Leonie de Marlène Charine

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UNE JEUNE FILLE SÉQUESTRÉE DANS UNE MAISON, UN FLIC PRISONNIER DE SON PROPRE CORPS, CHACUN EST PEUT-ÊTRE LA CHANCE DE L’AUTRE…

Chronique : J’ai dévoré ce livre en moins d’une journée et j’ai vraiment accroché. Même si on aime plus ou moins certains personnages et qu’on ne comprend pas toujours pourquoi Loïc réagit comme il le fait, on ne peut pas s’empêcher de se demander: Pourquoi ? Pourquoi cette petite fille ? Qu’est ce qu’on a bien pu lui faire ?
« Savez-vous réellement qui sont vos enfants ? » pour moi, ce n’est pas la question la plus importante du livre, je me demandais surtout jusqu’où je serais prête à aller pour savoir ce qui était arrivé à mon enfant s’il réapparaissait après 6 ans d’absence…
Énorme suspense psychologique, roman très vivant car beaucoup de dialogues, un livre qu’on ne peut plus lâcher du moment qu’on l’a commencé.
Enlèvement ou fugue, que se passe t il dans la tête de son enfant, chacun a sa part de mystère. Les parents ne savent plus comment agir ni que penser. Je ne vous en dis pas plus, je vous conseille vivement cette lecture ! Un vrai coup de cœur.

Éditeur ‏ : ‎ Calmann-Lévy (23 mars 2022) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 414 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2702184154 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2702184158

La Promesse des arbres – Comment la forêt nous sauvera si nous la laissons faire de Peter Wohlleben

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Dans sa forêt en Allemagne, qui est comme un laboratoire à ciel ouvert, il est le témoin des bienfaits de l’écosystème forestier, de son action sur le cycle de l’eau, les sols et la qualité de l’air que nous respirons, surtout quand le climat change.

Chronique : Le titre « La Promesse des arbres » – et plus particulièrement le sous-titre « Comment la forêt nous sauvera si nous la laissons faire  » – m’a tout de suite attiré. Il s’agit déjà du cinquième livre à succès du forestier Peter Wohlleben.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant appris d’un livre que celui-ci. Wohlleben raconte de manière très claire la vie des arbres et des forêts, que je ne connaissais pas en grande partie en détail auparavant. Il n’hésite pas à pointer du doigt les erreurs commises par l’homme au cours des décennies dans la gestion de nos forêts. La sylviculture conventionnelle n’est pas épargnée.

En tant que lecteur, j’ai acquis un tout nouveau regard sur le sujet. En ce qui concerne de nombreux phénomènes, ma vision était également marquée par les nombreuses erreurs d’appréciation que Wohlleben tente de dissiper.

En tant que profane, les explications ont été faciles à comprendre. J’ai pu comprendre des passages scientifiques un peu complexes en les lisant plusieurs fois.

Les références à de nombreuses études intéressantes donnent un poids supplémentaire à ce qui est écrit. Les propositions d’amélioration et les solutions proposées par Wohlleben m’ont semblé de moins en moins alternatives au fil des pages.

L’auteur parvient à écrire un livre spécialisé de telle sorte qu’il crée l’effet d’attraction d’un roman captivant. Cela est bien sûr aussi dû au thème très actuel et explosif.

En lisant, j’ai presque constamment ressenti le besoin d’aller moi-même dans la forêt, d’observer les arbres et les plantes, de les aider. Car j’ai une fois de plus acquis un grand respect pour la nature, qui est tellement plus complexe et plus intelligente que l’homme, qui se prend si souvent pour son centre.

Ma conclusion
Dans l’ensemble, je recommande absolument ce livre à tous ceux qui souhaitent approfondir leur compréhension de la forêt et qui ont besoin de la lueur d’espoir que, malgré la crise, tout n’est pas encore perdu pour la nature !

ASIN ‏ : ‎ B09PJ2D2GP Éditeur ‏ : ‎ Les Arènes (7 avril 2022) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 274 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1037506139

Liens de Sang de Karen Mcmanus

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Milly, Aubrey et Jonah sont cousins, mais ne se connaissaient pas jusqu’à recevoir une mystérieuse invitation. Pour la première fois, leur grand-mère, richissime, leur propose de passer l’été sur une île dont elle est propriétaire

Chronique :Karen McManus est toujours mon remède contre les pannes de lecture. Ses thrillers pour jeunes adultes ont quelque chose qui m’attire immédiatement et me pousse à tourner les pages jusqu’à la fin. Bien que le ton soit un peu différent de ses précédents succès comme Qui Ment ? , Liens de Sang ne fait pas exception à la règle.

Milly, Aubrey et Jonah Story n’ont jamais rencontré leur grand-mère, Mildred Story, auparavant. Elle a mystérieusement coupé le contact avec leurs parents il y a vingt-quatre ans, et n’a vu aucun de ses enfants ou petits-enfants depuis. Il est donc étrange que toutes ces années plus tard, elle leur tende la main et les invite tous les trois à visiter sa propriété sur l’île de Gull Cove, maintenant qu’ils sont presque tous adultes. Plus étrange encore, ils acceptent tous et passent l’été à vivre et à travailler dans l’un de ses hôtels, chacun cherchant à obtenir quelque chose de différent de leur insaisissable grand-mère.

Comme toujours, McManus utilise une perspective itinérante, passant avec aisance entre les voix distinctes de Milly, Aubrey et Jonah. Au fur et à mesure que les cousins apprennent à se connaître, ils commencent également à en savoir plus sur l’histoire de l’île sur laquelle ils vivent et, par extension, sur celle de leur grand-mère. L’île de Gull Cove est une escapade méconnue de la côte Est, qui accueille aussi bien des résidents locaux que des vacanciers fortunés. Il y a des couches de mystère et des questions sans réponse vieilles de plusieurs décennies que les cousins Story doivent élucider, surtout lorsqu’ils découvrent que leurs propres parents sont au centre de tout cela.

J’ai aimé ce livre, mais il m’a semblé beaucoup plus lent que les précédents ouvrages de McManus, surtout au début. Je suis habituée à ce que ses livres démarrent sur les chapeaux de roue et, avec Liens de Sang il faut attendre que l’histoire se mette à bouillir. La fin m’a également semblé un peu précipitée, probablement à cause du rythme plus lent de la première partie. Cela dit, je suis contente que l’auteur essaie quelque chose de différent de ses trois derniers livres, et j’espère qu’elle se sentira capable de se diversifier encore plus à l’avenir.

Éditeur ‏ : ‎ Nathan (24 mars 2022) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 370 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2092490982 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2092490983 Âge de lecture ‏ : ‎ 13 – 18 années

Shuggie Bain de Douglas Stuart, Chère Shuggie

Chère Shuggie

J’aurais tant de choses à te dire sur le récit de ta vie. Un tourbillon d’émotions s’empare de moi au souvenir de tout ce que tu as dû traverser. Je doute de trouver la force d’exprimer tout ce que j’ai ressenti à la lecture de ton destin tragique.

Un ciel lourd barre ton avenir et assombrit ton quotidien. Il faut dire qu’il n’était pas bon de vivre du mauvais côté de la barrière sociale en 1980 dans l’Angleterre rigide de Margaret Thatcher. Tu vas subir de plein fouet la misère, la maltraitance, l’alcoolisme, la violence, le mépris, le harcèlement et la malnutrition, le tout sans jamais te départir de ton optimisme et de ton regard d’enfant désarmant de naïveté et d’innocence.

Le récit de ton enfance est aussi celui de ta mère, Agnes, ou plutôt de sa déchéance dans le puits sans fond d’une canette de special brew. Le récit parvient à se focaliser sur l’empathie envers le sort cruel que vous réserve le destin, à toi et à ta famille, sans jamais que l’on ressente un quelconque mépris envers le personnage complexe qu’est ta mère.

J’ai été surpris je l’avoue de voir que l’on s’attardait autant sur le sort de ta génitrice, à tel point que je ne comprenais pas pourquoi le récit porte ton nom alors que l’on te voit si peu, avant de comprendre qu’il s’agit d’une chronique sociale intime et bouleversante et pas uniquement des mémoires d’un enfant de la classe ouvrière.

La description minutieuse de ton quotidien miséreux entre brimades de la part de tes camarades, violences psychologiques et lutte incessante pour conserver le peu de dignité qu’il reste à ta mère est poignante. Tu ne nous épargne rien de ce que tu as subi, et alors que l’on pensait qu’il ne pouvait plus rien t’arriver de pire, le sort s’acharne encore. Pourtant, seulement armé de ton courage et de ton abnégation, tu affrontes les démons qui la dévorent, déchiré par l’amour que tu portes à ta mère.

Voilà que j’arrive au bout du temps qu’il m’est imparti pour t’exprimer tout ce que j’ai ressenti à la lecture de ton récit Shuggie et j’ai l’impression de n’avoir qu’effleurer la surface des émotions que tu provoques en moi. Adieu Shuggie ton calvaire restera gravé dans ma mémoire.

Résumé : Glasgow, années 1980, sous le règne de fer de Margaret Thatcher. Agnes Bain rêvait d’une belle maison bien à elle, d’un jardin et d’un homme qui l’aime. A la place, son dernier mari la lâche dans un quartier délabré de la ville où règnent le chômage et la pauvreté. Pour fuir l’avenir bouché, les factures qui s’empilent, la vie quotidienne en vrac, Agnes va chercher du réconfort dans l’alcool, et, l’un après l’autre, parents, amants, grands enfants, tous les siens l’abandonnent pour se sauver eux-mêmes. Un seul s’est juré de rester, coûte que coûte, de toute la force d’âme de ses huit ans. C’est Shuggie, son dernier fils. Il lui a dit un jour : « Je t’aime, maman. Je ferai n’importe quoi pour toi ». Mais Shuggie peine d’autant plus à l’aider qu’il doit se battre sur un autre front : malgré ses efforts pour paraître normal, tout le monde a remarqué qu’il n’était pas « net ». Harcèlement, brimades, injures, rien ne lui est épargné par les brutes du voisinage. Agnes le protégerait si la bière n’avait pas le pouvoir d’effacer tous ceux qui vous entourent, même un fils adoré. Mais qu’est-ce qui pourrait décourager l’amour de Shuggie ?

Quatrième de couverture
BOOKER PRIZE 2020 – Glasgow, années 1980, sous le règne de fer de Margaret Thatcher. Agnes Bain rêvait d’une belle maison bien à elle, d’un jardin et d’un homme qui l’aime. À la place, son dernier mari la lâche dans un quartier délabré de la ville où règnent le chômage et la pauvreté. Pour fuir l’avenir bouché, les factures qui s’empilent, la vie quotidienne en vrac, Agnes va chercher du réconfort dans l’alcool, et, l’un après l’autre, parents, amants, grands enfants, tous les siens l’abandonnent pour se sauver eux-mêmes. Un seul s’est juré de rester, coûte que coûte, de toute la force d’âme de ses huit ans. C’est Shuggie, son dernier fils. Il lui a dit un jour : « Je t’aime, maman. Je ferai n’importe quoi pour toi. » Mais Shuggie peine d’autant plus à l’aider qu’il doit se battre sur un autre front : malgré ses efforts pour paraître normal, tout le monde a remarqué qu’il n’était pas « net ». Harcèlement, brimades, injures, rien ne lui est épargné par les brutes du voisinage. Agnes le protégerait si la bière n’avait pas le pouvoir d’effacer tous ceux qui vous entourent, même un fils adoré. Mais qu’est-ce qui pourrait décourager l’amour de Shuggie ? Shuggie Bain est un premier roman fracassant qui signe la naissance d’un auteur. Douglas Stuart décrit sans détour la cruauté du monde et la lumière absolue.

Éditeur ‎EDITEUR GLOBE (18 août 2021)
Langue ‎Français
Broché ‎496 pages
ISBN-10 ‎2383610003
ISBN-13 ‎978-2383610007

Chez LEGO : les nouveautés d’avril 2022 sont disponibles, le récap !

Les nouveautés LEGO d’avril 2022 sont maintenant disponibles sur la boutique en ligne officielle LEGO, avec évidemment la très attendue DeLorean 10300 Back to the Future Time Machine qui devrait faire un carton, accompagnée d’une poignée de boites Marvel.

LEGO avril 2022

Les sorties du 1er avril 2022 :

LEGO 10300 Back to the Future Time Machine
LEGO 40525 Endgame Battle Minifigure Pack
LEGO 40535 Iron Man
LEGO 40536 Miles Morales
LEGO 76202 Wolverine Mech Armor
LEGO 76203 Iron Man Mech Armor
LEGO 76204 Black Panther Mech Armor
LEGO 76219 Spider-Man & Green Goblin Mech Battle

Du côté des cadeaux, vous avez encore le polybag 30583 Easter Bunny offert dès 40€ d’achat et le set 40527 Easter Chicks offert dès 65€ d’achat (offres valables jusqu’au 16 avril), et toujours le taxi 40532 Vintage Taxi offert pour l’achat d’un Modular (jusqu’au 7 avril). Offres comme d’habitude valables dans la limite des stocks disponibles.

Il faudra encore patienter un peu pour le reste des nouveautés : les dinosaures, Buzz l’Eclair et les dioramas Star Wars sortiront plus tard dans le mois. Récap de ce qui sortira d’ici fin avril :

Les nouveautés LEGO Jurassic World 2022 sortiront le 17 avril :

LEGO 10938 Dinosaur Nursery
LEGO 76943 Pteranodon Chase 4+
LEGO 76944 T. Rex Dinosaur Breakout 4+
LEGO 76945 Atrociraptor Dinosaur: Bike Chase
LEGO 76946 Blue & Beta Velociraptor Capture
LEGO 76947 Quetzalcoatlus Plane Ambush
LEGO 76948 T. rex & Atrociraptor Dinosaur Breakout
LEGO 76950 Triceratops Pick-up Truck Ambush
LEGO 76951 Pyroraptor & Dilophosaurus Transport
LEGO 76956 T.Rex Breakout

Les nouveautés LEGO Disney Pixar Lightyear 2022 sortiront le 24 avril :

LEGO 76830 Zyclops Chase
LEGO 76831 Zurg Battle
LEGO 76832 XL-15 Spaceship

Les nouveautés LEGO Star Wars Diorama Collection 2022 et LEGO Marvel Thor Love and Thunder sortiront le 26 avril :

Les deux premières références sont déjà disponibles en précommande pour les plus pressés

Vanishing avec Avec Olga Kurylenko , Yoo Yeon-Seok , Ji-won Ye

Le film sera diffusé sur Canal+ à partir de ce mardi 5 avril (et disponible sur MyCanal)

Tandis qu’elle présente une méthode révolutionnaire de prise d’empreintes digitales à Séoul, une professeure en médecine légale est associée par la police coréenne à une affaire en cours. Elle plonge dans une enquête ardue et entêtante, au risque de réveiller des démons qu’elle croyait oubliés…

Chronique : Meurtre et enlèvement tiennent l’intrigue de Vanishing . Le nouveau film de Denis Dercourt plonge au cœur d’une mystérieuse enquête aux multiples secrets. Un professeur de médecine légale aide la police à résoudre une enquête qui semble très complexe. Cette production à la double nationalité française et sud-coréenne nous emmène dans les profondeurs de la ville de Séoul.

Disparition

Le réalisateur français Denis Dercourt est donc de retour. Absent depuis près de trois ans et son dernier long métrage Le prof sorti le 5 juin 2019, le cinéaste reprend la caméra. Avec Vanishing , le réalisateur sort son film sur Canal+ le 5 avril. Comme il sort en salles en Corée le 30 avril. Il n’est pas curieux de le voir prendre tout simplement la direction de la télévision française. On se demande encore si Vanishing n’aurait pas pu trouver son public dans les salles françaises.

Vanishing apparaît comme une proposition alléchante pour le public. La tête d’ affiche Olga Kurylenko dirige le casting sud-coréen composé de Yoo Yeon-Seok, Ye Ji-won ou Choi Moo-sung. L’actrice franco-ukrainienne s’est déjà illustrée à de nombreuses reprises devant la caméra. Dont celle de Terry Gilliam pour L’Homme qui tua Don Quichotte . Elle joue également aux côtés de Tom Cruise dans l’oubli ou encore avec le célèbre James Bond ( Quantum Of Solace ) joué par Daniel Craig.

Si le sujet ne semble pas briller par son originalité, le réalisateur français espère propose une intense enquête policière.. Violentes, viscérales, le film nous montre une enquête pleine de tensions aux enjeux encore inconnus. Dans cette ville singulière de Séoul, le registre du thriller ne s’essouffle pas dans l’esprit des scénaristes

Test [Blu-Ray] Encanto, la Fantastique Famille Madrigal

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Dans un mystérieux endroit niché au cœur des montagnes de Colombie, la fantastique famille Madrigal habite une maison enchantée dans une cité pleine de vie, un endroit merveilleux appelé Encanto.

Chronique : Jared Bush et Byron Howard (réalisateurs de Zooptopia et créateurs de nombreux autres films d’animation Disney) se sont réunis pour Encanto afin de raconter l’histoire de la famille Madrigal. Au début du film, comme dans la plupart des films Disney, quelqu’un décède. Dans ce cas, il s’agit du mari de Abuela Alma Madrigal, la matriarche de la famille Madrigal. Après un raid violent, le mari d’Alma est tué juste après qu’elle ait donné naissance à des triplés. Mais d’une manière ou d’une autre, à la manière d’Harry Potter, une bougie magique lui a sauvé la vie et a créé un bouclier de type Wakanda sur son village et sa maison. De plus, cette bougie a donné à chacun des membres de sa famille des superpouvoirs allant de la force à la super-ouïe en passant par la capacité de parler aux animaux.

Avec l’aide de la communauté et de sa famille, aucun mal ne leur sera fait. Cependant, sa fille Mirabel n’a pas encore reçu le cadeau magique d’un superpouvoir et se rend compte que la bougie magique s’éteint et que le bouclier protecteur se fissure. Alors que Mirabel entreprend de protéger sa famille, elle découvre des secrets du passé et un membre de sa famille, Bruno, dont personne ne parle. À la fin de la journée, Mirabel sera la clé pour sauver ou détruire sa propre famille.

Disney a certainement une formule pour les films d’animation qui a fait ses preuves. Le géant des studios s’écarte rarement de la voie qu’il s’est tracée, à l’exception de personnages et de musiques différents, mais l’histoire reste toujours la même dans la plupart des cas. Avec le dernier film d’animation Encanto, l’histoire ressemble à tout ce qui l’a précédé dans le catalogue de Disney, mais elle comporte un casting de personnages merveilleux et originaux et suffisamment de magie pour donner vie à cette histoire et à cette famille. Encanto impressionne par ses images, ses chansons et ses voix, malgré une histoire banale.

Disney a fait le saut dans le royaume colombien avec Encanto, ce qu’il n’avait jamais fait auparavant, car le film examine les éléments fantastiques de la culture, des traditions et du peuple colombiens. Les merveilleuses chansons originales évoquent les excellentes sonorités de l’Amérique du Sud à chaque coup d’aiguille et laissent la place à de nouvelles idées exquises et à des airs qui ne sont pas de simples chansons pop improvisées dans le top 40. Naviguer à travers un large éventail de personnages dans cette famille pourrait être fastidieux, mais les réalisateurs font un bon travail en laissant à chacun sa propre personnalité et son temps pour briller afin de rendre le film fluide et sans heurts.

Les images sont absolument stupéfiantes dans ce film de Disney, le studio continuant à impressionner sur le front de l’animation. L’attention portée aux détails de la culture colombienne est remarquable et permettra sans aucun doute aux plus jeunes de découvrir ce mode de vie fantastique. Les voix sont étonnantes, notamment celle de John Leguizamo dans le rôle de Bruno, qui est toujours très amusant et qui donne le meilleur de lui-même ici. L’aide de Lin Manuel-Miranda à l’histoire apporte également de l’intrigue et de la musique. Même si ce film emprunte certains éléments à des films précédents, qu’ils fassent partie ou non de l’univers Disney, il y a beaucoup de choses à aimer dans ce film. Encanto est un régal malgré la même vieille histoire que Disney nous prépare chaque année.

Vidéo :

La palette de couleurs est tout simplement incroyable du début à la fin. Les couleurs primaires sont vives, audacieuses et riches à tous les niveaux. Les nombreuses nuances de vert dans les pâturages et l’herbe coïncident avec les éléments magiques que sont les violets, les roses et autres bleus et rouges. C’est un arc-en-ciel de couleurs qui ne se démarque jamais trop, mais qui constitue un équilibre parfait de couleurs élégantes, fidèles à l’Amérique du Sud. L’amélioration du HDR aide vraiment à définir les couleurs plus nuancées du village, des vêtements et des tons de la peau. Les niveaux de noir sont très profonds et encrés, ce qui donne lieu à des scènes de nuit fantastiques.

L’animation est fluide et très détaillée. Les textures des visages, des vêtements, de la maison et du village sont magnifiques. L’image ajoutée permet à ces détails de respirer dans les séquences plus sombres et les scènes d’action, sans jamais se pixelliser ou sembler flous. Les lignes blanches et l’animation sont toujours fantastiques. Il n’y a jamais de problèmes de bandes, d’aliasing ou de bruit vidéo non plus. C’est une image pittoresque et magnifique.

Audio :

Cette version comporte une piste Dolby Digital Plus qui prend vie à bien des égards. Il n’y a pas besoin de régler le volume plus haut sur cette piste comme les précédentes sorties Disney. Les effets sonores sont robustes et vivants, mettant au premier plan les éléments de magie, de fantaisie et les sons de la vie réelle. Chaque bruit possède une merveilleuse directivité et est dynamique lors des grands moments d’action. Les bruits d’ambiance des pouvoirs magiques, ainsi que les sons de la nature dans le village sont également remarquables.

Les haut-parleurs de hauteur n’offrent pas souvent du son, mais quand ils le font, c’est toujours un régal. Le gros reproche que l’on peut faire ici concerne les basses. Il n’y a tout simplement pas autant de basses qu’il devrait y en avoir. Lorsque les scènes chaotiques sont en mouvement ou que les signaux musicaux retentissent, les basses n’apparaissent que légèrement et ne donnent jamais cette gamme complète de sons que l’on attend d’une comédie musicale Disney. Les dialogues sont clairs et nets et ne présentent aucun problème audio.

Bonus

Il y a 152 minutes de bonus, avec des informations très intéressantes sur la culture colombienne, leurs recherches et la production du film. C’était très amusant à regarder. Tous les bonus se trouvent UNIQUEMENT sur le disque Blu-ray.


Loin de l'arbre (HD, 8 minutes) - Le court-métrage qui a précédé Encanto dans les salles de cinéma et qui suit un couple de ratons laveurs.

Familia lo es todo (HD, 24 mn) - Un reportage en trois parties qui couvre la plupart des éléments de la production, notamment l'histoire, les thèmes, les tons, les origines, la famille, la recherche sur la culture colombienne, les voix, etc. On y trouve également d'excellents entretiens avec les acteurs et l'équipe.

Découvrez la Colombie (HD, 18 minutes) - Un reportage en deux parties qui explore la Colombie avec les cinéastes qui ont fait des repérages et utilisé des décors réels pour leur film.

La musique du film  (HD, 25 Mins.) - Un reportage en trois parties qui couvre tous les aspects de la musique du film, des chansons originales à la partition, et ses influences colombiennes.

Parlons de Bruno(HD, 9 minutes) - Un supplément amusant qui révèle les secrets du personnage le plus fascinant du film.

Notre casita(HD, 11 minutes) - Un reportage en deux parties qui couvre les éléments de la maison magique, le village, et plus encore.

Bêtisier  (HD, 3 minutes) - Des gags amusants avec les acteurs qui lisent leur texte.

Voyage en Colombie  (HD, 3 minutes) - Un autre bref aperçu du voyage de repérage en Colombie pour s'inspirer visuellement du film.

Scènes supprimées (HD, 21 minutes) - Il y a quatre scènes supprimées ici, avec des intros par les scénaristes et les responsables de l'histoire.

Sélection de chansons (HD, 30 minutes) - Cliquez sur ces boutons à l'écran pour accéder aux chansons du film.

Mon pays réinventé d’Isabel Allende, étrangère en terre natale

Certaines personnes portent en elles une histoire, un destin qu’elle s’efforce de partager avec un public de bien des manières. Isabel Allende porte en elle tout un pays, le Chili, terre natale qu’elle a dû fuir dans la tourmente. De par ses mots elle invoque le désert d’Atacama, la terre de feu, Santiago, la capitale tentaculaire. Une invitation au voyage immanquable.

L’ouvrage n’est pas un récit fictionnel, pas de personnage principal, hormis le Chili, qui verra sa géographie, son ethnographie et son histoire être minutieusement exposée. Les Chiliens, peuple d’immigrés et multiethniques, n’échappent pas à une étude de ses mœurs, de sa mentalité paradoxale empreinte d’un esprit de classe. Un portrait d’un pays détaillé qui vaut tous les cours d’histoire.

L’ouvrage n’en est pas moins pourvu d’une part fictionnelle.  Afin de panser sa mémoire d’exilée, Isabel livre ses souvenirs doux-amers sur son enfance. Elle porte un regard malicieux sur son pays et ses concitoyens, une nostalgie se dégage de sa plume chaude lorsqu’elle évoque ce pays si cher à son cœur, si présent dans sa tête mais si loin de son regard. Terre de mystère meurtri par la folie des hommes.

L’histoire tragique récente du Chili et la manière dont Isabel et sa famille l’ont vécu occupent une place importante. Le récit se fait alors analyse politique, débarrassé de l’affect auquel elle pourrait prétendre l’autrice narre le tourbillon sanglant qui a marqué son pays au fer rouge.

Un récit à la croisée des genres, entre récit historique et autobiographique. Peut-être le point d’entrée idéal pour découvrir Isabel Allende et sa plume ronde de conteuse.

Résumé : Isabel Allende se confie : « Presque toute ma vie, j’ai été une étrangère, condition que j’accepte car je n’ai pas d’alternative. Plusieurs fois, je me suis vue obligée de partir en brisant des liens et en laissant tout derrière moi, pour recommencer ma vie ailleurs. » Ayant choisi l’exil après le coup d’Etat du 11 septembre 1973 au Chili, Isabel Allende s’est engagée sur le chemin de la littérature. Aujourd’hui, sur un ton léger et émouvant, elle nous livre son Chili mythique, imaginé dans l’exil, territoire de sa nostalgie, seul pays où elle ne se sente pas une étrangère.
Ce portrait contrasté du Chili, où sont évoquées sa géographie, son histoire, sa culture ou ses mentalités, est entremêlé de souvenirs et de pensées personnelles qui retracent tout le chemin d’une vie. La famille extravagante, l’enfance, les rencontres, les voyages. Isabel Allende dévoile les origines et donne les clés des personnages et des lieux qui sont la matière de son œuvre romanesque.

Éditeur ‎Le Livre de Poche (1 juin 2005)
Langue ‎Français
Poche ‎288 pages
ISBN-10 ‎2253113557
ISBN-13 ‎978-2253113553

Mégapoles tome 1 Genèse de la cité de N.K. Jemisin, Super big apple

Mon premier est une ville mythique, Babylone moderne aux lumières éblouissantes, mon second est un univers, celui de N.K. Jemisin, foisonnant et dense. Mon tout forme un récit ambitieux tant dans son récit que dans le portrait de ses personnages.

Cette nouvelle saga s’abreuve à la source de deux genres très populaires sur divers médias de nos jours, les comics de super-héros d’un côté, avec ces êtres dotés de super-pouvoirs et le fantastique hérité d’un auteur reconnu par les amateurs du genre. L’autrice s’empare de ces genres pour les inscrire dans un récit qui, sous des faux airs de blockbuster à l’intrigue simple, cache de nombreuses interrogations métaphysiques et sociales en plus d’être une déclaration d’amour à la ville qui ne dort jamais.

New York prend vie sous la plume de Jemisin. Personnage à part entière du récit, nous allons faire connaissance avec les coins les plus reculés de son histoire mais aussi avec ses habitants, ses quartiers, véritables villes dans la ville. Rarement on aura autant eu l’impression d’être en plein milieu de ses gigantesques avenues.

Les protagonistes portent le récit sur leurs épaules et apportent une complexité psychologique qui fait tout l’intérêt du récit. Emportés par une destinée qu’ils n’ont pas choisie, ils vont devoir faire face à leurs contradictions, leurs doutes tout en tentant d’empêcher la destruction de leur ville. Leurs errements intérieurs sont minutieusement décrits, on plonge dans leur psyché comme dans un bassin sans fond. 

Toutes une série de thèmes sont portés par la voix des personnages. Des thèmes modernes qui secouent notre société actuelle avec tout un tas de mots en phobe mais l’autrice introduit aussi une réflexion sur notre place de l’univers, les conséquences de l’expansion de l’humanité et ce qui fait l’identité d’une ville, d’un quartier.

Ce premier volume nécessite d’être apprivoisé tant il est parfois dense, pour un résultat qui résonne comme une ode à la grosse pomme en plus d’être un récit fantastique divertissant.

Résumé : En descendant du train à Penn Station, le jeune homme se rend compte qu’il a tout oublié : son nom, son passé, son visage… Une seule certitude : quoiqu’il n’ait jamais mis les pieds à Manhattan, il est ici chez lui. Rien d’anormal, donc, à ce qu’un vieux taxi jaune à damiers s’arrête devant lui au moment où il en a le plus besoin. Il doit impérativement se rendre sur FDR Drive ; il ignore pourquoi, mais cela a sans doute un rapport avec les tentacules qui sèment le trouble à chaque coin de rue. La ville, sa ville est en danger, et lui seul semble être en mesure de la défendre. Lui seul ? Non, ils sont cinq, un pour chaque arrondissement de New York…

Éditeur ‎J’ai lu (3 février 2021)
Langue ‎Français
Poche ‎384 pages
ISBN-10 ‎2290232513
ISBN-13 ‎978-2290232514

Numéro Deux de David Foenkinos

Achat livre : https://amzn.to/3JRJYD3

« En 1999 débutait le casting pour trouver le jeune garçon qui allait interpréter Harry Potter et qui, par la même occasion, deviendrait mondialement célèbre.
Des centaines d’acteurs furent auditionnés. Finalement, il n’en resta plus que deux. Ce roman raconte l’histoire de celui qui n’a pas été choisi. »

Chronique : Martin est en compétition avec Daniel Radcliffe qui n’est pas encore connu, pour interpréter le premier rôle de la future saga d’ Harry Potter. Il a toutes ses chances et se voit déjà comme dit la chanson ‘ En haut de l’affiche’ .Dans son livre ‘ Numéro deux’ David Foenkinos décrit la douleur de ne pas avoir été choisi et de rester à jamais celui qui aurait pu,mais qui restera le numéro deux.
235 pages intéressantes qui à la fin confirme le dicton que ‘ Tout ce qui brille,n’est pas or’ et que le bonheur n’est pas toujours où on croit qu’il est .

J’aime beaucoup son humour, son écriture et je vais de ce pas commander d’autres livres de cet auteur génial.

Éditeur ‏ : ‎ GALLIMARD (6 janvier 2022) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 240 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2072959020 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2072959028