L’Hiver du monde – 2 juin 2021 de A.G. Riddle

Mois après mois, le froid avance, les glaciers s’étendent et les populations fuient vers les dernières zones habitables. Les scientifiques envoient des sondes à travers le système solaire et, près de Mars, repèrent un mystérieux objet se déplaçant vers le soleil. Est-ce la cause du règne glaciaire sur terre, ou au contraire un espoir de survie ? Ce que va découvrir l’équipage de la mission est inimaginable…

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Chronique : C’est le cinquième livre que je lis de cet auteur. C’est un thriller de science-fiction dystopique et post-apocalyptique qui se déroule dans un futur proche où le soleil a perdu sa capacité à réchauffer la terre pour des raisons inconnues.
L’histoire s’ouvre sur un des personnages principaux, Emma, qui se trouve dans l’espace et observe un monde en train de mourir et de geler. Des glaciers ont recouvert la majeure partie de l’hémisphère nord et avancent rapidement vers l’équateur. Bientôt, le monde entier sera gelé et l’espèce humaine s’éteindra.

Emma est une astronaute américaine envoyée à bord de l’ISS pour découvrir pourquoi le soleil ne réchauffe plus la terre. Quelque chose interfère avec la production solaire du soleil et les survivants restés sur terre doivent découvrir pourquoi et arrêter cela rapidement. Ils envoient des sondes vers le soleil pour trouver des réponses. La réponse est une éruption solaire qui tue presque tout le monde à bord de l’ISS.

Le chapitre deux présente un autre personnage principal, le Dr James Sinclair, qui est actuellement enfermé dans une prison fédérale pour des raisons tenues secrètes. Une bagarre éclate dans la prison lorsque les prisonniers réalisent qu’ils risquent d’être abandonnés et de mourir dans le froid alors que tous les autres sont transférés vers des régions plus chaudes. James est sauvé par des gens de la NASA qui doivent le libérer car il est peut-être la seule personne vivante qui puisse sauver la Terre.

Au fur et à mesure que le temps passe, il devient clair pour les survivants que quelque chose d’extraterrestre interfère avec la production solaire, ce qui provoque un refroidissement de la Terre qui, s’il n’est pas bientôt arrêté, entraînera le gel de la Terre, tuant tous les humains de la planète. On ne sait pas vraiment pourquoi les extraterrestres font cela et pour quelles raisons. C’est à James de le découvrir et de trouver comment l’arrêter.

L’histoire devient beaucoup plus intéressante lorsque les survivants tentent désespérément de trouver un moyen d’arrêter les extraterrestres et de permettre au soleil d’envoyer ses rayons réchauffants vers la terre. Il faudra des efforts surhumains et un courage incroyable pour y parvenir et le coût humain sera élevé.

L’histoire est pleine de suspense jusqu’à la fin. Les personnages principaux doivent se battre pour leur survie tous les jours. L’intrigue est bien construite, palpitante et mystérieuse. Le dialogue à la première personne des deux personnages principaux est unique et le style d’écriture est excellent. La science dure est réaliste, imaginative et instructive. J’ai hâte de lire le prochain livre de cette série de trois livres de cet auteur de science-fiction talentueux.

Note : 9,5/10

ASIN : B08Y4T6YBN Éditeur : Bragelonne (2 juin 2021) Langue : Français Broché : 448 pages ISBN-13 : 979-1028120191

Mission sixième – Mène ton aventure au collège !– Livre dont vous êtes le héros jeunesse école – 3 juin 2021 de Fabrice COLIN

Cette année, en septembre, la rentrée n’est pas comme les autres… Te voilà enfin en sixième, découvrant le collège, de nouveaux camarades et autant de professeurs que de matières ! Sauras-tu rapidement t’habituer à ce nouvel environnement ? Trouver ton chemin dans le labyrinthe des bâtiments, au gré des aléas de ton emploi du temps ? Faire de nouvelles rencontres, éviter les mauvaises et vivre, avec tes amis, la sixième de tes rêves ? Alors bienvenue dans l’aventure, ici c’est TOI qui fais les choix !

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Chronique : Vous souhaitez découvrir les mystères de l école ? Pour ce faire, il faudra aller ou vous allez. Une tâche périlleuse étant donné les histoires qui planent sur le collége. Soyez prudent dans vos choix, même une banale chute pourrait bien sceller votre destin.

Fabrice COLIN commence son livre  dans un style roman pour ado , alors certes, on devines parfois quelques petites choses mais  cela n’est pas dérangeant. Le lecteur va prendre plaisir à guider Alix . Mais on rentre dans l’aventure, l’écriture est simple et efficace, on vit certains passages, on stresse un peu, on râle aussi d’avoir fait de mauvais choix ! On est Alix, littéralement…. On ressent ses émotions, on referme parfois le livre pour respirer un peu mais on y retourne sans pouvoir s’arrêter.

On ne  rentrera pas dans les détails de l’aventure pour ne rien  spoiler mais si vous aimez les aventures et devoir faire des choix, recommencer pour avoir toute les fins possibles et passer un super moment.

Note : 9,5/10

Éditeur : Poulpe Fictions (3 juin 2021) Langue : Français Broché : 168 pages ISBN-10 : 2377421644 ISBN-13 : 978-2377421640

L’Année sauvage – Une vie sans technologie au rythme de la nature – 3 juin 2021 de Mark Boyle

Imaginez une vie sans technologie, où l’être humain réapprend à vivre en harmonie avec la nature.
Écrivain culte de la décroissance, Mark Boyle est connu pour se lancer des défis. En 2016, fort du succès de son année sans argent, il décide de renoncer à toute forme de technologie. Plus de portable, d’ordinateur, d’électricité ou d’eau courante.

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Chronique : Ce livre traite de la façon dont on essaie de vivre, dans la mesure du possible, sans la technologie moderne – y compris sans Internet. Pourtant, chaque fois que j’ai essayé d’écrire à ce sujet, la critique portait en partie sur … des choses que les gens disent sur Internet. Mais l’internet est le principal lieu de commentaire environnemental et politique aujourd’hui, alors peut-être que ce n’est pas aussi ridicule que ça en a l’air.

Il y a une honnêteté radicale dans la façon dont Boyle présente ce qu’il fait : il ne prétend pas avoir une philosophie cohérente et publicitaire qui fonctionne comme un manifeste pour tout le monde ; il fait ce qui lui semble juste selon ses définitions et son expérience personnelles. J’ai beaucoup aimé cela et j’ai trouvé cela extrêmement rafraîchissant, car c’est comme si l’on parlait à une personne réelle, qui n’a pas essayé de tout perfectionner pour le présenter au monde, quelqu’un qui n’a pas un état d’esprit académique et que l’on ne rencontre pas habituellement comme narrateur d’un livre de non-fiction créative. (J’avais pensé que, dans le livre, il pourrait utiliser des définitions claires des types de technologie, peut-être basées sur le mouvement des technologies appropriées des années 1970, mais au lieu de cela, il rejette l’érudition de la définition de vos termes pour le même usage aléatoire de l’homme de la rue ou de l’homme du terrain de ses chroniques). Il a l’impression d’entendre quelqu’un du monde hors ligne, hors médias. D’un certain point de vue, le livre aurait pu être édité davantage afin de polir le style et de réduire les répétitions ; d’un autre côté, son aspect brut et artisanal fait partie de son attrait.

Boyle inclut de belles citations d’autres écrivains naturalistes, parfois relativement obscurs, mais au moins l’un d’entre eux, Edward Abbey, dans une œuvre non mentionnée dans L’Année sauvage, avait des opinions discutables. Cette décontextualisation et ce mépris des mauvais côtés, l’approche de l’art et non de l’artiste, étaient l’idéal il y a encore quelques années dans de nombreux cercles, et il semblait admirable d’accorder du crédit aux gens de « l’autre côté » pour les points sur lesquels on était d’accord avec eux, sans avoir à toujours pointer ce qui était mauvais. Mais c’est exactement ce que l’on n’est pas censé faire maintenant, surtout à gauche. La prise de conscience des implications des détails culturels est à l’ordre du jour, et il peut être épuisant d’essayer de s’y habituer si vous n’êtes pas déjà câblé de cette façon.

L’Année sauvageprésente cependant aux lecteurs les anciens écrivains irlandais de Blasket Island, une communauté isolée de la côte ouest où les vieilles coutumes et l’esprit de bricolage ont perduré au XXe siècle, alors que l’Irlande continentale s’est progressivement intégrée à la société industrielle, et où – cela ressemble un peu à l’Islande – un nombre inhabituellement élevé de la petite population était des conteurs doués.

Ah, c’est un livre que j’ai beaucoup apprécié. S’il s’agit de faire la lumière sur la façon de vivre au naturel, je suis tout ouïe. Mark a aussi cette merveilleuse et adorable façon de raconter sa vie quotidienne. Le fait qu’il vive dans la campagne irlandaise, où les gens sont amicaux et se serrent les coudes, l’a peut-être aussi aidé. C’est un récit très personnel dans lequel Mark nous fait vivre les saisons, les jours, les victoires et les défaites. Je ne suis pas là, je ne le vis pas, mais j’ai pu ressentir la joie de tout cela. Parmi les difficultés rencontrées

Note : 9,5/10

ASIN : B083WCCY5H Éditeur : Les Arènes (3 juin 2021) Langue : Français Broché : 413 pages ISBN-13 : 979-1037501264

Ultime partie de Marc Dugain, que sonne l’heure de la curée

Dernier acte d’une tragédie en trois actes.

Pourquoi une tragédie ? Car c’est à un massacre que nous assistons dans cet ultime volet de la trilogie de Marc Dugain initié avec l’emprise et la victime n’est nulle autre que la France.

Une France dont le cadavre pourrissant est écartelé entre de trop nombreux prédateurs. Il y a d’abord Lubiak, la hyène dont les babines dégoulinent d’argent et dont l’estomac crie pouvoir mais qui en demande encore, éternel insatisfait. Il y a aussi Corti, le vieux ours impavide et impitoyable qui veille au grain. Il ne faut pas oublier Volone le vautour qui attend patiemment de pouvoir se repaître de ce buffet aux airs de carcasse mille fois entamée. Et puis il y a Launay, le Dieu sur son mont Olympe, le hibou impassible qui frappe d’un coup de serre implacable au moment fatidique.

La narration de ce volume est sublime, tout simplement. Malgré la profusion de personnages, de situations et d’intrigues on ne se sent jamais perdu. La clarté de l’intrigue permet de profiter pleinement des dialogues ciselés. L’ouvrage est d’une violence froide, clinique, pourtant elle est quasiment toujours suggérée, jamais montrée. À part lors d’une opération en Islande digne des plus grandes heures des services secrets français.

Le dénouement instaure un constat accablant et d’un cynisme acide sur le paysage politique français et au-delà sur l’avenir de notre pays. Un ouvrage qui fait froid dans le dos.

Résumé: Ultime partie est le dernier volet de la Trilogie de L’emprise. Launay, le favori de l’élection présidentielle, va enfin accéder au pouvoir et réformer la Constitution contre l’avis de son ennemi intime Lubiak. Les deux hommes se livrent un combat à mort même s’il s’agit d’une mort symbolique. On y retrouve d’autres personnages de la série. Lorraine, l’espionne qui ne se sent pas à sa place, témoin de la disparition du syndicaliste Sternfall, qui est menacée de mort par les services secrets français et américains alors que Launay a ordonné sa disparition. Terence, le journaliste d’investigation intègre, qui prend la mesure de sa puissance et transige avec ses principes. Le récit nous entraîne dans les couloirs cachés de l’exercice du pouvoir mais aussi dans la réalité des services secrets.
Avec ce roman, Marc Dugain offre une issue fascinante à la Trilogie de L’emprise. Les rivalités entre les personnages atteignent ici leur paroxysme, la volonté de pouvoir des hommes politiques est montrée dans toute sa cruauté et sa vérité.

  • Éditeur : Gallimard (17 mars 2016)
  • Langue : Français
  • Broché : 272 pages
  • ISBN-10 : 2070178110
  • ISBN-13 : 978-2070178117
  • Poids de l’article : 400 g
  • Dimensions : 16 x 1.9 x 22.2 cm

Sweet Tooth sur Netflix : que vaut cette fable poétique produite par Robert Downey Jr. ?

Sweet Tooth débarque sur Netflix ! Faut-il voir cette série familiale produite par Robert Downey Jr. ?

Plusieurs années après les mutations provoquées par le « Grand Effondrement », un hybride mi-garçon, mi-cerf se lie d’amitié, contre toute attente, avec un marginal solitaire. Ensemble, ils s’engagent dans une aventure extraordinaire à travers une planète ravagée – et dangereuse – en se demandant si la notion de foyer a encore un sens.

Sweet Tooth est l’occasion de découvrir le jeune Christian Convery (Descendants 3) dans le rôle de Gus, le héros de la série. Il partage une formidable alchimie à l’écran avec Nonso Anozie (Game of Thrones, Zoo), qui prête ses traits à un survivant endeuillé par la mort de sa femme. On reconnaîtra aussi à l’écran Will Forte (The Last Man on Earth) et Dania Ramirez (Devious Maids). Ça vaut le coup d’œil ?  

Deux mois après le succès Shadow and Bone, Netflix mise sur une autre production fantasy. La plateforme s’adresse ici à un public familial avec Sweet Tooth, une fable dans l’ère du temps dont l’action se déroule juste après une pandémie mondiale durant laquelle un virus mortel a décimé une partie de la population.

De cette tragédie sont nés des bébés hybrides, mi-humain, mi-animaux. On ne sait pas s’il s’agit d’une mutation liée au virus, mais ces enfants sont traqués et recherchés. L’histoire est centrée sur Gus, un garçon de neuf ans qui vit en autarcie dans la forêt avec son père. Un événement inattendu va le mettre sur la route de Tommy, ancien joueur de football américain et marginal solitaire.

Sweet Tooth est l’adaptation de romans graphiques peu connus en France, écrits par Jeff Lemire. Ce dernier y dépeint un monde post-apocalyptique verdoyant que la série arrive à transposer à l’écran (les équipes ont pu tourner en Nouvelle-Zélande en pleine pandémie).

Visuellement, le travail est plutôt bien réalisé, même si le « look » des hybrides est parfois déstabilisant… voire étrange. Mais passé le premier épisode, on oublie vite cette particularité pour ce concentrer sur l’histoire.

Christian Convery prête ses traits à l’hybride Gus dans Sweet Tooth

Le premier épisode, d’une durée de 50 minutes, présente l’intrigue mais manque terriblement d’action. Mais c’est un choix puisque la série est fidèle aux BD dans son ton, poétique et onirique. Sweet Tooth est particulièrement réussie dans sa narration, pensée comme un conte et racontée par la voix-off de James Brolin.

La série devient une ôde à la nature et à la tolérance, et met en garde la plus jeune génération contre les dérives actuelles. Avec son optimisme débordant, Gus est un modèle à suivre pour les plus jeunes. Dans le fond, il fait penser à un héros Amblin des années 80.

La série est produite par Robert Downey Jr et sa femme Susan Downey, et le couple a souhaité effacer le côté sombre des comics. Un choix judicieux qui permet de faire de Sweet Tooth un programme familial par excellence, et qui ne peut faire que du bien !

Plunge de Joe Hill et Stuart Immonen, plongée en eaux troubles (ok elle était facile)

On continue la lecture des comics horrifiques écrit par Joe Hill, si vous ne le savez pas encore il s’agit de nul autre que du fils de Stephen King, l’éditeur DC lui a créé son propre label de comics Hill house comics pour que l’auteur puisse librement s’exprimer au travers de récits indépendants mais qui partage tous la même essence horrifique.

J’étais particulièrement impatient de découvrir ce second récit que nous propose Urban comics. Après l’excellent Basketful of heads il me tardait de voir ce qu’allait donner la plume de l’auteur lorsqu’il la trempe dans l’encre sombre des profondeurs marines.

Ce soir au menu c’est fricassée de poulpe

Et bien même si je dois reconnaître des qualités à cette aventure maritime je dois admettre qu’elle ne m’a pas autant convaincue que le précédent récit. Je m’attendais à une exploration des fonds marins glaçante d’effroi, je me suis retrouvé à légèrement grelotter sur les plages d’un atoll russe en compagnie de « zombies » qui passe le temps à résoudre des équations mathématiques. Alors que je m’attendais à partir à la découverte d’une épave dans une atmosphère angoissante j’ai dû assister à la capture rapide de nos héros par une bande de revenants peu ragoûtants certes, mais sans envergure. L’aspect Lovecraftien du récit survient trop tardivement pour relancer l’intérêt, à ce moment-là l’auteur m’avait déjà perdu dans l’une des décimales de PI.

Des scènes d’exploration comme j’aurais voulu en avoir plus

Déception encore concernant les personnages. Ils sont trop nombreux, tout simplement. C’est là que le choix de produire des récits en six numéros qui ne totalisent même pas 200 pages montre ses limites. Difficile de s’attacher à cet équipage hétéroclite en si peu de temps. Il m’a fallu trois numéros pour comprendre que Moriah et Bill étaient en couple sans que je ne parvienne jamais à les imaginer ensemble. Le capitaine Carpenter est le personnage le plus mémorable et attachant avec sa gouaille, son physique d’ours et son entrée en scène dans le premier épisode que l’on peut qualifier de trivial et qui offre l’un des rares moments d’humour du récit. Son charisme éclipse les autres personnages, y compris ses propres frères et la brave Moriah. Là où Basketful of heads se focalisait sur un personnage et une narration électrique, Plunge au contraire multiplie les explications sans éviter certaines incohérences ou qui rendent la lecture brouillonne au final.

Devine qui c’est ?

L’excellent Stuart Immonen assure la partie graphique. Le spectre des couleurs est largement occupé par le bleu sombre, ce qui n’empêche pas l’artiste de signer des planches d’une redoutable efficacité. Les eaux glacées de l’océan Pacifique ont rarement été aussi bien reproduite dans les pages d’un comics, on sentirait presque l’air marin et l’iode. Son trait épais et sombre se prête merveilleusement à ce récit tout en pénombre et faux semblant.

Les couvertures raconte également une histoire

S’attendre à quelque chose lorsque vous débutez un récit puis voire ses attentes de lecteurs être malmené c’est une chose qu’il faut parfois savoir accepter. Après tout rien n’oblige l’auteur à combler nos attentes, mais lorsque les personnages vous passent sous les yeux sans que vous ne parveniez à les retenir ou que le rythme de l’intrigue vous paraît bancal c’est qu’il y a un problème. Ce récit n’a pas su toucher mon cœur de lecteur mais il en sera peut-être autrement pour le suivant, Joe Hill est un auteur à l’imagination débordante je lui fais confiance pour me terrifier à nouveau.

Les variant cover de Gary Franck sont également un régal

Résumé: Au lendemain d’un tsunami, on détecte au large du détroit de Béring le signal de détresse du Derleth, un navire d’exploration scientifique… disparu depuis 40 ans. Le biologiste marin Moriah Lamb rejoint l’équipe de remorqueurs d’épaves missionnée par Rococo International, un groupe privé très intéressé par la cargaison du Derleth. De même qu’il est heureux que les mystères de l’univers soient inaccessibles à l’entendement humain, certains secrets devraient quant à eux rester immergés dans les abysses du cercle arctique.

  • ASIN : B08W6QD84K
  • Éditeur : URBAN COMICS; Illustrated édition (28 mai 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 168 pages
  • ISBN-13 : 979-1026828389
  • Poids de l’article : 700 g
  • Dimensions : 18.8 x 1.6 x 28.2 cm

Seules les bêtes de Colin Niel, une randonné intimiste

Venez découvrir la plume intime, élégante et raffiné de Colin Niel.

Ce roman noir est le récit de destins entremêlés qui vont se croiser, se heurter, s’entrechoquer. À travers le destin de ces âmes esseulée l’auteur tisse une toile mortelle où l’intime se mêle à l’évocation de ces grands paysages de montagnes.

En un seul paragraphe les personnages prennent vie. Ils sont là, avec nous lecteurs, avec leurs peines, leurs solitudes, leurs états d’âme. Rare sont les auteurs à pouvoir conféré autant de densité à leurs personnages. Lorsque le récit bascule dans un  tout autre univers, l’auteur réussit le tour de force de nous dépaysés sans pour autant nous sortir de notre lecture. Il s’emparé d’un langage argotique, d’un autre style de vie, d’une autre mentalité avec une aisance désarmante.

L’intrigue peut paraître simple et sans grande ambition mais c’est parce que l’auteur a tenu avant tout à mettre en scène le fameux effet papillon et comment des actions entreprises à des milliers de kilomètres ont des conséquences désastreuses ailleurs. Si je devais chipoter il n’y a que le fait que Maribé ressemble opportunément à une actrice porno qui m’a fait tiquer. Une facilité scénaristique qui s’oublie vite.

Ce récit me paraît idéal si vous voulez découvrir la plume de Colin Niel, on y retrouve la gestation de son roman suivant Entres fauves que j’ai également adoré. Beaucoup des thématiques esquissé dans Seules les bêtes se retrouvent dans celui-ci. Un auteur qui, de par son style, vous entraîne dans un tunnel glaçant à la découverte des travers de l’âme humaine.

Résumé : Une femme a disparu. Sa voiture est retrouvée au départ d’un sentier de randonnée qui fait l’ascension vers le plateau où survivent quelques fermes habitées par des hommes seuls. Alors que les gendarmes n’ont aucune piste et que l’hiver impose sa loi, plusieurs personnes se savent pourtant liées à cette disparition. Tour à tour, elles prennent la parole et chacune a son secret, presque aussi précieux que sa propre vie. Et si le chemin qui mène à la vérité manque autant d’oxygène que les hauteurs du ciel qui ici écrase les vivants, c’est que cette histoire a commencé loin, bien loin de cette montagne sauvage où l’on est séparé de tout, sur un autre continent où les désirs d’ici battent la chamade.
Avec ce roman choral, Colin Niel orchestre un récit saisissant dans une campagne où le monde n’arrive que par rêves interposés. Sur le causse, cette immense île plate où tiennent quelques naufragés, il y a bien des endroits où dissimuler une femme, vivante ou morte, et plus d’une misère dans le cœur des hommes.

  • Éditeur : Editions du Rouergue (4 janvier 2017)
  • Langue : Français
  • Broché : 211 pages
  • ISBN-10 : 2812612029
  • ISBN-13 : 978-2812612022
  • Poids de l’article : 283 g
  • Dimensions : 14 x 1.9 x 20.5 cm

Titeuf – Tome 17: La grande aventure – 3 juin 2021 de Zep

Titeuf et Manu partent en colo ! Ils auraient préféré aller au camp de jeux vidéo mais bon, il n’y avait plus de place. C’est donc pour le camp du Bois des ours qu’ils prennent le train !

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Chronique :Cela fait près de trente ans que Zep aligne régulièrement les albums de Titeuf. Titre phare de la charnière de l’an deux mille grâce à son style débridé, ses audaces thématiques (Le guide du zizi sexuel) et son vocabulaire inénarrable, la série poursuit son petit bonhomme de chemin. Problème chronique des titres qui durent, l’auteur se retrouve parfois un peu « coincé » aux entournures quand il s’agit de faire évoluer sa création en fonction du temps qui passe, de ses propres goûts et la peur de dénaturer ce qui a fait son succès. Rester sagement dans les clous d’un univers en place ou tentation de le faire avancer .Pour ce dix-septième tome, Zep a choisi de ne pas choisir et de faire un peu les deux. Exit l’école, les copains habituels (sauf l’indispensable Manu) et le quartier, bonjour la colo, de nouveaux amis et des tas de défis à affronter ; les toilettes sèches pour commencer !

Autre changement, plus formel celui-là, de gags en une planche, la narration passe à l’histoire longue. Ce détail s’avère secondaire puisqu’il s’agit plutôt d’une succession d’anecdotes distinctes s’étalant le long de la semaine que dure cette mise au vert. Sur le fond, que le lecteur de longue date se rassure, l’esprit Titeuf est présent de la première à la dernière case ! Vomito, le grand Diego ou un autre habitué ne sont pas là ? Jimmy, Anthony prennent leurs places, torgnoles et odeurs corporelles comprises. Zep fait en réalité de l’ancien avec du nouveau et ça marche très bien. Les situations improbables et les réflexions fleuries sont au rendez-vous et, même, si celles-ci ne sont pas vraiment inédites, elles font immanquablement mouche (toilettes sèches oblige).

Version moderne et vitaminée du Petit Nicolas, Titeuf définit peut-être moins son époque qu’auparavant. Il continue cependant à s’amuser, à grandir (pas trop, heureusement) et, le plus important, à faire rigoler. Cette Grande aventure en est la preuve vivante, message écolo compris !

Note : 9/10

Chronique de A. Perroud

Extraits :

Éditeur : Glénat BD; Illustrated édition (3 juin 2021) Langue : Français Relié : 64 pages ISBN-10 : 2344045279 ISBN-13 : 978-2344045275

Sweet Tooth Saison 1 : Explication de la fin ! Quelle suite pour nos héros ?

L’histoire se déroule en Amérique dans un futur proche, alors qu’une épidémie virale mortelle a tué la majeure partie de l’humanité. À peu près au moment où l’épidémie a commencé, des enfants aux caractéristiques animales distinctes ont commencé à naître. Ces enfants sont connus sous le nom d’hybrides. Certains les considèrent comme le résultat d’une mutation indésirable du génome humain. Tandis que d’autres voient le virus comme une vengeance de la nature contre l’humanité et les hybrides comme la prochaine étape de l’évolution humaine.

L’histoire tourne autour d’un garçon incroyablement optimiste, mi-humain, mi-daim, nommé Gus. Après la mort de son père, il se lance dans un étonnant voyage à travers l’Amérique pour retrouver la femme qui est censée être sa mère.

Les origines de Sweet Tooth

C’est Jepperd qui donne à Gus le surnom de Sweet Tooth, en raison de son amour pour les choses sucrées. Gus souhaite aller au Colorado car Pubba lui a dit que sa mère s’y trouvait. Ses deux compagnons, Jepperd et Bear, savent qu’il y a de fortes chances que la femme qu’ils recherchent soit morte, mais ils ne peuvent se résoudre à le dire au jeune garçon. Ils finissent par arriver à la maison où Birdie vivait auparavant. Judy, l’amie de Birdie, est l’actuelle occupante de la maison. Avec son aide, le groupe apprend des vérités surprenantes sur Gus et ses origines.

L’âge de Gus et sa capacité à parler ont toujours fasciné ceux qui l’ont rencontré. Il est plus âgé que tous les autres hybrides et peut exprimer ses pensées verbalement. Il est probablement le premier hybride né dans le monde, créé artificiellement par Birdie aux laboratoires de Fort Smith. Son nom est un acronyme de Genetic Unit Series 1. La partie “1” indique probablement qu’il a toujours été censé être le premier de son espèce. Lorsque l’armée s’est attaquée à ses recherches, elle a remis le garçon à Richard, un concierge de Fort Smith et son cavalier de la soirée. D’abord réticent, Richard a emmené le garçon à Yellowstone et est devenu son Pubba.

Explication de la Saison 1 Sweet Tooth sur Netflix !

La saison 1 de Sweet Tooth prends fin avec Gus et Wendy retenus prisonniers dans l’établissement d’Abbot et Aditya. Aditya, un hindou fervent qui possède une statue du dieu éléphant Ganesh chez lui, a longtemps lutté avec l’idée de ce qu’il doit faire pour sauver sa femme et l’humanité en général. Au moment où il est amené dans l’établissement, il semble avoir accepté cette idée. Mais après avoir vu Gus, sa foi semble être revigorée.

Il parle à Johnny de la déesse du savoir, Saraswathi. Selon l’Aitareya Upanishad, elle a pris l’apparence d’un cerf rouge. C’est la dichotomie entre sa foi et son amour pour sa femme qui continuera probablement à façonner ses personnages dans les saisons à venir. A la fin de la saison 1 de Sweet Tooth, Aditya épargne Gus parce qu’il considère le garçon comme une version de son idée de la divinité. Wendy, elle aussi, pourrait être épargnée en raison de sa capacité à parler. Mais cela ne signifie pas que l’expérimentation va cesser complètement.

sweet tooth saison 1 fin

Abbot et Aditya sont tous deux conscients qu’une autre vague de la maladie arrive. Ils savent qu’ils doivent trouver un remède permanent avant qu’elle n’arrive. Il y a d’autres enfants dans l’établissement, et ils seront utilisés pour cela. Cela continuera probablement jusqu’à ce qu’un remède soit trouvé ou que Jepperd et Aimee viennent sauver leurs enfants.

La fin de la saison 1 de Sweet Tooth montre à quel point nos personnages sont perdus, ironiquement, au début de la série, ils étaient probablement moins perdus qu’ils ne le sont maintenant. La série se termine en Alaska, un téléphone sonne, et Birdie répond, Bear est à l’autre bout du fil.

On peut se demander s’il s’agira d’une version plus légère de Planet of the Apes, où les hybrides trouvent leur force dans la communauté et la solidarité et n’ont pas d’autre choix que de se séparer des humains ? Il est évident que l’histoire prend son temps