Rendez-vous au paradis – 12 mai 2021 de Heine Bakkeid

Après avoir quitté la police, survécu à plusieurs tentatives de suicide et à une tentative de meurtre, Thorkild Aske se voit présenter une alternative par son psy : un atelier de fabrication de chandelles financé par l’agence pour l’emploi ou une mission de documentation pour une autrice de polars.

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Chronique : Lorsque j’ai lu le premier livre de Heine Bakkeid sur Thorkild Aske, « Tu me manqueras demain », j’ai été impressionné. Il y avait des éléments qui ne fonctionnaient pas vraiment, mais dans l’ensemble, j’ai été impressionné. J’ai maintenant lu le livre suivant sur Aske, « Rendez-vous au paradis », et il est encore meilleur. Les éléments surnaturels qui ont un peu gâché le premier livre ne sont pas présents cette fois-ci, ce qui le rend vraiment bon.

Milla Lind est un auteur de romans policiers populaire qui persuade Aske de l’aider pour son prochain livre. Il est basé sur une affaire réelle et non résolue où deux filles disparaissent de leur orphelinat. Son ancien consultant a été assassiné alors qu’il enquêtait sur cette affaire, et Aske se rend vite compte que cette affaire mystérieuse recèle des secrets encore plus sombres.

Bakkeid fait monter d’un cran le genre policier. « Rendez-vous au paradis » n’est pas seulement un roman policier. Il s’agit d’une œuvre littéraire vraiment bien écrite, avec une intrigue policière. Ce n’est pas un de ces livres où l’on a tout compris au bout de 50 pages. Je ne l’avais certainement pas compris. À aucun moment je n’ai été près de comprendre, et la fin a été une aussi grande surprise pour moi que pour Thorkild Aske.

Normalement, j’ai une relation tendue (pour le dire gentiment) avec les officiers de police qui ont une consommation excessive de diverses substances intoxicantes. Mais pour une raison quelconque, je peux vivre avec Aske étant l’un d’eux. Peut-être parce qu’il ne fait plus partie des forces de police. Sa propre histoire, racontée au compte-gouttes dans ce livre et dans le précédent, suggère qu’il y a quelque chose de vraiment méchant derrière le fait qu’il se retrouve là où il est. Je ne peux pas encore voir l’ensemble du tableau, mais peut-être Bakkeid en révélera-t-il davantage dans les prochains volumes de la série.

Si vous aimez les bons romans policiers qui exigent quelque chose de leur lecteur, et pas n’importe quel mystère ordinaire, je vous recommande vivement les livres de Bakkeid. Il écrit bien, a un excès de langage, tout en plongeant vraiment profondément dans ses personnages principaux. Ça les fait sortir du lot et ça leur donne de la vie, alors je crois en eux.

Note : 9/10

ASIN : B08SK9ZJ1L Éditeur : Les Arènes (12 mai 2021) Langue : Français Broché : 544 pages ISBN-13 : 979-1037502957

Les Oiseaux du temps – 13 mai 2021 de Amal EL MOHTAR et Max GLADSTONE

Bleu et Rouge, deux combattants ennemis d’une étrange guerre temporelle, s’engagent dans une correspondance interdite, à travers les époques et les champs de bataille. Ces lettres, ne pouvant être lues qu’une seule fois, deviennent peu à peu le refuge de leurs doutes et de leurs rêves. De
leurs échanges naitra un amour fragile et dangereux qu’il leur faudra préserver envers et contre tous.

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Chronique : « Les Oiseaux du temps » est le genre de roman qui plonge dans les esprits, attrape le soleil vif de la mémoire et brille, laisse son odeur sur ses lecteurs, comme un parfum transféré entre amants. Mais dès que vous commencez à mettre des mots, vous titubez et vous êtes désorienté, comme si vous vouliez attraper quelque chose et que vous vous trompiez sur la distance, et que vous sentiez vos doigts se refermer sur rien d’autre que de l’air. J’ai dû lire ce roman à petites doses, en avalant ses coups petit à petit, et je pense qu’il me faudra plusieurs relectures pour comprendre tout ce que je ne peux pas dire avec des mots maintenant.

Même aujourd’hui, j’ai du mal à décrire l’action du roman, mais sans rien gâcher, je peux vous dire que le premier fil conducteur de ce récit mal ficelé se présente sous la forme d’une lettre. La première de ce genre n’était qu’un faux-semblant, un instant de complaisance, quelque chose comme un rire sur l’obscurité, mais elle a commencé à faire tourner le temps pour Rouge, le passé coupant le présent comme une lame aiguisée. La deuxième lettre était un abîme dans lequel elle osait tomber, et Rouge avait le sentiment qu’elle et Bleu s’enfonçaient plus profondément que jamais. A la troisième lettre, Rouge avait l’impression qu’ils se coupaient eux-mêmes la gorge : Deux espionnes voyageant dans le temps et appartenant à des factions rivales, divisées entre l’attaque et la diplomatie, qui, en trouvant leur chemin à travers les mondes dévastés par les guerres du temps, sont entrées en contact et ont trouvé l’amour – et quelque chose qui les effrayait aussi – à travers un vide trop profond pour être comblé par autre chose que des mots.

Les deux femmes étaient plus réelles l’une pour l’autre que des reflets dans un miroir, et leurs cicatrices et leurs bords déchiquetés avaient témoigné de trop de batailles menées contre le temps (et contre l’autre). Elles étaient comme des poissons regardant l’hameçon, avec trop de forces prêtes à faire des armes de siège de leurs lettres. Dans l’improbabilité pure et simple du moment, cependant, ils pouvaient presque prétendre que cette histoire d’amour n’était pas une course folle.

C’est ainsi que l’on perd la guerre du temps n’est pas une lecture légère, loin de là. C’est un livre d’une beauté et d’un lyrisme soutenus qui fonctionne également comme la mosaïque fracturée d’un roman – raconté par touches rapides et brutales, le tout enroulé dans de vertigineuses boucles de prose.

Il est difficile, au début, d’avoir une prise ferme sur le cadre glissant de « Les Oiseaux du temps ». J’avais l’impression d’être jeté sans précaution dans un récit qu’il ne comprenait pas, avec des gens tout autour qui attendaient qu’il joue un rôle qu’il ne connaissait pas. L’expérience avait un côté onirique, comme si ces moments étaient séparés du monde éveillé par l’étrangeté de tout cela. Mais même avec la confusion peinte sur mon visage, l’histoire a pris un sens pour moi d’une manière sans mots qui ne pouvait être décrite que comme magique. Chaque mot valait la peine d’être savouré, et mon propre souffle semblait s’harmoniser.

C’est pourquoi je pense que ce roman serait irréductible à toute catégorisation facile : « les Oiseaux du temps » est une aventure de voyage dans le temps, une aventure de science-fiction, de la poésie déguisée en prose et une histoire d’amour. C’est une danse complexe, que les auteurs exécutent avec agilité, grâce et facilité. Le fait qu’ils aient réussi à la mener à bien – et encore plus à la perfection – est en soi une merveille, et j’ai été sincèrement impressionné.

Bien que « les Oiseaux du temps » ne soit pas écrit en vers, la poésie vit dans ses pages. Les auteurs maîtrisent parfaitement leur talent narratif et leur langue s’élève lorsqu’ils parlent de désir, de nostalgie, de survie et de liberté.

Cela dit, ces dons peuvent se transformer en obstacles. Aussi vertigineux et immersif que soient le cadre et les prémisses, « les Oiseaux du temps » est un roman à la fois exaltant et épuisant, parfois simultanément. Même si je me jetais avidement sur la page suivante, il y a eu des moments où le lyrisme m’a semblé laborieux – les phrases sont tellement chargées de métaphores et d’analogies que lire revient à faire du sur-place dans des vêtements trempés, en gardant à peine le nez et la bouche à la surface – et j’ai parfois eu envie d’un peu de retenue. Dans le cadre de la longue économie d’un roman, trop de prose – aussi exquise soit-elle – peut parfois entraver le flux autrement fascinant, et je pense que les lecteurs qui ne peuvent pas faire preuve de patience pour s’attaquer à quelques pages supplémentaires de langage mélodieux pourraient ne pas trouver autant de résonance.

Je suis cependant convaincue que ceux qui sont capables de se détendre dans le chaos seront aussi richement récompensés que moi lorsque les fils finiront par s’entrelacer magnifiquement.

Note : 9,5/10

Éditeur : MNEMOS (13 mai 2021) Langue : Français Broché : 160 pages ISBN-10 : 2354088450 ISBN-13 : 978-2354088453

Réouverture des cinémas : jauges, couvre-feu, confiserie… Tout savoir sur le retour en salles

A la veille de la réouverture des cinémas, on fait le point sur les films à l’affiche et les conditions du retour en salles. Jauges, couvre-feu, vente de pop-corn… Ce qu’il faut savoir.

Après 200 jours de fermeture, les salles de cinéma rouvrent en France, dans le cadre de la deuxième phase de déconfinement qui commence ce mercredi 19 mai. Cette date englobe, pour rappel, la réouverture des musées, monuments, cinémas, théâtres, salles de spectacles avec public assis, dans le respect d’une jauge fixée à 800 en intérieur et 1 000 en extérieur.  Quelles seront les films à voir et dans quelles conditions ? On fait le point. Quels films à l’affiche ? 

Une trentaine de films sont annoncés pour ce 19 mai, jour de réouverture des salles : dans le détail, à date, on compte précisément 34 films, dont 13 nouveautés, 15 reprises et 6 ressorties.

Un vaste choix est annoncé, avec une très grande diversité de genres. Le cinéma français sera fortement représenté, avec les films notamment d’Albert Dupontel (Adieu les cons), Maiwenn (ADN), Quentin Dupieux (Mandibules), mais aussi Christophe Barratier (Envole-moi).

Plusieurs premiers longs métrages comme Slalom de Charlène Favier, Garçon Chiffon de Nicolas Maury ou L’Etreinte de Ludovic Bergery sont également calés. Pour le public enfant, Tom & Jerry débarque sur grand écran ce mercredi, accompagné notamment de 100% Loup, ou encore, en reprise, Calamity Jane et Petit Vampire.

Pour le moment, l’offre de blockbuster US sera très réduite. Les Etats-Unis reviendront en force dès le 7 juillet avec la sortie de Black Widow, film Marvel avec Scarlett Johansson dans le rôle titre. Y aura-t-il un système de jauges ?

Oui. Dès la réouverture, les salles seront accessibles d’abord à 35% de leur capacité, avec « une distanciation physique de deux fauteuils entre chaque spectateur individuel ou chaque groupe de six spectateurs maximum« .

Ces jauges seront ensuite élargies à 65% le 9 juin (avec « une distanciation physique d’un fauteuil entre chaque spectateur individuel ou chaque groupe de six spectateurs maximum« ), puis les cinémas seront ouverts à 100% sans distanciation physique le 30 juin. Pourra-t-on manger des pop-corn pendant la séance ?

Non. La consommation de confiserie (pop-corn, bonbons, snacks…) sera interdite à l’intérieur des salles de cinéma. Il s’agit d’une mesure temporaire (jusqu’au 9 juin), qui vise à éviter que les spectateurs enlèvent leur masque pendant la séance. Le port du masque reste obligatoire partout, dans la salle, et à l’extérieur. Il est obligatoire pour les spectateurs de 11 ans et plus, et « recommandé pour les enfants entre 6 et 11 ans »  comme l’indique la FNCF.

L’idée est aussi de s’aligner sur les mesures fixées actuellement pour les bars et restaurants, à savoir consommation possible uniquement en extérieur (en terrasse) ou à emporter hors du lieu de vente. La restauration extérieure de ces cinémas pourra donc continuer.  A quelle heure ouvriront les cinémas ?

A période exceptionnelle, horaires exceptionnels ! Afin de satisfaire la soif de cinéma des lève-tôt, certains circuits ou salles de cinéma ont opté pour des horaires matinaux, à l’instar de MK2 qui proposera des séances dès 8h, avec viennoiseries offertes, ce mercredi 19 mai au matin. 

Des cinémas indépendants vont encore plus loin en proposant même une avant-première « coup de coeur » à 6h30 du matin ce mercredi ! Le cinéma Le Méliès de Saint Etienne organise une projection du nouveau film de Céline Sciamma, Petite Maman, à 6h30 ! Le petit-déjeuner est offert. Pensez à régler vos réveils !

La plupart des cinémas opteront pour des horaires habituels. Les séances matinales semblent maintenues dans les cinémas qui ont coutume d’en proposer.Cinéma en salles : « C’est bon pour le moral », selon 9 Français sur 10 A quelle heure fermeront les cinémas ?

Il n’y aura pas d’exception au couvre-feu pour les salles de cinéma. Il n’y aura pas de système d’horodatage. Les séances de fin de journée devront donc tenir compte du nouvel horaire de couvre-feu, mis en place dès ce mercredi 19 mai, en l’occurrence 21h (au lieu de 19h jusqu’à présent).

Les cinémas fixeront les séances en tenant compte de cette contrainte, rendant donc impossible la séance prisée de début de soirée jusqu’au 9 juin. A partir du 9 juin le couvre-feu sera repoussé à 23h, jusqu’au 30 juin. Après cette date, si bien sûr la situation sanitaire le permet, il n’y aura plus de couvre-feu.

Tout savoir sur les modalités et le calendrier de réouverture..

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365 Dni : Netflix offre deux suites au film érotique polonais controversé

Succès public lors de sa mise en ligne sur Netflix, le film érotique polonais 365 Dni a obtenu officiellement deux suites malgré les polémiques concernant sa glamourisation de la séquestration et du viol.

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Les acteurs l’avaient plus ou moins teasé après le succès du film sur Netflix mais c’est désormais officiel : 365 Dni (365 jours, en français) aura droit à deux suites sur la plateforme. Les deux prochains films de la trilogie érotique polonaise controversée, adaptée des romans de Blanka Lipińska, vont entamer ce mois-ci leurs productions, auparavant repoussées à cause de la pandémie, et devraient être disponibles en 2022 selon Deadline.

L’histoire entre Massimo et Laura aura donc bien une suite après le cliffhanger à la fin du premier film. Michele Morrone et Anna-Maria Sieklucka reprennent évidemment leurs rôles tout comme Magdalena Lamparska (Olga). L’équipe accueille un nouveau visage, le mannequin et acteur Simone Susinna, qui incarnera Nacho.

365 Dni

Dans ces suites, toujours réalisées par Barbara Białowąs et Tomasz Mandes, « l’histoire d’amour » entre Massimo et Laura va être mise à rude épreuve en raison des problèmes familiaux de Massimo et de l’arrivée d’un homme mystérieux mais déterminé dans la vie de Laura. Des suites plus soft ?

Netflix a donc choisi d’offrir deux suites à 365 Dni, qui était une acquisition, malgré les vives polémiques concernant ce « Cinquante nuances de Grey polonais ». Certains internautes avaient même lancé une pétition pour que le film érotique soit retiré de la plateforme.

De son côté, la chanteuse galloise Duffy, victime de séquestration et de viol, avait écrit une lettre à Netflix pour dénoncer la « glamourisation de la réalité brutale du trafic sexuel, du kidnapping et du viol » dans le long-métrage.

Cette « histoire d’amour » entre un riche mafieux sicilien et une jeune polonaise qu’il a enlevée et séquestrée n’a vraiment pas été du goût de tous et a même récolté le Razzie Award du pire scénario. Michele Morrone avait répondu aux critiques en expliquant au New York Times qu’il n’avait rien à voir avec son personnage qu’il décrit comme une « très mauvaise personne » et qu’il « n’encouragerait jamais quelqu’un à tomber amoureux de son ravisseur dans la vraie vie ».

Netflix prend le risque de produire deux suites à 365 Dni, en raison de son succès lors de sa mise en ligne, mais cela ne se fera pas sans quelques ajustements. Selon Deadline, les deux suites vont s’éloigner des textes des romans de Blanka Lipińska et les contenus controversés devraient être plus « soft ».

Nouveauté LEGO Marvel 76178 Daily Bugle : l’annonce officielle !

LEGO présente aujourd’hui le nouveau gros set LEGO Marvel Super Heroes 76178 Daily Bugle (3772 pièces, 299,99€) qui sortira dès le 26 mai prochain en avant-première VIP.

LEGO Marvel 76178 Daily Bugle

C’est seulement le deuxième très gros set LEGO Marvel après le set 76042 The SHIELD Helicarrier (2996 pièces, 349,99€) sorti en 2015. Et il s’agit donc de l’immeuble du Daily Bugle, le journal du bouillonnant J. Jonah Jameson dans lequel travaille Peter Parker quand il n’est pas occupé à sauver New-York (ou le monde) en tant que Spider-Man. Immeuble déjà vu en beaucoup plus modeste en 2013 dans le set 76005 Spider-Man: Daily Bugle Showdown.

Le journal apparait aussi dans d’autres titres Marvel comme par exemple Daredevil. Et le designer Mark John Stafford a justement fait de cette boite un très gros présentoir à minifigs avec 25 personnages inclus, dont quatre super héros inédits jusque là chez LEGO : Daredevil, Punisher, Blade et Fire Star.

LEGO Marvel 76191 Infinity Gauntlet : disponible en précommande sur le Shop LEGO

Si vous êtes impatient d’ajouter le set LEGO Marvel 76191 Infinity Gauntlet (590 pièces, 74,99€) à votre collection ou que vous ne voulez pas risquer de vous retrouver face à une rupture de stock début juin, les précommandes sont ouvertes sur le Shop officiel LEGO avec une date de disponibilité annoncée au 1er juin.

LEGO Marvel 76191 Infinity Gauntlet

Sur le Shop LEGO : le set 10292 F⋅R⋅I⋅E⋅N⋅D⋅S The Apartments est disponible en avant-première VIP !

C’est parti : le nouveau set LEGO 10292 F⋅R⋅I⋅E⋅N⋅D⋅S The Apartments (2048 pièces, 159,99€) est disponible dès maintenant en avant-première VIP sur le Shop officiel LEGO.

LEGO 10292 FRIENDS Apartments

Cette grosse boite est du pur fan service pour les fans de la sitcom culte, toujours dans un style plateau de tournage avec les projecteurs, comme dans l’excellent set LEGO Ideas 21319 Central Perk (59,99€). Avec une multitude de clins d’œil tout au long de la construction et évidemment les six personnages de la bande, cette fois accompagnés de Janice : si vous ne l’avez pas encore lue, vous pouvez retrouver ma review à cette adresse. Si vous aimez la série, ce set est fait pour vous.

Pensez à vérifier que vous êtes bien connecté à votre compte VIP pour que le bouton Ajouter au panier s’affiche bien. Si vous n’êtes pas encore membre du programme de fidélité LEGO VIP, l’inscription est gratuite ici.

Meurtres rituels à Imbaba de Parker Bilal, étoiles trompeuses

Le Caire, version noire

Ce polar de l’écrivain Jamal Mahjoub, qui s’est créé un pseudonyme pour l’occasion, est la preuve qu’il ne faut pas juger un titre à son titre. L’éditeur français a en effet choisi un titre racoleur, ancré géographiquement et générique. Le titre original, Dogstar rising, pourrait se traduire par le réveil du Sirius. Un titre évocateur qui promet une intrigue pleine de fougue et de poésie.

Le rapport aux constellations et au ciel inaccessible sera la métaphore que l’auteur a choisie de filé tout au long du récit. Pas toujours de manière très subtile mais reconnaissons que, pour le personnage de Makana, ce rapport aux autres stellaires qui ne cessent d’inspirer les hommes fonctionne plutôt bien. Ce personnage d’ancien policier soudanais est extrêmement attachant, désabusé mais empreint dun idéal de justice inébranlable, solitaire mais qui sait s’entourer d’alliés fiables. Un parfait héritier des détectives dur à cuire.

On retrouve donc le détective Makana dans sa seconde enquête, après les écailles d’or. Une ambiance de roman noir poisseuse semble suinter des pages du roman dès les premiers chapitres. L’ambiance est lourde, étouffante, embrumé par la fumée de cigarette. Pas d’image de carte postale pour ma ville du Caire. Celle-ci est décrite comme un dépotoir à ciel ouvert, irrespirable et rongé par la vermine. Un coupe-gorge où la vie humaine n’a de valeur qu’au regard du poids du portefeuille. Le portrait n’est guère flatteur mais l’hommage rendu au roman noir de Raymond Chandler ou Dashiell Hammet est fantastique. Un hommage d’autant plus réussi grâce à son personnage. Ce brave Makana.

La figure du détective dur à cuire, ou hard-boiled pour les anglophones, se doit d’être un solitaire prêt à déchaîner les foudres du ciel pour résoudre son enquête. Solitaire, Makana l’est assurément, son cœur est lourd du souvenir d’êtres chers qui ont disparu et lorsque ses yeux se lèvent au ciel ce n’est pas pour trouver l’inspiration dans l’amas stellaire mais pour mieux se rappeler ce qu’il a perdu. Pour autant nombreux sont les compagnons qui vont l’épauler dans sa quête désespérée, de Sami, le journaliste martyr, jusqu’à l’intrépide Aziza tous forme une bande hétéroclite mais attachante. Et vu le nid de serpents auquel ils doivent faire face il vaut mieux pour eux qu’ils soient soudés.

Car l’auteur n’a pas choisi de situer l’action en Égypte par hasard. On y évoque pêle-mêle les tensions religieuses entre musulman et copte, la corruption qui gangrène toutes les strates de l’infrastructure gouvernementale ainsi que les petites bandes mafieuses qui font régner la terreur dans mes quartiers de la ville. L’auteur parvient à conserver une cohésion dans son récit malgré les multiples sous intrigues qu’il développe. Il fait le choix de taire les conclusions de son héros jusqu’à la confrontation avec les antagonistes qui le menacent, un parti pris qui oblige le lecteur à échafauder ses propres hypothèses, on est loin du polar prémâché et prédigéré que l’on voit partout. La conclusion de toutes ses intrigues est satisfaisante même si, encore une fois, le titre français peut amener une certaine confusion, car les meurtres évoqués dans le titre sont au final assez secondaire dans l’intrigue générale.

Deux volumes des enquêtes de Makana ont suffi pour que je tombe amoureux de ce personnage meurtri, de l’ambiance sombre qui s’échappe des récits qui le mettent en scène. L’absence de nouvelles technologies est un plus non négligeable et qui accentue cette ambiance roman noir qui devrait régaler tous les amateurs de ce genre d’histoire. La fin de ce tome laisse présager une suite encore plus marquée par la géopolitique.

Résumé: 2001. Les foules d’Imbaba sont en émoi : des adolescents de ce quartier populaire du Caire ont été tués dans des circonstances troublantes. Le pouvoir tente de faire accuser les coptes. Meera, employée copte d’une agence de voyages, est assassinée en pleine rue. Makana, ex-policier soudanais reconverti en détective privé, découvre en enquêtant une nouvelle facette de la corruption en Égypte.

  • Éditeur : Le Seuil (18 février 2016)
  • Langue : Français
  • Broché : 416 pages
  • ISBN-10 : 2021141942
  • ISBN-13 : 978-2021141948
  • Poids de l’article : 440 g
  • Dimensions : 14.2 x 2.8 x 22.6 cm

La Femme à la fenêtre sur Netflix : c’est quoi ce thriller hitchcockien avec Amy Adams ?

Disponible sur Netflix, ce thriller de Joe Wright met en scène Amy Adams dans un huis clos angoissant. Entourée d’une superbe distribution, Amy Adams livre comme à son habitude une prestation sans faille.

Ce thriller tourné en huis clos réunit un très joli casting, composé de valeurs sûres du cinéma américain. A sa tête, Amy Adams interprète Anna Fox, une psychologue aux prises avec ses propres démons et témoin d’une tragédie.

Pour lui donner la réplique, c’est un véritable défilé d’actrices et acteurs de haute volée. On croise ainsi Julianne Moore, Gary Oldman, Jennifer Jason Leigh, Anthony Mackie… Mais aussi des talents émergents dont Wyatt Russell (révélé par sa prestation dans le rôle de l’US Agent dans Falcon et le Soldat de l’Hiver), Brian Tyree Henry (Atlanta) et Fred Hechinger (The Underground Railroad).

Dès le titre, La Femme à la fenêtre, on devine la référence à Hitchcock et son fameux Fenêtre sur cour. En effet, le réalisateur Joe Wright ne se prive pas de citer à plusieurs reprises le classique hitchcockien via des extraits et des reprises de gimmicks dans sa mise en scène.

Une autre référence s’impose elle aussi très vite lorsque l’on découvre Amy Adams en psychologue agoraphobe, incapable de sortir de chez elle, et contrainte malgré elle de participer à une enquête criminelle. C’est bien sûr à Copycat et Sigourney Weaver que l’on pense dans cette mise en place presque identique.

Une fois de plus, Amy Adams ne rechigne pas à se montrer sous un jour moins flatteur, fait encore rare chez les stars hollywoodiennes. Elle convainc sans difficulté dans ce rôle d’une femme meurtrie, qui n’a d’autre activité que d’observer la vie chez ses voisins d’en face. Après avoir assisté à la mort de sa nouvelle voisine, elle perd pied car personne ne veut la croire.

Contrairement à ses précédents films, la mise en scène de Joe Wright se veut assez démonstrative, allant parfois flirter avec l’expérimental et une forme de théâtralité. On regrette également que cette distribution exceptionnelle ne soit pas mieux mise en valeur. Seul Wyatt Russell, en dehors d’Amy Adams bien sûr, se retrouve avec un rôle consistant et un vrai personnage à défendre.

Est-ce cette faille dans le scénario qui a mis un frein à la sortie du film ? En effet, La Femme à la fenêtre a connu plusieurs revers. La sortie en salles du film – qui a été tourné en 2018 – a été maintes fois repoussée, pas seulement à cause de la pandémie. Des projections test catastrophiques ont contraint l’équipe à tourner de nouvelles scènes. Désormais acquis par Netflix, saura-t-il trouver son public ?

Enola Holmes sur Netflix : une suite pour le film avec Millie Bobby Brown et Henry Cavill

Une suite pour le film Netflix Enola Holmes ! Millie Bobby Brown se glissera à nouveau dans les robes de la jeune détective privée.

Huit mois après la sortie du premier volet, Netflix annonce la mise en production d’Enola Holmes 2, le film porté par Millie Bobby Brown. Cette dernière prête ses traits à la petite sœur du célèbre détective anglais. Dans le premier film, la jeune fille partait à la recherche de sa mère (Helena Bonham Carter) et découvrait une conspiration feministe. 

Le scénariste Jack Thorne avait volontairement laissé la porte ouverte à une suite. D’autant plus que le long-métrage est tiré de la saga littéraire Les enquêtes d’Enola Holmes écrite par Nancy Springer, et qu’elle est composée de 6 livres. 

Enola Holmes

Nous ne savons pas encore de quoi parlera ce second opus, mais on peut s’attendre à une nouvelle énigme et des codes à déchiffrer. Netflix a d’ores et déjà  annoncé le retour d’Henry Cavill (Sherlock Holmes) mais aucune nouvelle de Sam Claflin (Mycroft). Harry Bradbeer se chargera une nouvelle fois de la réalisation.

Enola Holmes a été un énorme succès pour la plateforme de streaming. Selon leurs chiffres, le film a été vu par 76 millions de personnes en 28 jours seulement.