Joe la pirate – 5 mai 2021 de Hubert (Scénario), Virginie Augustin (Dessins)

C’est l’histoire vraie d’une petite fille née en 1900 à Londres, qui « se sentait déjà queer dans la matrice ». En grandissant, elle a fait le tour du monde, elle a lancé sa compagnie de taxis féminins, elle a fait la guerre, elle a battu des records de vitesse dans des courses de bateau, elle a régné en monarque éclairé sur une île des Bahamas, elle a eu pour meilleur ami et confident une poupée…

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Chronique : Un vrai coup de cœur que Joe la pirate qui raconte l’histoire de : MARION BARBARA CARSTAIRS était l’un des grands excentriques du XXe siècle – une lesbienne travestie qui avait des tatouages ​​sur les bras, fumait des cigares coûteux, s’appelait Joe et était une championne du monde de course de hors-bord dans les années 1920. Pourtant, lorsqu’elle est décédée en 1993 à l’âge de 93 ans, elle était presque oubliée.

Carstairs est née à Londres en 1900, petite-fille de l’un des administrateurs d’origine de Standard Oil. Son héritage lui a donné la liberté de vivre sa vie sans contraintes, et c’est exactement ce qu’elle a fait. «Je n’ai aucun penchant pour l’art ou pour les réalisations que l’on associe habituellement aux filles», a-t-elle dit un jour. Elle a canalisé sa richesse considérable dans l’achat et la course de vedettes rapides. En 1926, elle remporte le prestigieux trophée du Duc d’York et remporte la course internationale du Royal Motor Yacht Club et la Lucina Cup. Interrogée sur son succès, elle a répondu: «J’ai aimé les bateaux. J’ai aimé la façon dont ils se sont comportés. Je les ai compris.  »

Cependant, Carstairs a eu du mal à comprendre sa mère, Evelyn, divorcée quatre fois, toxicomane. Carstairs a déménagé à Paris à l’âge de 17 ans, où, elle «  apprenait à vivre comme un homme.  » Elle a eu sa première rencontre lesbienne là-bas –  » J’ai dit: «  Mon Dieu, quelle chose merveilleuse ». J’ai trouvé dommage d’avoir attendu si longtemps  » – et de me lancer dans une liaison avec Dolly Wilde, la nièce d’Oscar. Evelyn détestait le lesbianisme de sa fille et menaçait de lui enlever l’héritage de Carstairs si elle ne «  s’attachait pas et ne se marierait  ». «Après le mariage, ils se sont séparés immédiatement et à l’amiable» »Même dans la vieillesse, Joe s’est efforcé de souligner que le mariage n’a jamais été consommé.  »

Parfois, il n’est pas tout à fait clair si le roman graphique est une grande histoire d’amour (d’une femme et sa poupée) ou un récit édifiant sur les dangers de la richesse et de la folie. Une chose est sûre: les lecteurs ne sauront peut-être pas quoi penser de Carstairs, mais ils apprécieront certainement de lire à son sujet et rentreron dans ce récit si bien fait.

Note : 10/10

Éditeur : Glénat BD (5 mai 2021) Langue : Français Relié : 224 pages ISBN-10 : 2344039430 ISBN-13 : 978-2344039434

La Dernière Ombre – Tome 01 – 21 avril 2021 de Denis-Pierre Filippi (Scénario), Gaspard Yvan (Dessins)

À bout de forces, un groupe composé de soldats et de civils russes s’éloigne péniblement du front. La première guerre mondiale s’étire et si cet ignoble conflit meurtrit les corps, il épuise aussi les esprits les plus sains. Pour soulager le moral des troupes, le soldat Zvoga, ancien capitaine de son état, préconise une halte dans un manoir isolé près duquel ils passent.

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Chronique : Premier tome d’un diptyque inspiré dans ses ambiances par le Labyrinthe de Pan, La Dernière Ombre met en scène les tourments de la guerre et comment la puissance de l’imaginaire peut permettre d’oublier la violence humaine. Le dessin de Gaspard Yvan impose et le fantastique. Entre les deux, le respect par la population de la chose religieuse et le spectre de la sorcellerie sont comme des passerelles qui permettent au lecteur de glisser, dans le contexte, vers l’acceptation du côté fantastique du récit.

Dans ce tome 1 nous sont présentés le décor et le contexte social. On y fait la connaissance des héros du récit, aussi, qui sont soumis d’entrée à quelques rudes épreuves. Le scénario de Denis-Pierre Filippi nous fait partager le quotidien de ses personnages donnant au récit son côté fantastique. Fables et légendes font de ce livre un ouvrage adapté pour un public. Beaucoup de questions sans réponse que l’on a hâte de découvrir au prochain tome.

Note : 9/10

Éditeur : Vents d’Ouest (21 avril 2021) Langue : Français Relié : 48 pages ISBN-10 : 2749307953 ISBN-13 : 978-2749307954

Les Sortilèges de Zora – Tome 01: Une sorcière au collège – 5 mai 2021 de Judith Peignen (Scénario), Ariane Delrieu (Dessins)

Zora est une pétillante sorcière de 12 ans qui vit, avec sa grand-mère Babouchka, sur le toit d’un immeuble parisien. Victimes de la chasse aux sorcières, elles ont trouvé refuge dans une étrange maison, invisible aux yeux des Nonsorciers et entourée d’un immense jardin magique qui les protège de tous dangers.

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Chronique : Ce premier tome d’une cinquantaine de pages est prometteur. L’intrigue se pose rapidement et on s’attache très vite à cette jeune sorcière un peu rebelle avec ses cheveux ébouriffés. Ses parents sont en Résistance et Zora n’a qu’une envie : les rejoindre et combattre. Combattre pour exister en tant que sorcière. Elle n’a aucune envie d’une vie monotone au sein de la communauté des nonsorciers !

Les pages se tournent toujours aussi vite et avec le sourire. On ne doute pas que le jeune public rigole des bons mots trouvés par Judith Peignen. Une histoire qui commence tout en douceur pour continuer avec des courses poursuites… On ne s’ennuie jamais. En plus, c’est les gentils qui gagnent à la fin grâce à l’amitié, l’écoute et le partage. le petit plus, c’est qu’on parle de l’importance des livres. La vérité est peut-être ailleurs parfois mais souvent elle peut se trouver dans des livres. . La trame de l’histoire n’est qu’un fil conducteur , léger et secondaire. Ce qui tient le devant de la scène, ce sont cet univers enchanteur d’un pays de non sorciers . Les dessins sont beaux, expressifs, fournis, et la colorisation a des teintes douces et lumineuses. L’alliance des auteurs est une belle réussite. Une bd jeunesse qui devrait en séduire plus d’un. Magie et amitié sont les mots clés de cette aventure. Au final, lorsqu’on referme l’ouvrage, on a juste envie de lire la suite.

Note : 9,5/10

Éditeur : Vents d’Ouest (5 mai 2021) Langue : Français Relié : 56 pages ISBN-10 : 2749309387 ISBN-13 : 978-2749309385

L’École mythique – La Guerre du trois rue Homère – 6 mai 2021 de Charles MAZARGUIL (Auteur), Diego FUNCK (Illustrations)

Lorsqu’il propose un concours de vente de tartes aux pommes pour récolter les fonds nécessaires au voyage de fin d’année des CE2, Jules Pitère, directeur de l’école Homère, ne s’attend pas à déclencher une guerre.

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Chronique : Poulpe Fictions nous offre un nouveau bijou d’humour écrit avec brio par Charles MAZARGUIL avec les illustration de Diego FUNCK.

Les enfants et si vous aimez les romans drôles et avec de la mythologie  ce livre sont faits pour vous. On y découvre des enfants qui réinvente la guerre de troie. De l’humour à fond et très bien maitriser avec d’autres thèmes qui sont présents comme la différence au autres  et le poids de la transmission familiale, les difficultés d’intégration et une critique sociale sur notre vie .
Les petites illustrations sont tantôt cyniques, tantôt tendres ou même émouvantes.
Avec des traits relativement simples pour ses personnages, Charles MAZARGUIL réussit à faire passer tout un panel d’émotion à ses personnages. Une lecture à la fois facile, drôle, et étonnante. Un très bon voyage dans la mythologie.

Note : 9,5/10

Éditeur : Poulpe Fictions (6 mai 2021) Langue : Français Broché : 120 pages ISBN-10 : 2377421245 ISBN-13 : 978-2377421244 Âge de lecture : 8 – 12 années

Joseph, poulpe en chef – 6 mai 2021 de Angélique THYSSEN (Auteur), Jean-Baptiste DROUOT (Illustrations)

Joseph est le roi de l’aquarium : beau, musclé, intelligent… et respecté de tous ! Pourtant, quand Sibel, une femelle requin, est placée dans son bassin, il tombe de haut : ses sujets et ses spectateurs se détournent de lui pour s’intéresser à cette squale encombrante. C’en est trop pour Joseph : il ne se laissera pas voler la vedette !

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Chronique : De chapitre en chapitre, Angélique THYSSEN avec les illustrations de Jean-Baptiste DROUOT ont choisis de nous emmener dans des endroits différents introduisant tour à tour de nouveaux personnages. La plume est élégante, parfois pleine de poésie, belle à vous élever l’âme! Et ce style sert parfaitement l’intrigue . La mise en place des personnages, leur profondeur psychologique, leurs failles notamment sur ce duo ce poulpe qu’est Joseph et Sibel le requin Une écriture subtile qui crée une atmosphère et donne corps aux personnages. L’auteur nous livre ce récit, vif et extrêmement bien écrit.

Note : 9,5/10

Éditeur : Poulpe Fictions (6 mai 2021) Langue : Français Broché : 168 pages ISBN-10 : 2377421512 ISBN-13 : 978-2377421510

1991 – 6 mai 2021 de Franck THILLIEZ

En décembre 1991, quand Franck Sharko, tout juste sorti de l’école des inspecteurs, débarque au 36 quai des Orfèvres, on le conduit aux archives où il est chargé de reprendre l’affaire des Disparues du Sud parisien. L’état des lieux est simple : entre 1986 et 1989, trois femmes ont été enlevées, puis retrouvées dans des champs, violées et frappées de multiples coups de couteau. Depuis, malgré des centaines de convocations, de nuits blanches, de procès-verbaux, le prédateur court toujours.

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Chronique : On retrouve donc Sharko en 1991 pour sa première enquête au 36 quai des Orfèvres et quelle enquête ! Il va se retrouver face à un meurtre abject et avec ses collègues va devoir être bien malin pour trouver qui en est l’auteur.C’est bien construit, les descriptions, les personnages, la fin, tout est bien !On fait un retour dans le temps, 30 ans plus tôt, avec des techniques bien différentes d’aujourd’hui, des minitels, cabines téléphoniques, début de l’adn, c’est passionnant. Ce roman peut se lire si comme moi, vous avez déjà lu tout Thilliez mais également ça peut être un bon début pour ceux qui ne connaissent pas encore.résumé : La première enquête de Franck Sharko !En décembre 1991, quand Franck Sharko, tout juste sorti de l’école des inspecteurs, débarque au 36 quai des Orfèvres, on le conduit aux archives où il est chargé de reprendre l’affaire des Disparues du Sud parisien. L’état des lieux est simple : entre 1986 et 1989, trois femmes ont été enlevées, puis retrouvées dans des champs, violées et frappées de multiples coups de couteau. Depuis, malgré des centaines de convocations, de nuits blanches, de procès-verbaux, le prédateur court toujours.Sharko consacre tout son temps à ce dossier, jusqu’à ce soir où un homme paniqué frappe à la porte du 36. Il vient d’entrer en possession d’une photo figurant une femme couchée dans un lit, les mains attachées aux montants, la tête enfoncée dans un sac. Une photo derrière laquelle a été notée une adresse, et qui va entraîner le jeune inspecteur dans une enquête qui dépassera tout ce qu’il a pu imaginer…

  • Éditeur : Fleuve éditions (6 mai 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 504 pages
  • ISBN-10 : 2265144282
  • ISBN-13 : 978-2265144286

NOIR – 1 avril 2021 de KOZ

Au moment où les dix-huit transformateurs alimentant Paris et sa banlieue en électricité explosent simultanément, le noir tombe sur la capitale et ses environs. La nuit est totale, le danger inédit. En quelques heures à peine, les rues sombrent dans le chaos. Les scènes de pillages et de violence se multiplient. La tension monte.

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Chronique : Un thriller haletant, une intrigue palpitante et de l’action à chaque instant : tous les ingrédients pour faire un véritable page turner.

Paris, le 31 Octobre. Panne d’électricité générale : alors que les transformateurs prennent le relai dans certains lieux stratégiques comme les hôpitaux, la majorité des Parisiens et sa banlieue sont dans le noir. Les nouvelles ne sont pas bonnes : il s’agit d’attaques ciblées de tous les transformateurs de la petite couronne et les réparations prendront plusieurs semaines. le Bastion est chargé de l’enquête et plus particulièrement Kerez dont le comportement est quelque peu borderline depuis la perte de son fils quelques années plus tôt.
Mais les équipes vont devoir faire vite car le chaos a commencé : banques cambriolées, attaques des hôpitaux, saccages des magasins… et mutinerie dans les prisons ! Notamment à Fresnes où l’on vient d’apprendre l’évasion de Jimenez…
Tic-tac, tic-tac : plus le choix Kerez et son équipe vont devoir faire très très vite pour sortir de ce chaos.


Koz nous apporte ici un thriller assez original dans sa thématique : un black-out complet de Paris et sa région, ainsi que toutes ses conséquences.
Des thèmes tels que le terrorisme, la vengeance, les bracages, le banditisme, la mafia et les lanceurs d’alerte y sont abordés.
Entre action et rebondissement, pas le temps de s’ennuyer. de plus, l’auteur nous encourage à nous interroger : pourquoi les personnes en viennent à faire ce qu’elles font ? Sauver la vie d’une personne qu’on aime? Alerter sur les dangers possibles ? Pure vengeance ? ..
Le seul bémol à mon sens est le choix de l’auteur de nous faire découvrir en parallèle l’enquête et le parcours des coupables car le suspens s’en trouve légèrement amoindri et j’aime découvrir les éléments au fur et à mesure…

Un bon thriller qui me donne désormais envie de me plonger sans plus tarder dans Rouge…

Éditeur : Fleuve éditions (1 avril 2021) Langue : Français Broché : 320 pages ISBN-10 : 2265154849 ISBN-13 : 978-2265154841

L’île interdite – 8 avril 2021 de James ROLLINS

Au large des côtes du Brésil, une équipe de scientifiques découvre une île où toute vie a été éradiquée par une espèce inconnue et extrêmement dangereuse. Avant d’avoir pu rapporter leur découverte, ils sont tous éliminés par une force mystérieuse.

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Chronique : Prendre un roman de James Rollins, c’est comme s’asseoir avec un vieil ami. Le déroulement de l’histoire et les personnages sympathiques sont réconfortants et familiers. Bien qu’il réintègre le monde de Sigma Force, L’île interdite ne fait pas grand-chose pour ébranler James Rollins du sommet du genre action-aventure.

L’île interdite mêle l’action à l’histoire et à la science. Nous avons droit à une brève histoire du peuple gitan ou rom et de ses liens anciens. Nous avons également droit à une exploration de la plasticité du cerveau humain, de l’autisme et des liens scientifiques avec des choses que nous pouvons considérer comme « mystiques ». Comme toujours, Rollins a fait ses recherches et les a intégrées de manière transparente, un peu comme l’a fait Michael Crichton.

Personnellement, mes romans préférés de Rollins sont ses romans autonomes. Je n’ai jamais aimé la force Sigma autant que ses lectures en solo. D’un côté, ce roman suit une formule similaire à celle des autres romans de la série. En général, cela me dérange et conduit à l’abandon des séries. Dans le cas de ce roman et des autres de la série, Rollins fait un travail magistral en élaborant une histoire intéressante avec un personnel de soutien engageant.

Si vous n’avez lu aucun des autres romans de la série Sigma Force, ne vous inquiétez pas si c’est le seul que vous devez lire. Il peut être lu comme un roman autonome. Bien que la lecture du roman précédent fournisse un contexte pour un fil de l’histoire, un novice de Sigma Force pourrait lire ce roman et l’apprécier pleinement.

Note :9/10

Éditeur : Fleuve éditions (8 avril 2021) Langue : Français Broché : 480 pages ISBN-10 : 2265143952 ISBN-13 : 978-2265143951

Les cinq règles du mensonge – 4 mars 2021 de Ruth WARE

Quand quelqu’un meurt, ce n’est plus un jeu…

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Chronique : Il n’y a pas d’amitié plus intense que lorsqu’on a quinze ans. Isa, Thea, Fatima et Kate étaient inséparables au pensionnat, une unité fermée, invincible en compagnie les unes des autres. Au début, leur jeu semblait être un amusement innocent – le jeu du mensonge, inventé par Kate et Thea pour prouver qu’elles pouvaient s’en sortir avec n’importe quoi, faire croire aux gens ce qu’elles voulaient. Jusqu’à ce que cela aille trop loin et que ce ne soit plus un jeu. Dix-sept ans plus tard, un mensonge les hante toujours, menaçant de détruire leurs vies. ….

Après avoir vraiment apprécié « La disparue de la cabine 10 » dès les deux premières pages, l’auteur a créé une scène si vivante et si fascinante que j’ai été accrochée instantanément. J’adore les mystères qui vous font voyager en fauteuil dans des lieux mystérieux, et bien que le petit village de pêcheurs de Salten ne figure sur aucune carte « réelle », je l’ai imaginé si clairement que j’ai l’impression d’y avoir été : un vieux moulin à marée sur une langue de sable déserte, s’effondrant dans une mer affamée. Délicieux !

Outre le lieu, le principe de l’histoire exerce une attraction unique. Quatre femmes, qui étaient des amies inséparables lorsqu’elles avaient quinze ans, se retrouvent après dix-sept ans. Qu’est-ce qui les a séparées si longtemps ? Et quel est le terrible secret qui a encore un tel pouvoir sur elles après tout ce temps qu’elles sont prêtes à tout laisser tomber et à se précipiter au secours d’une amie lorsqu’elle le leur demande ? J’ai été dûment intriguée et j’ai adoré les flashbacks de la protagoniste Isa sur l’époque où les quatre filles fréquentaient le même pensionnat. Et si vous n’avez pas encore eu votre dose de paysages britanniques classiques, sachez que le pensionnat, Salten House, est un mélange de Poudlard et de Malory Towers. L’enfant qui sommeille en moi était ravi – qui peut résister à une bonne histoire de pensionnat, même à l’âge adulte ? J’ai ressenti une certaine nostalgie en lisant l’histoire d’amitié des adolescents – on ne ressent jamais tout à fait la même intensité de loyauté qu’à quinze ans, quand nos amis étaient tout notre univers.

Pour faire court, ce livre avait tous les éléments pour faire un mystère fascinant, irrésistible. Et Ruth Ware le fait si bien ! Grâce à sa capacité à créer un cadre atmosphérique tendu et des personnages très tendus, quelque peu névrosés, qui mènent l’histoire avec une urgence qui fait défaut à d’autres protagonistes, ce livre m’a captivé du début à la fin. Chaque femme apporte avec elle un élément unique et diversifié qui rend cette bande d’amis très intéressante – et même si ce livre n’avait pas besoin d’un « rebondissement que vous ne verrez jamais venir » pour le rendre mémorable, il a réservé quelques surprises. Bien qu’il s’agisse d’une histoire à combustion lente, fortement axée sur les personnages, un courant sous-jacent constant de tension et de nostalgie mélancolique traverse l’intrigue, ce qui en fait une lecture extrêmement captivante. J’aurais aimé en savoir plus sur cet été heureux et sans fin que les quatre filles ont passé à Salten, et sur leurs vies individuelles. J’étais triste quand ça s’est terminé !

« Les cinq règles du mensonge » est un mystère lent, axé sur les personnages, dans un cadre atmosphérique, qui m’a accrochée du début à la fin. J’ai adoré ! Grâce à sa capacité à présenter des personnages intéressants dans un cadre tendu et atmosphérique, Ruth Ware est en train de se faire une place dans ma liste d’auteurs préférés et je guetterai avec impatience les futurs mystères de cette écrivaine talentueuse.

Note : 9,5/0

Éditeur : Fleuve éditions (4 mars 2021) Langue : Français Broché : 432 pages ISBN-10 : 2265143995 ISBN-13 : 978-2265143999