La familia grande – 5 janvier 2021de Camille Kouchner

« Souviens-toi, maman : nous étions tes enfants. » C.K. C’est l’histoire d’une grande famille qui aime débattre, rire et danser, qui aime le soleil et l’été. C’est le récit incandescent d’une femme qui ose enfin raconter ce qui a longtemps fait taire la familia grande.

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Chronique : La familia grande n’aborde pas seulement l’inceste comme veulent nous le faire croire certains médias. C’est une oeuvre complète sur un univers familial privilégié où la liberté règne ainsi que l’admiration des enfants pour des adultes plutôt brillants.
C’est également la description d’une certaine époque, d’une gauche hypocrite d’abord révolutionnaire puis bourgeoise.
On navigue dans cet univers familial entre les drames internes (nombreux suicides) et les périodes heureuses et insouciantes en vacances.
Le style d’écriture est sobre et percutant usant de nombreuses phrases courtes et saillantes.
Et puis l’impardonnable et l’impensable surgissent comme annoncé dans les médias au détour d’une page.
Avec pudeur, sincérité et dignité Camille Kouchner décrit alors le sentiment de culpabilité qui l’envahit et la détruit intérieurement comme une hydre.
Le secret protégé par tous détruit ensuite tout sur son passage avant d’être révélé dans le cercle familial au détour des naissances.
Sa propre mère prenant le parti du bourreau est le passage qui m’a le plus touché personnellement.
Cette déconstruction de la relation mère fille est pour moi un élément primordial de ce livre.
Ainsi les dernières pages écrites à destination de sa mère décédée sont bouleversantes.
« Souviens toi, maman : nous étions tes enfants. »

Éditeur : Le Seuil (5 janvier 2021) Langue : : Français Broché : 208 pages ISBN-10 : 2021472663

La police des fleurs, des arbres et des forêts de Romain Puértolas, quand l’auteur troll ses lecteurs

Lors de ma lecture j’avais comme idée de sous-titrée la chronique un joli conte campagnard puis j’ai achevé ma lecture et j’ai dû revoir mes plans.

Le récit prend une forme délaissée depuis fort longtemps par la littérature, policière ou pas, et qu’il est bon de retrouver tout au long de l’ouvrage. C’est en effet sous forme de récit épistolaire que l’auteur a choisi de nous narrer cette enquête sur le meurtre du pauvre Joël. Une narration extrêmement plaisante, légère, renforcée par une plume piquante qui distille ça et là quelques doses d’humour. Romain Puértolas est avant tout un conteur ne vous attendez pas à retrouver de grands effets de style dans sa manière de raconter ses histoires. Il instaure un ton volontairement naïf proche du conte édulcoré inoffensif que l’on raconte aux enfants sauf que dans ce conte il y a un corps démembré, un meurtrier en liberté et une enquête à mener.

Sous ses airs de récit léger l’auteur en profite pour égratigner un peu le capitalisme à travers le personnage du maire prêt à tout pour sauvegarder son entreprise de confitures. Une critique qui reste en surface mais qui a le mérite d’accorder un côté piquant à une intrigue somme toute très linéaire. L’empilement de clichés sur la campagne m’a quelque peu lassé, c’est un ressort scénaristique essentiel mais un trop appuyé pour ne pas devenir irritant. Le titre laisse espérer une plongée dans une flore bucolique des plus charmantes mais se limite au final à une fleur rare et un champ d’herbes rouge unique au monde, c’est un peu maigre et reflète le manque d’ambition de l’ouvrage qui n’a d’autre vocation que d’offrir un agréable moment de lecture ainsi qu’un twist final agaçant.

Un final fumeux qui se laisse deviner dans les ultimes pages avant la grande révélation. Un final qui se repose trop sur ses fameux clichés sur la campagne et la différence entre la ville et la province reculée pour être convaincant. Un final un peu maigre surtout lorsqu’on le compare à celui, bien plus convaincant d’un autre ouvrage de l’auteur, précédemment chroniqué sur le blog, à savoir tout un été sans Facebook.

Cette police des fleurs m’a fait penser à un magnifique paquet, la plume légère mais maîtriser de l’auteur étant l’emballage et la narration épistolaire le nœud entourant l’ensemble. Malheureusement une fois l’emballage déchiré et le paquet ouvert l’intérieur s’est relevé pauvre en contenue et en intérêt.

Résumé: Une fleur que tout le monde recherche pourrait être la clef du mystère qui s’est emparé du petit village de P. durant la canicule de l’été 1961.
Insolite et surprenante, cette enquête littéraire jubilatoire de Romain Puertolas déjoue tous les codes.

  • Éditeur : Albin Michel (2 octobre 2019)
  • Langue : : Français
  • Broché : 352 pages
  • ISBN-10 : 2226442995
  • ISBN-13 : 978-2226442994
  • Poids de l’article : 420 g
  • Dimensions : 20.5 x 2.7 x 14 cm

La Vie ô combien ordinaire d’Hannah Green – 13 janvier 2021 de Michael Marshall Smith

La jeune Hannah Green est persuadée que son existence est plus banale que la moyenne, mais elle ne va pas tarder à découvrir que les ombres de sa vie cachent depuis toujours un monde où rien n’est ce qu’il paraît ; qu’il existe une machine secrète qui convertit les mauvais tours en énergie diabolique ; qu’il y a des champignons qui parlent ; que son grand-père est copain avec le diable depuis plus de cent cinquante ans, et qu’ils ont besoin de son aide.

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Chronique : Je ne peux pas cataloguer ce livre de fantaisie dans la même catégorie que les autres. Il y a autre chose. Comme si le livre lui-même était magique….

Le récit comprend le Diable qui a un besoin urgent de sa machine sacrificielle, dans cette machine tous les maux humains sont accumulés ; l’ingénieur qui aide le Diable mais qui en même temps a une famille qu’il aime et se met dans ce pétrin ; et enfin Hanna, la protagoniste, la fille qui va résoudre tout ce problème.

Aussi intéressant que le diable puisse paraître, c’est l’histoire de l’ingénieur, le grand-père de Hanna, qui m’a étonné. C’est un livre à savourer petit à petit car il s’avère être plus qu’une simple aventure entre des êtres du monde souterrain. Il nous transporte vers la narration, où nous devenons l’un des personnages.

« Les êtres humains et les histoires se complètent. Nous leur disons, mais ils nous disent aussi, nous atteignant de leurs mains douces, et nous accueillant à bras ouverts, nous impliquant dans leur enchantement. Cela se produit surtout lorsque nous nous enlisons dans des vies qui n’ont aucun sens pour nous. Nous avons tous besoin de direction, et les histoires peuvent parfois développer cette direction ».

Pour commencer, ce livre est écrit dans une narration adorablement pittoresque qui me rappelle vraiment Pushing Daisies (dont tout le monde peut convenir, je pense, qu’il s’agit de la plus adorable émission de télévision sur la résurrection des morts jamais réalisée). Le récit donne un air presque enfantin à l’histoire, ce qui convient puisque le protagoniste a 11 ans, mais l’histoire touche en fait des sujets plus adultes. Je vois que ce livre est classé comme jeune adulte sur le web, mais je dois dire que beaucoup des choses dites ici ont vraiment touché un public plus âgé. Il avait toute une collection de lignes bien formulées sur les thèmes de l’éducation des enfants, de l’installation, du regret, du compromis, de la mondanité et de l’amour qui s’estompe. Certaines de ces lignes sont suffisamment bien formulées pour être publiées sur les pages Citations. Quelqu’un devrait s’y mettre, car j’ai complètement raté le coche à cet endroit….

L’histoire actuelle est également assez fantastique. C’est une sorte d’histoire fantaisiste et humoristique centrée sur des personnages bibliques. Une jeune fille est envoyée chez son grand-père et découvre qu’il est beaucoup plus épique qu’elle ne l’avait jamais imaginé. Grâce à ses rapports avec le diable, elle est entraînée dans une aventure de montagnes russes qui la ramène en enfer. Elle est brillamment racontée comme un grand-père raconte l’expérience de sa petite-fille.

Note : 10/10

ASIN : B08KH27YM7 Éditeur : Bragelonne (13 janvier 2021) Langue : : Français Broché : 416 pages ISBN-13 : 979-1028113490

L’enfant étoile – 7 janvier 2021 de Katrine ENGBERG

En plein centre-ville de Copenhague, une jeune étudiante est retrouvée dans son appartement sauvagement assassinée, le visage marqué par d’étranges entailles. L’inspecteur Jeppe Korner et son équipière Annette Werner, chargés de l’affaire, découvrent rapidement que le passé de la victime contient de lourds secrets.

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Chronique : J’aime de plus en plus le noir nordique , maintenant que je l’ai lu, j’aimerais pouvoir lire les trois prochains livres de cette série. Nous n’apprenons pas vraiment à connaître Anette, mais nous arrivons à être dans la tête de Jeppe, en tant qu’inspecteur principal sur une affaire de meurtre, six mois seulement après sa dépression nerveuse.

La femme de Jeppe lui avait signifié les papiers du divorce et était partie avec quelqu’un d’autre alors que Jeppe est encore sous le choc de sa rupture et est maintenant revenu d’un congé médical, en raison de sa dépression. Lorsqu’une jeune femme est assassinée dans un immeuble d’habitation, le directeur de Jeppe fait un acte de foi et le nomme inspecteur principal de l’équipe. Même Jeppe sait qu’il peut être trop sensible, trop doux, mais il veut ce travail et prouver qu’il a surmonté sa dépression. De plus, il a sa partenaire, Anette, pour le soutenir.

Il y a beaucoup de personnes suspectes qui auraient pu tuer la jeune femme et sa logeuse, Esther, une romancière en herbe âgée, a même écrit un manuscrit sur une jeune femme, assassinée dans un immeuble, de la même façon macabre que cette femme a été assassinée. Ester a écrit son histoire des semaines avant que la jeune fille ne soit assassinée et n’a aucune idée de la façon dont quelqu’un pourrait savoir ce qu’elle a écrit. Bientôt, il y a un autre meurtre et toutes sortes de liens qui n’ont pas beaucoup de sens. Le meurtrier est toujours en liberté et Jeppe se sent responsable de la protection d’Ester contre quiconque a utilisé son écriture pour comploter le meurtre de la femme.

La violence de cette histoire est épouvantable, le rythme est très lent, même si l’histoire se déroule sur quelques jours seulement. Nous passons du temps dans la tête de Jeppe et il y a de l’humour dans ses pensées, malgré son comportement sombre et maussade. Sa partenaire le tolère à peine parfois et il la tolère à peine elle et ils ressemblent le plus souvent à un vieux couple marié. L’intrigue est tordue et embrouillée et juste au moment où les inspecteurs et moi pensions avoir le meurtrier, quelque chose se produisait pour nous écarter de la piste. Je sais que tout le monde n’a pas aimé ce livre autant que moi, mais c’est le genre d’histoire dans laquelle j’aime me perdre et je suis triste que la série se termine ici pour moi.

Note : 9,5/10

Éditeur : Fleuve éditions (7 janvier 2021) Langue : : Français Broché : 416 pages ISBN-10 : 2265155012

Parler comme tu respires – 6 janvier 2021 de Isabelle Pandazopoulos

Sibylle a 15 ans. Depuis son entrée au CP, elle bégaie, ce qui ne l’empêche pas d’être une excellente élève, très douée en dessin

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Chronique : Merci, Isabelle Pandazopoulos, d’avoir dépeint la douleur, les horreurs et les légères touches d’espoir qui accompagnent la maladie de Sibylle qui montre les illusions, les doutes et les épisodes de dysrégulation émotionnelle qui accompagnent le désordre schizoaffectif, et il le fait d’une manière qui fait avancer l’intrigue tout en honorant la douleur à travers ce personnage . Malgré le plaisir que j’éprouve à lire ce livre, je me demande comment les lecteurs qui connaissent moins bien la maladie percevront la double narration de Isabelle Pandazopoulos, C’est un roman captivant et émouvant sur un garçon déchiré entre deux réalités. Recommandé. Cette lecture ne vous laissera pas indifférant.

Note : 9,5/10

Éditeur : Rageot Editeur (6 janvier 2021) Langue : : Français Broché : 320 pages ISBN-10 : 2700275411

Mademoiselle Coco et l’eau de l’amour – 7 janvier 2021de Michelle MARLY

Après la perte brutale et tragique du grand amour de sa vie, Gabrielle Chanel, appelée Coco, traverse une terrible crise existentielle. Ni son entourage ni son travail ne réussissent à la sortir d’une tristesse profonde. Jusqu’au jour où elle se rappelle leur dernier projet commun : créer sa propre eau de toilette.

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Chronique : J’ai veillé tard hier soir pour terminer Mademoiselle Coco et l’eau de l’amour e et je n’ai pas été déçu. Ce livre fait partie d’une série de romans indépendants sur des femmes fortes, déchirées entre l’art et l’amour.

Le livre retrace la partie de la vie de Coco Chanel entre les années 1919 et 1922. Il commence juste après la mort d’Arthur « Boy » Chapel – l’amour de sa vie et la seule personne qui l’a aidée à mettre en place son empire Chanel. Dévastée par sa mort violente, elle parcourt sa vie pour trouver un nouveau but. Elle décide de créer un parfum, une senteur unique, à offrir à ses clients. Bien sûr, c’est l’histoire du développement du tristement célèbre Chanel n°5.

Je ne suis pas le plus grande fan du parfum lui-même, mais j’ai adoré lire qu’elle avait créé ce parfum. La science de ce parfum est un peu courte, mais Marly a fait un excellent travail de représentation de la France du début des années 20.

À la lecture de la couverture du livre, on peut dire qu’il est destiné à un public féminin. Il est également facile de deviner que la romance et l’amour sont des thèmes importants du livre. Je n’étais pas trop intéressé par son passage avec Igor Strawinsky mais j’ai adoré le rôle avec Dimitri Romanov. Maintenant, c’est une affaire personnelle. J’aime lire sur la famille Romanov autant que j’aime mes livres sur les Tudors. Chaque fois qu’un Romanov figure dans un livre, je peux être un peu partial.

En fin de compte, j’ai aimé ce livre comme une fiction historique ainsi qu’une romance historique. C’est un roman et ne prétend pas être une véritable biographie de Coco Chanel. L’auteur a même parlé de ses sources dans la postface, mais a admis qu’elle a dû modifier certaines choses pour que le livre fonctionne comme un roman. Pour moi, un bon roman historique me fait toujours rechercher les faits et m’encourage à en savoir plus sur le temps affiché. J’ai beaucoup lu sur Coco et sa vie, en particulier sur son engagement dans l’Allemagne nazie dans les années 1930/40. Pour être honnête, je ne savais pas cela à son sujet et je vais probablement faire d’autres recherches.

Tout compte fait, une excellente lecture qui m’a fait veiller tard et m’a convaincu de lire d’autres livres de l’auteur

Note : 9/10

Éditeur : Fleuve éditions (7 janvier 2021) Langue : : Français Broché : 400 pages ISBN-10 : 2265144177

Douve de Victor Guilbert, une bille et des hommes

Un flic hanté par ses origines, un meurtre sanglant, un coupable idéal et enfin ce village maudit, caché par la forêt, rejeté du monde. Tous les ingrédients semblent réunis pour offrir aux lecteurs friands de nouveaux mystères un bon polar. Malheureusement les promesses sont loin d’être tenues.

Le personnage principal est attachant, il faut au moins reconnaître ça à l’auteur il a réussi à dresser le portrait d’un jeune flic attachant. Hugo Boloren est perspicace, un peu gauche, son passif et la maladie de sa mère amène suffisamment de pathos pour que l’on se prenne d’affection pour lui sans pourtant en faire des tonnes. Son personnage est un cocktail réussi d’autres personnages de flics. On ressent une empathie immédiate pour lui et sa quête d’origine chargée de combler un manque dans sa vie. Les cent premières pages sont réussies et nous embarquent efficacement vers ce voyage au bout du monde.

Malheureusement le conte de fées s’arrête là. Les cent pages suivantes font preuve d’un manque de souffle et de densité criant d’ennuis. Hugo interroge mollement un habitant du village qui élude ses questions, lis trois pages et demie du livre de sa mère, se fait passer à tabac, va boire un coup au seul bar du coin pour s’en remettre, interroge encore les habitants qui ont l’air de le prendre autant au sérieux que s’il était Casimir, se refait passer à tabac…et durant tout ce temps le mystère enveloppant le village ne gagne pas en profondeur. Douve est un village maudit et c’est tout, l’auteur ne va pas développer son histoire plus loin, à part pour expliquer pourquoi il ne s’y passe rien. Les quelques formules littéraires du style ”village qui a la guigne” ou ”c’est quitte ou Douve” ne suffisent pas à donner de l’ampleur à cette intrigue qui stagne gentiment.

Les cent dernières pages sonnent l’heure du dénouement. Un dénouement avec des révélations en cascade mais désolé pour l’auteur et le travail qu’il a dû effectuer pour construire son intrigue mais beaucoup de choses m’ont profondément gêné dans ce final. Tout d’abord, c’est peut-être entièrement dû à mon expérience de lecteur mais il y avait déjà un petit moment que ma bille personnelle, ainsi que le personnage principal nomme son instinct d’enquêteur, était tombée et avait percuté le cerveau. Ce qui fait que l’une des révélations n’en n’était pas une pour moi. Ensuite le fameux pourquoi du comment…alors comment dire j’ai lu ce passage dans les transports en commun…je n’ai pas pu me retenir de rire, pas trop fort pour éviter que l’on me regarde de travers mais mine de rien j’avais quand même du mal à me retenir. La raison de tout cela paraît fortement improbable pour ne pas dire un autre mot.

Enfin l’auteur ne résiste pas à l’envie de nous asséner une ultime révélation, qui en soi n’a rien de honteuse, mais qui aurait pu être utilisée beaucoup plus tôt dans l’intrigue. Cela aurait permis d’accorder un peu d’âme et de cœur à ce village et ses habitants qui en manquent cruellement et aurait pu éclairer les événements du passé d’un regard plus accommodant. Mais en l’état l’auteur s’en sert uniquement de ressort scénaristique pour tenter de maintenir l’attention du lecteur pour quelques pages supplémentaires, dommage.

Je passe sur les nombreuses incohérences qui parsèment le récit et préfère conclure la chronique sur cet amer constat; Il y avait un bon potentiel mais les choix de narration ont tout gâché.

Résumé:  » Le gamin a Douve dans les veines. »
Cette phrase, prononcée par son père quand il n’était encore qu’un enfant, l’inspecteur Hugo Boloren ne l’a jamais oubliée. Alors quand il apprend qu’un meurtre a eu lieu à Douve, il y voit un signe. Son père est mort, l’Alzheimer a dilué les souvenirs de sa mère ; c’est sa dernière chance de comprendre en quoi ce village perdu au milieu d’une forêt de sapins lui coule dans les veines.
Tout ce qu’il sait, c’est que son père, policier lui aussi, a été envoyé à Douve il y a quarante ans pour enquêter sur la fuite médiatisée d’un Islandais accusé de meurtre, et que sa mère, journaliste, l’a accompagné pour écrire un livre sur l’affaire.
Que s’est-il passé là-bas et pourquoi ont-ils toujours refusé d’en parler ?
Armé du livre écrit par sa mère, Hugo Boloren va plonger dans ce village peuplé d’habitants étranges, tous unis par un mystère qui semble les hanter. Au fil de son enquête, une question va bientôt s’imposer : et si le meurtre qui a récemment secoué le village était lié au séjour de ses parents, quarante ans plus tôt ?

  • Éditeur : Hugo Roman (7 janvier 2021)
  • Langue : : Français
  • Broché : 298 pages
  • ISBN-10 : 2755685832
  • ISBN-13 : 978-2755685831
  • Poids de l’article : 358 g
  • Dimensions : 14 x 2.9 x 21 cm

C’est l’Inuit qui gardera le souvenir du blanc de Lilian Bathelot

Un court récit non dénué de substances, un roman de science-fiction qui va droit à l’essentiel, une fable percutante sur la déshumanisation et la place de la technologie dans nos vies. Ce roman est tout cela à la fois et le tout sur un format peu épais.

Le récit est avant tout construit comme une course contre la montre, les chapitres alternent entre la chasseuse Kisimiipunga et l’équipe des services secrets chargés d’une mission à haut risque. Les chapitres consacrés à la jeune inuite qui tente d’achever le rite ancestral de son peuple ont eu ma préférence. Plus intimiste et baignant dans un champ lexical qui allie la beauté de la banquise à la survie en milieu hostile. Les chapitres mettant en scène l’équipe d’intervention sont plus techniques, plus froids aussi malgré les dissensions incarnées par les deux commandants. Le monde qu’il représente est aussi moins développé et donc plus nébuleux. La narration est extrêmement rythmée et pose rapidement les enjeux qui ont cours tout au long de l’ouvrage.

Si l’auteur parvient rapidement à nous plonger dans son intrigue il manque cependant un élément lors du dénouement pour transcender un peu cette quête de liberté. Un surplus qui ferait dire au lecteur qu’il tient entre les mains un excellent ouvrage de science-fiction. Je ne parle pas forcément d’un twist renversant mais plutôt d’un passage marquant, d’une scène mémorable qui s’imprimerait dans l’imagination du lecteur. De plus si l’auteur parvient à rendre son héroïne attachante on reste assez froid devant la peine qui l’accable étant donné que l’objet de son chagrin est resté extérieur au récit et n’a même pas droit à un seul chapitre pour exister.

Il n’en reste pas moins que l’auteur parvient à développer un propos intéressant sur la place de plus en plus importante de la technologie dans notre société. Son récit reste très positif sur le devenir de l’humanité. La globalisation technologique n’efface pas les différences, au contraire celles-ci s’expriment encore plus fort et se débattent avec toute l’énergie du désespoir pour survivre. Sans trop dévoiler l’intrigue il est intéressant également d’assister à la libération d’un peuple grâce à la technologie tandis que de l’autre un soldat acquis à la cause de l’autorité se voit redevenir humain là aussi grâce à la technologie. Le message de l’auteur est clair la technologie ne signera pas notre perte, elle n’est qu’un outil à notre service, seul l’homme est responsable de ses tourments.

Un récit court qui prend quand même le temps de délivrer un message optimiste dans une narration rythmé et haletante. Il manque peut-être juste un éclat narratif fort pour finir de le rendre mémorable.

Résumé: 2089, dans une société hypertechnologique, tous les habitants de la planète sont reliés au réseau de surveillance de leur zone gouvernementale. Les territoires inuits, pourtant, ne suivent pas la règle commune ; là, pas de surveillance, une certaine liberté et de grands espaces sauvages où l’on peut retrouver la nature et des gestes ataviques. Les gouvernements planétaires tentent désespérément de trouver une parade à cette indépendance qui a, semble-t-il, fort à voir avec les narvals, et leur sonar si particulier. La jeune chercheuse inuit Kisimiippunga vient de terminer le rite ancestral de la Première Chasse. Alors qu’elle est seule au milieu de nulle part, elle voit surgir un traîneau sur lequel elle découvre un Européen blessé. Qui est-il et que vient-il faire ici ?

  • Éditeur : Pocket (19 novembre 2020)
  • Langue : : Français
  • Poche : 256 pages
  • ISBN-10 : 2266307452
  • ISBN-13 : 978-2266307451
  • Poids de l’article : 130 g
  • Dimensions : 10.8 x 1.1 x 17.8 cm

La somme de nos vies – 3 juin 2020 de Sophie Astrabie

Camille, jeune fleuriste qui rêve sa vie, visite des appartements qu’elle n’a aucune intention d’acheter. Marguerite, quatre-vingt-sept ans, met en vente son appartement qu’elle s’est pourtant juré de ne jamais quitter.

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Chronique : Leur vie est comme une façade de maison, on peut la trouver jolie mais on ne sait pas ce qui se cache à l’intérieur.
La somme de nos vies parle de l’image qu’on veut donner aux autres, des secrets qu’on cherche à cacher pour être accepté.
Deux femmes à deux âges importants: l’une débute sa vie d’adulte, l’autre est entrain de la conclure. Et chacune cache sa véritable identité au monde.
Un beau roman humain, touchant,émouvant, poétique.
J’ai adoré cette belle histoire mais j’ai surtout aimé l’écriture aboutie et lumineuse de Sophie Astrabie.
Je vous le conseille

Note : 9/10

Éditeur : FLAMMARION (3 juin 2020) Langue : : Français Broché : 400 pages ISBN-10 : 2081512289

Urgences or not urgences 21 janvier 2021 de To be or not toubib

Le guide pédiatrique le plus sérieux et le plus drôle écrit par un pédiatre urgentiste
Par To be or not toubib : par + de 150 000 personnes sur Facebook
Des fiches sur les pathologies standards et les plus vues aux urgences pour apprendre à déterminer si oui ou non il faut aller aux urgences
Une lecture rapide, concise, les schémas utiles et indispensables
Des explications sérieuses avec de l’humour pour déstresser les parents et assimiler rapidement

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Chronique : Ce livre constitue une base intéressante pour toute personne désireuse de reprendre sa santé en mains.
Les conseils qui y sont donnés au travers plusieurs parties sont sensés et pragmatiques.
On apprend pas mal de petites choses intéressantes et j’aime particulièrement les aspects de développement personnel qui sont distillés au fil des messages de prévention de santé.
En méditant les propos et en passant à l’action, il y a vraiment de quoi changer de vie.

Note : 9/10

Éditeur : First (21 janvier 2021) Langue : : Français Broché : 96 pages ISBN-10 : 2412064563