encore bébé, Petite. Leur quête les mènera jusque dans un monde souterrain peuplé de boules d’herbe parlantes et baveuses, les Ploozes, qui vivent sous le règne d’un… poireau.
Chronique : Ce fut une lecture très agréable pour moi. Bien qu’il puisse se dérouler dans un monde imaginaire, bon nombre des questions qu’il traite et qu’il soulève font partie intégrante du monde dans lequel nous vivons (et s’y rapportent). Le plus important d’entre eux est l’inégalité, non seulement entre les sexes, mais aussi entre les différents êtres vivants – certaines espèces étant surnommées (et traitées) inférieures simplement parce qu’elles ne font pas ce que les autres font. Ensuite, il y a le problème le plus important, celui de la nature destructrice de l’homme. Leur avidité pour l’argent, le pouvoir, le contrôle, pour démontrer leur supériorité les a amenés à tout détruire autour d’eux, puis à pleurer hypocritement leur perte une fois que le mal est fait. C’est une caractéristique des humains dans ce monde fantastique, comme dans notre monde réel.
Mais pour en revenir à l’élément fantastique, j’ai aimé le monde que l’auteure a créé – aussi dangereux soit-il – il y a plusieurs êtres et lieux intéressants, tous très imaginatifs à mes yeux.
J’ai aimé que l’auteur termine l’aventure (contrairement à certains livres qui s’arrêtent un peu brusquement) bien qu’il soit clair que la quête principale peut continuer avec plus d’aventures et de dangers en cours de route. Bien qu’il s’agisse d’un livre pour enfants, je pense que les adultes aussi apprécieraient cette lecture.